Témoignages écris de nos camarades militaires FSE mutés d'office en UFO aprés le 19 mars 1962 jusqu'a ??juillet 1962

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19 m

Drapeau

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Un témoignage de Christian Fouchet  Haut Commissaire en Algérie  de la République Française, d'une très grande valeur aujourd'hui prouvant bien que la guerre était bien finie le 19 mars 1962

Copie extraite du livre - Témoignage de Christian Fouchet Haut Commissaire en Algérie

- mars-juillet 1962                Pendant ces cent cinq jours           Algérie 1962

« Le parachutiste français, le plus typé, au visage net et viril, à l’allure martiale dans sa tenue bigarrée, et souvent combattant en Algérie depuis des mois ou même des années, était maintenant affecté au peloton chargé de la sécurité du général commandant supérieur. Il côtoyait le combattant de l’Armée de Libération Nationale algérienne (A.L.N.), venu des maquis du bled, et devenu garde du corps des « chefs historiques » du F.L.N.    (Ou des chefs F.L.N. non « historiques » mais non moins importants, car souvent plus au fait que leurs aînés des problèmes de l’administration moderne que le gouvernement algérien indépendant de demain allait avoir à affronter et à résoudre).

Le brillant sujet frais émoulu de l’E.N.A. et maintenant affecté, tout jeune, avec souvent de grosses responsabilités et beaucoup d’initiatives, à des directions où il n’avait jamais envisagé de servir, côtoyait le jeune Algérien, du même âge, dont l’apprentissage s’était fait dans la guerre clandestine ou dans l’action révolutionnaire des maquis et qui se préparait à devenir, presque du jour au lendemain, directeur de Cabinet des ministres. Tout cela avait commencé par se regarder avec curiosité, sinon avec méfiance, puis avait, très vite, fait bon ménage.

Ci-dessous les membres  composant le  Cabinet du Haut-Commissaire de la République en Algérie  à  Rocher Noir  Avril 1962, (qui ont du perdre la mêmoire  ensuite)

  • Equipe "" autour de Christian Fouchet, il n'y a que des hommes animés du même état d'esprit ""
  •  
  • Cabinet du Haut-Commissaire de la République en Algérie  à  Rocher Noir  Avril 1962
  • Est nommé  Directeur de cabinet  militaire  du haut- commissaire de la République en Algérie
  • M   le Colonel   Buis Georges
  • Est nommé Chef de cabinet militaire du  haut- commissaire de la République en Algérie
  • M   le Commandant  Poillot André
  • Attachés au cabinet militaire du haut- commissaire de la République en Algéri
  • M le Chef d’escadrons Pont Jacques
  • M le  Chef de bataillon Monie Jérome
  • M le Chef de bataillon  Dauphin Gilbert
  • Chargés de mission  cabinet militaire du  haut- commissaire de la République en Algérie 
  • M le Colonel  Saint -Martin jean
  • M le Chef d’escadrons   Guyard  Raymond
  • Est  nommé  Directeur du Cabinet civil  du haut-commissaire de la République en Algérie
  • M  Jean Dours préfet de Bône
  •  Chargé de mission  auprès  du haut- commissaire de la République en Algérie 
  •  M Teyssot
  • Sont nommés   Conseillers techniques au cabinet civil
  • M Jonquères  procureur General militaire
  • M Monteil directeur de l’institut d’études islamiques de l’université de Dakar
  • M Marquis diplomé de l’école des hautes études
  • Est nommé Chef de cabinet civil
  • M Guillon secrétaire des affaires étrangères
  • Chargés  de mission  au cabinet civil
  • M Poujol  sous préfet hors classe
  • M Burlot sous préfet  2ème classe
  • M Bondoux auditeur au conseil d’etat
  • M Harel   secrétaire des affaires  étrangères
  • M Seillieres licencié en droit, diplômé d’institut d’études des politiques (ancien Président du Médef)
  •  
  • Christian Fouchet Haut commissaire de France en Algérie a bien dit le 21 Avril 1962

<< La France conformément aux Accords d'Evian, mets sous l'autorité de l'Exécutif Provisoire  cette force locale, dont l'Exécutif Provisoire disposera comme elle l'entend >>

 

21 avril 1962 3

Discours du Président de l’Exécutif Provisoire Algérien M A Farès, a l'issue d'une prise d'Arme de la force locale, à Koléa.

Dépêche A.F.P. du ROCHER  NOIR

           - L'Algérie indépendante coopérant avec la France, grâce à la volonté et a la détermination de tous les algériens  dignes de ce nom, naîtra dans 38 jours et vivra. a déclaré M. Farés   en conclusion de  l'allocution qu'il a prononcé ce matin à Koléa  à l'issue d'une prise d'armes d'une unité de la force locale             

      - Dans l'allocution, qu'il adressa aux officiers, sous-officiers, et soldats, le Président de l’Exécutif Provisoire à  déclaré.....

   .des accords signés à Evian au nom du peuple Français par le gouvernement Français, et, au nom du peuple algérien, par le gouvernement provisoire de la République Algérienne, constituent les bases nouvelles, des rapports entre les deux pays.  

        Nous avons tous, a dit  M  Farés  l’impérieuse mission, de réaliser l’étape de transition, qui nous conduira à partir du 1 juillet, à la constitution d'une Algérie libre, souveraine et indépendante, coopérant avec la France.  Le rôle qui nous est assigné, avec toute l'autorité conférée, par le gouvernement  Français, et le GPRA   a  - l’Exécutif Provisoire Algérien est d'une importance historique

  • ( ce texte provient d'un Journal de ma région qui était dans une Bibliothéque Départementale.
  • Dans cette Bibliothéque Départementale, ce journal a disparu depuis,.... mais j'avais fait une copie!!)
  • Tous les efforts sont tendus pour effacer ........de notre mémoire cette force locale !!! 
  • Mais a gràce a Internet nous retrouvons, tout sur cette période, sans l'ouverture des ARCHIVES nationales  OFFICIELLES, et sans les archives de l"EPCA de l'Armée, qui n'ont rien ?? ( La Preuve par image ci-dessous)
  • Ecpa
  •  

Force locale 2

Réponse du 1 /04/ 2003, d'un Ministre des Anciens Combattants a un courrier envoyé

<< Pour ce qui concerne précisément le statut applicable aux membres des forces locales algériennes,

J'ai rappelé votre requête au service compétent, afin qu'elle soit examiné dans les meilleurs délais.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui lui sera réservée>>

Extrait du message reçu le 23 Mars 2013 de l'historien Guy Pervillé. 

  << j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans ces unités 

 (Unités de la Force locale de l'ordre Algérienne) et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages.

 A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence>>

Pourtant  il y a eu des témoignages

Leroux 3

Des TEMOIGNAGES 19 Mars1962- Juillet 1962 rassemblés sur les 114 unités de la force locale de l'ordre Algérienne

114  unités mises sur pied  de la 401 a la 514 UFO dans toute l'Algérie

 

Corps d’Armée de Constantine  ou 48 UFO ont été constitués  avril 1962

 

Mais, nous avons pas toujours des témoignages précis    donc (néant) succede les N° d'unités

401-402 63ème régiment Infanterie

" Nous aimerions savoir, pour notre devoir de mémoire, si les informations que nous avons obtenus en 2013 sur notre camarade de la Vienne,(voir ci-dessous)  se serais pas passé ailleurs aussi  dans d'autres unitées,dont nous n'avons aucune information précise a ce jour pour cette période?"

 

Copie de documents officiels )

Rousseau Jean Claude (86)  libéré de ses obligations légales le 1-5-62  

Maintenu sous les drapeaux le 1-5-62

Muté à  la 470 UFL à compter 1-4-62     Porté disparu   depuis le  2-7-62

Muté  CAR     101          23- 8- 62

Pris en compte   CAR  101 a/c   le 1-9-62   D.M  N°17903/ES CA/CH/ (illisible) en  date du 23-8-62

Affecté   CAR  4 Bordeaux  a/c du  1-9-62                                                       

Rectificatif à l’OM N° 18903/23 CA CH /p en date du 23- 8-62 a l’affectation à la CAR 101

Affecté  CAR/1   a/compter  du 26 -9-62   A.M 9105  ( illisible)  du 26-9-62

Déclaré décédé le 2- 7-62   Par jugement rendu le  18-6-63 par le TGI de Poitiers

 Jeune soldat courageux et dynamique de la 470ème compagnie de la force locale stationnée

à Reibell  (Algérie)  Le 2 juillet son unité ayant été encerclée par des éléments rebelles,

a fait preuve d'abnégation et d'un mépris total du danger en refusant de se laisser désarmer.

A éte tué aucours du combat qui s'est engagé 

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Merci aussi, de me dire  si vous savez autre chose,  sur cette période transitoire de Mars 1962 à l'indépendance de l'Algérie 

 

403 UFO 3ème Régiment de Zouaves

Témoignage de Jacques Macé  dans  Guerre d’Algérie Magazine  N°6  Novembre-décembre 2002

 Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves 

Mes cent jours dans la Force locale  21  mars – 30 juin 1962 

Mes cent jours

Dès le début de la guerre d'Algérie, les zouaves, majoritairement composés d’appelés et de rappelés de Métropole ou des départements d’Algérie, sont affectés à la mission de maintien de l'ordre.

Ceux-ci démantèlent alors de nombreux réseaux du FLN et tentent d’assurer l'ordre et la sécurité en ville et dans le bled, jusqu’à la fin de la guerre et le départ des troupes françaises et leur dissolution en 1962.

Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 marquant la fin de la guerre d'Algérie, les unités de zouaves en activité sont:

- le 8ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 496°UFL-UFO, composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à la Ferme Baujon et qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie,

- le 2ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 501°UFL-UFO, composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans et qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie,

- le 3ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 403°UFL-UFO, composée de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, à la Cheffia et qui, pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

Ces unités forment, avec un total de 91 régiments, les 114 unités de la Force Locale prévues aux accords d'Evian ratifiés le 18 Mars 1962.

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Témoignage de Jacques Macé  dans  Guerre d’Algérie Magazine  N°6  Novembre-décembre 2002

  Publication malheureusement interrompue fin 2002 après......... ce n° 6 ?

Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves 

Mes cent jours dans la Force locale  21  mars – 30 juin 1962 

"Je viens de reconstituer la liste des FSE de la 403 et je te l’envoie pour publication. Cela peut faciliter des retrouvailles "

Les FSE de la 403e UFL

(ex- 3e compagnie du 3e Zouaves)

ETIENNE René, capitaine

PRADES Pierre, lieutenant (muté avant la fin)

MONGENOT Henri, sous-lieutenant, 60-2B ( muté avant la fin)

PIZEM Jean, aspirant, 61-1A

BEDOUET Rémy, adjudant comptable (en permission, remplacé par sgt Macé, appelé)

SCAILLET Georges, adjudant, engagé

PERNOT Michel, adjudant, engagé

JOUBAUD Yann, sergent-chef, engagé

ADREANI Marcel, sergent, engagé

BALAT Guy, sergent, 60-2A  (muté ou libéré avant la fin)

BAUDON Bernard, 2e classe, 60-2A

BRUNEL Max, 1e classe, 61-1A

CHARROYER Edouard, sergent, 60-1B

CORDIER André, 1e classe, 60-1B

CHARLEY Hermann, 2e classe, 60-2B

COVAREL Robert, 1e classe, rengagé volontaire

DESSAGNES Christian, 1e classe, 60-2B

DUVAL Jean-Claude, caporal, 61-1B, responsable de l’ordinaire

EL GHAMRAWY Helmy, caporal-chef, 60-2A, secrétaire

EDET Robert, 1e classe, 61-1A

FORESTIER Firmin, 1e classe, 60-1B

FAURY Pierre, 2e classe, 62-1A

GRANDGIRARD Maurice, caporal, 60-1C

GOUREAU Moïse, sergent, 60-2A

JOURDY Jean, caporal-chef, 60-1B

JORIOT Jean-Pierre, 2e classe, 61-1A

KOPCZYNSKI Louis,
caporal, 61-1B

LOISY Jean-Paul, 1e classe, 60-1B

LAGIRARDE Pierre, caporal-chef, 60-2A

MACE Jacques, sergent, 61-2B

MATKOWSKI Michel, caporal, 61-1C

MEDARD Jean-Paul, caporal, 61-1B,  cuisinier

MORESTIN Richard, 2e classe, 61-1C

PAGE Jean, 2e classe, 60-1B

RONNEAU Guy, caporal, 61-1A

REUILLER Michel, 1e classe, 61-1C

RAMEAU Jean-Claude, 2e classe, 62-1A

ROBIN Guy, 2e classe, 62-1A

  (Copie) Guerre d'Algérie-Magazine  retrouvé  (par Internet le 16 juin 2012)  aux  EDITIONS GANDINI

 Témoignage de Jacques Macé   dans  Guerre d’Algérie Magazine  N°6  Novembre-décembre 2002 

Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves  

 Publication malheureusement interrompue fin 2002 après ce n° 6 ?

 Guerre d'Algérie-Magazine

 Mes cent jours dans la Force locale      21  mars – 30 juin 1962

 Par leur titre « De l’organisation des pouvoirs publics pendant la période transitoire »  (C’est à dire du cessez le feu au scrutin d’autodétermination), les accords d’Evian instituaient un Exécutif provisoire chargé « d’assurer la gestion des affaires publiques propres à l’Algérie……de maintenir l’ordre public. Il disposera, à cet effet, de services de police et d’une force de l’ordre placée sous son autorité » 

L’Exécutif provisoire fut présidé par Abderrahmane Farés. 

La force de l’ordre, dite locale et forte d’environ 50000 hommes, fut essentiellement constitué par le regroupement des militaires réguliers d’origine algérienne : appelés du contingent et engagés volontaires.

 Des forces supplétives (8500GMS, 4500 auxiliaires  de gendarmerie) furent également versées dans la force de l’ordre

Jacques Macé    Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves

 LES ZOUAVES

 On me dit souvent, avec amusement: «Ah.' Vous avez été Zouave?», ou pire: «Vous avez fait le Zouave en Algérie ?» et on me demande si j'ai porté le célèbre uniforme de pion confrère du Pont de l'Aima, avec sa chéchia, son spencer brodé et sa culotte bouffante de laine rouge (dans laquelle une certaine main se serait égarée). En fait, le bataillon ne possédait plus que quelques dizaines de tenues de tradition, arborées lors de solennelles prises d'armes. Nous portions l'uniforme habituel de (infanterie, à l'exception du béret, remplacé par un calot rouge à croissant or. 

 Au tout début de la conquête de l'Algérie, furent recrutés localement des bataillons de Zouaves, du nom de la tribu berbère des Zouaoua, tôt ralliée à l'armée française. Ils furent mis à rude épreuve durant la conquête du territoire algérien - la prise de Constantine en 1837 sous le commandement de Lamoricière. Par exemple*. 

 Par la suite, leurs régiments ne furent plus constitués que de soldats d"origine européenne (fronçais, mais aussi espagnols, italiens, maltais), leurs méthodes de combat leur valurent le surnom de «chacals». 

 Les Zouaves s'illustrèrent particulièrement durant fa guerre de Crimée, sous le commandement du général de Mac Manon. Le 3ème Zouaves adopta pour devise la célèbre formule de Mac Mahon à Malakoff: « J'y suis, j'y reste »**. 

En Algérie, des appelés irrévérencieux l'avaient transformée en: «J'y suis... par erreur, j'y reste... par force».

  On retrouve pendant un siècle les Zouaves sur tous les champs de bataille: Italie. Mexique, guerres de 1870-71. 1914-1918 et 1939-1945. Leurs exploits ont fait l'objet de récits épiques et de pittoresques gravures. Ils ont donné leur nom aux Zouaves pontificaux et même à des régiments de l’armée américaine, notamment lors de la guerre de Sécession.

 Durant la guerre d'Algérie, les bataillons de Zouaves retrouvèrent leur champ de bataille d'origine et présents dans les trois corps d'Armée, ils se signalèrent brillamment tout ou long du conflit La fin de la colonisation mit fin à (existence des Zouaves. Il n'existe plus d'unité de Zouaves dons l'armée française. J'ai été l'un des derniers, tel un Mohican.

     * Tous ceux qui aiment la ville de Constantine connaissent la place de la Brèche, brèche par laquelle les Zouaves s'engouffrèrent dans la citadelle

  .** Phrase qui ne fut sans doute pas prononcée sous cette forme, comme la plupart des formules « historiques »

 Témoignage                                 La force locale

La création de la Force locale s’effectua par la conversion d’unités de l’armée française, sous le commandement d’officiers français.

 Le 26 mars, un détachement  du 4ème régiment de tirailleurs algériens – déployés à Alger au titre de la force locale, a-t-on   un temps prétendu - se trouva en première ligne face a une manifestation des Européens de Bab-el-Oued : ce fut le massacre de la rue d’Isly, qui fit quarante six morts et deux cents blessés, (Il faut dire que le 23 mars à Bab-el-Ouest Alger l’OAS avait assassiné nos camarades du contingent

                 Le non de Force locale  fut dé lors honni par la population pied noir, à Alger et à Oran notamment. Dans le bled la Force locale prit la relève des unités de secteur chargées du maintien de l’ordre

 Cent trente- deux ans, après la conquête de l’algérien, l’armée française comprenait dans ses rangs de nombreux sous-officiers musulmans (sergents, sergents-chefs, quelques adjudants) combattants de valeur, mais les sous-officiers ou caporaux algériens susceptibles d'assurer la logistique d'unités en campagne faisaient cruellement défaut.

  Des militaires métropolitains, engagés et appelés du contingent, furent donc maintenus dans les unités de la Force locale pour y assurer les f o n c t i o ns indispensables à la vie sur le terrain. Ce fut mon cas, dans les monts du Constantinois.

 En fait, l'Exécutif provisoire restait soumis au contrôle du haut-commissaire de la République, responsable de « la sécurité et du maintien de f ordre en dernier ressort »

                  Les unités de la Force locale ne coupèrent donc pas le cordon ombilical avec les régiments français dont elles étaient issues et leur rôle ne fut jamais bien défini ni bien compris, en pleine période d'exactions de l'OAS. Les ouvrages sur la Guerre d'Algérie n'y consacrent généralement que quelques lignes. Pourtant, ces cent jours dans la Force locale *3 constituent une phase importante de mon existence, dont je conserve le vif souvenir. Je remercie Guerre d'Algérie magazine de m'offrir la possibilité de faire partager cette expérience, en simple témoignage d'une aventure vécue

 Mes débuts d'appelé

      Titulaire de deux diplômes d'ingénieur, incorporé en septembre 1961, je ne fus pas admis aux EOR*4 car jugé de constitution trop fragile et fus classé "asthmatique". Après des classes au centre d'instruction du 60ème ré¬giment d'Infanterie a Lons- le Saunier, je fus affecté début janvier 1962 tu .V bataillon de Zouaves dans le Constantinois où, rapidement, je fus nommé caporal, puis sergent afin que l'Armée puisse utiliser mes capacités supposées. En effet, si le commandement du 3ème Zouaves se trouvait à Constantine, ses compagnies étaient dispersées de Bône à Souk-Ahras et Tébessa, chargées en particulier de l'ouverture matinale des voies ferrées et de l'escorte des trains. Les compagnies étaient autonomes et devaient gérer elles-mêmes leur logistique, leur effectif, leur solde, etc. Elles avaient donc besoin de gestionnaires compétents ou débrouillards. Je fus affecté dans ce but à la 3ème  compagnie du 3ème Zouaves.

 Cette compagnie, précédemment en charge de la protection des voies ferrées du secteur de Souk-Ahras, venait d'être envoyée à Constantine pour assurer le maintien de l’ordre dans les rues de la ville, à l'approche de décisions politiques importantes. Je m'initiai aux méthodes administratives de l'Armée prés de l'adjudant comptable dont je dépendais et je fus chargé de la tenue des effectifs, de l'établissement de la solde, du paiement des indemnités de maintien de l'ordre, etc. L'effectif de la compagnie incluait une demi-douzaine d’ex-chasseurs parachutistes, qui contaient leur aventure. Leurs régiments avaient été envoyés de Bône et Philippeville en direction d'Alger pour soutenir le putsch d'avril 1961. Mais, en route, des appelés - instituteurs, étudiants, syndicalistes ouvriers et paysans- avaient entendu sur leurs transistors l'appel du général de Gaulle à s'opposer au quarteron de généraux factieux. Tenant des forums de discussion, désorganisant les convois et les transmissions, ils avaient obligé leurs officiers à faire demi-tour. Les plus actifs de ces acteurs de la "révolution des transistors" avaient été mutés dans diverses unités pour y terminer leur temps de service. Idéalisant leur action et faisant d'eux des victimes, la mesure avait eu l'effet inverse de celui attendu.

 Le capitaine E... . commandant la compagnie, était un fervent amateur de bridge. Il avait sous ordres un lieute¬nant et deux aspirants dont l'un ne bridgeait pas. Interrogé dés mon arrivée, j'avouai que je bridgeais et je fus appelé a faire "le quatrième", bénéficiant ainsi d'une position privilégiée pour suivre les événements. Car nous allions bientôt avoir d'autres cartes à jouer.

 Création de la Force locale

Le 19 mars 1962 arriva. Toute la journée du 18, l'atmosphère fut tendue dans les rues de Constantine. Le soir, nous avons distribué aux patrouilles nocturnes des paquets d'une affiche à coller sur les murs de la ville: elle représentait deux enfants, l'un au teint clair, l'autre de type maghrébin, se tenant par le cou avec la légende « 19 mars 1962 - Pour nos enfants,  la paix en Algérie». Des centaines d'exemplaires sont passés entre mes mains et je n'ai pas pensé a en conserver un seul; je m'en veux encore.

 Le 21 mars, nous apprenions que la 3ème compagnie du 3ème Zouaves avait été choisie pour constituer le support administratif et logistique d'une unité de Force locale et prenait le nom de 403 UFL*5

 Le capitaine E.. en charge de l'opération, conserva les officiers et sous-officiers chefs de section. ainsi, que la vingtaine d'appelés FSE *6 constituant la section de commandement et de services: administration, radio, fourriers, infirmier, cuisiniers, chauffeurs, etc., tandis que les autres appelés FSE étaient mutés dans différentes compagnies. Tous les Algériens servant dans les différentes compagnies du 3ème Zouaves, soit comme engagés soit comme appelés FSNA *7 furent affectés à notre unité. Ils furent bientôt rejoints par des Algériens en provenance d'autres régiments du Constantinois, lesquels avaient reçu l'ordre de transférer leurs effectifs FSNA à la 403 UFL.

Chargé de tenir les tableaux d'effectif (sans ordinateur!), je ne manquais pas de travail: en trois semaines, plus de quatre cents Algériens furent affectés à la 403 UFL et, du fait des libérations d'appelés et des désertions, près de trois cents y demeurèrent jusqu'au bout. Début avril, la 403 UFL, rassemblée à Ouled Rahmoun - important nœud ferroviaire au sud de Constantine - était transféré en plein bled, à la Cheffia à une quarantaine de kilomètres au sud de Bône. Sa mission - nous allions l'apprendre progressivement - était triple: - protéger le chantier d'un important barrage hydraulique, en construction dans le cadre du Plan de Constantine;

 - assurer la sécurité d'un regroupement de population situé près de notre camp;

- ouvrir le barrage de la frontière tunisienne (la Ligne Morice) pour permettre l'entrée en Algérie des unités de l'ALN stationnées de l'autre coté de la frontière.

 Dans la situation délicate où nous nous trouvions, engagés sous contrat et appelés FSE associés en cette aventure, nous allions rapidement constituer un petit groupe très soudé et vivre une expérience extrêmement enrichissante. Quarante ans plus tard, il m'arrive encore d'y penser avec émotion. L'histoire s'intéresse surtout aux drames et Dieu sait s'il y en eut à Alger et à Oran en ce printemps 1962! Au fond de notre Constantinois, la situation, bien que tendue, fut moins tragique et une succession de scènes remonte à ma mémoire.

Mon quotidien à La Cheffia   

    La mission     

Dans cette nouvelle implantation, je devins un peu l’homme a tout faire du capitaine (enregistrement et diffusion du courrier, des notes de service, tenue des effectifs, solde, etc.) car l'adjudant dont je dépendais, peu satisfait d'être entraîné dans cette affaire, avait utilisé son droit à une longue permission. Les Européens reçurent instruction de sélectionner parmi les Algériens, des hommes capables d'être formés aux fonctions qu'ils assumaient et de prendre leur relève. Pour montrer que nous n étions la qu'en transition, nous ne portions pas d'arme ni ne prenions de garde. Je considère aujour-d'hui avoir été ainsi l'un des premiers à faire de la coopération militaire en Algérie. Je me retrouvai donc avec deux assistants kabyles, pleins de bonne volonté, mais avant à peine le niveau du certificat d'études et auxquels je dus apprendre à présenter et classer le courrier, à tenir les effectifs à faire la solde, etc..  Avec toute la rigueur de la réglementation militaire*8

 . Je désespérais un peu de parvenir au but avant l'échéance fatidique du 1er juillet *9.

 Pour éviter un drame toujours possible, le Corps d'Armée de Constantine mit en place près de nous, en protection, une demi- section (15 hommes) de la célèbre 13ème demi-brigade de La Légion Étrangère (13ème DBLE). Nous avons familiarisé avec eux et nous admirions leur professionnalisme. Si je dus devenir écrivain public - mettant en forme les lettres des légionnaires à leurs petites amies pieds-noirs ou leur expliquant les courriers de leur avocat concernant leur divorce-, je ne pouvais ensuite tenir leur cadence au bar !

 L'ordinaire        - Pour la nourriture, nous n'avions pas à nous plaindre. Dans le no man's land de La Ligne Morice le gibier (cerfs, sangliers et lièvres) avait pullulé. Les officiers prirent l'habitude d'aller le dimanche a la chasse en hélicoptère. Je me souviens encore du regard de jouissance de l'un de nos cuisiniers, boucher de profession, lorsqu'on lui apportait un cerf de quelques centaines de kilos à dépouiller ! Jamais je n'ai mangé autant de gibier et, aujourd'hui lorsque cela m'arrive, je repense à La Cheffia. Après un premier incident, nous avons cependant refusé les sangliers par respect pour nos amis musulmans. Pour les autres produits, nous devions nous approvisionner auprès de l'intendance militaire de Bône ou des commerçants de la ville. Le nom de la Force locale n'y était pas en odeur de sainteté et mes camarades de la cuisine constataient que, lorsque le camion de la 403 UFL se présentait, les stocks étaient généralement épuisés. Heureusement, nous avions conservé les tampons au nom de la 3ème compagnie du 3ème Zouaves et nous les avons réutilisés astucieusement sur les bons de commandes, surcharges UFL ensuite. Les livraisons reprirent comme par enchantement.

 La population    -      Le lotissement situe a coté de notre camp regroupait des populations qui avaient été déplacées lors de la mise en place de la Ligne Morice. Le moins que l'on puisse dire est qu'une grande misère y régnait.    Notre infirmier appelé qui n'avait subi que quelques semaines de formation - fût autorisé à y donner des soins et, d'ailleurs, se débrouillait plutôt mieux que les infirmiers de l'ambulance du Croissant Rouge qui passait dans le village. En revanche, ces "infirmiers" semblaient particulièrement formés à tenir des discours à la popu¬lation. Il est vrai que le scrutin d'autodétermination, même si on évitait de l'évoquer directement, occupait tous les esprits. Vite, nous avons observé des prises de contact entre nos sous-officiers musulmans engages, certains appelés algériens - en particulier nos assistants!-, les responsables du village et les gens du Croissant Rouge...

  Un drôle d'air -     En dehors des missions de protection qui leur étaient confiées, les chefs de section occupaient leurs hommes par des exercices et des marches. Pour maintenir La cadence, ils tentaient de leur apprendre, sans grand succès, des chants militaires. Un jour, une section rentra au camp en chantant avec ardeur en arabe. L'aspirant qui la commandait en était tout  fier. Nous étions cependant quelques-uns à écouter la radio et à nous tenir informés des événements. Le dialogue suivant s'engagea:

 - Vous avez entendu comme ils chantent bien mes gars quand ils veulent ?

 - Ce sont eux qui vous ont propose cet air, mon lieutenant ?

 - Affirmatif.

 - Vous savez ce que c’est ?

 - Non. Mais ils mont  dit que c'était un chant très connu.

 - C'est l’hymne du FLN futur hymne national de la République algérienne:

  Chaque fois que, lors d'une visite de chef d'Etat, j entends l'hymne algérien, je repense à Ia Cheffia.

  Un dilemme difficile  -Pour certains, l'avenir était plein de ténèbres. Un lieutenant   d'origine algérienne, formé   a  l'École militaire inter Armes de Coêtquidan, avait été nommé adjoint du capitaine. Quelques échanges avec lui m'avaient montré sa grande culture et sa parfaite intégration. Il avait la possibi¬lité de demander sa mutation en France avant   fin juin mais cette décision signifiait sa rupture définitive avec son pays natal. Il était partagé entre cette solution et celle de parier sur l'application honnête des accords d'Évian qui lui garantissaient son intégration dans la future armée algérienne. Il hésitait et, à travers la mince cloison qui séparait mon bureau de celui du capitaine, j'entendais leurs longues discussions...

                 Pour ma part, j'avais tous les 15 jours la possibilité de replonger dans l'atmosphère de Constantine. je devais en effet verser, en argent liquide, la maigre solde des soldats mais aussi les indemnités plus conséquentes de maintien de l'ordre et de séparation familiale des engagés.   En  raison de notre effectif,  ces indemnités représentaient plusieurs milliers de francs (nouveaux) à retirer à la Banque d'Algérie. Pour cette opération, je me faisais accompagner d'une escorte armée, car je devais également retirer à l'intendance une marchandise précieuse et convoitée, les fameux cartons des cigarettes attribuées à tous les militaires. Je profitais aussi de ces sorties pour acheter, discrètement. L'Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Françoise Giroud et François Mauriac ou, sacrilège. Le Canard enchaîné. 

Le faux départ     -  Nous manquâmes certainement de peu d'être mêlés aux tragiques événements d'Alger. Un après-midi - dont je n'ai pas noté la date-, nous reçûmes l'ordre de démonter notre camp, de mettre nos équipements en caisse et de partir en camions à Constantine pour embaquer en train a destination d'Alger. C'était au moment de l'une des plus fortes offensives de l'OAS et l'État Major avait décidé de nous jeter dans le chaudron algérois. Le contre-ordre arriva au petit matin, quelques minutes avant les premiers départs. Jusqu'à la fin, nous allions rester à La Cheffia.

 Les désertions  -  Des décisions politiques eurent pour effet de diminuer nos effectifs. Alors que le service militaire était alors de 27 mois, nous reçûmes en mai l’instruction de libérer les appelés FSNA ayant effectué 24 mois de service. Il fut également décidé d'accorder des permissions a tous les engagés FSNA qui le souhaitaient. Certains, ne sachant comment   ils seraient accueillis dans leur village, refusèrent,  mais beaucoup profitèrent de cette possibilité. La plupart d'entre eux ne rejoignirent pas à l'issue de leur permission - préférant sans doute attendre chez eux la suite des événements -et furent considérés comme déserteurs.  Il y eut aussi quelques désertions directes. L'établissement des dossiers de désertion, tache complexe et fastidieuse, m'occupa de longues heures. Le délai légal écoulé, il  convenait d'inventorier le paquetage du déserteur pour déterminer les uniformes et équipements manquants et calculer le montant du « préjudice causé à l’Etat ».

                  Magnifique occasion pour le fourrier qui effectuait cet inventaire avec moi de remettre a jour ses stocks. Bien qu'il y ait prescription, je ne m'étendrai pas davantage sur le sujet! 

 La fin de la Force locale  

 La dernière opération effectuée par la 403 UFL eut lieu dans la seconde quinzaine de juin 1962. Des coupures de la Ligne Morice avaient été effectuées, des routes remises en service entre l'Algérie et la Tunisie. Nos sections assurèrent le dégagement et la protection des voies tandis que défilaient sur des camions neufs et dans des tenues de combat rutilantes les unités de l’ALN stationnées en Tunisie et qui se précipitaient vers Alger. La fin n'était plus loin. Apres avoir préparé les listes électorales pour le référendum d'autodétermination du 1er juillet, les Européens, a l'exception des officiers et de quelques sous-officiers de carrière, reçurent l'ordre de se replier à Bône jusqu'au résultat du vote. Nous passâmes précipitamment les consignes à nos assistants, leur souhaitâmes bonne chance, et le samedi 30 juin quittâmes La Cheffia.

                  Hébergés à la compagnie de Zouaves de Bône, nous sommes restés cloîtrés les jours suivants pendant que la foule célébrait bruyamment le résultat du vote. Nous n'apprîmes qu'indirectement ce qui s'était passé à La Cheffia.

                  Le 5 juillet, au lendemain  de l'Indépendance, une unité de l'ALN avait encerclé le camp. Les contacts turent froids mais corrects. Les officiers français se retirèrent sous la protection de la Légion.

  Les appelés algériens furent libérés et renvoyés dans leurs foyers. En ce qui concerne les engagés, sans doute y eut-il quelques règlements de compte... Une partie d'entre eux fut affectée aux travaux de déminage de la Ligne Morice et je doute que beaucoup en soient revenus. Mais certains, qui avaient sans doute préparé leur conversion de longue date, furent incorporés dans l'armée nationale ou l'administration algérienne. J'appris quelques mois plus tard que l'un de nos anciens sergents-chefs était commissaire de police à Bône.....Ainsi va le monde

 Je n’en avais pas fini avec la Force locale. En effet la plupart des appelés FSNA étaient soutiens de famille et leurs proches bénéficiaient d’allocations accordées par les municipalités -ce qui incitait les jeunes gens à faire leur service militaire plutôt qu’à prendre le maquis. Les dossiers du personnel avaient été laissés à La Cheffia. Je fus chargé de les reconstituer à partir des archives disponibles a Constantine et d'écrire aux maires concernés que les attributaires avaient été libérés plus tôt que prévu.

 Ce travail, dans lequel je ne fis pas preuve d'une énergie débordante, m'occupa l'été 1962, me laissant le temps de suivre le» événements (d'Oran au Petit-Clamart). En octobre, dans le cadre des réductions d'effectifs de l'armée française, les bataillons de Zouaves furent dissous. Je participai aux opérations de liquidation du 3ème  Zouaves (mutation des effectifs, destruction ou reversement des matériels et équipements), jusqu'à l'embarquement pour Mourmelon de l'échelon liquidateur, mettant fin à cent trente-deux ans d'histoire.

 Versé dans une autre unité pour une fin de service beaucoup plus banale, je fus libéré en février 1963, avec le contingent 61-2B, le premier à n'effectuer que dix-huit mois de service.

  Dans les années 1970. Je formulai le projet de partir en vacances dans le Constantinois, puis je le reportai à plus tard. Les événements l'ont rendu impossible. Aujourd'hui, j'ai 65 ans. Ai-je une chance de pouvoir un jour, retourner  La  Cheffia ? ■

  *2) l’ouverture des archives en 1992 a permis d’éclairer l’affaire.  Le 26 mars 1962 la Force locale était en phase   de constitution. Les tirailleurs, s’ils avaient vocation à devenir Force locale ne l’étaient pas encore

 *3) l’exécutif provisoire et la force locale ont duré cent jours, comme le retour au pouvoir de Napoléon 1er en 1815. Curieusement, aux mêmes dates du 20 mars à fin juin

 *4) Peloton de formation, des élèves-officiers de réserve.

 *5) Le chiffre 3 indiquait le rattachement au 3ème Corps d'Armée, celui de Constantine, suivi d’ un   numéro d'ordre.

 *6) Français de souche européenne.

 *7) Français de souche nord-africaine.

 *8) Nous ne l’avions pas fait exprés mais nous nous aperçûmes après coup que nous avions presque  tous choisi des assistants kabyles.

 *9) On nous demandait de faire en trois mois, ce qui n'avait pu l’être en cent trente ans

Ex-sergent appelé à la 403e UFL  (classe 1957, mais sursitaire incorporé avec la 61-2B)

Les Oubliés de la République

Il est toujours plus facile de commencer une guerre que de la terminer. Si dès septembre 1959, à travers son discours sur l’autodétermination du peuple algérien, le général de Gaulle « comprit » l’inéluctabilité de l’indépendance de l’Algérie, il fallut encore plus de deux ans pour parvenir à la signature des Accords d’Evian. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes Algériens, qui avaient répondu à la conscription, servaient alors dans l’armée française et ils constituèrent le noyau de la Force d’Ordre, dite Force locale, devant assurer le maintien de l’ordre sous les ordres de l’Exécutif provisoire, entre le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et le vote d’autodétermination du 1er juillet 1962 dont le résultat ne faisait guère de doute. Faute de cadres algériens compétents en nombre suffisant (même après 130 ans de colonisation), des militaires français, engagés et environ 2 000 appelés du contingent, furent affectés à ces unités de Force locale.

Cent quatorze de ces unités furent constituées à partir de compagnies de l’armée française ; elles devaient conserver un lien organique avec les régiments dont elles étaient issues. Dans l’exemple que j’ai vécu, celui de la 403e UFL rattachée au 3e Bataillon de Zouaves, les choses se passèrent le plus correctement possible compte-tenu des difficultés présentées par une telle situation et, semble-t-il, il en fut de même pour nombre  des UFL du Constantinois. Le lien organique avec le 3e B.Z. ne fut jamais coupé, une section de la Légion étrangère fut placée en protection de l’UFL et, conformément aux ordres reçus, les appelés français furent retirés la veille du scrutin d’autodétermination. La transmission de pouvoir avec l’ALN se passa sans drame.

Les témoignages recueillis, notamment sur les sites créés par d’anciens appelés de la Force locale, semblent montrer qu’il n’en fut pas de même dans l’Algérois et l’Oranais où, il est vrai, la situation militaire s’était présentée d’une manière différente durant les sept années de guerre. Tout d’abord, les officiers ne prirent pas soin d’expliquer aux jeunes métropolitains qu’ils versèrent dans ces unités les enjeux nés de la conclusion du cessez-le-feu. Faute d’information, ceux-ci ne faisaient guère de différence entre les soldats des UFL, issus de l’armée française, et ceux de l’armée de libération nationale qu’ils avaient combattu pendant des mois en les considérant comme des terroristes.

Nombre de ces officiers eux-mêmes qui, s’ils ne rejoignaient pas l’OAS, en étaient néanmoins proches psychologiquement, n’avaient pas compris la nécessité de mettre fin à cette guerre et encore moins les modalités et la finalité de Accords d’Evian. Ils ne déployèrent donc aucun zèle pour promouvoir l’action de la Force locale d’autant que, dans cette situation de transition politique, une propagande très active en faveur du mouvement indépendantiste se propagea jusqu’au sein des unités de Force locale[1].

Mais le pire était encore à venir. Les derniers jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure »[2]. Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais.

Nous connaissons particulièrement le cas des soldats appelés Albert MOREAU  (d'Aigurande dans l'Indre) et Jean-Claude ROUSSEAU (de St Martin la Rivière dans la Vienne), du 3e bataillon du 6e  R. I. dont une compagnie était devenue la 470e UFL. Laissés  à Reibell dans le sud algérien avec un sous-lieutenant et une vingtaine de soldats tous  FSNA, ils refusèrent de remettre leurs armes au FLN et furent massacrés le 1er juillet 1962 au soir. La recherche de leur sort ne commença qu'une semaine plus tard et leurs corps ne furent pas retrouvés. Il y  eut peut-être d'autres cas qui restent à identifier.

Non sans réticence, l’autorité militaire accepta de considérer ces victimes comme « Morts pour la France », des morts comme les 28 000 autres de la Guerre d’Algérie. Le dénombrement de ces cas est difficile car il fut décidé de traiter l’appartenance à la Force locale comme un simple détachement et de ne pas la faire figurer sur les états signalétiques de services et les livrets militaires.  Ainsi, aujourd’hui, il est impossible de prouver avoir servi dans les UFL sans une longue vérification dans les archives régimentaires.​

Bien que, depuis un demi-siècle, des centaines d'ouvrages aient été publiés sur la Guerre d'Algérie ( certains universitaires s'en étant fait une spécialité), l'histoire de la Force locale reste encore à étudier et à écrire. Les archives, quand elles existent, sont très lacunaires ou mettent en évidence des points de vue fort contradictoires, encore très présents dans la société française. En juillet 1962 une multiplicité  de situations, allant de la transition planifiée à la tragédie,  se sont donc produites parmi les 114 UFL. Un travail de fond sur ce sujet reste à réaliser, thème de recherche pour de futurs et objectifs historiens ( étrangers notamment à la polémique sur la date de fin de cette guerre, qui vient troubler les réflexions sur ces évènements !).

© Jacques Macé, ex-sergent à la 403e UFL     Février 2017​

Nota :

Début juin 1962, on battit le rappel des lieutenants et capitaines français d'origine algérienne pour les affecterr au commandement des UFL avant l'autodétermination, en remplacement des officiers "métropolitains". L'opération, au succès mitigé, n'était pas terminée fin juin. Lorsque les dossierss individuels de ces officiers seront librement accessibles, il sera intéressant d'étudier la diversité des destins qu'ils ont dû connaître en juillet 1962 . On sait seulement que quelqu'uns ont pu poursuivre une carrière, parfois brillante, dans l'Armée française.??

404- 408 UFO 1/60 III/60ème Régiment d'Infanterie 

Témoignages de notre Ancien camarade  sur son site

http://1961-1962-algerie.over-blog.com/article-dimanche-15-avril-1962-102956159.html  

Je pense que nous avons dû déposer des appelés à Laverdure, Zarouria, Dréa et Clairefontaine avant d'arriver à Tébessa si j'en juge par les unités de la Force locale qui étaient créées à partir de ce jour du 15 avril 1962 :

Unité

corps chargé de la mise sur pied 

implantation

408e UFO

III/60e R.I.M.

Laverdure

409e UFO

153e R.I.M.

Zarouria

410e UFO

4e R.H. (hussards)

Dréa

411e UFO

26e R.I.M.

Clairefontaine

412e UFO 

I/40e R.A.A.

Tébessa Bir el Ater

 

 

 

 

 

 

 

************************************************************************************************

 (Copie Internet) 

Entre les forces locales et le Préfet de Bône.......il y avait .......  .......?

Qui est Hamlaoui Mekachera ? Les informations extraites de son site retracent sa carrière militaire notamment en Algérie durant la guerre de Libération : « Après avoir servi en Indochine, il rejoint l'Algérie dès sa sortie de l'Ecole d'application de l'infanterie de Saint-Maixent en 1958 ». La même source ajoute qu'il a participé aux opérations le long de la frontière tunisienne sous le drapeau du 60e RI comme sous-lieutenant puis lieutenant.

Hamlaoui Mekachera aura une nouvelle affectation en Algérie comme conseiller technique du préfet de Bône

Lorsque le cessez-le-feu intervient en mars 1962, la situation est plus tendue que jamais. Coupé de l'armée, il s'efforce d'éviter les affrontements.
Toutefois, le 26 juin 1962, c'est dans "une atmosphère de sauve-qui-peut " qu'il embarque à l'aéroport d'Annaba

Lorsque le cessez-le-feu intervient en mars 1962, la situation est plus tendue que jamais. Coupé de l'armée, il s'efforce d'éviter les affrontements.

Rien 002

<< Pour ce qui concerne précisément le statut applicable aux membres des forces locales algériennes,

J'ai rappele votre requête au service compétent, afin qu'elle soit examiné dans les meilleurs délais.

Je ne manquerai pas de vous tenir informé de la suite qui lui sera réservée>>

Rien 001

Les services du Ministére de la Défense  n'ont jamais répondu au Député, ni au Sénateur

Mise à jour  : 18/10/2018   Décès de Hamlaoui MEKACHERA  - par Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées.

Je salue en Hamlaoui MEKACHERA un illustre prédécesseur qui géra pendant cinq années, de 2002 à 2007, le secrétariat d’Etat puis le ministère des Anciens combattants. Commandeur de la Légion d’Honneur, détenteur de l’ordre national du mérite et de la croix de la valeur militaire, il le fit avec talent et savoir-faire, avec cette désormais rare singularité d’être lui-même un ancien combattant des guerres d’Indochine et d’Algérie.  Né en Algérie en 1930, il choisit la France au temps de l’indépendance. Français de cœur, il vécut plusieurs vies. Celle du commandant au service de la France, celle du directeur d’hôpital au service de la santé publique, celle du politique au service de ses combats et notamment ceux de l’intégration, de la reconnaissance et de la mémoire.Le titre de son ouvrage est surement un des meilleurs résumés de sa vie : un seul cœur, un seul drapeau(?). De l’école des enfants de troupe au ministère des anciens combattants.          Homme d’engagement, homme de conviction, homme de fidélité, Hamlaoui MEKACHERA mérite notre reconnaissance. A sa famille et à ses proches, j’adresse mes sentiments attristés et mes sincères condoléances.

60 ri

<<Aurait bien voulu savoir, si avant le 26 juin 1962, il n'avait pas le drapeau Algérien dans sa poche comme tous les habitants de l'Algérie ??>>

Le général Georges Roidot, qui commandait alors le 3e bataillon du 60e RI, confirme :

"Mekachera était un officier d'une totale loyauté. Il avait sous ses ordres des appelés auvergnats et jurassiens, mais, parmi les supplétifs des deux compagnies de harkis qui étaient là en appui, il en connaissait plusieurs personnellement.

Le 3/60ème RI quitte Souk Ahras au début de 1962, pour Mostaganem. Ses Harkis refusent de suivre le bataillon. Lorsqu'il est rapatrié, il emmène à Rivesaltes ses engagés musulmans et leurs familles" (Général Georges Roidot)

Le 60ème RI est une des unités qui  a été reconnu unité combattante jusqu’au 5 octobre1961, mais cette unitée,  le 60ème R I à recommencer à être reconnue unité combattante, à partir du 2 juin 1962 jusqu’au 1er juillet 1962 (voir)

  Bulletin officiel des armé N°54  de 1976 

(-  alors que des militaires du contingent Français de métropole FSE avaient été mutés dans l'unité 404 et 408 de la force locale Algérienne 10 %? composés 90% de musulmans Algériens de tous bords)

405 UFO 25 Regiment Chasseurs Alpins

<<La route de Bône     .....J'ai passé vingt-trois mois en Algérie, de septembre 1960 à août 1962 à la 2e compagnie du 12e BCA dans El Frin. De ce village, situé au sud de Doum el Souk, jusqu'au Tarf, jour et nuit nous montions la garde le long du barrage électrifié pour nous opposer aux passages du FLN venant de Tunisie vers l'Algérie. Le QG du bataillon était stationné à Blandau, plus à l'ouest sur la route de Bône. Ce n'était un secret pour personne, là, siégeait le 2e Bureau dirigé par un lieutenant de carrière. Un sanglier capturé dans le djebel était le locataire permanent du réduit puant dans lequel étaient jetés les prisonniers " interrogés ". C'est également à Blondan qu'opérait le commando de chasse du 25e BCA, constitué d'appelés, de harkis et de ralliés. Des membres de cette unité de choc se faisaient une gloire de se vanter de leurs sinistres exploits. Lorsqu'ils " sortaient " en opération, ils devenaient une véritable meute sans foi ni loi.>>

A défaut d'avoir des renseignements sur cette unité de force locale  405 et ( Commentaire ci-dessous d'un ancien du 25° RCA pris sur le Web)

<<Quelques moments forts, avec l’indépendance qui nous clouera durant 3 jours dans le camp, retranchés à IGHZER-AMOKRANE, sans ravitaillement, alors que l’armée algérienne manifestait sa joie en tirant dans tous les sens. Le convoyage des familles de harkis dans les gorges de KERRATA, à grande vitesse. Les familles avaient été chargées à Constantine ; les enfants en bas âge étaient revêtus d’un sparadrap sur la bouche, les empêchant de pleurer. Les camions bâchés hermétiquement, il s’agissait officiellement d’un convoi de munitions. Avec les GMC cela allait, mais avec les SIMCA, nettement plus rapides, nos AM avaient du mal à suivre ; dans la tourelle, il fallait s’accrocher ! Les fellaghas disposaient des barrages ici ou là, avec des bidons dont l’espacement ne permettait pas à un camion de passer. Pour empêcher tout contrôle, il fallait forcer le barrage car il n’était pas question de s’arrêter. Arrivées au port de Bougie et toujours sous notre protection, ces familles, la peur au ventre, pouvaient enfin respirer, pris en main par les officiers de la Royale.>>

406 UFO 12ème Bataillon de Chasseurs Alpins

Copie d'un courrier Mail  reçu de Dominique DUPONT FRANKLIN

<<A la suite du cessez le feu du 19 mars 62, j'ai été muté à la force locale du 12 BCA prés de Blanda. J'y suis resté jusqu'en Juillet 62 puis muté au lac des oiseaux jusqu'en octobre date à laquelle j'ai été libéré.

Décidément, j'ai toujours eu la baraka. Aprés que mon GMC se soit renversé dans un fossé peu profond, je me trouvais du bon coté pendant que ceux d'en face se sont retrouves allongés sur la route, que des blessés mais pas de morts.

mêmes étions une douzaine. Notre bâtiment était protégé pas des hauts murs, ce qui ne nous a pas empêché d'être attaqués un soir par jets de pierres. Tous les carreaux ont volé en éclats ( fenêtres et véhicules).

Le capitaine a fait distribuer les armes et j'ai couché avec mon PM. C'est le seul incident que nous avons eu à déplorer. Nous étions donc séparés des musulmans et ces trois mois se sont finalement passés sans encombre avant de joindre la compagnie commando au lac des oiseaux commandée par un capitaine issu des paras et muté dans les chasseurs alpins a la suite du putsch de 61>>.

 <<- J'étais donc à la force locale du 12 BCA près de Blandan et non blanda comme indiqué par erreur. Le commandant  de compagnie était le capitaine Gagnaire dont j'ai gardé le meilleur souvenir et qui venait de la CCAS lui-même remplacé par le capitaine Poy qui lui venait de la 1 compagnie dans laquelle je me trouvais avant mon affectation à la force locale. Nous nous trouvions dans une ancienne SAS très bien aménagée composée d'une quinzaine d'européens chargés d'encadrer plusieurs centaines de musulmans et rien de particulier à signaler hormis une attaque de ces mêmes musulmans rapidement neutralisés. Dès le mois de juillet 62 j'étais affecté au lac des oiseaux dans une compagnie pompeusement appelée compagnie commando>>

407 - 409 UFO 153ème Régiment Infanterie motorisé

Copie sur Internet << Au cessez-le-feu en mars 1962, le 153e RIM reste quelques mois en Algérie afin de constituer comme beaucoup d’autres régiments français des unités de la Force locale. Ces forces de l’ordre algériennes sont des unités militaires chargées de maintenir autant que possible la paix et de faire appliquer les termes du cessez-le-feu. Placées sous autorité algérienne, elles sont composées de 10% de militaires métropolitains et de 90% de militaires musulmans.>>

Aucun témoignage ne m'est parvenu sur les deux  forces locale  de ce régiment

Sauf <<J’étais bien à Zaouira en 62 Je n’ai pas été dans la Force Locale On les méprisait pas mal Je ne connais personne qui en ait fait partie.>> 

 153 ri 1

153 ri 1

153 ri 2

 

Commandant Lefevre   SP 86 167, le 9 mars 1962

Mon Colonel,        Je réponds avec bien du retard à votre dernière lettre, et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. J'ai eu, depuis votre départ, bien des occupations, avec la mise en train simultanée  du Cdt. Raveney et du Colonel Degas, avec les événements, aussi, qui nous obligent à  faire face à de nombreux problèmes nouveaux.  Le Cdt. Raveney s'est fort bien adapté et son calme naturel lui a été particulièrement précieux. Je lui viens en aide aussi souvent que possible pour toutes les questions déjà en cours, qui demandent un retour en arrière.Le Colonel Degas a visité successivement toutes les unités et installations du  secteur. Je l'ai accompagné dans la plupart de ses déplacements, ce qui m'a permis d'approfondir un peu les problèmes propres au 15.3 et ... m'a fait le plus grand bien : je me suis désintoxiqué progressivement de mes longs mois d'assignation à résidence. Mais, quand je suis présent, bien des visites et des coups de téléphone m'arrivent encore indirectement, par la force de l'habitude. En ce qui concerne le secteur, nous avons eu une période de calme plat, à laquelle vient de succéder, depuis deux jours, une forte agitation du côté fell., dont les journaux et la radio ont donné des échos d'ailleurs passablement exagérés. Demain, nous devons faire une solide opération d'aération autour d'A.Z. qui a été fréquemment harcelé, sans perte, depuis 48 heures. Les ordres reçus en prévision du cessez-le-feu ne sont, pour le moment, que des directives assez vagues. Ils nous conduisent cependant à faire état de multiples  hypothèses, dont le facteur commun est la remise en condition de mobilité de toutes les unités. Nous sommes d'autre part en train de reconstituer la CA : 15.3, sur ordre ferme du Gal. Multrier : cantonnement à  Montgardien, avec une section de commandement, une section portée (issue de la section de Protection de la CCS), une section de Radaristes, une section de Mortiers de 81 m/m et le peloton d'A.M. (qui a quitté le Battoum). 

Au milieu de tout ce "trafic", nous avons reçu de nombreuses visites,  évidemment : Gal. Kergerevet, Gal. Rafa, Gal. Multrier, etc... sans parler d'une équipe  RTF de "5 colonnes à la une" et autres princes de moindre lignée. La ville de Souk-Ahras reste calme : les fêtes de l'Aïd se sont déroulées sans incidents. Les musulmans sont assez détendus et plutôt "optimistes", tandis que les Européens s'inquiètent, colportent des bobards énormes et font grève à toute occasion, sous prétexte d'insécurité.

 Le Colonel Mathieu est toujours parmi nous, comme Adjoint au Cdt. de secteur, tout en conservant le commandement du 60ème RI. En ce qui concerne l'encadrement du 15.3, le Colonel a décidé d'affecter Marcq comme Adjoint du Cdt. Renaudat. D'autre part, nous devons recevoir un Capitaine (Kusseling), deux S/Lieutenants d'active (dont Spangenberg, qui revient) et deux aspirants de réserve. Un Sergent-Chef, ancien du 15.3 a rejoint hier ; mais aucun autre Sous-Officier n'est annoncé. Je vous adresse, par le même courrier, deux hampes de fanion (dont une "neuve" pour le fanion du 15.3) et un petit album des photos prises le jour de votre départ, auxquelles

j'ai ajouté les photos des obsèques de Coppin, que vous aviez demandées. 

Quant à vos "dettes", dont vous me parlez dans votre lettre, elles sont toutes "éteintes", y compris popote et téléphone. J'espère que votre inaction temporaire ne vous pèse pas trop. J'espère surtout que votre santé continue à s'améliorer et que les "blouses blanches" de Percy ne vous persécutent pas trop.Je vous transmets, en terminant, le bon souvenir du Colonel Degas, qui se propose de vous écrire sans tarder, et tous les vœux de nos camarades, qui m'ont demandé de vous exprimer de nouveau leur très sincère attachement.     Je vous demande, mon Colonel, de bien vouloir agréer l'expression de mes sentiments respectueux et très fidèles.     M. Lefevre

 

<<Le 9 Mars 1962 Les Officiers du 153 RI, comme tous les officiers en Algérie étaient bien au courant des forces locales >>

 153 ri jpg

153 ri jpg

153 ri 3

 

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Nom, prénom : COPPIN Michel  Domicile :Date de naissance : 08 octobre 1935 Lieu de naissance : Tonnay Charente (Charente Maritime) Pays : France

Armée : Unité : 153eme RIM  Grade : Lieutenant   Date du décès : 08 novembre 1961 Lieu du décès : Belloumi Souk Ahras Pays : Algérie:

Mention « Mort pour la France » : Oui     LIEU D’INHUMATION  Commune : Tonnay Charente (Charente Maritime) Pays :France

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  Période de la Force Locale 407°- 409° UFO avec le 153° RIM

Témoignages de notre Ancien camarade  sur son site

http://1961-1962-algerie.over-blog.com/article-dimanche-15-avril-1962-102956159.html  

15 avril 2012      Je pense que nous avons dû déposer des appelés à Laverdure, Zarouria, Dréa et Clairefontaine avant d'arriver à Tébessa si j'en juge par les unités de la Force locale qui étaient créées à partir de ce jour du 15 avril 1962 :

 Unité                   corps chargé de la mise sur pied            implantation

 408ème U.F.O    III/60ème R.I.M                                           Laverdure

409ème U.F.O    153ème R.I.M                                             Zarouria

410ème U.F.O    4ème R.H (hussards)                                Dréa

411ème U.F.O    26ème R.I.M                                               Clairefontaine

412ème U.F.O    I/40ème R.A.A                                         Tébessa Bir el Ater

15/04/12 - à Souk-Ahras la population musulmane, en voyant arriver nos appelés musulmans versés dans la force locale, est venue en masse les embrasser. Cela commençait à tourner au début

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  "J'ai retrouvé dans le Mémorial des anciens Militaires de la Saint Cyrienne, un indice, où plutôt une information sur le 153ème RIM."

Du capitaine Georges Marcq  du 153ème RIM DCD 

       ""A continuer de payer de sa personne, comme Adjoint  au Commandant de l'E.M.T.I. du 153ème RIM, et du quartier frontière, notamment pendant la période difficile qui a suivi le cessez le Feu apportant au commandant de quartier, une aide intelligente, et, inlassable"" 

(cela ressemble a la mission effectuée par les militaires officiers FSE dans les forces locales ?)

153 rim

Faute de soins, ou, manque de médicaments ??? Pourtant il est DCD a l'Hopital Militaire de Bone ????

Est décédé le 1er juin à l'Hopital Militaire de Bône des suites de maladie contractée au cours de ses nombreuses campagnes au service du pays

Mais DCD aussi à Souk Ahras ???       Date du décès : 01er juin 1962  Lieu du décès : Souk Ahras  Pays : Algérie

A Bône l'OAS était bien présente encore  le 18 juin 1962

Bone le 18 juin 1963

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Ci-joint le petit article paru dans notre journal local (Paris-Normandie), relatant la blessure de notre capitaine (Massé) dans un accrochage avec la légion.Cet événement a eu lieu le jour de la Pentecôte 1962, en début d'après-midi, j'étais radio dans la jeep derrière le capitaine. C'est effectivement un détachement de l'A.L.N. qui nous a dégagé. Notre unité de force locale (U.F.L. 495) était stationnée dans une école primaire de Sidi-Bel-Abbès, en limite des quartiers européens et musulmans.

Nous intervenions ce jour là contre une unité de la légion étrangère, passée à l'O.A.S., et qui tirait sur notre école à la mitrailleuse lourde depuis le milieu de la matinée.

Grosse frayeur rétrospectivement !....

 

Notre capitaine fut soigné dans un centre de soins de l'A.L.N.

Force locale 2 1

Merci a l'Ancien de cette Unité 495, pour ce document explicite de grande valeur..voir à la page de la 495 UFO ..qui à un rapport avec le décès ci-dessous et  mon témoignage du 10 juin 1962. Un ancien combattant d’Algérie qui a été ensuite, au mois de juillet 1962, comme tous ses camarades militaires  métropolitains de la 434 UFO, oubliés par son régiment et, pris pour des déserteurs par l’Armée Française, ce qui ne lui avait pas fait plaisir du tout ! vis-à-vis de la « mission diplomatique» qu’il avait accomplie  ce 10 juin 1962   

410 UFO 4ème Regiments de Hussards

Puis les années passèrent pour en arriver à la retraite et à l’informatique. Sur ce point :     « miracle » grâce à l’amicale du 4e,RH, et son président
Pierre Bouchonneau, que nous ne remercierons jamais assez, j’allais  savoir ce qui s’était passé dans ce régiment     après 1960. Et chacun de nos amis d’envoyer photos et commentaires, si bien que nous savons à présent tout le parcours en détail des hommes de ce cher 4
e RH. jusqu’en 1962. 

(  pourquoi pas connaitre l'année 1962 ? )    amicale-4e-hussards   Finalement mes amis, c'est qui l'historien du 4e  RH ? Mauro ! qui bosse dessus depuis plus de 10 ans. Tout ce que je sais c'est grâce à vous mes amis en particulier à René Schaeffer, René Jacquand, Georges Valenti, Jean Claude Massez,Daniel Gelin et tous ceux que j'oublie. j'ai à présent une image "totale" du parcours du régiment dans ses 77 mois là-bas et ses 50 tués.
Bien à vous mes amis.

<<Au cessez-le-feu du 19 Mars 1962 en Algérie, le 4° Régiment des hussards créé, comme 91 autres régiments, une des 114 unités de la Force Locale. (Accords d'Evian du 18 Mars 1962) Le 3° R.H forme une unité de la Force Locale de l'ordre algérienne à la ferme Cassagne, la 448° UFL-UFO composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie>>.

Que s'est-il passé dans la force locale Algérienne 410 ? en 1962

Toujours le silence sur cette 410° Unité de la Force locale de l'Ordre Algérienne, qui avait été constitués de 90% de militaires Musulmans et de 10% de Militaires Francais de Métropole.

Pourtant avec la photo ci-dessous, il a lieu de penser que la personne qui a prit la photo, le Commandant Monot, où, le Capitaine Pichot savent, où, ont sut des choses sur la constitution de la 410°UFL-UFO, et sur sa dissolution qui interesse l'auteur de  ce site.

Car que sont devenus les camarades FSE mutés d'office dans cette unité ?.

Vis a vis des photos misent sur le site des Hussards, par  J C Massez ,  des hommes de la Force Locale (FSE) sont obligés d'y  figurer où de savoir + !

Apres 1

<<  En Avril 2006   Jackie Lesueur du département de l’Ain (Quelle Unité UFO ?) a  raconté dans L’Ancien D’Algérie N° 436, pour      « Enquête »   «  j’ai rencontré pour vous »             par Gérard Marinier                       Page 16

                «  Pour en revenir au cessez le feu, j’ai reçu le message officiel que j’ai  remis  au capitaine et le lendemain matin, j’ai dû partir avec lui pour rencontrer le chef  local du  FL N. Je n’en menais pas large.Nous étions deux et nous allions nous trouver face à face avec celui que nous avions combattu pendant plusieurs mois avec une centaine d’hommes. J’étais sûr que nous n’allions pas revenir.

 Le capitaine a rencontré le chef algérien et ils ont longuement discuté sur la fin des opérations militaires.  Et nous sommes revenus… sains et  saufs ! »           

<<Je relance un appel a ceux qui se sont retrouvés, mutés d'office dans cette unité,  qui n'osent pas témoigner. -Vous pouvez faire un commentaire en fin de page sans mettre votre nom.>>

411 UFO 26ème Regiment Infanterie Motorisé

Après juin 1954 le régiment est sous le commandement provisoire du lieutenant-colonel Bachelot.

Il est engagé en Algérie dans le cadre de la deuxième division d'infanterie dans la région du Constantinois. Il revient en France en 1963

 49 TUES DU 26 REGIMENT D INFANTERIE MOTORISEES DEPLOYE EN ALGERIE POUR LES OPERATIONS DE MAINTIEN DE  L ORDRE ET DE SECURITE  

Soldat appelé au 26 ème bataillon d'infanterie de Marine à Beni-Saf, détaché moniteur chargé de la jeunesse à l'antenne de Beni Safi de la SAS Daniel FIORINI est enlevé, deux de ses moghaznis ayant rejoint la rébellion. Il se trouve avec un groupe d'une dizaine d'autres, pieds noirs, policiers et un sous officier de gendarmerie. Ils se déplacent de nuit sont cachés de jour dans des grottes ou des caches. Le 20 avril il est repris après une tentative d'évasion et bastonné, manquant en mourir. Le groupe est relâché le 12 mai, à la suite d'une négociation entre le F.L.N. et le sous préfet de Tlemcen, à l'exception d'un policier mort des sévices endurés. Il apprend alors que son chef l'avait déclaré déserteur, connaissant sa fiancée pied noire..

A défaut de  renseignements sur la 411° UFO - des photos capturés sur le Web

412 UFO I/40 RAA Néant

413 UFO 17eme Bataillon de Chasseurs a Pied

Reproduction par Copie du   « Rapport original du 7 juillet 1962 de Constantine »  concernant  la  413 U.F.L, et le 17ème B.C.P comme support.

 S.P. 86802 le 7 juillet                                                 Région territoriale et corps

                                                                                      d’Armée de Constantine

                                                                      Zone Nord Constantinois 17èmeBCP                                             

Rapport 

  • Du Capitaine Pasquet Commandant la 413ème U.F.L. « Union des Forces locales »

  • Sur l’incident survenu le 5 juillet 1962 à Ain M’Lila au cours du  déplacement de l’Unité vers El-Milia

 Vers, 17 heures le 4 juillet 1962, le Capitaine Commandant le 1er Escadron du 1er  Spahis cantonné à Ain M’Lila, me faisait connaître qu’il était question que l’U.F.L. fasse mouvement le 5 juillet sur le secteur de Djidjelli et qu’il fallait attendre confirmation.

A 19 heures, un civil musulman venu au   P.C. de la Compagnie en Peugeot 203 ( se disant employé de la Sous-Préfecture d’Ain M’Lila) m’apprenait que la Préfecture de Constantine avait téléphoné au sous préfet, que celui-ci était absent il avait pris la communication.

Celle-ci disait l’U.F.L,  doit faire mouvement sur El Milia et les véhicules seront à Henchir-Toumgani le 5 juillet 1962 à 7 heures.

N’ayant pu avoir de liaison radio avec l’arrondissement militaire d’Ain M’Lila je demande aussitôt au P.C du 17ème B.C.P.  ( Bataillon de chasseurs à pied)  la confirmation par le message suivant :

« HVD confirmation du mouvement prévu pour le 5 juillet et demande éclaircissements »

            La réponse fut -    «  nous sommes pas au courant pour le mouvement prévu, précisez autorité ayant donné ordres ».

Vers 20 heures 30, la Gendarmerie d’Ain Kercha   est venu m’apporter un message du secteur, m’ordonnant d’effectuer mouvement sur EL MILIA   avec 12 véhicules qui seront rendus à Henchir-Toumgani à  7 heures

Le 5 au matin dés l’arrivée des 12 Véhicules accompagnée d’une jeep M et d’une Jeep mitrailleuse de la CCR 264  à 7 h 30 la compagnie a commencé son chargement de matériel. Le chef Dename, avec 4 véhicules était désigné pour aller chercher les 2 Sections cantonnées a Zmaia (Télergma) sans leur préciser que le rendez-vous devait se faire à Ain M’Lila  pour faire mouvement sur  El-Milia, afin de ne pas l’éveil aux deux sections. N’ayant pas reçu de mission, je supposais que le commandement de la F.O (Force de l’ordre)  voulait soustraire l’U.F.L. de l’influence de la Willaya 1 et la placer en Willaya 2

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Commentaire de l'auteur de ce site ( cette dernière  phrase est a retenir pour comprendre la position des Villayas, pour la prise du pouvoir,......  ensuite) 

Copie Internet " Toutefois, après l’indépendance de l’Algérie, le 3 juillet 1962, le plan est modifié. La Wilaya II devient, entre autres, le terrain d’affrontement entre le « groupe de Tlemcen » et le « groupe de Tizi-Ouzou », dans la lutte qui les oppose pour la conquête du pouvoir. Les plans Vautour, Goéland et Bouvreuil remplacent ainsi,  respectivement les trois volets du plan Carrousel "

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Suite du rapport   - A 9 h 30 je faisais savoir au P.C. que le mouvement n’était pas commencé et que des éléments A.L.N. (Armé de Libération  Nationale) étaient aperçus dans la région et que j’avais peur d’être bloqué en cours de route.

A 10 h  00 Ayant appris par la Gendarmerie d’Ain Kercha que le détachement de la Zmaia avait quitté son cantonnement, en direction d’Ain M’Lila, le convoi de la compagnie quitter Henchir-Toumgani, laissant au poste un postcurseur et le matériel qui n’avait pu être chargé faute de véhicules ( les 5 véhicules supplémentaire demandés n’étant pas encore arrivés de Constantine.)

A 500 mètres d’Henchir-Toumgani, des éléments de l’unité A.L.N, en armes commençaient à gêner le mouvement, en essayant de savoir notre destination, et qui avait ordonné le mouvement. Une partie de la compagnie manifestait déjà sa sympathie avec l’A.L.N

Le convoi ayant réussi à repartir un kilomètre plus loin, d’autres éléments de l’A.L.N arrêtaient le convoi, même questions et mêmes difficultés pour laisser passer le convoi.

Après quelques tractations, un des chefs consentit à ce que l’unité se rende à d’Ain M’Lila où je pourrai rencontrer un capitaine de l’A.L.N.

Pendant cet arrêt, j’ai pris contact avec les gendarmes d’Ain Kercha que j’avais fait venir à ma rencontre, et je leur ai demandé d’alerter le secteur et les 2 escadrons du 1er Spahis d’Ain M’Lila, des difficultés que je rencontrais et de faire protéger le détachement postcurseur resté à Henchir-Toumgani

A l’entrée d’Ain-M’lila vers 11 heure 15 un nouveau barrage stoppait le convoi, après plusieurs difficultés, le convoi entrai dans la ville, toute la population était massée de chaque côté de la rue, maintenue et encadrée par les soldats de l’A.L.N.              Elle acclamait la 413ème U.F.L.  « Union des Forces locales » . au passage 

Ayant reçu au départ l’ordre de changer d’itinéraire et de passer par Télergma, j’ai voulu prendre la direction de cette ville

Un barrage m’obligeait à prendre la direction de Constantine et des soldats de l’A.L.N m’indiquaient qu’a la sortie

Nord d’Ain M’lila, j’y trouverai le capitaine de l’A.L.N, ce moment là, J’essayai d’avoir contact radio avec l’arrondissement militaire  d’Ain-M’lila, mais sans succès

Arrivé à la sortie Nord d’Ain-M’lila, un barrage était dressé. Des officiers de L’A.L.N ont voulu que je prenne avec le convoi la direction du Djebel Oulad Djechich.

Ayant refusé d’exécuter, les Officiers A.L.N sont allés chercher un Officier supérieur de la Willaya 1 ? Une Peugeot 404 noire (avec garniture cuir rouge ) est arrivée, et en est descendu un homme civil (Capitaine de l’A.L.N)

Ayant pris contact avec lui, et après plusieurs tractations, il m’a donné l’autorisation de me rendre à Constantine. Pendant ce temps, les soldats de l’U.F.L encore dans les véhicules sympathisaient avec les soldats de l’A.L.N, et la population.

J’ai donc fait mettre le convoi en marche, la jeep radio de la CCR, me précédant. Arrivé à un deuxième barrage à 100 mètres plus loin la  jeep de la CCR et ma jeep passaient, puis le barrage se reformait devant le premier camion transportant de la troupe.

Revenu sur mes pas, j’ai alors assisté à la désertion de tous les FSNA, hommes de troupe et cadres compris,, avec armes et bagages. J’ai alors pris contact immédiatement avec un Commandant de l’A.L.N qui se trouvait là, pour faire cesser ce pillage qui commençait à s’effectuer sur chacun des véhicules par les soldats de l’A.L.N, et lui demandait de ne point toucher aux cadres et hommes de troupes français (F.S.E)

Le Commandant A.L.N donne alors des ordres en conséquence. Mais voyant les soldats de l’ALN débarquer les paquetages des FSNA, ainsi que celui des Français, (F.S.E) la population   s’est mise à son tour à piller les véhicules de matériel sous la protection de l’ALN

Tous les hommes et cadres français (F.S.E) ( deux ou trois par véhicules) et moi-même avons fait tout notre possible pour conserver l’armement, le matériel et les 18 véhicules ( véhicules que l’A.L.N voulait s’approprier en face  de trois cent soldats de l’A.L.N et Officiers de la willaya 1 et d’une population déchaînée et excitée par le pillage, soutenus par les cadres et hommes de troupes FSNA  de la 413° U F L

Toute tentative de regroupement des véhicules fut vaines, chaque véhicule étant isolé et bloqué. (Les chauffeurs des véhicules étaient mis en joue par des soldats de  l’ALN)

Les cadres et les hommes de troupes Français( F.S.E) ont conservé pendant ce pillage tout leur sang froid, en ne faisant pas  usage de leurs armes, tout en s’opposant au pillage systématique de leur véhicule

Pendant ce désordre indescriptible, j’ai pu envoyer à 11h 40 le message suivant au 17ème B.C.P.( n’ayant put avoir liaison avec l’arrondissement militaire d’Ain M’lila)

«  A.L.N fait débarquer tout le personnel  - envoyer autorité compétente »

A 12 h 00, n’ayant toujours aucune liaison radio avec l’arrondissement militaire, le message suivant était envoyé au 17èmeB.C.P

« Eléments ALN ont débarqué paquetages lits de camps et valise.

A 12h 15 revenu à la jeep, j’envoyais ce message au 17èmeB.C.P. « tous véhicules mis à sac - j’essaie de récupérer tous les F.S.E. - que quelqu’un vienne à notre rencontre sur route  Ain M’lila- Constantine »

Ayant récupéré tous les F.S.E. et tous les véhicules à 300 mètres au Nord du dernier barrage, j’ai envoyé à 12h20 et 12h 30 les deux messages

Tous F.S.E récupérés ainsi que véhicules  - nous nous dirigeons vers la CCR 264

« Pensez récupérer par hélicoptères éléments restés à Henchir Toumgani »

Il est a signaler que pendant le pillage le Sergent Chef Fonhal, (détaché de l’ERM de Constantine) quelques Sous Officiers FSNA et de nombreux hommes de troupes ont indiqué aux soldats de l’ALN, dans quels véhicules se trouvaient les munitions, les quelques armes en caisses,  des pièces détachées de sécurité de ces armes, les postes de transmissions, les grenades et le coffre fort

Le bilan de cette désertion massive et de ce pillage s’établit comme suit ;

A  -Déserteurs      1 officier Algérien

                            15 Sous Officiers Algériens

                         196 Hommes de troupes

total                  212 Algériens

 

B   Matériels emportés

- Armement  162 fusils MAS 36, 38PM  MAT49,  1PA 7,65 emportés par les déserteurs

2 PM  MAT49, un fusil MAS 36, arraché aux soldats français sous la menace

-  Munitions  toute la dotation de la compagnie (exceptées les munitions détenus par les Français et  40100 cartouches de 7,5 qu’un officier Français a réussi à conserver

3- Transmissions 2 SCR 300 4 AN/FRC 82 E E 8 1 unité collective d’AN GRC 9

4- Optique ; tout le matériel sauf une paire de jumelles et une boussole

5- Bureau du Sergent-major ; Caisse de Comptabilité, livret matricules coffre fort avec (8000 NF) 

                Dossiers   Sous-officiers    F.S.E   

6   Matériels auto Lots de Bord, nourrices a essence des 12 véhicules du Train

 7    Subsistance ; Armoire frigorifique matériels et accessoires de cuisines tous les vivres de l’unité ( sauf le contenu d’un  G.M.C.)    

8  Objets et effets personnels  de tout les Français F.S.E. - d’une valeur approximative de                10    000 N.F

  9 Argent personnel ;  -   somme approximative de 2 000 NF

Le rapport ci-dessus relais l’incident dans ses faits principaux. Mais l’enregistrement des messages radio ci-joint par l’officier Trans. 17ème B.C.P donne un aperçu chronologique du déroulement de cette lamentable affaire ou ont été mêlés Officiers, Sous Officiers et hommes de troupe français. (F.S.E)         (Français de souche européenne)

Voir page de la 413 sur le site  des 114 unités

412 enard

413eme-ufl-p2.jpg

414- 415 UFO 23ème Régiment d'Infanterie

A partir du cessez le feu, le régiment forme les 414 et 415 unitées de la force locale a Nakarta et OumToub (l(Ancien d'Algérie Aout Septembre 2018)

1er   -   J'étais un des rares appelé sergent à l'ERA du 23ème RIMA et libéré en mars 1962.

Donc en relation constante avec le commando dirigé par l'adjudant RENZI. Le 23ème RIMA était basé à cette époque à MILIANA et non pas AFFREVILLE.

 2ème  - 1961-62, Algérie, Michel alors au Commando Capdeville, avec le LTN Poupineau

   Michel Delcayre est né en 1931. Poussé par son goût de l’aventure, il s’engage en 1949 dans les troupes Coloniales. Marsouin pour la vie, il participe à l’ensemble des « opérations extérieures » des années 50 et 60, avec les 1er RIC, Bataillon de Corée/GM100, 6e RTS, 5e RIAOM, 23e RIMa , 2e RIMa et 1er RIMa : Indochine (2 campagnes), Corée, Maroc, AEF, Algérie...Dans les dernières années de la guerre d’Algérie, dans un esprit « à la Hélie de Saint-Marc », refusant l'abandon des Harkis, il soutient le « putsch » des Généraux puis l’OAS.  Il quitte l’armée en 1965 et sillonne dès lors l’Europe comme chauffeur routier, tout en s’engageant politiquement à Dreux, ville où il réside toujours.

Michel Delcayre est titulaire des Médaille Militaire, Croix de Guerre des Territoires Extérieurs, Médailles commémoratives Indochine, Corée, Médaille du Maintien de l’Ordre Maroc, Algérie, Médaille Coloniale Extrême-Orient, Médaille des Nations-Unies Guerre de Corée, Combat Infantry Badge (USA), Médaille des Combattants de la Paix (Corée du Sud).

Il a été soutenu dans son projet d’écriture par son fils Philippe, ancien Marsouin lui-même, EVSOM (Engagé Volontaire pour Servir Outre-Mer), 23e BIMa, Sénégal.

 3ème -  Le cessez-le-feu approchant, nous avons quitté Affreville. Le Commando Capdeville a été regroupé, puis dirigé vers Alger pour la sécuriser.

On appelait ça « Intervention Chicago ». Ça voulait dire que dès qu’il y avait un attentat, nous établissions partout des barrages pour tâcher d’intercepter les « malfaiteurs », nos camarades de l’OAS. Que nous aidions à filer au lieu de les arrêter. 

S’il s’agissait de terroristes fellaghas, nous avions le remède tout prêt. (…) On voyait bien que c’était la fin des haricots. De Gaulle avait déjà trahi la France, vendu l’Algérie aux felles. Moi, j’étais encore à fond avec l’O.A.S. D’abord, j’étais dégouté depuis l’Indochine, depuis qu’on avait abandonné les Thau, les Nung, tous massacrés par les communistes. Et en Algérie,rebelote ! On laisse tomber les harkis, leurs familles…(source site internet 23ème RI)

<<L'auteur de ce site ( avec ce commentaire ci-dessus, nous avons la preuve, pourquoi ??? 

certains militaires de ce régiment "ont payés" très chers après le 1 juillet 1962 ?

 

416 UFO III/43ème Regiment d'Infanterie

Guerre d'Algérie Il participe aux opérations au Maroc puis en Algérie de 1952 à 1962 au prix de 2 officiers, 3 sous-officiers et 57 soldats tués.

En Afrique du Nord (AFN), le 43e RI était présent au Maroc, de 1956 à Septembre 1958 sur Agadir et Casablanca, et en Algérie, de 1956 à Septembre 1962 dans la zone de l’ouest constantinois. Il a reçu félicitations et témoignages de satisfaction en 1959 et 1962

Le 19 mars 1962)  - L'officier commandant la 12 compagnie du 43ème R.I qui occupe le poste de Campenon fait tirer au mortier de 120mm aux approches de tous les douars habités de son secteur. A la nuit il a branché des hauts parleurs et diffusé de la musique militaire puis, alors qu'il partait a l'aube en liaison sur Bougie, il a décidé de démissionner de l'armée.( page 582 du livre de Georges Fleury Plon1993)

18 septembre 1962 : Le chef de bataillon Parouty remet le drapeau au fort de Vincennes.

417-418 UFO 51ème Régiment d'Infanterie

Secteur de Kerrata  Colonel Gossot

<<Le colonel André en utilisant les UFL (417 ° -418 UFL? ) placées sous ses ordres il réussit a récupére les familles menacées .

il ne réussit pas a persuader les  harkis (page 173 Des combattants musulmans de la guerre d'algérie Maurice Faivre)>>

<<Bonsoir mon cher camarade, j'ai lu ton témoignage avec beaucoup d'émotion, cela me rappelle tant de souvenirs, même si les miens sont bien moins précis que les tiens, mais il est vrai que j'arrivais dans un nouveau régiment, une nouvelle région, mais moi aussi je n'avais jamais entendu parler des "forces locales"!

Ceux qui nous ont envoyés là, dans ces conditions, nous ont fait prendre de gros risques, sans aucune préparation (aujourd-hui on forme les soldats professionnels pendant plusieurs mois( 3 ou 6) avant de les envoyer en Afghanistan, ce n'était pas le cas en 62!! C'était le système démerde toi, et apprends sur le tas.

Moi aussi je me souviens parfaitement du moment où nous sommes sortis de ce merdier infâme, sous les cris et les you-you des femmes hystériques et des hommes agressifs>>

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Période transitoire après le cessez le feu -. Suite au cessez le feu du 19 Mars 1962, et après dissolution du 47ème B.I., je suis affecté au 51ème R.I.,PC à Grarem dans l'ouest Constantinois.

<<Reçu par le chef de corps (colonel Quilichini si ma mémoire est bonne), celui-ci me dit  textuellement: « je vois que vous êtes natif d' A.F.N. du Maroc, et je pense que l'affectation que je vous donne ne vous plaira pas, mais je n'ai pas le choix. Je vous envoie donc à la compagnie des forces locales qui dépend de notre régiment ».

Je devais avoir l'air encore plus ahuri que d'habitude, aussi le colonel m'expliqua rapidement les grandes lignes de ce qui m'attendait.

Les compagnies de forces locales ont été crées (après le cessez le feu) pour regrouper les personnels musulmans dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens, il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.

Je rejoins donc cette compagnie (qui possédait encore un encadrement essentiellement européen), et l'on me confie une section composée d'appelés musulmans (encore français). >>

Copie reçue d'un camarade,  d'un ancien de la force locale a qui j'adresse mes remerciements

Algérie 19 mars- 5 juillet 1962

Bulletin de l'association des officiers de réserve de bordeaux     1985

"" Un petit article de "souvenirs" paru dans le bulletin de l'association des officiers de réserve de bordeaux""                                                   

 copie)   Dans le numéro 285 en date du 15 juin 1985 du bulletin de notre associationj'avais traité des grandes lignes de ma «carrière» de réserviste, en promettant d'écrire plus tard un article sur une affectation qui m'a beaucoup marqué.

Mais voilà, vingt ans ont passé (tellement vite) et il est temps de tenir mon engagement, avant que les souvenirs ne s'effacent totalement.

Suite au cessez le feu du 19 Mars 1962, et après dissolution du 47ème B.I., je suis affecté au 51ème R.I.,PC à Grarem dans l'ouest Constantinois.

Reçu par le chef de corps (colonel Quilichini si ma mémoire est bonne), celui-ci me dit  textuellement: « je vois que vous êtes natif d' A.F.N. du Maroc, et je pense que l'affectation que je vous donne ne vous plaira pas, mais je n'ai pas le choix. Je vous envoie donc à la compagnie des forces locales qui dépend de notre régiment ».

Je devais avoir l'air encore plus ahuri que d'habitude, aussi le colonel m'expliqua rapidement les grandes lignes de ce qui m'attendait.

Les compagnies de forces locales ont été crées (après le cessez le feu) pour regrouper les personnels musulmans dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens, il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.

Je rejoins donc cette compagnie (qui possédait encore un encadrement essentiellement européen), et l'on me confie une section composée d'appelés musulmans (encore français).

Ces unités recevaient des officiers et sous-officiers musulmans (d'active ou de réserve) destinés à remplacer au fur et à mesure les cadres européens. Ainsi, l'arrivée des uns se traduisait par le départ des autres.

Ces compagnies de forces locales disposaient d'une logistique complète, y compris les véhicules nécessaires à une compagnie portée.

L'ambiance, compte tenu de l'époque et de la situation, n'était pas au beau fixe et nous vivions dans une grande incertitude. Que1 rôle jouer, pris entre le marteau et 1'enclume, dépendant encore des autorités militaires françaises, mais destinés à être absorbés par le futur état algérien?

Bien sûr, nous nous posions de nombreuses questions, espérant sortir au plus vite d'une situation ambiguë pour tout le monde, y compris pour la troupe. Car cela se passait juste avant le référendum du 4 Juillet, les soldats musulmans étant travaillés par les uns, poussés par les autres.

Pour les cadres européens, de moins en moins nombreux au fil des jours, les choses n'étaient pas simples, les inquiétudes et la méfiance régnaient de façon insidieuse. Le bruit courait que des compagnies des forces locales, sans attendre l'indépendance, étaient passées de l'autre côté après avoir liquidé les  «roumis » encore présents.

Cela n'était pas pour remonter le moral, même si nous ne le montrions pas (il faudra peut-être un jour écrire l'histoire de ces compagnies caméléon).

Pour éviter que nos troupes, poussées par des agitateurs, ne se livrent à ce genre de sport, nous changions régulièrement d'emplacement, allant d'un village à l'autre, logés dans des écoles ou autres bâtiments disponibles (le confort ne comptait pas, je vous le garantis). Nous étions de véritables forains qui ne restaient pas plus de quelques jours au même endroit.

Inutile de vous dire qu'en bon« pieds-noirs », j'étais en permanence sur le qui-vive, me méfiant de tous et de tout, je m'étais même confectionné un holster d'épaule qui me permettait de camoufler mon Mac 50 sous la veste de treillis (pour le cas ou ... ) sans montrer à mes appelés que je prenais mes précautions.

 Tous les soirs, dans leur chambrée, ces hommes, écoutaient les émissions F.L.N. sur les ondes de Radio Tunis, et se mettaient au garde à vous pendant la diffusion de l'hymne nationaliste.

Quant à moi, le soir je me barricadais dans ma chambre, armes à portée de main, car je savais qu'en cas de clash je ne pouvais compter que sur moi. Pendant cette période d'environ deux mois, j'ai connu des nuits sans sommeil, des moments difficiles, des instants plus que délicats. Que faire en effet quand un homme se conduisait mal ? Pouvait-on le punir au risque d'exciter les autres l'enfermer et où?

Que répondre à quelques cris de haine, à des mouvements de désobéissance parfois, ou au moins de mauvaise volonté ?

Nos subordonnés savaient que leur situation devait évoluer très rapidement et que nous allions partir.

Bref, il fallait jongler, composer, se «démerder» souvent seul, surtout sur la fin quand presque tout l'encadrement français avait déjà rejoint le régiment.

Heureusement que dans l'ensemble les choses se sont à peu près bien passées.Et c'est aussi à cette époque que j'ai rencontré un garçon assez extraordinaire, un jeune sous-

lieutenant de réserve musulman, dont j'ai malheureusement oublié le nom. Mais je me rappelle bien de lui.

Sous un physique enveloppé, c'était un jeune homme qui sortait du commun, comme je l'ai découvert par la suite.

Nous avions le même âge, le même grade et la même culture française (il avait fait des études supérieures). Autant que je me souvienne, il était originaire du même bled que Ferrat Abbas (Sétif) le pharmacien qui fut l'un des premiers responsables de la rébellion.

Bien entendu, nous étions d'opinions opposées, lui pour l'Algérie indépendante, moi pour l'Algérie française. Nous avions longuement et passionnément échangé nos arguments, lui qui voyait ses espoirs se réaliser, et moi les miens qui s'effondraient. Et cela en restant bon camarades (je ne l'ai pas connu assez longtemps pour dire amis).

Cet homme a fait deux choses époustouflantes (selon mon opinion). La première, le jour du référendum, il a accompagné la troupe au bureau de vote. A l'entrée, des hommes remettaient un seul bulletin, le oui, aux soldats qui allaient directement aux urnes. Lui, par contre, a exigé d'avoir les deux bulletins et de passer par l'isoloir, tout en faisant observer aux responsables de bureau de vote qu'ils se conduisaient comme des imbéciles, et que leur attitude anti-démocratique entachait les résultats.

Ce jour-là, il fallait quand même le faire. 

Quelques jours plus tard, et alors que tous les cadres européens avaient été remplacés (il ne restait plus que le capitaine et moi) la situation s'est brutalement dégradée après la reconnaissance de l'indépendance. Remontés par la population et quelques meneurs les hommes devenaient de plus en plus nerveux. Le capitaine a donc fait appel au régiment qui a envoyé des automitrailleuses plus une jeep pour nous recueillir.

Comme prévu dans les instructions, tout le matériel (véhicules, armes, radios, etc. ...) est pris en compte par le nouveau responsable de la compagnie.

Au moment de nous éloigner, sous les cris de la population et les « you-you » des femmes, l'un des cadres musulmans m'a montré ma veste de treillis et a réclamé le P.A. que je cachais sous ma veste, en me disant qu'il était à eux maintenant. Je dois dire que je n'ai pas beaucoup apprécié, mais il a fallu m'exécuter.

Mais ce qui m'a vraiment frappé au moment de partir (et pour la seconde fois) c'est ce qu'a fait mon camarade sous-lieutenant algérien.

Alors que nous allions « filer » sous les cris, au milieu d'une foule houleuse, lui, le garçon rondouillard, sans allure, est venu me donner l'accolade.

Et lorsque le capitaine et moi sommes montés dans la jeep, il s'est mis au garde à vous et nous a salués de la plus belle manière, salut que nous lui avons rendu.

Ces gestes amicaux et courageux restent à jamais gravés dans ma mémoire, et à 43 ans d'intervalle je pense à lui comme à un homme d'exception.

 Et j'espère que ses qualités morales et humaines ne lui ont pas attiré d'ennuis par la suite, au cours des évènements tragiques qui ont suivi.

Je crois sincèrement que par sa manière d'être, de penser et d'agir, il était plus français qu'algérien, même s'il refusait de l'admettre.

Voilà j'ai voulu modestement vous faire partager un souvenir lointain mais toujours présent dans mon esprit. J'espère que ces quelques aspects dévoilés sur « les forces locales » vous ont appris quelque chose et qu’ils vous ont intéressés.

 Si d'autres camarades de l'Association ont connu la même expérience difficile, j'aimerais qu'ils m'en fassent part. Commandant(H) Michel PASSICOS

419 UFO 81ème Regiment d'Infanterie A

Ton régiment, le 81 R.I.A a constitué une unité de cette Force Locale: UFO  419 à Chekfa, le 15 avril 1962

Nous recherchons activement des renseignements sur ces camarades.

 Si tu es concerné ou si dans ton amicale ou dans ton cercle d'amis anciens d'A.F.N, certains sont concernés ou ont des renseignements, merci de les mettre en relation avec moi.

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...En l'absence du Lt BENESSIS DE ROTROU (du 17 avril au 8 mai 1962),son adjoint à la 7 ème Cie du 81ème RIA,le Lieutenant HENRI CROUÏGNEAU continue de faire évacuer les Harkis présents à BEN SABER (Petite Kabylie) avec d'autres officiers,le capitaine JEAN PIERRE SEITZ et le lieutenant BERGER de la 3ème Cie du 81ème RIA. HONNEUR au 81 ème R.I.A (régiment d'infanterie alpine) et à son Chef le Lieutenant-colonel THEOPHILE PLASSARD.

...Entre le 4 juillet et le 12 octobre 1962,ce régiment a secouru 158 personnes (8 européens civils et 150 musulmans) comprenant 20 militaires, 42 supplétifs avec 60 femmes et enfants,28 civils dont un garde-champêtre.

...TEMOIGNAGE du Lieutenant CHARLES GAZANIOL, 1ère Cie du 81 ème RIA
...« La 1ère Cie a décroché sur ordre du Djebel Seddets fin Mars début Avril 1962,nous sommes restés à STRASBOURG (Petite Kabylie),puis à ZIAMA-MANSOURIAH,ville portuaire à 4 kms de DJIDJELLI,également au barrage d'ERRAGUENE près de BOUGIE . On m'avait confié des harkis avec familles (12 ou 15)venant de la SAS SIDI ABDELAZIZ,également des Harkis célibataires ; tous ces hommes ont suivi le régiment à MAISON-CARREE(banlieue Est d'Alger)tous rapatriés à SISSONE (camp militaire dans l'Aisne). A ces Harkis se sont joints à MAISON-CARREE,d'autres personnes avec leurs familles,soustraites aux représailles du FLN,grâce au Capitaine ROBERT-MARIE GRAVIL, mon cdt de Cie et officier de renseignement du régiment.

... GRAVIL informé de leur présence,du danger qu'ils couraient, envoyait dans les quartiers périphériques à l'Est d'Alger,2 ou 3 camions bâchés avec escorte,pour les récupérer et les ramener à la caserne à MAISON-CARREE. Ces interventions étaient clandestines et nocturnes. IL ME SEMBLE QUE L'ATTITUDE DE NOTRE REGIMENT A L'EGARD DES HARKIS A ETE EXEMPLAIRE.

...Je n'ai pas souvenir que l'éventualité de leur abandon ni de leur désarmement ait été évoquée,ni fait l'objet de discussions. Il nous paraissait évident que nous devions garantir la sécurité des Harkis et leur ménager un avenir digne de frères d'armes. Lors du rapatriement du régiment vers la France le 23 octobre 1962,il y avait eu un flottement au moment de l'embarquement à ALGER sur le paquebot « Sidi-Bel-Abbès ». Il fallait l'accord du Commandant de bord pour faire accepter ces passagers clandestins.

...La détermination et l'esprit de solidarité des cadres du régiment,alliés aux sentiments humanitaires et à la générosité des marins,eurent raison de ces difficultés. HONNEUR A L'EQUIPAGE DU « SIDI-BEL-ABBES » (tiré du livre de Armand Bénéssis de Rotrou, DCD en Mars 2012)

420 UFO I/4 Règiment Infanterie Marine

Les documents indiquent que la première compagnie ou le premier bataillon du 4ème RIMA de St Charles a constitué la UFO 420 à Canrobert.

J'ai bien retenu que tu n'as pas de contact avec tes anciens camarades et que tu étais parti de là-bas au 8 mai 62

J'ai retenu aussi, que tu étais dans une harka et que ceux-ci ont mitraillé le casernement pour la forme sans doute pour se dédouaner, mais qu'ils ont été retrouvés égorgés après leur désertion.

421-422 UFO 1/16ème Règiment d'Infanterie MA

" Du 1er octobre 1959 au 4 août 1962: Lieutenant-colonel Christian Milhé de Saint Victor.

""Juste après le cessez-le-feu, alors que nous partions d'Aïn-Kechera, le Commandant m'a donné l'ordre de brûler toutes les Archives du Bataillon, ce qui m'a pris une journée, car il y en avait des armoires entières.""

Promu chef de bataillon le 1er octobre 1959, il embarque pour Philippeville en Algérie et prend la fonction de chef d’état-major du 16ème RIMa. Il y confirmera ses qualités manœuvrières et sera cité pour les résultats obtenus dans la pacification du secteur de Philippeville."

Merci aux Anciens de la 421- 422 UFO du 44, du 56, et, du 21

Teissedre Laurent        N 1942      D 48        DCD  05 Avril 1962      16 RIMA

Merci  de me dire  ce que vous savez,  sur cette période transitoire de Mars 1962 à l'indépendance de l'Algérie 

Par le lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   voir, la preuve de la mise sous l'autorité de  l'Exécutif provisoire Algérien, la force locale de l'ordre Algérienne

  • (dont 10% de militaires FSE qui y avaient été mutès d'office, par l'armée Française ) 

  • Ecouter  l'Audio de la 8 minutes a la 11 minutes, ce que  vous pouvez voir  avec le lien surwww.ina.fr/video/CAF90002960

    • Christian Fouchet Haut commissaire de France en Algérie a bien dit le 21 Avril 1962

<< La France conformément aux Accords d'Evian, mets sous l'autorité de l'Exécutif Provisoire  cette force locale, dont l'Exécutif Provisoire disposera comme elle l'entend >>

 

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"Nous aimerions savoir, pour notre devoir de mémoire, si les informations que nous avons obtenus en 2013 sur notre camarade de la Vienne,(voir ci-dessous)  se serais pas passé ailleurs aussi  dans d'autres unitées, dont nous n'avons aucune information précise a ce jour pour cette période?"

 

Copie de documents officiels )

Rousseau Jean Claude (86)  libéré de ses obligations légales le 1-5-62  Maintenu sous les drapeaux le 1-5-62

Muté à  la 470 UFL à compter 1-4-62     Porté disparu   depuis le  2-7-62

Muté  CAR     101          23- 8- 62

Pris en compte   CAR  101 a/c   le 1-9-62   D.M  N°17903/ES CA/CH/ (illisible) en  date du 23-8-62

Affecté   CAR  4 Bordeaux  a/c du  1-9-62                                                       

Rectificatif à l’OM N° 18903/23 CA CH /p en date du 23- 8-62 a l’affectation à la CAR 101

Affecté  CAR/1   a/compter  du 26 -9-62   A.M 9105  ( illisible)  du 26-9-62

Déclaré décédé le 2- 7-62   Par jugement rendu le  18-6-63 par le TGI de Poitiers     << Qu'il résulte des rapports en date des 21-09-1962 du Chef de bataillon M. et du Lieutenant F>>

 Jeune soldat courageux et dynamique de la 470ème compagnie de la force locale stationnée à Reibell  (Algérie)  Le 2 juillet son unité ayant été encerclée par des éléments rebelles, a fait preuve d'abnégation et d'un mépris total du danger en refusant de se laisser désarmer. A éte tué aucours du combat qui s'est engagé 

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Merci de me dire par un petit mot en fin de page, ce que vous avez  appris sur votre régiment et de cette force locale de l'ordre Algérienne constituée vers le début avril 1962, que vous ne saviez pas

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 " Du 1er octobre 1959 au 4 août 1962: Lieutenant-colonel Christian Milhé de Saint Victor.

""Juste après le cessez-le-feu, alors que nous partions d'Aïn-Kechera, le Commandant m'a donné l'ordre de brûler toutes les Archives du Bataillon, ce qui m'a pris une journée, car il y en avait des armoires entières.""

Promu chef de bataillon le 1er octobre 1959, il embarque pour Philippeville en Algérie et prend la fonction de chef d’état-major du 16ème RIMa. Il y confirmera ses qualités manœuvrières et sera cité pour les résultats obtenus dans la pacification du secteur de Philippeville."

Ancien du 16ème rima (avril 1960 janvier 1962

Quillévéré (joelquillev@hotmail.com)

06/12/2018 17:15:07

affecté à ma sortie de Cherchell au 16ème RIMA d' Avril1960 à Janvier 1962.J'ai passe 21 mois à la compagnie basée à el halia. Peut-être que des anciens pourront me contacter...cela me ferait plaisir
Bien cordialement

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Ci-dessous une copie d'un  article prise sur Historia Magazine de 1973

Copie) Supplément au numéro  379                Nos lecteurs  écrivent…….. Force Locale

            Je voudrais rapporter ici une anecdote assez cocasse qui m'est arrivée en Algérie, alors que j'y effectuais mon service militaire en qualité d'appelé du contingent.

            A la suite du cessez-le-feu de mars 1962, mon bataillon (43eB.I.Ma.) a été dissous en mai et j'ai été affecté dans une unité de force locale (422e U.F.O.) alors en- cours de formation à Lannoy, petite agglomération située à 7 km de Jemmapes. """" support (1/ 16 RIMA )""?

            Notre unité de force était composée presque exclusivement de musulmans, chaque section ne comptant que deux, trois, voire un seul Européen.

             Le 18 juin 1962, à la suite d'une prise d'armes qui s'était déroulée en présence d'autorités civiles et militaires, un colonel nous annonça qu'il transmettait les pouvoirs à l'autorité civile, c'est-à-dire le préfet, dont nous dépendions maintenant directement.

            Le 21 juin, nous partions pour Philippeville, afin d'y assurer le maintien de l'ordre en remplacement" des C.R.S. et gardes mobiles rapatriés et établissions nos quartiers... au théâtre municipal et dans un collège technique adjacent.

            Le 3 juillet, vers 10 heures, alerte. Le général de Gaulle venait de déclarer l'indépendance de l'Algérie. Une cérémonie se préparait à la mairie; notre présence était demandée pour prévenir tout incident. La place Marquet était noire de monde. Dans un silence religieux, la gorge nouée d'émotion, j'ai vu le drapeau tricolore être amené pour la dernière fois, puis le drapeau algérien fut envoyé dans une extraordinaire explosion de joie. Mes camarades (tous musulmans) se jetèrent alors dans les bras les uns des autres, riant et pleurant à la fois, certains au bord de la crise d'hystérie. Comme par enchantement, chacun retira alors de ses poches une casquette, un brassard ou un drapeau vert et blanc. Puis dans cet équipage il a fallu ensuite sillonner à bord de nos camions les quartiers musulmans  en  délire.  Les chants patriotiques de mes compagnons succédaient aux klaxons scandant le « yahya El-Djezaïr ».Je dois dire que je me sentais mal à l'aise et commençais véritablement à me demander ce que je faisais sur cette galère..

            .Mais ce n'était pas fini. Retour au quartier, où je tombe dans une atmosphère surexcitée. Les Algériens veulent hisser leur drapeau. Les Français s'y refusent. Après quelques bousculades et échanges de   propos   particulièrement vifs, ce drapeau est finalement envoyé. Sur ce arrivent  des officiers de l'A.L.N. qui haranguent notre unité, en arabe, comme il se doit, et dont je ne comprends pas un traître mot. Puis nous sommes réunis par sections. Mon chef, le lieutenant El-Hadj (retrouvé égorgé quelques semaines plus tard), place à son tour sa petite allocution en arabe... Minute de silence à la mémoire des glorieux combattants et martyrs d'El-Djezaïr. Cette situation équivoque a continué ainsi jusqu'au 6 juillet au soir, moment auquel, nous  européens, avons enfin quitté l'unité de force locale. Et le lendemain, 7 juillet au matin, j'assistais dans ma nouvelle affectation à l'envoi des couleurs, celles de la France cette fois.

C'est avec plaisir et satisfation que je viens d'avoir au téléphone aujourd'hui 22/11/2013  Jean Leroux  du 44 qui avait écrit un article sur la Force Locale dans Historia, noyé dans les multitudes de témoignages, il y a 10 ans seulement que j'avais vu cet article, dans historia qui m'avait transmis sa collection. Merci  de ce témoignage

 Copie) Supplément au numéro  379                Nos lecteurs  écrivent…….. Force Locale

            Je voudrais rapporter ici une anecdote assez cocasse qui m'est arrivée en Algérie, alors que j'y effectuais mon service militaire en qualité d'appelé du contingent.

            A la suite du cessez-le-feu de mars 1962, mon bataillon (43eB.I.Ma.) a été dissous en mai et j'ai été affecté dans une unité de force locale (422e U.F.O.) alors en- cours de formation à Lannoy, petite agglomération située à 7 km de Jemmapes. """" support (1/ 16 RIMA )""?

            Notre unité de force était composée presque exclusivement de musulmans, chaque section ne comptant que deux, trois, voire un seul Européen.

             Le 18 juin 1962, à la suite d'une prise d'armes qui s'était déroulée en présence d'autorités civiles et militaires, un colonel nous annonça qu'il transmettait les pouvoirs à l'autorité civile, c'est-à-dire le préfet, dont nous dépendions maintenant directement.

            Le 21 juin, nous partions pour Philippeville, afin d'y assurer le maintien de l'ordre en remplacement" des C.R.S. et gardes mobiles rapatriés et établissions nos quartiers... au théâtre municipal et dans un collège technique adjacent.

            Le 3 juillet, vers 10 heures, alerte. Le général de Gaulle venait de déclarer l'indépendance de l'Algérie. Une cérémonie se préparait à la mairie; notre présence était demandée pour prévenir tout incident. La place Marquet était noire de monde. Dans un silence religieux, la gorge nouée d'émotion, j'ai vu le drapeau tricolore être amené pour la dernière fois, puis le drapeau algérien fut envoyé dans une extraordinaire explosion de joie. Mes camarades (tous musulmans) se jetèrent alors dans les bras les uns des autres, riant et pleurant à la fois, certains au bord de la crise d'hystérie. Comme par enchantement, chacun retira alors de ses poches une casquette, un brassard ou un drapeau vert et blanc. Puis dans cet équipage il a fallu ensuite sillonner à bord de nos camions les quartiers musulmans  en  délire.  Les chants patriotiques de mes compagnons succédaient aux klaxons scandant le « yahya El-Djezaïr ».Je dois dire que je me sentais mal à l'aise et commençais véritablement à me demander ce que je faisais sur cette galère..

            .Mais ce n'était pas fini. Retour au quartier, où je tombe dans une atmosphère surexcitée. Les Algériens veulent hisser leur drapeau. Les Français s'y refusent. Après quelques bousculades et échanges de   propos   particulièrement vifs, ce drapeau est finalement envoyé. Sur ce arrivent  des officiers de l'A.L.N. qui haranguent notre unité, en arabe, comme il se doit, et dont je ne comprends pas un traître mot. Puis nous sommes réunis par sections. Mon chef, le lieutenant El-Hadj (retrouvé égorgé quelques semaines plus tard), place à son tour sa petite allocution en arabe... Minute de silence à la mémoire des glorieux combattants et martyrs d'El-Djezaïr. Cette situation équivoque a continué ainsi jusqu'au 6 juillet au soir, moment auquel, nous  européens, avons enfin quitté l'unité de force locale. Et le lendemain, 7 juillet au matin, j'assistais dans ma nouvelle affectation à l'envoi des couleurs, celles de la France cette fois.

Un  autre article sur le même sujet vient d'étre écrit par ce camarade, et publié enfin sur un jounal des Anciens Combattants - La FNACA

-  Espéront que les autres associations d'Anciens Combattants nationales,  parleront enfin de cette triste période vécue, par leurs camarades de combat avec certains de leurs témoignages qui ont été enregistrés

Journal de la FNACA  -  L'Ancien d'Algèrie  N° 539  de Août - Septembre 2015 

- je viens de m'apercevoir qu'il y a eu aussi  la 421 UFO constitué avec le I/16 RIMA     (a rechercher)

Il suffisait de l'écrire....et notre ancien camarade Jack Pagot du 21 de la 421°UFL  vient de me retrouver

 "J'ai retrouvé 2 copains, Sergents appelés avec moi au 43° Bima,   dissout après le cessez le Feu. Nous avons été affectés au 16° Rima et mutés à la Force Locale.

En réalité, le 1er Bataillon a été le support de la 421° UFO qui se trouvait dans une ferme près d' El-Arrouch. 

 Je suis un ancien des 43 puis 16ème RIMa. ( Et 41 RI de Rennes)

Le temps passe et   c’est vers la mi avril, ou fin que les vieux sont mutés au 16, les autres plus   jeunes rentrent avec le 43 à Sissone.

- Au 16 Je suis affecté   au 1er bataillon, les copains Henri et Jean au 2.

- Avec quelques gars je   suis embarqué vers l’UFL 421 qui devait être déjà installée. On passe une nuit   dans un poste qui devait être du 4ème RIMa selon mes recoupements ultérieurs.   Le lendemain on arrive dans cette grosse ferme tout près de la route   nationale, on doit être près d’El Arrouch. A approfondir. Là, une bonne   trentaine de FSE. De nombreux Algériens, militaires rentrés d’Allemagne. Le   chef de l’ UFL 421 est un lieutenant algérien dont l’adjoint est un s/s   lieutenant français appelé

Copie du  reste de ce message  Cette page d’ Histoire reste à défricher... 

Un petit coup de pouce?    (IL a été donner a BEN BELLA)

.Ne comptons pas trop sur Raphaëlle Branche!,son soucis est plutôt de rassembler la mémoire des violées algériennes! (cela déplace le sujet)  Par ces salauds de bidasses.

Cela m'a toujours revolté. Ceux qui l'ont fait ne sont pas revenus vivants. Ils(les musulmans) étaient trop sensibles sur le sujet.

 je n'ais jamais défendu les harkis, Il a eu des règlements de compte ?

S’agissant des disparus, on attend toujours des info s’agissant des 20 gars des Abdellys, sans sépulture...Alger ne sait pas ! ( ou sont passés les crevettes Bigeard)

 423 UFO 29ème Régiment de Dragons

 Enfin en mars 1962, il sera ramené à:        trois escadrons d'AM M8,         et un escadron à pied qui formera dès le mois de mai 1962 la 423e Unité des Forces Locales (UFL).

A la suite d'un accrochage entre Force locale et MNA, le 29ème Dragon (JMO) recueille le 14 juin 180 personnes. Le 4 juillet le 1/29èmeRD transfère 2 compagnies(20 camions) des FAFM du Sud Algérien à Maginot- Ain Boucif (JMO).

Le 4 juillet le 1/29ème RD transfère 2 compagnies(20 camions) des FAFM du Sud Algérien à Maginot- Ain Boucif (JMO).   FAFM 

(Ce déplacement correspondant, avec le déplacement de l'unité UFO 413 du 17ème BCP)  Du Capitaine Pasquet Commandant la 413ème U.F.L. « Union des Forces locales »

  • Sur l’incident survenu le 5 juillet 1962 à Ain M’Lila au cours du  déplacement de l’Unité (413)  vers El-Milia

 Vers, 17 heures le 4 juillet 1962, le Capitaine Commandant le 1er Escadron du 1er  Spahis cantonné à Ain M’Lila, me faisait connaître qu’il était question que l’U.F.L (413). fasse mouvement le 5 juillet sur le secteur de Djidjelli et qu’il fallait attendre confirmation.( voir page de la 413 UFO du 17ème BCP)

424-425 UFO 67ème Regiment d'Artillerie

Commentaires d'un ancien reçu le 11 Janvier 2016  que je remercie ( mais qui a besoin de précision pour les dates ?)

<<j’ai fait partie pendant trois mois environ, a,vec un sous lieutenant,un sergent , un brigadier, (moi) et une dizaine de deuxièmes classe: et cela j’jusqu'au mois de Mars 1962 de la 425 UFL.

Le soir du 19 Mars nous nous sommes enfuient ,car le lieutenant avait eut connaissance que les “fells” descendaient des montagnes pour égorger les militaires

j’étais infirmier et je devais”instruire” un sergent algérien.C’est un partie de mon service militaire, et bien d’autre assez méconnue du grand public>>

426 UFO 10 BCP Neant

427 UFO 7ème Régiment deTirailleurs

Parcours militaire d'un Officier de Cherchell( sur copains d'avant)

7ÈME RT   -  Batna

février 1962/mai 1962 3/7RT aïn Beïda  mai1962/juillet 1962 Force locale Batna

428 UFO 8ème Règiment de Spahis

A la date du 10/07/2018   Un DCD retrouvé  Fauqué Fernand Gaston DCD a Mac Mahon au 8 RSA  sur site Internet 

  Témoignage de Yves le Neuder   Affecté au 8è régiment de spahis le 1 er mars 1962.

Débarque à Philippeville le 22 mars 1962. Muté à la 428è unité de force de l’ordre à compter du 16 avril 1962. 

429 UFO 47ème Bataillon d'Infanterie

.15-avr-62 La 3e Cie devient la 429e UFL (Union de Force Locale) rattachée au 47e BI (corps support pendant toute la période transitoire)

 .....24-avr-62 La 429e UFL fait mouvement vers son nouveau cantonnement et passe aux ordres du Préfet de Batna. Son PC est à Seggana sur le territoire du secteur de Barika.

.... 1-mai-62 La 429e UFL est prise en compte par le 94e RI

Ce sont les seuls éléments que je possède concernant l'UFL

Après ce sont les archives de Vincennes, pour l'unité UFL etc, mais là je ne t'apprends rien."

15-avr-62 La 3e Cie devient la 429e UFL (Union de Force Locale) rattachée au 47e BI (corps support pendant toute la période transitoire)

 24-avr-62 La 429e UFL fait mouvement vers son nouveau cantonnement et passe aux ordres du Préfet de Batna. Son PC est à Seggana sur le territoire du secteur de Barika.

 1-mai-62 La 429e UFL est prise en compte par le 94e RI

430 UFO 30èmeBataillon de Chasseurs à Pied

Mise au point.  Khélif commandait une compagnie composée de musulmans issus des Tirailleurs qui avait été classée UFL c  a dire force locale peut avant le scrutin du 1 er juillet pour compenser les défféctions :Ce qu i lui a permis d 'intervenir en toute légalité le 5 juillet quant aux appelés dans les cantonnements à part ceux des écoles centre ville beaucoup ne savaient meme pas ce qu si passait au centre ville  et les JMO souvent ne signalent rien ce jour ( Commentaire) Posté par Aresky, 05 août 2015 à 17:23 | |Site Véritas

Le 15 avril 1962, création à Ras el Aïoun de la 430ème Cie de Forces Locales comprenant des éléments musulmans du Bataillon et d'anciens Tirailleurs, et placée aux ordres du Cne Léos t.

  Je viens d'apprendre dernièrement  ( juin 2014) par un officier de ce régiment de cette époque ( 30ème BCP) 

 Il envoya tous ses militaires musulmans en permission pour ne pas a avoir a constituer une Unité de la Force Locale ?

Le 15 avril 1962, est mise en place la 430ème Compagnie des Forces Locales. Les postes se replient sur CORNEILLE. Le Commando V 38 redevient 2ème compagnie. Aux premiers jours de mai, le Bataillon fait mouvement vers ORAN. Le 30ème B.C.P. s'implante dans la cité HLM "l'Algérienne" dans le Quartier Cavaignac. 
cavaignac
La 430ème unité des Forces Locales s'installe provisoirement à École des Quatre Chemins.

Les unités du Bataillon participent à différents bouclages et escortes à ORAN, MERS EL KEBIR, PERREGAUX, AIN TEMOUCHENT, MOSTAGANEM.

La 430ème unité de Forces Locales, repliée le 17 juillet sur le quartier Cavaignac, est dissoute le 20.

431- 432-433 UFO 94ème Régiment d'Infanterie

<<Jétais à la 433ème UFO de Aïn-Yagout détaché du 94 RI de Batna. Je
vous joins une photo de moi à cet endroit. je ne possède aucune photo en
uniforme et c'est la seule d'Algérie. Pourtant faisant de la généalogie en ce moment je regrette un
peu de ne pas avoir de documents de cette période. Je rajoute que j'y
fus muté que fin mai 62 où je m'occupais de l'administratif, paies et
rapports lors de conflits entre les hommes ce qui étaient relativement
fréquents.
Si vous avez des infos de ce côté-là je suis preneur. Cordialement  >>

Aïn Yagout le 4 juillet 1962,

Depuis un mois et demi nous sommes dans une ferme à Aïn Yagout, des « Bungalows militaires » ont été rajoutés. Nous sommes une quinzaine d’Européens encadrant deux cents algériens, notre présence à cet endroit est motivé par deux clauses des accords d’Evian à former ce qu’il appelle des unités de force locale :

» L’armée française restera dans ses cantonnements et se tiendra à l’écart des problèmes internes de l’Algérie

» L’ordre public sera assumé par une » force locale » (autonome) de 40.000 hommes. Cette force sera armée par la France, composée de soldats d’origine algérienne. «

Cette journée nous avons reçu l’ordre de ne pas sortir de nos services et de fermer les portes de nos bungalows. Par un soupirail avec vue sur la route surplombant la ferme, des heures durant nous avons vu passer des colonnes de militaires et leur matériels, ils s’agissaient des troupes FLN stationnées en Tunisie.

Nos Algériens de la Force Locale étaient pour la plupart des anciens Harkis qui pensaient qu’en faisant partie de cette unité ils échapperaient aux représailles du FLN.

Dans la nuit du 4 au 5 juillet, beaucoup de bruit dans le camp et au matin plus personne et plus de matériels. Ces 200 anciens Harkis avaient désertés avec armes et bagages. Au passage du poste ils assommèrent Ali un français né à Rennes d’origine algérienne, le père s’étant installé en France à la fin de la guerre de 39-40.

Pour notre part nous étions un peu orphelins et attendîmes 24 heures qu’un ordre de nos supérieurs nous rapatrient dans notre corps d’origine.

J’ignore si le FLN félicita les anciens Harkis. Le matériel par contre fut sans aucun doute le bienvenu.

Quant à nous, une permission de 15 jours nous fut octroyé pour avoir laissé des hommes désertés et voler le matériel de l’Armée.

434 UFO 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied

 .Suite  a plusieurs courriers à Paris en 1994, rien n’étant inscrit sur notre livret Militaire

 - (pour deux lignes qui n'ont pas été inscrites sur mon Etat de Services a l'Armée ) - (c'était difficile de l'inscrire  sur le livret militaire !!)  je suis avec vous sur ces Sites Web que j'ai constitué.........! 

Le  Ministère  de la Défense, m’avait  enfin  répondu  le 19 juin 1995 

  -   « Je vous confirme que vous aviez bien été affecté à la 434ème unité de force de l'ordre, au sein du  4ème  Bataillon de  Chasseurs à Pied du 18 Mars 1962 au 30 juin 1962 »   

erreur fatal, - au 1er juillet 1962, j'étais encore  FSE de la 434 UFO a Guyotville aux Bureaux de vote .... et le soir, ... Déserteur, comme nous,  tous FSE, avons été accusés        

 -   Comme  le rapport ci-dessous, le confirme pour la  434ème UFO 

"" - le 1er juillet  tous les militaires français européens étaient bien toujours en place dans l'unité 434, dispersés en sections  dans plusieurs endroits autour de Guyotville.et pour l'auteur de ce site,  aussi,  qui par sa fonction,a accompagné le Commmandant de l'unité aux principaux  bureaux de vote de Guyotville, et qui avait peur de voir arriver.... la catastrophe, le précipice  !  au milieu d'une foule immense qui se déplacée. 

 Nous aurions dû être enlevés le 30 juin et renvoyés a notre unité supports  d'origine comme l'a  signalé un Lt de l'ALN a mes camarades prisonniers pris en otage

L’Adjudant-Chef ……. de la 434ème U.F.O du 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

    A Monsieur le Lieutenant-Colonel Mairal Bernard              Commandant      le  4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

                 Rapport concernant la désertion de la 434ème U.F.O avec la participation d’éléments extérieurs  (A. L.N. et civils en armes) et, l’enlèvement de plusieurs Sous-Officiers et Chasseurs métropolitains dans la nuit du 1er au 2 juillet 1962 vers 23 heures. 

                Après le scrutin sur l’autodétermination qui aboutit le 1er juillet à l’indépendance de l’Algérie, nous étions le Sergent-Chef …..les radios, Boissard Bernard et A …………. et moi même occupés à jouer aux cartes au foyer du soldat. Il était approximativement 22h50, quand soudain deux individus firent irruption dans la salle nous menaçant de leurs armes approvisionnées et armées, nous intimant de nous lever et de nous ranger le dos au mur les bras en l’air. Nous n’avons pu obtenir d’explications sur leurs motivations, les intervenants étant trop excités. 

                Néanmoins, j’ai personnellement reconnu dans l’un deux le Chasseur Musulman …….  accompagné d’un individu extérieur à l’Unité, puis en cours de déroulement du Chasseur ….  ainsi que de plusieurs soldats de la 434ème  U.F.0 gardant toutes les issues. 

                Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, nous fûmes rejoints par les autres Chasseurs Métropolitains capturés en plein sommeil par les mutins, ils furent conduits sans discussion vers le foyer. Dès cet instant, tout le monde étant réuni, le Chasseur …….toujours très menaçant nous demanda de lui remettre tous les fonds dont nous disposions, il mit cet argent dans la poche de sa veste. 

                Plus tard dans la soirée on nous dirigea deux par deux vers les véhicules de l’Unité pour notre embarquement, les uns dans la camionnette du C.F.J.A, les autres dont moi même dans le 4X2 de la Compagnie puis, départ vers une destination inconnue dans la nuit noire escorté de véhicules ayant à leur bord des hommes armés (un mélange de civils et de membres de l’A.L.N ) dès cet instant le convoi de deux véhicules pris des directions sensiblement différentes et nous fûmes séparés en deux groupes. 

                En ce qui concerne notre voiture la direction suivie est approximativement la suivante, Guyotville, Chéraga, Déli-Ibrahim, Les Quatre Chemins, Boufarik, itinéraire jalonné par des hommes en armes. Lieu de stationnement pour cette première nuit, région de l’est de Blida installation pour la nuit dans une petite Mechta, un café nous à été servi des couvertures ainsi que de l’habillement pour les Chasseurs qui avaient été pris en slip.         Le lendemain matin 2 Juillet vers 7 h 00 un petit déjeuner nous à été donné,   repas à midi et dans l’après midi à  14 h OO environ un responsable de l’A.L.N  nous à fait embarqué dans un 4X2 civil et, nous avons rejoint l’autre .groupe qui se trouvait dans un moulin à environ un kilomètre de la souma (à noter que pendant toute cette période nous avons été gardé par un civil en arme) 

                A cet endroit, j’entre en contact avec le Lieutenant ….. ainsi qu’avec un cadre responsable de l’A.L.N, il me dit que nous allons être libères le lendemain 3 Juillet 1962 dans la matinée ou la soirée de ce même jour. Nous sommes donc au complet en ce lieu et heureux (?) de nous retrouvés en assez bonne forme malgré les événements de la veille. 

Les Chasseurs et cadres Musulmans de la 434ème U.F.0 sont également cantonnés au moulin dans un bâtiment annexe situé sur le coté mais, nous n’avons pu entrer en contact avec eux.  

                Dans la soirée le responsable de la Zone 1 de l’A.L.N  nous déclare  que nous sommes libres et que des éléments de la commission mixte du cessez le feu viendrons nous chercher, je lui demande alors de bien vouloir faire restituer les sommes volés lors de l’enlèvement. Il convoqua sur le champs le Chasseur …… qui ne nia pas les fait et restitua cet argent immédiatement  (A la fin de cet épisode j’ai dû écouter une diatribe révolutionnaire).

                Vers 19 h 00 nous sommes rassemblés pour assister aux couleurs Algériennes et ensuite repas du soir, après une deuxième nuit passée dans des conditions d’anxiété bien compréhensibles la libération promise ne s’étant pas produite ce jour. 

                Le 3 juillet 1962, petit déjeuner et à 7 h 00 rassemblement pour la levée des couleurs Algériennes, le Lieutenant …. ayant reçu l’ordre de présider cette cérémonie. 

                Aux alentours de midi deux responsables de l’A.L.N de la commission mixte de contrôle nous emmènent. en camionnette et nous remettent à la Gendarmerie de Boufarik après nous avoir demandé si nous avions été bien traités. 

      Cette affaire s’est heureusement terminée le même jour par la visite de notre Chef de Corps qui nous à fait le plus grand plaisir, en fin de soirée le 3 juillet 1962 nous avions rejoint notre unitée  .                                                                                                              Signature ; Illisible

 Nota; 

1 °- A  signaler que la  totalité des européens n’a pas été retenues, que quelques uns ont réussis miraculeusement à échappés aux mutins et de ce fait ont rejoint la Base du 4ème B.C. P.

  " Comme l'auteur de ces lignes, qui connaissait un portillon, par où,  il recevait le Lt de l'ALN  l'émissaire de Tunis.                                         Sous les rafales de mitrailleuses, avec son capitaine qu'il venait de réveiller et ses trois camarades qui jouaient aux cartes ce soir là.               Tous en slip  a " la Permanence Téléphonique du poste",  un peu  a l'écart dans le camp, il doit la vie qu'a la fuite  "d'un commun accord "dans un champ de pommes de terre en rampant sur 300m dans les fanes de celles-ci, sous les tirs de fusils mitrailleurs")

 2°- En  marge de cet enlèvement, après notre retour au cantonnement du 4ème B.C.P , quelques Chasseurs ont signalés la disparition de certains objets tels que postés radios, Appareils photos et divers objets personnels.      (nous n'avions plus rien)

  3°-   La Gendarmerie de Boufarik nous à pris sous son contrôle avec circonspection ne sachant exactement à qui elle avait à faire, vu les évènements troublants qui s’étaient produits dans l’Armée

Nous étions arrivé a Guyotville le 5 juin, a ce sujet,  je recherche des Photos

Le  5  juin 1962 ! Sur cette terre d’Algérie, sur la route d’ Alger-Guyotville !
 Arrivant des Aurès, Quel fabuleux souvenir encore ! En traversant les villes !
Dans les  camions en convois  avec les musulmans de l’unité 434, de la force locale,
D’être acclamés en triomphateur ! Par toutes  les populations locales.

Je cherche toujours des photos de cet accueil chaleureux
Pour cela, jusqu’à maintenant, a ce jour, je n’ai pas été chanceux
Si, de notre arrivée, toute la population avait été avertie
La presse et la radio,  l’avait bien été aussi ?                

 Recherches aussi ................ pour remerciements......   50 ans aprés !

                               -  Membres de l'ALN  qui ont présentés les armes,  a moi et a mon camarade Infirmier a Guyotville le 10 juin 1962

                              - Ainsi que les deux infirmières musulmanes, qui sont venues nous servirent un café et dialoguer avec nous, lors de cette visite effectuée sur ordre, a l'Infirmerie provisoire de l'ALN de Guyotville en ce jour de Pentecôte 1962.

435-436 UFO 24 RIMA Neant

437-438 UFO 57ème Regiment d'Infanterie

 La 437°UFO  a été constituée avec comme support  le 1/57° RI

UNITES DE FORCE LOCALE ! QUI SE SOUVIENT ?

Après avoir effectué, comme la majorité d'entre nous, deux séjours sur le sol algérien, j'ai vécu pendant trois mois, de mars à juillet 1962 c'est à dire entre le "cessez-le-feu" et l'indépendance une expérience qui vaut peut-être la peine d'être contée.

Je me trouvais à cette époque à la tête de la deuxième compagnie du 1/57 R.I. dont j'avais hérité en juillet de l'année précédente à la suite d'une embuscade meurtrière qui avait coûté 18 morts à cette unité. Inutile de décrire l'ambiance qui régnait à mon arrivée. Ayant obtenu de mon patron de bataillon, lors de ma prise de commandement, le remplacement d'un certain nombre de cadres et un renfort en armes d'appui, cette unité avait rapidement retrouvé moral et combativité.

A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.

Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques.

Dès que mon chef de corps m'eut fait part de sa décision, je lui dis être décidé à lui présenter ma demande de démission s'il maintenait cette désignation. Il me répondit alors prendre acte de ma position mais maintenir sa décision. Rentré à mon PC, j'informais mes cadres de cette désignation et de ma décision non seulement de poser ma démission mais également de refuser de désigner un seul d'entre eux pour entrer dans l'encadrement d'une telle unité.

C'est alors que mon lieutenant en premier et le président des sous-officiers de la compagnie vinrent me trouver pour me dire en substance: "Vous êtes venu nous retrouver l'an dernier lorsque nous étions dans la m.... , nous sommes aujourd'hui volontaires pour vous suivre dans cette galère ". (Chacun savait que personne ne s'était bousculé pour prendre le commandement de cette unité l'année précédente). Je décidais alors de tenter l'aventure si j'obtenais du commandement un certain nombre d'aménagements et surtout des prises de position fermes et des assurances claires concernant les conditions d'emploi de cette unité.

En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous-officiers et 17 hommes du rang FSE,tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous-officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi-totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement.

Au plan de l'emploi, cette même note précisait:

"Dans l'éventualité où les pourparlers actuellement en cours aboutiraient à une conclusion, l'Armée serait déchargée.... des problèmes courants de maintien de l'ordre....Ces diverses tâches seront remplies par les polices, la gendarmerie et, au moins dans les campagnes, par des unités de "force locale" mise pour emploi à la disposition de l'autorité préfectorale '.

Pour ajouter au flou d'une telle mission éventuelle une note émanant du régiment et datée du 17 mars "explicitait" la note précédente en ces termes::

" ....les ordres donnés sont les conséquences des prescriptions de la note (de référence). Ils comportent des choix établis en fonction de la conjoncture envisagée et deviendraient de ce fait caducs si des variations intervenaient dans l'hypothèse dont ils découlent" Sic! Nous avions de sérieuses raisons d'être inquiets !

J'adressais alors à mon patron, le 21 mars, une correspondance dans laquelle je lui demandais "fermement" de me préciser les conditions d'emploi de mon unité et surtout de s'engager. Après lui avoir exprimé mes inquiétudes, je lui fixais mes "conditions"

" La note de service fixant les conditions d'emploi de cette Force Locale stipulant que celle-ci serait mise à la disposition de l'autorité préfectorale donc de l'exécutif provisoire, je demanderai à être relevé immédiatement de mon commandement si :

- Le drapeau français, et le drapeau français seul, ne pouvait flotter sur mes cantonnements.

- Des rebelles ou d'anciens rebelles étaient incorporés au sein de mon unité.

- Je devais recevoir des ordres à caractère politique émanant de toute autorité autre que l'autorité militaire française

- Cette unité devait, après les résultats du scrutin d'autodétermination, passée sous le contrôle du gouvernement algérien".

Je concluais enfin cette correspondance en ces termes: " Je me crois en droit d'obtenir de telles assurances tant pour moi que pour mes cadres afin de ne pas avoir à refuser d'exécuter des ordres incompatibles avec mon honneur militaire".

Fait rare en cette triste période, j'avais la chance inouïe d'avoir alors un commandant de régiment couvrant ses subordonnés. Il me répondait :

"Les observations dont vous rendez compte.......retiennent mon attention. Elles confirment la réalité d'un état d'esprit prévisible apparaissant comme le stade actuel d'une évolution qui constitue un des soucis important du Commandement. ................Je tiens cependant à faire une nouvelle fois le point pour vous aider à tranquilliser vos cadres et à maintenir vôtre autorité sur vos FSNA...................Je vous répète ce que je vous avais dit au moment de la création de votre unité, paroles qui vous ont été formellement confirmées par le Général ...... lors de sa visite du 11 avril : ..........Les ordres d'intervention vous seront transmis par l'Autorité militaire qui n'acceptera jamais de vous demander de conduire des soldats étrangers pour combattre vos compatriotes dans une lutte partisane.........Il ne peut être question de considérer l'unité de force locale comme un embryon d'une future armée algérienne, ni les personnels qui s'y trouvent actuellement comme une première sélection appelée à l'encadrement ultérieur de cette Armée"

Il me précisait verbalement quelques jours plus tard :

"J'ai tenu à vous confirmer par écrit ce que je vous avais promis lors de votre désignation. Je risque d'être muté avant la fin de cette affaire et vous pourrez ainsi faire référence à cette lettre pour contester tout engagement de votre unité dans une mission non compatible avec votre honneur de soldat"

Conséquence de ces démarches et de l'action du commandement, mon unité ne fut jamais engagée sur le terrain et - à ma connaissance - il ne fut même jamais envisagé de le faire pendant les trois mois que dura cette situation.

Pour ne pas laisser cadres et troupe inactifs et désoeuvrés, j'employais le personnel à faire un semblant l'instruction et du sport. En outre, le commandement, toujours probablement pour occuper l'unité, .......me fit changer trois fois de cantonnement. Comme je l'écrivais plus haut, j'avais demandé et obtenu que mon personnel appelé FSNA ne soit pas armé et ce jusqu'au 3 juillet

J'ai longuement insisté sur l'aspect emploi possible de cette unité car cela a été mon souci permanent. Il était en effet à craindre que, dans l'éventualité d'une confrontation, aussi bien avec des Européens qu'avec des Musulmans, il m'aurait été difficile, voir impossible, de conserver le contrôle de mes hommes. Le camarade que le commandement avait engagé dans une action criminelle rue d’Isly semait là pour le confirmer !!!!

Ma seconde préoccupation au cours de ces trois mois fut d'assurer la sécurité de mon personnel européen et de mon armement. En effet il était à craindre que ces appelés FSNA ayant servis dans l'Armée française jusqu'au cessez-le-feu sinon avec zèle au moins loyalement et n'ayant, par le fait même, pas participé à la rébellion, ne cherchent à se dédouaner en réalisant une "action d'éclat" contre leur encadrement européen. Un sondage régulier du courrier-départ des F.S.N.A me laissait sans illusion en ce qui concernait l'état d'esprit de ces personnels (selon des rumeurs, ni infirmées ni confirmées, de telle actions se seraient produites dans des UFL de l'Oranais). Par l'intermédiaire d'un sous-lieutenant musulman en qui j'avais toute confiance et qui avait également l'oreille de ses coreligionnaires, j'avais fait savoir à chacun - et nul n'en doutait- qu'à la moindre menace ma réaction serait instantanée et brutale. Je savais en outre que le FLN avait donné des consignes dans ce sens, étant assuré de récupérer armement, matériel et personnel dès le 3 juillet.

Les seuls incidents majeurs a signaler durant ces trois mois furent une grève de la faim de 24 heures déclenchée suite à une décision du commandement de suspendre les permissions et l'apposition d'inscriptions pro FLN au pied du mat des couleurs, inscriptions découvertes lors du rassemblement du matin. Était-ce provocation de ma part ou simplement pour montrer à chacun que la France resterait mettre du jeu jusqu'à l'indépendance ? - j'avais imposé le lever des couleurs chaque matin devant l'unité rassemblée au complet. Ces deux incidents furent réglés sans difficulté et sans suite.

En conclusion, si ces trois mois représentent pour moi une des périodes les plus douloureuses et des plus difficiles de ma vie militaire, ils furent néanmoins riches en satisfactions et en enseignements de tous ordres. En effet, contrairement à mes craintes du départ, le commandement, à tous moment, prit clairement ses responsabilités et respecta pleinement ses engagements nous évitant ainsi de nous trouver dans des situations dramatiques. Les cadres et la troupe FSE, auxquels j'associe une grande partie des cadres musulmans qui restèrent loyaux jusqu'à la fin, malgré des périodes de tension très sévère, conservèrent discipline, calme et bonne humeur. Je leurs dois en grand partie d'avoir pu traverser sans encombre cette douloureuse expérience.    Martin Alain

Par Michel Salin Après le cessez-le-feu du 19 mars 1962, la Compagnie a rejoint Merdj ou Amar (Secteur de Oued Amizour) ensuite Poisat (près de Bougie) et enfin la ferme Tamzali. C’est alors que j’ai été incorporé - ainsi que le capitaine Martin et une dizaine de sergents.
La compagnie de était composée d’environ 200 FSNA venant des différentes unités du 57ème RI. Nous devions les ’
encadrer’. Le capitaine Martin avait comme adjoint un lieutenant Matoub venant de la 1ère Compagnie.

C’était la vie de caserne : rassemblement et rapport le matin, maniement des armes, revues de casernement, etc.… (Comme au début de nos classes !). Au bout d’une semaine, les Algériens se sont rebellés : refus de se présenter à l’appel, de venir au rapport, de participer aux corvées… Belle pagaille, en plus des fortes tensions entre eux (pro-FLN et autres tendances) : règlements de comptes, bagarres, etc. Nous, les sergents ‘appelés’, nous étions en première ligne : faire face à l’agressivité des Algériens. Mais comment ? Dès la fin des exercices, à 17 heures, nous rentrions dans nos chambres… et attendions le lendemain… Cette première semaine a été très dure !
Cette façon de vivre ne pouvait durer ! Les autorités ont décidé de constituer des sections
 (à effectif réduit) ; ma section a été envoyée à Souk El Tenine, à l’entrée des gorges de Kerrata ( ! ), où nous sommes restés un mois, campant sous la tente. C’est plus facile de gérer la vie de caserne à 50 qu’à 200 !
A la mi-mai, notre section a été envoyée en plein bled, dans un poste du genre de celui de Madkoura, à environ une heure de route du village le plus proche.
Nous étions 5 ou 6 Français ; nous avions comme chef de Section un jeune Algérien, quelqu’un d’instruit et très correct à notre égard. Nous, nous ne sortions gère de nos chambres
 (presque comme des prisonniers). Il y avait encore des tensions entre les Algériens, mais nous, nous n’étions plus agressés. Je pense en particuliers aux FSNA (ceux qui avaient été incorporés dans l’armée française) : ils étaient très inquiets quant à leur avenir ! Et ils avaient raison d’être inquiets !
C’est là, par une belle journée au soleil resplendissant, le cœur en joie que j’ai eu la quille ! Comme une libération... Retour à Bougie: j’y ai retrouvé beaucoup de mes collègues « de la classe »… Ensuite Alger, et  retour en France le 1er juillet 1962

439 UFO 28 BCA Neant

440 UFO 46ème Bataillon d'Infanterie

Guidjel 

Nous avons une copie d'un camarade FSNA de cette période

<<J’ai servi dans la force armée locale stationnée en Algérie (Jijel ? et Alger). Cette force a été instituée après les accords d’Evian du 19 mars 1962 et cela, depuis le 1er mai 1962 jusqu'au 5 juillet 1962.

Après, je suis resté dans les rangs de l'armée algérienne jusqu’en 1963. Cette période des services n'est pas prise en considération par les autorités de retraite algériennes dans le calcul de ma retraite civile. Je vous demande comment faire pour obtenir la fiche de démobilisation de l'armée algérienne ou bien l'attestation de libération ou le livret individuel militaire ou tout autre document qui prouve que j’ai servi durant cette période dans l'armée algérienne tel que extraits de radiation, fiche d'état signalétique et des services ou bien certificat de validation des services militaires ou de non perception de retraite militaire.>>

441 UFO 1/7 Regiment d'Infanterie

7eme r i

?????????     (Le rapport (qui est aussi un témoignage), ensuite, du lieutenant Louchart, commandant la 1ère compagnie du 7ème Régiment d'Infanterie de Marine est particulièrement intéressant. Le 5 juillet, la 1ère compagnie du 1er Bataillon du 7ème RIM est stationnée sur la route de la Sénia, près du collège technique et la gare de circulation routière.????????

442- 443 UFO 2 RIMA

 "J'ai lu ton récit avec un grand intérêt et les souvenirs de cette période me reviennent. Époque mouvementée, incertaine ou l'on désigne un "volontaire d'office" ancien d'un commando de chasse de prendre le commandement d'une section d'arabes, quelle ironie ! ci-joint mon parcours d'appelé et une photo de ma section F.L. prise par mon caporal chef, me reconnaître c'est facile je suis au milieu et de couleur blanche de peau.
Ma section comprenait 31 FSNA et un caporal chef appelé. Il en était de même pour les deux autres. En ce qui concerne celle du commandement, je ne sais pas. C'est mi juin qu'ils ont hissé le drapeau algérien et je m'en suis sorti, après de houleuses discussions, en hissant en même temps notre drapeau et le leur.
Les compagnies ont désertées avant le 1er juillet, vraisemblablement une semaine avant si je me souviens bien.Je n'ai pas connaissance de tués ou disparus pendant cette période.
J'ai fait la connaissance d'un Slt FSNA EOR comme moi, ayant rejoint la cause de l'ALN, qui m'a présenté au comité ALN du secteur de Staouéli.
C'est à la suite de ton appel dans l'UNC que j'ai pris contact avec toi  (voir plus loin suite)

je viens de relire le fichier du camarade du  2ème  RIMA

Car je viens de m'apercevoir  que,  au 2ème RIMA,   Ils sont classées a Akbou  Unités combattante du 12 mars1962 au 8 mai 1962, ( ils avaient recommencés la guerre 

<<<Cela corespondant un peu au récis de R......" les tirs au dessus du village"

Bizarre un peu, qu'il est  appris sur le tard qu' il fallait constituer, un UFO    (442 ou 443)

c'est pourquoi

 (il y en a eu donc des régiments qui ont vécu sur le budget de la Force locale en ayant qu'un pied dedans et l'autre dehors) sans la constituée vraiment ce qui expique qu' il ne se rappelle plus du numéro de sa force locale ?

Et cela explique ce qui s'est passé ensuite pour les gus a R..... fidéle au drapeau Français jusqu'au 1 juillet qui se sont fait descendre,

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R.....  n'aurait pas "survécue" dans la Aurés avec tous les drapeaux verts et blanc  sur toutes les Mechtas.

Et le fait de demander des renforts aux voisins prouvent (qu'ils n'avaient qu'un pied) dans le dispositif de l'exécutif provisoire Algérien, et que lui aussi était bien sacrifié.

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Car sans intendance spécifique le nombre de militaires métropolitains détachés dans les forces locales dans ces deux unités était inférieur aux autres et explique le peu de retour de renseignement sur ces unités

     " Nous étions deux européens par section (appelés) et j'ai bien été désigné d'office. Dès que la Cie est arrivée à Staoueli  (27kmsd'Alger), les sections ont été ventilées dans différent lieu de la ville et le PC Cie au centre. Je n'avais pas de véhicule, La roulante était avec le PC, et les repas nous étaient apportés du PC par jeep. Complètement isolé de la Cie."


3 : Algérie – 2ème RIMA

J’arrive à Akbou le 4 janvier 1962 vers 12h, le colonel et les officiers déjeunent au mess et je me pressente. Le colonel me fait part de sa satisfaction de me voir et me prie de m’asseoir à latable et de déjeuner. Dés le repas terminé, une jeep (sans protection) me conduit au PC du bataillon. Le Cdt me reçoit chaleureusement et me demande si j’ai une très bonne condition physique (1m60 – 54kg) je lui affirme que oui, en me demandant ou il veut en venir, la réponse est que je suis affecté à la 10ème Cie basée à IRIL ALI en Petite Kabylie, chef de section du commando de chasse V 69.Le même chauffeur me transporte à la Cie. Je me présente au capitaine qui me présente au Lt commandant le commando. Le lendemain matin il m’emmène au village chez le tailleur pour faire retoucher mes tenues camouflées (tenue Bigeard). Je fais la connaissance des appelés et harkis de ma section. Le 6, nous partons en OP pour 3 jours. Le Lt et son groupe reste avec ma section pendant que les deux autres sont ailleurs. Le soir du 3ème jour, Le Lt m’ordonne de tendre une embuscade au col qui ouvre la route à IRIL ALI. Une première pour moi. 3 fells sont surpris et nous tirent dessus avec des balles traçantes que nous n’avons pas. Pas de mort ni de blessé de part et d’autre. Les fells ont réussi à s’enfuir (il doit s’agir d’une équipe de collecte des rançons infligées aux artisans bijoutiers du village d’Aït Dessene). Pour une prise de commandement, je suis servi mais au moins maintenant je sais que je serai faire face à mes responsabilités de chef de section (fin de mes interrogations sur mon comportement à la sortie de Cherchell) Je suis resté basé à IRIL ALI jusqu’au début du mois de février. Pendant cette période, nous n’avions pas le droit ni le loisir d’aller au village en dehors de la SAS, de toute façon il n’y avait rien qui aurait pu nous attirer. Mi février, je prends le commandement du poste de CHOUARICK (situé à plus de 1000 m d’altitude) et celle de la section du commando de chasse qui y est basée. Notre zone ’action est située en zone interdite. Nous sortons en OP au moins trois jours par semaine et quandnous sommes au poste, le soir nous allons monter des embuscades. Quand nous en avons le temps, accompagné de mon infirmier, nous faisons de l’assistance médicale gratuite. Nous avons été isolés par la neige pendant presque un mois.

Chouarick est un petit village dont la population est calme (peut travailler par le FLN) et j’entretiens de bons rapports avec le chef du village (j’ai été avec mon second, caporal chef appelé, invité lors d’un mariage à manger le couscous). A l’approche du cessez le feu, je n’ai pas remarqué d’agitation particulière.Le moral des hommes (essentiellement des appelés sauf deux caporaux chefs ayant fait l’Indochine) était bon dans l’ensemble. Bien sur des discussions sur le déroulement des négociations à Evian, leurs aboutissements et la justification de la poursuite des OP (des kms sans voir âmes qui vivent), à quoi cela rime ? Mais le sens du devoir et de l’obéissance ont toujours prévalu (bravo les appelés), sauf fin février quant il a fallu que je désigne un appelé qui était en position de « libérable » dans quelques jours, pour une OP, ce qui a provoqué un vif mécontentement de la section, mais je n’avais pas le choix vu le faible effectif dont je disposais, obligé de laisser quelques hommes pour la garde du poste ( je n’ai jamais emmené les deux anciens de l’indo, sauf une fois l’un des deux et mal m’en a pris).

Début mars, je reprends le commandement d’une section du commando à IRIL ALI. Sur renseignements, est monté une OP de patrouille dans le village dans la nuit du 18 au 19 mars.Pour assurer la totalité de la mission, chacune des deux sections se scindent en deux groupes permettant ainsi une durée de patrouille plus longue. Lors de la patouille de mon groupe, mon éclaireur de tête, le harki Hallal, au détour d’une ruelle surprend un homme (couvre-feu) et lâche une rafale de PM. L’homme à terre, avec plusieurs balles dans le ventre, à juste pu dire qu’il était sorti pour uriner ! avant de décéder. Entre temps, tous les autres groupes sont sortis pour boucler le village. Le Lt chef du commando envoi une équipe chercher le Lt de la SAS qui doit connaître les circonstances du décès et prendre toutes les dispositions utiles (nous sommes en maintien de l’ordre et chaque fois qu’il y a un décès, une enquête doit être  diligentée). Tout ceci fait que le décès a été déclaré le 19 mars vers 0h30/1h. Le cessez le feu intervient puis la dissolution du commando (abandon du béret noir).

Dans les jours qui suivent, le village s’agite, on entend les You You, les hommes hissent le futur drapeau algérien. Pour faire cesser ces manifestations, l’autorité fait tirer à la 12,7 au dessus des toits du village, radical !

Quelque temps plus tard, nous apprenons que nous allons former une compagnie de Force Locale. Il s’agit de regrouper en Cie tous les Français de souche algérienne dans le but qu’après le vote de l’indépendance (ce qui ne fait aucun doute quant au résultat) ils deviennent l’ossature de la future armée de l’état algérien. Instruction ….. Instruction …… puis départ de la Cie pour la vallée de la Soummam. Instruction …… Instruction …… .

Début juin, ordre de départ pour la région algéroise pour assurer le maintien de l’ordre et la sécurisation des bureaux de vote. La Cie s’installe dans la ville de STAOUELI (à 5kms de Sidi-Ferruch). Nous nous installons dans une école qui à déjà servi de cantonnement pour la troupe. Les hommes sont logés au rez-de-chaussée tandis que mon caporal chef et moi-même sommes logés au premier étage. Nos armes sont cadenassées au râtelier avec celles de mes hommes au RdC (suite à une négociation assez difficile). La tension est très grande à Alger et sa banlieue. Les hommes doivent être travaillés en sous main par le FLN car ils sont fébriles et agités. Nous avons failli aller au clash quant ils ont hissé le futur drapeau algérien au mât des couleurs et que j’ai ordonné de les descendre, l’Algérie étant toujours française tant que le vote n’a pas eu lieu. La pression devenant de plus en plus forte et après de difficiles négociations, j’ai transigé et obtenu que les deux couleurs soient levées en même temps. (je sais, ce n’est pas très glorieux mais que faire d’autre devant 35 français de souche algérienne très excités).

Quelques jours avant le 1er juillet, vers 22 h, une estafette envoyée par le capitaine m’informe que toutes les sections des Cie « F.L » autour d’Alger ont ou sont en train de déserter avec armes et bagages (véhicules, cantine ….) et que les deux sections de notre Cie ont aussi désertées. Que puis-je faire pour éviter que ma section fasse de même ? Je ne dispose comme moyen de communication que d’un PP8. Après réflexion, je me souviens avoir rencontré et échangé nos actualités avec un Slt Para basé à Sidi-Ferruch. Après plusieurs essais infructueux, je parviens à contacter le radio de faction du régiment, je lui explique la situation dans laquelle je me trouve et lui demande de trouver le Slt pour qu’il intervienne auprès de son commandement pour me prêter assistance. Après une attente interminable, le radio m’informe que le commandement est au courant de ma situation et qu’il m’envoie de l’aide (sans plus de précision). L’école située sur un terrain formant un triangle à la pointe de laquelle se rejoignent les deux routes situées de chaque côté. Quelque temps plus tard,arrivent deux petites automitrailleuses sur roues que je fais placer de part et d’autre de l’école, chacune dans une rue. Elles sont restées toute la nuit et sont parties au matin avec un chaleureux remerciement. Que ce serait il passé si malgré tout la section avait voulu déserter ?  Nous n’aurions rien pu faire et surtout pas utiliser les armes. Un coup de bluff ! C’est tout.

Plus tard dans la matinée, je suis allé rendre compte au capitaine et j’ai trouvé celui-ci effondré (deux de ses sections ont désertées). Il me félicite pour mon initiative et m’informe qu’à sa connaissance seule ma section n’aurait pas déserté de tout l’algérois. Plus tard, nous avons appris que la plus part des déserteurs avait été retrouvé errants dans les bois autour de la capitale revêtus seulement de leur caleçon !!! Les fells leur ont pris la totalité de leur équipement vraisemblablement dans le but d’équiper les leurs pour le jour du vote !!!!

Le 1er juillet, je dispose les hommes en faction à la porte des bureaux de vote dont j’ai la responsabilité de la sécurité. Je fais la navette entre eux pour m’assurer que tout se déroule correctement quant à l’entré de l’un d’eux je dois m’opposer à deux fells en armes qui veulent entrer dans le bureau avec leurs armes. Suivant les consignes, je m’y suis opposé non sans mal et ils sont repartis comme ils sont venus.

Le 12 juillet, je reçois l’ordre de rejoindre le PC du régiment à Akbou. A mon arrivée, je suis informé de ma nouvelle affectation au 1er RIMA à Satory à compter du 1er août. Je suis  agréablement surpris de cette affectation et demande la raison d’une mutation si en avance que prévue. Il m’est répondu que les accords d’Evian ont prévu qu’en cas de décès d’un civil, l’enquête sera assurée par une commission composée pour moitié de français et pour l’autre d’algérien et que dans ces conditions, il était préférable que je rentre maintenant en France.   R....... .........

444 UFO 1/2 RAMA Néant

445 UFO 6ème Régiment de Spahis

chefs de corps: 1955 Marchal - 1956 de Galbert - 1958 André - 1960 Branet - 1961 Crémière 

départ d'Algérie en septembre 1962, dirigé sur Sissonne où le régiment est dissous  le 17 novembre 1962

En avril 1962 les spahis nord-africains forment une unité de force locale qui quitte le régiment en juin ?

  pour être complétement aux ordres des préfets ?  

 Aucun chef de corps en 1962 ?  la force locale 445 s'est constituée toute seule ?

 ""16/01/2017  c'est la première fois depuis 1962 que je vais parler de cette période. j'ai été muté à la 445 basée à lecourbe j'étais maréchal des logis avec un major médecin et nous avons subit le jour de l'indépendance une invasion du camp par une partie de la population et des menaces de mort par certain militaires algériens que nous étions sencés formés nous avons trouvés refuge dans le batiment qui nous servait d'armurie . nous sommes restés dans ce batiment et avons étés secourus par un blindé venu de bordj j'était sous officier au 6 eme spahis basé à bordj bou arreridj ( de juillet 1961 au 9 septembre 1962"""" MERCI  l'Ancien de ce message

André Guillot : « J’ai été incorporé dans le peloton des tireurs sur chars, à La Valbonne, près de Lyon, au 8e régiment de cuirassiers. Comme j’avais été dans les trois premiers du peloton, j’ai rejoint, avec les deux autres, l’école de l’Arme Blindée Cavalerie de Saumur […] Après six mois de formation à Saumur, étant aspirant, j’avais droit à un certain choix. J’ai choisi le 6e régiment de spahis marocains, qui était basé à Bordj Bou-Arreridj en Petite Kabylie entre Alger et Sétif. » 

Le 19 mars 1962, j’étais à Bordj-Bou-Arreridg pour le cessez-le-feu. Les drapeaux verts sont sortis de partout, vous auriez dit vraiment… un champ de verdure. Et des « fells », il y en avait partout. On passait en half-tracks, ils nous faisaient des bras d’honneur… Les « you-you » des femmes, c’était quelque chose ! C’était le cessez-le-feu… On avait une drôle d’impression.

Nous sommes restés dans ce secteur jusqu’à l’indépendance et même au-delà.

446 UFO 1/13ème Regiment d'Artillerie

"Le groupe du MdL Landry (sous-off. Conseiller Militaire dans la 446e UFL) le jour de la fête de l'Aïd el Kébir le 15 mai 1962 à Guenzet Petite Kabylie) Transférée à Alger le 16 juin 1962. (Force d'interposition et surveillance bureau de vote du Clos Salembier le 1er juillet 1962 jour du référendum sur l'Indépendance Algérienne). 446e UFL dissoute mi-juillet 1962 à Alger. Recherche chauffeur métropolitain du 13e RA et du 620e GAS."

 Je note cependant que je n'avais jamais entendu le terme UFO mais seulement UFL et que le seul document que j'ai sur ce sujet, pondu par le 13e RA, ne parle que d'UFL (Unité de Force Locale Algérienne).

Les autres renseignements concernant la 446e UFL sont bon. Nous étions stationné principalement à Guenzet en Petite Kabylie, mais nous étions également en protection de la sous-préfecture de Lafayette et de la sécurité en ville à 30 km de route à l'est. Chaque section prenant à tour de rôle une semaine de séjour à Lafayette. Nous étions logés dans les bâtiments de cette sous-préfecture avec quelques projections en escorte du sous-préfet dans des véhicules du Ministère de l’Intérieur (bleu gris à l'époque) dans d'autres endroits sensibles ne faisant pas partie de notre zone et souvent en zone ALN.

Effectivement nous venions du Sahara. La Batterie de Commandement se trouvait à Laghouat. Mais la 446 UFL a été constitué sous la responsabilité du Capitaine Laurent et de son binôme le  Lieutenant Chergui (2 barrettes), commandant la 3e Batterie  et le Commando de chasse X.28 qui étaient basés à Tadjerouna-Oasis (sur certaine carte sous le nom de Tadjerma) et verrouillant la plaine du Djebel Amour a 123 km de piste au sud-ouest de Laghouat . Ce dipostif au sud du lieu dit "La montagne de sel" verrouillant en même temps le "djebel Amour" proprement dit. Je crois que maintenant il y a une vraie route directe et cela doit faire moins de kms.

J'en ai une autre assez spectaculaire au moment de la présentation de la 446e UFL à l'Inspecteur Général avant son départ. J'ai pu prendre cette photo car j'étais le sous-officier de service au poste de garde à l'entrée du poste.

Jusqu'au jeudi 5 juillet à Alger jour de notre réintégration dans l'Armée Française nous n'avons jamais vu, ni reçu la visite d'aucun membre du FLN ou de l'ALN à l'exception d'un chef de zone et de son État-Major à la suite d'une demande du Capitaine Laurent, lui-même. Ils sont restés une heure maximum dans notre casernement et sont reparti après avoir fait un discours musclé aux soldats Algériens leur signifiant que s'ils bougeaient un cils de travers ils auraient à faire à eux.

Bernard Landry

Mais quoiqu'il en soit, tout était possible à tout moment, principalement quand nous avons quitté l'Armée française, par détachement, avec le titre de Conseiller militaire de la 446ème Unité des Forces Locales Algériennes. A tel point que dans cette unité le sous-officier de service dormait toujours avec un PA (Pistolet Automatique) sous l'oreiller et un PM (Pistolet Mitrailleur) sur le ventre, sous la couverture. Alors oui, les manifestations de la guerre sanglante, attendue à chaque instant, ne se concrétisaient pas, mais la guerre intérieure était, elle, implacablement présente et vécue avec intensité, particulièrement dans cette unité musulmane dépendant de l'Exécutif Provisoire Algérien où le danger pouvait aussi venir de son sein. Cela pouvait tout simplement être signifié par le froid d'une lame silencieuse et effilée sous la gorge. Toute situation jugée non conforme, étrange ou bizarre devait être immédiatement analysée comme pouvant être un traquenard mortel.

Nous "ignorions" tout cela, nous l'évoquions à peine et nous n'en étions pas spécialement affectés en apparence. L'humour, la décontraction était notre mode d'échanges au quotidien ; attitudes particulièrement mises en évidence devant des parachutistes français médusés qui, armes pointées, bloquaient le train transportant notre unité ou dans les échanges que le hasard nous a conduit à avoir avec des officiers de l'A.L.N., ou encore dans ce contact ambigu avec un membre de l'OA.S. nous annonçant avec dépit que l'ordre de nous bombarder au mortier avait été rapporté peu de temps avant l'heure H (c'eût été un carnage sanglant). Cependant, il n'y avait aucun laisser-aller et, par opposition à certaines unités, nous nous comportions en professionnels. La rigueur vis à vis des autres et de nous-mêmes était sans faille. Finalement, la source de notre imperméabilité aux pressions psychologiques et à la tension nerveuse n'a été possible que par le respect de nous-mêmes envers et contre tout. C'est sans doute grâce à cet état d'esprit que, pour éviter regorgement subi par les cadres français de certaines UFL, nous avons eu la capacité d'abandonner, un petit matin de juillet à Alger, la 446ème Unité des Forces Locales Algériennes en emportant notre matériel et les armes lourdes de l'unité, en bon ordre, dans la discrétion et la souplesse, sous le regard interdit et vaguement complice des sentinelles musulmanes.

Bernard Landry

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447 UFO 12ème Regiment de Chasseurs Alpins

Le 5ème escadron du  12ème RCA"

 et  la   447ème   U.F.L- UFO    ( Union des Forces Locales) aprés le cessez le feu du 19 Mars

PILAF GRIS  SP  88.961

      5ème ESCADRON DU 12ème R.C.A.   

Parcours  de l'Escadron :

      23 mars 1962 - l'Escadron au complet déménage de Bichara au Camp de Djorf

26 mars 1962 - Djorf - Visite du Général commandant la ZOC.

5 avril 1962 -  Djorf - Suite au Décret 62-306 du 19 mars 1962, puis à l'Arrêté Interministériel du 30 mars 1962, portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie, l'Escadron est constitué en Unité de Force de l'Ordre sous le N° U.F.L- U.F.O. 447.

6 avril 1962 - Djorf - Inspection de l'UFL 447 par le Lieutenant-colonel BARRAS, Chef de Corps du 12ème RCA.

7 avril 1962 - Un peloton du 3ème Escadron rejoint l'UFL 447 au camp de Djorf.

12 avril 1962 - Djorf - Inspection du Général commandant la ZOC et la 19ème D.I.

3 mai 1962 - Djorf - Inspection par le Lieutenant-colonel BARRAS, Chef de Corps du 12ème RCA

27 mai 1962 - L'UFL 447 quitte le camp de Djorf pour venir s'installer à la ferme Giovanni à la sortie sud de M'Sila.


      20 mai 1962 - Arrivée à l'Escadron de l'Aspirant Jacques CARLIER venant du 4ème Régiment de Dragons dissous.  

24 juin 1962 - Départ d'un détachement précurseur de UFL 447 pour Alger avec reconnaissance du camp de Fort de l'Eau.

27 juin 1962 - Mouvement de l'ensemble de l'UFL 447 vers Alger et installation à Fort de l'Eau

1er au 4 juillet 1962 - Etat d'alerte avant le jour de l'indépendance de l'Algérie.

31 juillet 1962 - Dissolution Officielle du 5ème Escadron, devenu l'UFL 447, à Fort de l'Eau 


 


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

448 UFO 3ème Regiment de Hussards

De 1958 à 1962, le 3e Hussards se distingue lors de nombreux accrochages avec des unités rebelles.

 En 1962 : lieutenant-colonel Poirier.

  • Au cessez-le-feu du 19 Mars 1962 en Algérie, le 3° Régiment des hussards créé, et forme une unité de la Force Locale de l'ordre algérienne à la ferme Cassagne, la 448° UFL-UFO composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.(Accords d'Evian du 18 mars 1962)

Corps d’Armée d’Alger 36 UFO

 

449 UFO 6ème Bataillon Chasseurs Alpins

  • www.youtube.com/watch?v=HztiBdvVbHc

      Voir  a partir de la 22 minutes -- Paroles retenues -  "" Sur les 4 mois .....aprés le 19 Mars.....on rassemble les FSNA....  sur place...., pendant cette périodes ..... qui font faire de la montagne...., allez a la plage .... prévus pour faire l'armée algérienne, ne  vont avoir aucunes activités militaires, paradosalement les cadres a l'indépendance vont rejoindre le 6ème BCA et les musulmans vont rester sur place, et  attendre...... l'ALN va les laisser retourner chez eux.""""???? FORCE LOCALE non prononcée

    Au sujet d la 449°UFL-UFO nous attendons un complément d'explication de la personne qui a écris cela sur le Web "nous sommes devenus UFL puis UFO. Nous avons voulu lui éviter cette triste et pénible période”. ?

    450 UFO 7 BCA Néant

    450 UFO au 7ème BCA  ? Comme il n'y pas de Chef de Bataillon  connu au 7ème BCA ?  en 1962, aucune information sur cette Unitée de la Force Locale 450

     

451 UFO 15ème Bataillon Chasseurs Alpins néant

Bonsoir à tous
Mon Ami MICHEL GALISSON a l'intention d'élever un Monument souvenir pour les Chasseurs du 15ème BCA tués en Algérie de 1952 à 1962 ( 112 Chasseurs )Ce monument, en accord avec la municipalité de Modane se dresserait à la sortie du quartier Commandant PARIS.
Nous  sommes un petit groupe (anciens du 15) a soutenir et aider Michel dans sa démarche SI VOUS AVEZ EU L'HONNEUR DE SERVIR AU 15ème BATAILLON DE CHASSEURS ALPINS VENEZ AVEC NOUS pour rendre hommage a ces Chasseurs !!

452 UFO 22ème Bataillon Chasseurs Alpins

 

Suite et fin du témoignage de l'Adjudant-Chef Jean-Marie Buquet

         La tenue, le 11 février 1962, de la réunion d’Évian, n’avait pas été pour calmer son angoisse.

À la suite d’un échange de propos assez vifs, tenus lors de la réception offerte par le Commandant Billottet, chef de la S.A.S. de Bezzit, en présence du sous-préfet de Bouïra, celui-ci en avait rendu compte au préfet de Tizi Ouzou, qui était intervenu auprès du général commandant la Z.E.A.. 

            Une arrestation, ou, tout au moins, une mise aux arrêts de rigueur, du Capitaine Gaston, avait été décidée. Il semble bien qu’il en ait été informé et que cela l’ait amené à brusquer sa décision. Immédiatement, le Commandant Bley, accompagné du Commandant Verborg, fait le tour des compagnies, où il réunit les cadres, officiers et sous-officiers, pour leur annoncer la désertion du capitaine et de ses deux compagnons, et exiger d’eux la promesse de respecter strictement les règles de la discipline militaire. 

            La 4ème Compagnie replie ses postes de Semmach et d’Aïssaoui sur Saharidj. Le lendemain, le P.C. de la compagnie déménage pour aller s’installer à El Adjiba.

 Mars 1962 -  Le 3 mars, une patrouille de la Harka de Takerboust accroche, sans résultat un petit groupe de hors la loi, à proximité du village de Selloum.  La 3ème Compagnie continue régulièrement ses séances d’entraînement à la montagne : ski et escalade, en même temps que ses patrouilles en altitude (le 4 mars au Ras Tigounatine). Cependant que la 4 fait connaissance avec son nouveau sous-quartier. 

            Le 6 mars, ont lieu à Tikjda, les examens de fin de la 20ème session du P.I.S.T.. La 2ème Compagnie participe à une opération sur Beni Hamdoune, le 7 mars. tandis que parvient l’annonce de l’ouverture de la conférence d’ÉVIAN. La 4ème Compagnie élargit sa zone d’action, et patrouille, le 14, en Forêt de Beni Mansour. Le feu est ouvert, de loin, sur deux individus qui circulent en zone interdite. Commencent les opérations de désarmement des groupes d’autodéfense éloignés des postes : cinq fusils de chasse sont repris aux habitants de Guendour. Les jours suivants, patrouilles et embuscades se multiplient, pour parer aux réactions que pourraient provoquer les pourparlers d’Évian.

            Le I9 Mars 1962 les compagnies sont mises sur pied d’alerte, dès l’annonce du “Cessez le feu.” Un petit groupe rassemble quelques officiers et sous-officiers de la 3ème Compagnie, le chef de la harka et quelques uns de ses hommes autour du poste de radio du foyer de Tikjda, qui vient d’annoncer la conclusion des accords d’Evian. On se regarde, sans rien dire. Puis le chef de la harka, ancien sous-officier de tirailleurs, tristement, dit au lieutenant : - Alors, mon lieutenant, on n’est plus Français ! de Gaulle y veut pas”.

             Partisan 4 neutralise le champ de mines d’El Adjiba et découvre que l’une d’entre elles a fonctionné; des traces de sang sont relevées alentour.

             Le 2I, une section du commando découvre le cadavre d’un fellagha, aux abords d’une cache piégée, sur le versant Ouest du Chapeau de Gendarme. La mort remonte à une quinzaine de jours. La tension monte dans les villages, que ne visitent plus nos patrouilles, au cours des jours suivants, entretenue par les agitateurs du F.L.N. qui viennent y développer leur propagande. Près de Guendour, des inscriptions barrent la route : “Vive le F.L.N. - Vive Ben Khedda”; à El Adjiba, la population défile derrière des drapeaux F.L.N.. À Beni Hamdoune, le Harki Adjaout Tahar déserte en emportant son arme.

             Au cours de la nuit du 2I au 22, un groupe de fellaghas oblige les membres de l’autodéfense de Tixeridene à lui remettre leurs armes de chasse.

            À Selloum, le 23, un groupe de hors la loi distribue des petits drapeaux F.L.N..

             Le 24, à Tarzout, alors que la 1ère Compagnie procède au ramassage des armes de l’autodéfense, manifestation de deux à trois cents personnes. Les membres de l’autodéfense tirent en l’air toutes leurs munitions avant de rendre leurs armes. Aux Ouled Bouali, près d’El Adjiba, se déroule une manifestation d’un millier de personnes, avec drapeaux. Une patrouille du G.M.S. 77 met en fuite un groupe de 20 fellaghas armés, entre Beni Hamdoune et Cheurfa. Il s’avère que le F.L.N. met à profit l’inertie de l’Armée Française, qui applique strictement les clauses des accords d’Évian, pour s’infiltrer dans toute une région dont la pacification l’avait exclu.

            Le 25, à Taourirt, des rebelles en uniforme et armés participent à un défilé d’un millier de personnes. Il faudra l’intervention de deux sections de la 4ème Compagnie pour disperser la foule. La Harka de Maillot et un scout-car de la C.C.A.S. doivent de même intervenir à Ouled Brahim et Raffour.  L’O.R. du Mizer, accompagné d’une escorte de Partisan 4, se rend à la cache du Chapeau de Gendarme, où quelques jours plus tôt le commando a découvert le cadavre d’un rebelle tué sur mine, et parvient à l’identifier : Slimani Belkacem Ou Chouch, originaire du Douar Tighrempt.

             Devant la multiplication des manifestations - mais que peut on demander aux populations que l’on abandonne, sinon de faire allégeance à ses nouveaux maîtres - le commandement décide de désarmer tous ceux à qui la France avait confié des armes pour se défendre, à nos côtés, contre la rébellion. C’est ainsi que le 26, les 1ère et 3ème Compagnies procèdent à la récupération des armes des autodéfenses de Merkalla, Tassala, Aït Krerouf, Aïn Allouane, Aougni, Tazmout, et Taougnit. Trente-deux fusils de chasse et huit fusils U.S.I7 sont ramassés. Dans l’ensemble du quartier du bataillon, de Bouïra à Maillot, de nombreuses manifestations continuent à se dérouler.
            La C.C.A.S. récupère six drapeaux F.L.N. aux portes de Maillot. 
            La Harka de Merkalla est désarmée le 27, par Partisan 4, ainsi que celle d’Irhorat et celle d’Aïn Allouane. Deux harkis du Village De Tixara ont déserté au cours de la nuit, emportant un fusil semi-automatique et deux P.M. Mat 49. À I7 heures, un défilé qui regroupe quinze cents personnes, marche en direction de la S.A.S. d’Irhorat, hurlant des slogans anti-français. Deux sections de la 1ère Compagnie doivent intervenir, soutenues par un peloton d’A.M. du I9ème R.C.C., et tirer par dessus les têtes pour stopper la marche. Dans Maillot même, une tentative de manifestation est stoppée par une section de Partisan 4 et les scout-cars de la C.C.A.S. Les lignes téléphoniques sont sabotées au cours de la nuit du 27 au 28. 

            Le 28, la Harka de Maillot est désarmée. Le village de Selloum accueille trois hommes en armes. Une bande de douze parcourt le village de Beni Hamdoune, en invitant la population à faire déserter les engagés et les appelés algériens. Une importante manifestation, partie de Merkalla et grossissant au fur et à mesure qu’elle traverse les villages de la plaine, se dirige, drapeau F.L.N. en tête, vers Guendour. Le service d’ordre de la 1ère Compagnie tente vainement de les disperser, et doit faire usage de ses armes. Quatre manifestants sont blessés. L’un d’eux mourra des suites de ses blessures. 

            Le 3I, la 1ère Compagnie désarme l’autodéfense de Tarzout. Un P.M. Mat 49 et neuf fusils sont repris aux harkis de Sidi Salah.. La 3ème Compagnie, sur son piton, est à l’écart de cette effervescence et poursuit son entraînement montagne. Ce jour là, huit cordées sillonnent le Massif du Reynier. Au Sud de Saharidj, la 4 assiste à un défilé d’un millier de personnes. Contact est pris, au Nord-Ouest de Maillot, par une patrouille de la C.C.A.S. avec un groupe de quatorze hommes de l’A.L.N., dont deux sergents-chefs, armés d’un fusil-mitrailleur et d’armes de guerre. Le chef du détachement indique que celui-ci est basé à Beni Ikhlef, et qu’il se rendait a Takerboust. Après palabre, le groupe retourne à sa base. Il a été décidé d’un rendez-vous pour le lendemain matin, afin de mettre au point un modus vivendi. Le Chef de Bataillon Bley et le Commandant Verborg vont le lendemain au rendez-vous, qui ne donne aucun résultat positif, les directives de l’A.L.N.différant totalement des nôtres, principalement en ce qui concerne les déserteurs. Le seul renseignement obtenu est que cette troupe appartient au Secteur 323/I.  

            Au cours des derniers jours de mars, 1962,  le Capitaine Gaillard, commandant la 4ème Compagnie, suspecté par le chef de corps de sentiments favorables à l’O.A.S., a été arrêté et dirigé sur Paris. Il est remplacé, à la tête de la 4, par le Lieutenant Bridey. Le Capitaine Faure, muté au I4ème B.C.A., est remplacé au commandement du Mi-Secteur Haïzer, par le Capitaine Charles Angelini. En quinze jours à peine, six années de combats et de travaux, de fraternité d’arme avec les harkis, d’aide et de compréhension amicale avec les populations locales, ont été effacés. Le seul témoignage qui en reste est la longue liste des noms gravés dans la pierre du Monument aux Morts du Bataillon, dans la cour de
la Ferme Porcher.

 Avril  1962

            Le 2 avril, quinze cordées de la 3ème Compagnie sillonnent le Reynier et le Ras Timedouine. Un peu partout, on commence à démonter les réseaux de barbelés des petits postes et leurs lignes téléphoniques.

             Le 6, le Chasseur Laborderie, de la C.C.A.S., accidentellement blessé par arme à feu, est évacué par hélicoptère sur l’hôpital de Tizi Ouzou. 

            Le 7, l’élément de la 1ère Compagnie, qui était demeuré à Merkalla, quitte le poste, après démontage de l’infrastructure. Des hommes du F.L.N., en armes, sont signalés dans le Douar Haïzer, entre Merkalla et Irhorat, où se déroule une manifestation. Quelques désertions se produisent parmi les appelés F.S.N.A.

             Le 8, le Caporal Boudjaoui, de la C.C.A.S, disparaît avec un P.M. Mat 49. Le 9, à la 1ère Compagnie, Telli Ben Ali emporte un P.M. et un fusil U.S. Garand. La 2ème Compagnie abandonne la maison cantonnière de Dra El Khemis, pour s’aller cantonner à El Adjiba.

            Le 11, c’est au tour de la 4ème Compagnie de quitter El Adjiba pour s’installer à Dra El Khemis. Le même jour, le poste de Tirilt M’tilguit est replié sur la Ferme Porcher.

 

 Au cours des jours suivants la 4 reçoit un important contingent d’appelés F.S.N.A.

 Le I5, elle prend l’appellation de 452ème U.F.L. (Unité de la Force Locale), dont le Capitaine Angelini prend le commandement.  La force Locale regroupe un certain nombre d’unités du même type, essentiellement composées d’appelés musulmans, qui, dans l’esprit du commandement, sont destinées à être intégrées dans la future armée algérienne. 

Les deux premiers jours sont marquées par la désertion de Ben Tayeb le I6 et de Laoudj Benameur, le I7, et la disparition de leurs armes. Les 20, 2I, 22 et 23, arrivent de nouveaux détachements, en provenance des 77ème et 80ème C.R.D. et du 61ème R.A.A., ainsi qu’un sous-lieutenant français-musulman, Derriche Mustapha. Une manifestation, avec grève de la faim, vient en troubler le bon ordre le 25 avril. Le calme revient, dans la soirée, après intervention du Commandant Bley. 

         Et, le 28, la 452ème U.F.L. est présentée au colonel commandant le secteur, accompagné du sous-préfet de Bouïra.

453 UFO 27ème Bataillon Chasseurs Alpins

 Mars 1962 :

            “Le barrage a lâché et pour cause, nous commençons la “drôle de guerre”. 

 Avril 1962 :

            “Toujours lieutenant en premier dans un escadron qui cherche à se regrouper, sans y réussir, j'attends avec philosophie la fin du séjour, seul dérivatif à toutes les bêtises que l'on nous fait faire actuellement”.

 Août 1962 :

            J'ai rejoint le… en Grande-Kabylie et ai été affecté à la 2° compagnie. L'ancienne compagnie de notre regretté B… Son souvenir parmi les cadres reste très vivace. Sa photo où, en alpin, il se détache sur les massifs kabyles enneigés, a toujours été à la place d'honneur jusqu'au jour où, contre la volonté de tous, mais avec l'esprit de discipline qui nous caractérise, Nous sommes devenus UFL puis UFO. Nous avons voulu lui éviter cette triste et pénible période”. (1963 : chef de bataillon Saulnier )

454 UFO 159ème BIMA

Je lisais avec intérêt vos articles lorsque que je suis tombé sur un passage où vous minimisez la souffrance des harkis vous appuyant sur l'enquête de Pierre DAUM.
Alors je m'adresse à vous avec sincérité en tant que fils qui a perdu un père admirable.
Il est né dans un village de Kabylie près de TIZI OUZOU. ..... Il grandit sous le joug du colonialisme, en indigène et dans la misère. Il rêvait de faire des études. Rêve brisé car la guerre d'Algérie éclata. Il se retrouva dans la 159e Brigade D'Infanterie Alpine jusqu'à
u << cessez le feu>>> puis fut versé dans la force locale.<<jusqu'a l'Indépendance>> C'est alors qu'il fut capturé par l'ALN et endura 4 années de détention terrible et s'évada en 1966.

455 UFO 9ème RIMA

Pourquoi le 9ème RIMA avec les harkis  faisaient  les dernières opérations contre les le FLN quelques jours après le cessez le Feu

  "A Laperrine, sept Harkis du 9' R.I.M.A., stationnés à Laperrine, ont été égorgés sur la place publique. Ces Harkis avaient eu le malheur de faire les dernières opérations contre le FLN quelques jours après le cessez-le-feu, lorsque le FLN avait tenté le pillage du village de Laperrine. C'est grâce à eux et aux soldats du 9' R.I.M.A. que la population européenne et musulmane de Laperrine n'était pas tombée aux mains des rebelles avant le 1er juillet. "

En ce qui concerne la Force Locale 455.

D’autres choisissent de participer à la FO avec toujours l’idée de trouver un moyen de se «racheter » auprès du nouveau pouvoir. Ainsi dans les unités de la FO, la confusion est extrême et la subversion est endémique.  

Citons par exemple ce rapport de la 455° UFO daté du 10 juin 1962 :

 

« Formée d’éléments FSNA fort disparates puisque provenant d’une douzaine de corps stationnés soit en Algérie, soit en France, cette unité a pris un mauvais départ qui peut expliquer par le manque d’encadrement FSNA, par la mutation dans cette Unité d’éléments FSNA au passé déjà chargé et par la garnison dans laquelle elle a été formée : Thiers (Secteur de Palestro), ville soumise à l’influence du FLN.  Dès sa formation, le mauvais esprit de certains éléments s’est manifesté, et entre le 15 avril et 19 mai quatre désertions ont été enregistrées avec emport de six armes alors que l’unité était encore stationnée à Thiers (ZEA).

Le 1er mai, les militaires FSNA ont décidé de faire la grève de la faim pour manifester leur mécontentement et réclamer la distribution de l’armement  qui était stocké au Corps pour des mesures de sécurité.

Le 19 mai au cours du déplacement de l’unité entre Thiers et Kandouri des cris pro-FLN ont été lancés par des éléments  de l’Unité au cours des traversées de village et un drapeau FLN était même agité par un fonctionnaire caporal ; ce drapeau a été récupéré par le capitaine Hostein à l’arrivée à Kandouri.

Des slogans FLN avaient été inscrits sur les murs des cantonnements de Thiers au départ de l’Unité, fait qui s’est reproduit à Bérard au cours des patrouilles.

Le 27 mai, un incident dramatique s’est produit à un barrage installé à 500m à l’est de la localité de Bérard.

 Au cours d’un contrôle effectué par une section de l’UFO, deux jeunes gens de la région de Castiglione ont été retenus par des éléments du barrage et depuis n’ont pas reparu. Une enquête ayant été ouverte par la gendarmerie, les deux corps ont été retrouvés enterrés à 200 mètres environ du lieu du barrage […] tout laisse penser que les responsables sont à l’Unité, soit qu’ils soient eux-mêmes passés aux actes, soit qu’ils aient livré les deux jeunes civils à des éléments de l’ALN […].

L’emploi de cette UFO dans les localités où se trouvent des Européens ne peut être envisagé, de nombreuses plaintes étant constamment adressées au capitaine, pour des fouilles de femmes, des incorrections et brimades lors des fouilles des véhicules européens.

Les sous-officiers (FSNA ou FSE) qui procèdent à la fouille de ces véhicules sont accusés de complicités avec l’OAS par leurs hommes s’ils n’agissent pas avec brutalité.»

Jean Claude Tournon dans le Livre  "Témoignages FNACA 1954-1962 "   1986   page 689

 "En attendant le 1er juillet"   "De temps   en temps nous apercevons le drapeau de la future République Algérienne, celui que nous avons combattu pendant deux ans et qui flotte à notre nez et a notre barbe. Quelquefois nos véhicules sont contrôlés par une patrouille de l'armée algérienne, mais cela se passe pas trop mal. " 

456 UFO ll /73ème RIMA

Extraits de l'Ancien d'Algérie, a lire attentivement pour connaitre la fin de nos camarades du C.I.T 160

73eme rt

23 mars13eme rt

Copie - Capture sur Internet

73 rima

En ce qui concerne la Période Transitoire ( Force locale ?) Cette force locale 456, constituée au 30 avril 1962, avait comme support le 1/9ème RIMA, voir documents secret ci-dessous

********************************

 Mémorial Genweb

: BRETON Prénoms : Oscar Conflit : Guerre d'Algérie Grade, unité : Marsouin - 73e R.I.Ma  [Infanterie] - R.I.Ma Régiment d'Infanterie de Marine Formé le 01/12/1958 par changement d'appellation du 13e R.T.S. - L'unité est dissoute le 30/09/1962 Complément : 1er bataillon Matricule, recrutement :

Date de naissance : 13/12/1940
Département ou pays : 9352 - Algérie
Commune de naissance : Oran

Genre de mort : Disparu

Mention Mort pour la France : Oui

Date du décès : 19/05/1962
Département ou pays : 9352 - Algérie
Commune du décès : Boufarik (Dpt d'Alger) Lieu, complément : 

457-458 UFO 19ème Regiment Chasseur à Cheval

Ce fut exactement 4 mois de classe , puis pour tous la ventilation sur l' Algérie . en ce qui me concerne , je suis resté 10 mois de plus en France j ai étè affecté a la CCS et au foyer du 2° HUSSARDS puis le 18 02 62 diriges sur le 19° RCC en Algérie a Bouira en petite Kabilye jusqu au 19 03 62 Opérationnel , et puis 3 mois de FORCE LOCALE jusqu a fin juin ; et ,,,,,,,,,,,,,, 3 mois d hopital pour une jaunisse carabinée . ensuite rejoint le régiment qui est dissout , les non libérables ventilés sur différents régiments en Algérie , et nous les libérables rappatriés en France , a Sissonne dans l 'AISNE libéré le 20 11 62

 Photo de cet ancien ; Lilian Dumont de la Force locale Algérienne  457 UFL-UFO

03.1962 : Affecté au 5ème Peloton au P.C. de Tilouat (Petite Kabylie).

  •  

    10.04.1962 au 02.07.1962 : Envoyé au camp de Saharidj et "intégré" avec ses camarades Français au sein du nouveau 457e U.F.L./U.F.O. (Armée Algérienne).

    Le 28.06.1962 : Désertion de combattants du F.L.N. au sein du 457e U.F.L./U.F.O.

    Le 02.07.1962 : Répression par les combattants du F.L.N. du 457e à l'encontre de leurs déserteurs de la journée du 28.06.

    Le 04.07.1962 : Indépendance de l'Algérie.

    Du 28.06.1962 au 02.10.1962 : Hospitalisé à l'hôpital militaire Ducros de Blida pour cause de jaunisse sévère

  • Quelques commentaires d'un ancien militaire du contingent  FSE de la 457 UFL-UFO qui ne dût la vie, qu'au dévouement de plusieurs de ses camarades qui l'ont transportès a l'Hopital et qui se sont fait assassinés au retour. Voir  un exemple  ( Mémoires des Hommes  MPF "Gonzalez Paul 29/06/1962 )

     <<  Mais de toute manière, depuis cette tragique histoire, je garde une dent contre tous  « ceux de l’époque » qui ont laissé  de pauvres appelés entre les mains des fellaghas  pour prétexter du maintien de l’ordre contre l’OAS.

                J’ai déploré surtout leur dégagement, leur manque de responsabilité, leur abstention (sous diverses prétextes) d’être a nos côtés dans le pire.

               Pouvait-on blâmer un pauvre sous –lieutenant appelé pour mener avec expérience, mais en toute responsabilité une telle « mission (..) »  

                Merci  à vous  «messieurs de l’époque » de vous être tous dérobés à votre devoir, merci pour l’exemple à ne pas suivre  que vous avez transmis bon mal gré aux générations futures.

     Cet exemple qui fait « messieurs » que vous ayez terni l’image de ceux, vos pairs qui ont essayé et essaieront d’assumer dignement en toute responsabilité vos erreurs du moment et qui a fait de vous des pauvres types planqués »

     

     

    459 UFO 1/61 RAA Néant

    460-461 UFO 35 RI néant

    462 UFO 117 RI

    En mai 1962, le 117e RI laisse la place au 23e Régiment d’Artillerie.

    Depuis le cessez-le-feu, le FLN avait établi des camps dans la région. Un commandant du 23e RA  avait été reçu dans l’un d’entre eux de façon parfaitement amicale.

     (Mail reçu par notre camarade Renaud)  - Il est parti en perm, en France, le 30 juin (à peu près). Deux jours avant, - les arabes de sa Force Locale ont envahi le magasin d'armement. Son collègue FSE les a laissés  et heureusement pour lui. Ils ont pris toutes les munitions pour les Mat 36 et sont allés arroser un bâtiment de pieds noirs.Il était bien emmerdé pour son départ en perm, mais il y est parvenu.Il a les coodonnées d'un FSE qui était avec lui. 

    j' avais 20 ans, 1ére classe du contingent, détaché de la 11éme cie du 3/ 117éme R.I. de Taoudjert- sidi ahmed, à la 462 éme U F O, de mars à juillet 1962.
    La compagnie était basée à la casbah d' Alger et était commandée par le même capitaine de la 11éme cie du 117éme R I.
    Nous étions 15 FSE avec environs 150 algériens issus de l' armée Française et du FLN.
    Ce fut la plus mauvaise période de mes 17 mois passés en A F N

    Mai, juin 1962 (?) à KOUBA :

    Au cours d’une intervention à Alger, une partie de la 7e Cie était parquée dans la cour d'une école du quartier de Kouba ( au sud d'Hussein-Dey) où des  tentes dressées l’attendaient.

    Train- train quotidien, patrouille sur patrouille, et bien sûr, toujours prêts à intervenir le plus rapidement que possible

    Je revois encore cette rue en pente de kouba qui passait devant l'église. Un endroit important cette église puisque nous devions assurer la protection des fidèles la fréquentant, et il y avait pas mal de cérémonies ! L’ensemble du quartier était aussi sur la liste des protections. Il y avait de quoi faire. C'est dans cette rue que je devais relever mon copain, le sergent P... En patrouille avec son groupe, il est interpellé par un commando O.A.S qui passait en voiture et qui gentiment lui a demandé de lui remettre tout l’armement du groupe. La transaction se fit dans le calme et la trouille (selon les dires du sergent racketté). Le commando O.A.S, enfin pourvu, s’en est allérapidement.  Le groupe désarmé revint au campement bienheureux de s’en être tiré à si bon compte. 

    463 UFO II/137 RI

    Le 137ème RI avec la 463°UFO

    Voir  - Etats des Sources sur la force locale  - (Aux Archives de Vincennes SHD ) Serie GR IH  Algérie

    GR  I H 4378 Rapport relatif à la disparition de la 463è unité de la force locale ???

    464 UFO 1/50 RA Neant

    465 UFO III/65ème Regiment d'Artillerie

    Rien de précis sur la Force locale 465

    << Il était 1er jus au 3/ 65 RA de Blida et on l’a mis au foyer !

    Selon lui, aucun FSE 2ème pompe ne se trouvait dans les sections (comme moi j'étais)

    Ils sont partis, selon lui, le 1er juillet et dans la journée, plusieurs FSNA sont venus>

    Un ancien de l'Indre vient de me joindre au téléphone, il n'a pas Internet

    Son -   Nom ???????? 

    Il était au foyer de la ????  (465)          il ne savait pas que nous étions numérotés

    Le (Capitaine)  Commandant l'Unité partait  souvent ......sans son chauffeur 

    Ils ont été en otage une journée ??

    466 – 467 UFO I/2 RI Néant

    Dans la 1ère liste d'unités combattantes ( Bulletin officiel des armées  N° 50 du 15 décembre 1975, Le I /2 R.I a combattu  du 19 février 1962 au 22 mars 1962  ainsi que du 3 avril 1962 au 2 mai 1962

     

     468 469 470 UFO I/6 RI II/6 RI III/ 6 R I

    <<<< Dès le 19 mai, les appelés FSNA de la 470 se sont agités, ont fait une grève de la faim. 4 meneurs ont été emprisonnés. Alors que les 2 autres UFL étaient calmes.
    Le 1er juillet à 22 h, la totalité de la 470 déserte avec armes et bagages et disparaît.      mais ce n'est que le 9 juillet que l'encadrement européen de la 470 est récupéré.    ( sans les soldats FSE ????  Moreau et Rousseau disparus et DCD )Rousseau Jean Claude (86)  libéré de ses obligations légales le 1-5-62  Maintenu sous les drapeaux le 1-5-62

    Muté à  la 470 UFL à compter 1-4-62     Porté disparu   depuis le  2-7-62

    Muté  CAR     101          23- 8- 62

     

     

    Autre témoignage “ Ce que je sais  c est qu il était au moment de sa fuite pour sauver sa vie dans la région de Paul Cazelle  Boghari berrouaghia et il est venu nous rejoindre a Médéa  au 6 ème RI qui était ma nouvelle affectation aprés ""les Nomades"" dissouts aux environs de juin  1962.. suite

    Ce dimanche, je viens d'avoir G   B  au téléph

     Il a été armurier et ensuite il tenait le Foyer. 1ère Classe

    Il me parle de plus de 400 arabes avec une trentaine de Français y compris l'encadrement.

    Peut-être 2 unités de Force Locale ?

    Il me parle de Nelson Bourg vers Médéa.

    Il me dit être resté pluisieurs semaines après l'indépendance dans la Force Locale.

    Un jour, des appelés arabes leurs ont dit que certains voulaient les zigouiller.

    Ils ont pris un camion et se sont barrés. Vers le 6ème RI de Médéa

  • Soldis 6

     

    Soldis 7
  • Entre ces documents  et les rapports en date des 21-09-1962 du Chef de bataillon Millerini et de Lieutenant Feral  qui sont trancrits au tribunal d'Instance de Poitiers  il y a beaucoup de contre vérités 

  • Le 1er juillet à 22 h, la totalité de la 470 déserte avec armes et bagages et disparaît.      mais ce n'est que le 9 juillet que l'encadrement européen de la 470 est récupéré. 

    Soldis 8

Difficile de comprendre  ????  -  Laisser "une base arrière"   a Reibeil   ( Gendarmes dans.... OAS  ???? voir témoignage d'un de ceux -ci sur site)  -  avec simplement 2 militaires FSE  et d'écrire ne pas  les avoir retrouvés  lors de la désertion des UFO le 1er juillet 1962 a 22 heures à Cheragas  ( meme heure que la désertion de la 434 a Guyotville (8km de distance).

DEs archives on m'a envoyés   <<<  Le 1er juillet à 22 h, la totalité de la 470 déserte avec armes et bagages et disparaît.      mais ce n'est que le 9 juillet que l'encadrement européen de la 470 est récupéré. >>>

Cela ressemble a "suppression de témoins génants "  dont le nom d'un militaire membre  de l'OAS du 6ème R I,  avait été pronnonce par le Haut commissaire en Algérie 

  

Le mot Aussignac est encore pronnoncé dans un"document " ????

Ci-dessous un message (valeur d'un Document - du 24 juillet 1962) mais qui ne raconte pas la même chose, sur les évenements sur le 23ème RI a la date du 23 juillet 1962 que ce militaire 

23 rima

  •  Aucun mot sur l'OAS  et la Force locale  sur ce  document -  pourtant  5 militaires morts  FSE  UFO sont répértoriers sur un site Internet de jean-jacques.viala à la date du 5 mai 1962

5 mai 1962

5mai ?????Une auto mitrailleuse de la force locale détruite par l'O.A.S. Cinq membres de la force locale tués. ?

Lesquels ???     extrait des militaires  DCD  d'Artilleurs 

Trote jean Jacques      1940       41             23 avril 1962     24ème RA Oran

Mathieu Maurice            1940     94           23 Avril 1962    24ème  R.A

Raeppel Richard           1940      67           23 Avril 1962    24ème  RA

Dusek Vladimir              1940    75 94        23 avril  1962     24°RA                      

Fichon Jean C                1940   54             23 Avril 1962    24° RA    Sous lieutenant  Sas

Onillon Gérard             1940      49           24 Avril 1962    24 RA

  • ?????????     (Le rapport (qui est aussi un témoignage), ensuite, du lieutenant Louchart, commandant la 1ère compagnie du 7ème Régiment d'Infanterie de Marine est particulièrement intéressant. Le 5 juillet, la 1ère compagnie du 1er Bataillon du 7ème RIM est stationnée sur la route de la Sénia, près du collège technique et la gare de circulation routière.????????
  • 471 UFO 23 R D Néant

    472 UFO I/23 R A

    Depuis le cessez-le-feu, le FLN avait établi des camps dans la région. Un commandant du 23e RA  avait été reçu dans l’un d’entre eux de façon parfaitement amicale.

    ***********************************************************************************************************************

     Une unité de la Force Locale, la 472e UFO  (du 23ème RA) se trouvait là.

     (copie)

    Rien dans les journaux, et pourtant : Un informateur musulman vint signaler au quartier, que des femmes étaient séquestrées dans une villa et contraintes à la prostitution. Une action fut engagée aussitôt. Le commandant T. n'y a pas participé et pour connaître le détail de ce qui s'était passé, nous nous sommes adressés au colonel G. (alors lieutenant) qui prit une part active à l'opération. Comme précédemment le commandant avait été informé par un harki, différent du premier, et qui lui inspirait moins confiance. Aussi, jugea-t-il opportun de recommander une grande prudence à ses hommes. Toutefois, le renseignement se révéla bon et les militaires du 12e B.I. furent accueillis par des coups de feu devant la villa suspecte. Celle-ci était située dans le quartier du Beau Fraisier, près d'un bidonville appelé parfois Campagne Macone à Montplaisant. La fouille allait commencer après que l'édifice ait été encerclé par la troupe et que cinq hommes et une femme, tous Musulmans, aient été tenus en respect. Toutefois, contrairement à ce qui s'était passé le 29 mai, les choses tournèrent mal; la fusillade reprit. Un musulman porteur d'un pistolet automatique fut abattu. Tandis que les éléments de la 3e et de la 4e compagnie entraient et fouillaient la villa, des musulmans se rassemblèrent à proximité. Une manifestation éclata. Une unité de la Force Locale, la 472e UFO se trouvait là.

    Elle se mit ouvertement du côté des manifestants, bientôt rejointe par des ATO. Une situation extrêmement tendue se créa. La fouille avait déjà permis d'établir que la villa était un centre d'interrogatoires et de tortures. Elle révéla en outre que plusieurs cadavres étaient enterrés dans le sol en terre battue du garage. Deux corps furent exhumés, un homme et une femme, tous deux musulmans, selon la copie du rapport que le colonel G. nous a permis de lire. (un cadavre musulman et le cadavre d'une femme européenne selon le commandant T.). D'autres cadavres étaient ensevelis à cet endroit mais la fouille dut s'interrompre. Des incidents se produisirent en effet à l'extérieur. Le sous-lieutenant Daniele constatant que le cadavre de l'homme abattu et son arme avaient été emportés, se lança, seul, en direction de la foule musulmane pour les récupérer. Selon le colonel G., cet officier revenait de permission en Métropole et il avait mal assimilé les nouvelles consignes qui étaient de toujours rester groupés et de ne pas rechercher le contact avec les éléments indigènes. Les manifestants musulmans se mirent à lapider le sous-lieutenant qui, gravement blessé, s'effondra.

    Yves Danière, Sous-lieutenant au 12e B.I., Chevalier de la Légion d'Honneur, Mort pour la France le 5 Juin 1962 à Alger à l'âge de 28 ans.

    suite a cet incident ? Beaucoup de harkis du 12ème B.I  furent tués le 1er Juillet -  Sur 70 harkis qui servaient à Tablat, B. affirme qu'il n'y a que 10 survivants - Témoignages dans"Guerre d'Algérie Jour aprés Jour")

    473 UFO I/38 RA

    <<<<<J'avais été affecté à la 473° UFO constituée à partir du 1/38° R.A aux Ruines près de Djelfa.

    J'aimerais savoir s'il serait possible de retrouver le nom des quelques FSE qui étaient avec moi en juin-juillet 1962.

     La 473° UFO a été constitué le 27 mars 1962 avec le 38°RA à Ain-Mabed.

    Elle était commandée par un Capitaine Mostéfaoui  

    Nous sommes allés à Chebacheb près de Rouiba jusqu'au vote pour l'indépendance.

    L'unité a été dissoute , le 38° RA rapatrié en métropole.

     Pour ma part, j'ai terminé au 27° RT à Fort de l'eau.>>>>>>>>

       Un nouveau témoignage très court  (février 2017)

    <<< Affecte a la 473UFO lieu dit LES RUINES ; CAP MOSTEFAO

    Désertion des appelés musulmans après le 02 07 1962.

    474 -475 UFO II/22 RI III/2 RI

  • Bonjour Je suis de la classe 61/1B. J'ai été volontaire "désigné d'office" dans la 475ème unité de force locale, secteur Orléansville.

    Je n'ai pas de repères relatifs aux dates pour les différentes phases de mon séjour en Algérie car ma mère a brûlé tous mes papiers, courriers ... de cette époque là afin que j'oublie. Tu parles si je vais oublier. Deux de ses copines, soeurs de copains de classe, ont fait de même. Il ne me reste rien d'un copain qui a été tué en Algérie que son souvenir, il s'appelait Jean Cazelles et était du sud-ouest.

    On ne nous a rien dit sur les UFL ou UFO sauf qu'elles prenaient la place des unités de notre régiment.

    Notre incorporation dans ces unités s'est faite en trois temps :

    1°/ demande de volontaires algériens ou pieds noirs = 0 volontaires,

    2°/ demande de volontaires : 2, un Capitaine qui voulait rester avec sa maîtresse, plus (beaucoup plus) jeune que lui, fille d'un algérien et d'une européenne, et un sergent qui avait été interdit de séjour à Alger par l'OAS, aux environs du mois de mars 62, c'était pour lui une sorte de vengeance.

    3°/ des volontaires " désignés d'office" dont j'ai fait partie.

    Arrivés sur place, nous avons appris que les unités créées passeraient sous commandement algérien le jour de l'Indépendance.

    Notre Compagnie était basée à Chasseriau (entre Thénés et Orléansville) et nous avons créé deux unités de plus à Khalloul et Rabelais. Pour les deux j'étais chargé de la logistique, armement matériels, véhicules, appro ... à Khalloul sous les ordres d'un sous-lieutenant appelé,  à Rabelais sous les ordres d'un Lieutenant français d'origine kabyle.

     

     

    Copie site de Michel du 22° R.I

    MES CENT JOURS DANS LA FORCE LOCALE.

    Ce texte écrit par l'historien Jacques MACE, est extrait de la revue "Guerre d'ALGERIE Magazine N° 6" . J'ai trouvé intéressant de le publier, deux Bataillon du 22ème R.I. ayant participé à cette force locale de l'ordre. Le 3ème à KHALLOUL sous la dénomination 475ème UFO. Le 3ème à CHASSERIAU sous la dénomination 476ème UFO.

    Le 22ème Régiment d'infanterie basé à TENES à fourni deux unités à la Force Locale de l'Ordre.

        Le 2ème Bataillon à KHALLOUL sous la dénomination 474ème UFO.

         Le 3ème Bataillon à CHASSERIAU sous la dénomination 475 ème UFO. 

    Je serai heureux d'être contacté (à l'aide des fiches contacts du blog) par des anciens de ces unités pour qu'ils me fassent part de leurs souvenirs .       Michel.

    "Le Colonel LALLEMAND a commandé le 22ème RI de 1958 à 1962  - en Juin 1962, il pris sous sa responsabilité et sur ses deniers de faire embarquer les Harkis de la région de Ténès vers la Métropole en particulier la Famille MERAOUI

      Dans la Vienne 86, au mois de Mai 1962, on peut lire dans la presse régional "plus de cent harkis et leurs familles ont été acheminés a Loudun "ferme de Saint Cassien "  grace au colonel Lallemand  et a Chauvigny grace au Général Demotte Robert (a "la Brelaissière")

  •  

     

    476-477 UFO II/131 RI III/131 RI Néant

    478 UFO 5 RS

    Après avoir vu partir:

  • le 15 avril 1962, le 1er escadron qui reverse ses chevaux et devient 478e Unité de Force Locale (UFL);

  • puis le 1er juin 1962, le 3e escadron dissous au départ de son contingent;

  • le 5e régiment de spahis est dissous sur place le 31 juillet 1962

    479 UFO 28 RD


     Tension avec l’OAS

    L’approche du cessez-le-feu ne ralentissait pas le rythme des opérations, au contraire. Un canon de 105 et des caisses d’obus ont été amenés au poste à la fin de février 62. Un peloton de combat s’y est installé pendant une quinzaine de jours. Les sorties consistaient en partie à détruire les maisons restant encore debout,  pour éviter qu’elles ne servent de refuge aux « fellaghas ».

    Parmi les appelés, ceux qui, quelques mois auparavant, parlaient de « casser du fell »,  aspiraient maintenant à la paix. Mais à l’escadron et au poste de Reyder qui en dépendait, la propagande pour la poursuite de la guerre devenait insupportable. Nous apprîmes que des gradés de l’escadron et de Reyder organisaient le ravitaillement en vivres et en munitions d’un commando OAS qui cherchait à s’implanter dans la région. La tension devint rapidement intenable : refus d’obéir des appelés et des harkis, manifestations et slogans anti-OAS, mitraillage de la tour radio de Reyder par le commando OAS après que les camarades aient refusé de transmettre les messages qui lui étaient destinés. Un rapport détaillé des appelés au PC ne fut suivi d’aucun effet.

    A Dar-el-Beida comme ailleurs nous étions sur nos gardes. Des barbelés fermaient l’enceinte du poste. Une nuit celui qui montait la garde dans la tour se mit à tirer au FM (Fusil mitrailleur). Des balles s’écrasaient à l’autre extrémité du bâtiment. Il avait vu des ombres tout près et il avait fait des sommations.  Plusieurs d’entre nous se mirent à tirer au-dessus du blindage des fenêtres. Puis tout s’arrêta. ALN, OAS ?  Nous ne savions pas. Le lendemain, c’était le sujet de discussion au village. «  Ce ne sont pas des maquisards de l’ALN. Ils ont ordre de ne plus harceler les postes et de toute façon ils n’auraient pas tiré sur le vôtre ». En réalité, personne n’était venu rôder ce soir-là près du poste : les impacts venaient probablement des tirs du FM de la tour de garde !

     Le cessez-le-feu

    Le 19 mars 1962, quand la radio annonça le cessez-le-feu,  nous nous sommes précipités dans le village. Nous voulions faire la fête avec les habitants mais le FLN avait donné des consignes pour éviter des  effusions qui pourraient déborder. Je confiai à Akri que je m’étais bien amusé à le voir s’asseoir toujours sur le même rocher, visible de loin, à chaque fois que des militaires arrivaient en vue du poste. Il en avait bien ri lui aussi. Il m’avait dit que j’étais comme son frère et qu’il fallait que je revienne quand l’Algérie serait indépendante. Cependant, les gradés de Reyder avaient décidé d’ignorer le cessez-le-feu et de continuer les patrouilles et les embuscades. Des hommes et des femmes pris dans l’ex-zone interdite étaient ramenés au poste, tabassés, enfermés dans un silo.

    Et puis un jour que les harkis étaient une fois encore appelés par un sous-officier pied-noir à collaborer avec l’OAS : des rafales de PM. On relevait  trois morts (le sous-officier et deux harkis) et plusieurs blessés,  pendant qu’un groupe de harkis s’enfuyait. Les enquêteurs du PC firent disparaître les douilles et firent retomber la responsabilité de la fusillade sur les appelés. Deux de nos camarades furent accusés auprès du tribunal militaire de refus d’obéissance ayant entraîné la mort de trois hommes ! Quelques jours après,  le maquis de l’OAS fut attaqué par l’ALN. Il perdit des hommes dans les combats.  L’armée française prit le relais et poursuivit les rescapés. L’aventure était terminée.

    Le moment d’abandonner le poste arrivait. Robert et moi,  nous nous demandions ce qu’il allait advenir des familles de Dar-el-Beïda. Et les enfants, pourraient-ils retrouver une école ? Le jour de notre départ une grande partie des habitants s’était rassemblée. Ils étaient évidemment heureux de pouvoir retourner dans leurs maisons, si elles n’avaient pas été détruites. L’instant était chargé d’émotion. Des enfants pleuraient. Nous savions que nous ne les reverrions plus et nous étions bouleversés.

     Tension entre appelés et militaires de carrière

    C’est à Reyder que nous nous sommes retrouvés. Après la fusillade qui avait fait trois morts, la tension entre appelés et militaires de carrière  était loin de s’apaiser. Pendant que ceux-ci tambourinaient  les cinq coups d’Algérie française sur des assiettes en métal, nous resserrions les rangs : déplacements armés à l’intérieur même du poste (jusqu’à ce qu’on nous retire nos armes, sauf un FM),  garde de nuit devant notre dortoir, FM en batterie … Bien entendu je ne mangeais pas au mess et je dormais avec les appelés. Il fut décidé de constituer un dossier avec des témoignages et de le faire parvenir à Rocher Noir ( où venaient de s’installer les services de Délégué Général du Gouvernement ) pour défendre les deux camarades qui avaient été accusés.

    De retour à l’escadron, je constatais que le cessez-le-feu n’y était pas respecté. Des maquisards de l’ALN qui se rendaient dans leur famille étaient interceptés et conduits au PC pour être interrogés. Dans un escadron voisin, des appelés étaient tombés sur un groupe important de maquisards de l’ALN. Ils avaient pris contact sans incident. Quelques heures après, sur l’initiative d’un lieutenant qui s’était empressé de faire appel à des renforts, le groupe était encerclé et emmené prisonnier à Miliana.

    En mai 62 j’ai eu une permission pour la France. La section du parti communiste m’invita à faire une projection de diapositives et à participer à un débat sur l’Algérie. Quelques jours après,  des voisins qui habitaient un peu plus haut dans la rue eurent la surprise d’avoir leurs murs couverts de slogans : OAS vaincra… La ville venait de faire changer les numéros des maisons et ils avaient hérité du nôtre !

    Après un bref retour à l’escadron, je fus affecté à la Force Locale d’Affreville, chargée de lutter contre l’OAS. Je m’occupais de l’approvisionnement. Le capitaine et la quasi totalité des hommes étaient arabes. Il n’y avait que quelques appelés et quelques militaires de carrière français. Certains cherchaient à savoir lesquels avaient constitué un dossier sur la fusillade de Reyder. Un jour je trouvais un micro au-dessus du plafond de la pièce où nous avions l’habitude de nous retrouver entre appelés. Nous en parlâmes au capitaine avec qui nous avions de bonnes relations. Il nous assura qu’il avait lui-même porté le dossier à Rocher Noir. Finalement nos camarades furent acquittés par le tribunal militaire.

     Après le vote pour l’indépendance

    Alors que les Européens quittaient la ville, les Arabes se préparaient au grand jour du vote pour l’indépendance qui aura lieu le 1er juillet. Début juillet 62, les forces locales de toute la région rejoignaient l’ALN. Partout, c’était la fête : des milliers de drapeaux, des camions bondés qui circulaient en klaxonnant, des défilés de garçons et de fillettes en vert et blanc, les youyous des femmes…La joie, enfin !

    Ma dernière affection fut Fort Lamothe, sur la route Alger-Oran, en bordure de l’oued Chéliff.

    Le capitaine trouva à m’employer en utilisant le fait que j’arrivais de la Force Locale. Les militaires français étaient cantonnés dans leurs locaux. Les barrages étaient maintenant tenus par les forces de l’ALN, qui inquiétaient parfois les véhicules d’approvisionnement jusqu’à se saisir de denrées. Je fus chargé de l’approvisionnement. En ville, je retrouvais les anciens de la Force Locale d’Affreville qui, bien entendu,  ne me faisaient pas de difficulté pour franchir les barrages.

    Un jour je fus envoyé à Alger avec une ambulance qui transportait deux faux malades, en réalité des harkis qu’il fallait soustraire aux recherches de l’ALN. Je n’étais pas très fier de cette mission : ils avaient peut-être accompli de sales besognes… Mais par ailleurs la terrible épuration à laquelle se livraient la population et l’ALN (souvent le fait de résistants de la dernière heure) était effrayante. Nous voyions des corps mutilés, sans tête, flotter sur l’oued Chéliff. Même si je n’avais pas de sympathie pour les harkis,   je pensais que la France, en les abandonnant ainsi, était vraiment au-dessous de tout !

    480 UFO 18 RA

     

      Conformément à ta proposition, je t’adresse mes souvenirs d’Algérie en me disant que tu sauras mieux « placer » ce texte à la fois sur UFL 480 (pour les copains), mais aussi pour l’ensemble des UFL..

     Secteur d’Orléansville  18eme RA : Les « batteries » sont réparties  dans bien des bleds du secteur. Avec ma vieille carte Michelin de l’époque  N° 172 (1958) et ma vieille mémoire,  je peux citer :   Ténès (Montenotte), El Marsa, le Guelta, Paul Robert (le PC), Cavaignac,  Flatters, Hanoteau, Chassériau, Rabelais (mon UFL), Fromentin, Oued- Fodda, Cavaignac, Renault  et enfin Warnier dernière base du régiment (terrain le l’A.L.A.T , Aviation légère de l’armée de terre) avant le rapatriement.

    Avril 1962 : Sur ordre, je quitte Hanoteau (B2) avec quelques autres, direction Rabelais.

    Une ancienne ferme viticole désaffectée suite au tremblement de terre dit d’Orléansville, mais qui pour être utilisée par l’armée malgré les nombreuses lézardes convenait apparemment très bien  (louée au ministère des armées ou offerte gratuitement par les colons après dédommagement des assurances ? : nul ne sait !!!.)

    Des bidasses algériens de souche arrivent de partout,  ceux qu’on désigne par le titre évocateur de FSNA  (Français de souche Nord Africaine). Ils seront logés dans les anciennes  écuries et autres remises à bestiaux  barbouillées à la chaux !! .  L’encadrement  sauf quelques sous officiers et quelques  brigadiers sont tous comme moi des FSE (Français de souche), mieux logés dans les habitats des colons ou de leurs personnels.

    Qu’est ce qu’on fout là ?? , mais pourquoi avoir été nommé dans cette unité dont la mixité me laisse rêveur ??   On ne sait rien, ni pourquoi, ni comment, juste que cette « force locale » est un élément « Tampon  entre les populations » et ce qu’on croit entre les populations et le FLN.   Erreur, erreur grotesque d’appréciation par manque délibéré d’infos!!Ce que j’apprendrai plus tard  et en France, c’est  que suite aux  accords d’EVIAN, nous sommes placés sous les directives du GPRA (gouvernement provisoire de la République Algérienne) DONC SOUS LE COMMANDEMENT DU FLN.  Si nous avions eu « vent » de cette entourloupe, notre réaction n’aurait certainement pas  été aussi docile. C’est une honte caractérisée de nous avoir UTILISE  de la sorte.  Les événements décrits par certains (enlèvements exécutions) prouvent que nos vies étaient mises en danger  ALORS QUE LE CESSEZ LE FEU EST EN VIGUEUR.    OUI ! HONTE A NOS AUTORITES.

    Avec le recul je réalise que nous aurions pu les FSE « cadres »  être égorgés  sans pouvoir nous défendre, ne serait-ce que la nuit.  Quant à la journée et dans le bled, avons eu des missions ridicules mais dangereuses  en attendant notre départ pour Alger. Pourquoi ai-je été choisi (je me doute et le dirai plus loin) pour une mission débile.  Envoyé dans une zone abandonnée par l’armée, un coin paumé à 60 K/m de Rabelais dans une vallée reculée avec une seule jeep composée de : le chauffeur et son PA,  un civil que je ne connais pas, il est  « pied noir ? »  Berbère ? infiltré du FLN ? je ne saurai jamais !! Il est   détaché de la SAS (section administrative spécialisée), une sorte d’administration pseudo militaire!  Le troisième, c’est  moi avec mon PM (mat 49).  Notre mission : accompagner le civil de la SAS porteur d’argent pour quelques civils du douar (dont je n’ai pas retenu le nom) de quelques « prestations sociales ??? ».  Cet argument me rassure un peu,  mais nous sommes tellement « esseulés, perdus, vulnérables» tous  les  trois que la trouille m’envahit surtout à l’approche d’un village accroché au coteau, quand je vois des hommes en armes se disperser et se « planquer » à notre approche. Le FLN bien sûr !! Notre véhicule s’arrête au milieu du bled,  le « trésorier » qui connait les lieux nous quitte.  Me voilà  (nous voilà le chauffeur et moi) à la merci de n’importe quel excité soucieux de se venger ou comme certains  jouant les braves de dernière minute. J’opte donc  pour l’attitude  du « résigné » et je balance mon PM dans le dos et sort mon appareil photo (Foca sport 1 B). Bien m’en a pris,  les enfants sont arrivés et signe de détente absolue, deux verres de thé à la menthe nous sont offerts. La peur s’en va, pas la méfiance !!! Retour sans problème……ouf !!

     

    Je sais pourquoi le Lieutenant  CHINCHON (fort sympa), il sera nommé Capitaine peu après, m’a désigné pour cette virée au fond du djebel.

    La discipline, difficile à obtenir avec « la troupe », le capitaine décide de procéder à ce que les soldats connaissent bien comme étant une connerie, il s’agit de la revue de casernement. Malgré quelques propos confus (ça grogne) et un rangement quelque peu « bordélique » ça se passe à peu près bien, sauf qu’à un moment, s’opposant au pitaine un gars sort un couteau.   Ma réaction est immédiate, ridicule dans le contexte, mais elle est le résultat de ma tension intérieure (les nerfs à fleur de peau) qui ne faiblit pas. Je fais usage d’une portion de prise de judo (clé de coude) et je l’immobilise.  Avec des copains on transporte le gaillard à la cave à vin qui dispose d’une dizaine de  cuves en béton énormes et lâchons le gars dans une des cuves (toutes vides évidemment) qui nous sert de prison improvisée.  Pendant le trajet le type m’annonce que : je ne reverrai pas Marseille !!

    Fort heureusement des copains du taulard on ouvert la trappe et il a déserté. Notre course poursuite avec les gendarmes et leur chien s’est interrompue, le chien ayant perdu sa trace.

    Je réalise mon erreur, d’autant qu’à partir de ce jour je suis devenu un peu « l’homme de confiance » du capitaine, dont la mission citée plus haut.

    Par une chaleur épouvantable nous embarquons pour Alger, qui n’a pas bonne réputation, l’OAS frappant sans cesse et sur des cibles essentiellement musulmanes (Arabes et Berbères confondus), mais aussi administrative (La Mairie). La traversée d’Alger se fait au ralenti dans une pagaille de foule et de véhicules qui m’impressionne compte tenu du contexte, les Algérois ont donc pris l’habitude de mépriser les risques des confrontations (comme nous aujourd’hui ici en France, alors que les agressions se succèdent tous les jours, les gens circulent comme si de rien n’était).

    Bref, nous voilà sur les hauteurs de la ville, au dessus de Bab el Oued, vers la basilique Notre Dame d’Afrique, Qui a été depuis (ce qui est étonnant) rénovée !!

      Installés dans une école désaffectée, nous prenons rapidement nos marques à la fois de confort et de protection (depuis le toit terrasse on a une belle vue sur la ville basse et le cimetière).   Je deviens chef de section, par la grâce d’une permission de longue durée accordée à mon chef de section un S/Lieut Polytechnicien dont j’ai oublié le nom.

    Les patrouilles dans le quartier et aussi à Bab el Oued s’enchainent sans problème pour moi, les gars de la section étant assez disciplinés ! Il faut dire que dès notre arrivée sur place ,j’ai discuté un moment avec eux (dont un surtout qui me servait d’interprète ) pour leur dire que j’avais compris depuis longtemps que l’Algérie allait vers son indépendance et qu’en cas d’accrochage avec l’OAS je serais peut-être  le premier à tirer. Sans entrer dans la complexité de « l’Algérie Française » mon souci étant comme toujours de défendre ma peau suivant l’adage : c’est lui ou moi !   

    Ca n’a pas été la même chose pour un copain (son nom ?) qui en patrouille a été pris avec son  groupe, sous un feu nourri de l’OAS pendant une bonne heure. 

    Il n’a été sorti de là que par l’intervention des blindés des gardes mobiles.  

     Alors que je suis en mission de « schouff » à la limite des habitations sur les hauteurs d’Alger, une autre section vient prendre la relève. A sa tête un sergent (ancien harki) BEN SEDIK. Je lui passe les consignes.   Nous n’avions pas fait 50 M que deux coups de feu claquent, Ben Sedik s’écroule il est touché au ventre par son premier « voltigeur » en  qui il avait toute confiance puisqu’il lui avait laissé son PM. Un voiture a déboulé on ne sait d’où avec, au volant un civil qui a embarqué le blessé ……………on ne l’a jamais revu !!! Probablement une des victimes du grand massacre des harkis par l’ALN.

    Comme d’autres cadres de notre UFL j’ai eu aussi pour mission de déménager des pieds noirs de Bab el Oued. Quelle tension !! Les Algériens du quartier nous regardent avec des yeux de haine, de dégout et de défiance. Pour ce genre de mission évidemment nous ne sommes  que des FSE : un chauffeur de la jeep et moi. Ma surprise est à son comble lorsque je monte dans l’appartement du « déménageant » et qui me dit : on ne va pas faire le trajet (un camion plein attend sur la rue) sans prendre « ce qu’il faut » !! C’est alors qu’il ouvre un placard et que je découvre une rangée impressionnante d’armes de toutes sortes. Il en saisit une plus un révolver et nous voilà partis.  Autant que je me souvienne, nous avons escorté le camion jusqu’en dehors du quartier « Arabe ».  Avec une telle « artillerie », on comprend que le conflit ne pouvait s’arrêter  et encore moins espérer  « le vivre ensemble » !!  C’est foutu depuis longtemps on le sait, mais on le vit avec ces explosions juste derrière nous, comme pour nous dire (vous ne l’avez pas vu venir celle là), ces coups de feux de ci de là, ces civils qui fuient comme à la débâcle, préférant la valise (même réduite pour certains) au cercueil annoncé !  Tout cela est d’une confusion ahurissante, dans un climat d’épouvante, de défiance tous azimuts, de pagaille, de précipitation et bien sûr de larmes que les petites gens, loin d’être des colons ou des combattants OAS versent le plus sincèrement du monde. Comment ne pas comprendre une grand-mère ou un simple ouvrier qui ayant tissé pendant des années des liens forts avec les Algériens se trouvent poussés sur un bateau vers un destin plus que sombre.   NON ! tous les Pieds noirs n’ont pas été des saboteurs, tout comme les Algérois n’ont pas été des sauvages du FLN !  Depuis, j’ai compris après avoir étudié l’Islam que la notion de pillage et de « « razzia » sur les biens des mécréants, faisait partie d’un mot d’ordre du FLN ………….les Civils d’ Oran  ont payé cher cette directive !!

    Une autre mission (j’ose dire de merde !!) qui a consisté à m’envoyer SEUL dans une voiture civile avec au volant un civil Musulman, dans un quartier douteux au dessus du cimetière St Eugène je crois, pour aider le FLN à dégager des blessés de leur rang après un accrochage avec  des bérets noirs du secteur. Je suis là en tampon, offrant « mes services » à ceux qui pendant des années ont lutté contre des petits soldats comme moi, ces appelés du contingent dont près de 30000 ont laissé  leur vie et ceux qui sont rentrés, une bonne partie de leur jeunesse et pour certains un traumatisme INDELEBILE.

    Bref des voitures embarquent les blessés et mon chauffeur me ramène. Sur le chemin on est arrêté par une sorte de barrage de l’armée Française. S’approche de nous un de ces braves bidasses de base  (il est seul )qui me voyant avec un PM en main, seul dans une voiture civile, change de mine en un instant ! Très vite je lui dis : ne t’inquiète pas je suis de la force locale (il ne sait probablement pas ce que c’est !!) en mission « secrète ».

    Cet adjectif « à la James Bond » lui suffit dans le merdier du moment ! Et puis le « allez roulez » qu’il lâche  doit le soulager, moi aussi !!   Mon chauffeur me débarque à mon cantonnement.  Ouf ! Encore un truc de passé.  

    On va vers le référendum, nos gars sont fiévreux, mais globalement  ça va, sauf  qu’un événement médical s’abat sur pratiquement tous les Sous/off.  Tous, bien contents de retrouver dans nos locaux  « une eau de ville au robinet » en ont fait un  usage normal en la buvant.  Mal nous en a pris puisque quasiment tous on a « ramassé » une dysenterie amibienne carabinée……….bonjour le folklore  autour du WC des instituteurs qui nous étaient réservé.   

    481 UFO I/42 RA

    Témoignage d'un camarade Sergent  de la 481 UFL -UFO ?

    Nous ne sortions pas du casernement, il n'y a pas eu d,accrochage avec le F L N .

    Les 2em pompes étaient tous de nationalité Algériennes seul les gradés étaient de la Métropole

    Tu sais je n,ai pas ta mémoire ce que je me souviens le plus ce sont les interminables nuits ou ils jouaient aux cartes les transistors à fond avec cette musique que je ne pouvais plus supporter, et la difficulté énorme de leur demander le moindre service , seul quelques 2em pompes que je connaissais acceptaient les ordres.

    C'était mon pire cauchemar , car je crois me souvenir que je ne pensais pas au danger qui je pense était pourtant bien réel .

    le commandant de l' U F O  481 s'appelait  CLEDIERE  son grade Capitaine

    *******************************************************************************************

    Maréchal des logis appelé je fus incorporé sans me demander mon avis dans la Force Locale Algérienne en Avril 1962

    Malheureusement je n,ai que de très vagues souvenirs de cette période , sauf une très grande difficulté de commander les militaires Algériens à 98% .

    Des nuits interminables ou ils jouaient aux cartes avec les transistors à fonds , les cris de colère, la musique arabe à longueur de journée . J,avais pris des notes sur ces journées mais je les ai perdues dans la précipitation du départ , je ne sais plus à quel date précise

    Je pense que j,étais dans la région de Carnot appelé au 1/42 RA

    Ps : un jeune lieutenant de l, A L N  était très sympa avec moi mais un jour je ne l,ai plus revu

    482 UFO 1/43 RA Néant

    483 UFO 1/402 RAA

    En 1966- 1967 le Colonel Scotto Di Vettimo était chef de Bataillon du 402 RAA - Ce colonel a signé  un article de reconnaissance pour la 446 UFO, le 14 juillet 1962,  en ayant commander, la force locale du 13 R A, la 446 -UFL- UFO

  • document-de-reconnaissace-du-regiment.png

  • Voir le Site du 402 RAA qui a formé deux Unitées de la Force locale après la dissolution le 1/08/1962 ?????

  •  

    484 UFO II/10 RAMA Néant

    Corps d'Armée d'Oran 30 UFO

  • 485-486 UFO Néant

    487-488 UFO  158ème R.I

    J'ai 4effectué mon service militaire comme appelé à Thiersville de Novembre 1960 à Avril 1962 (date à laquelle le bataillon fut dissous, les militaires répartis dans d'autres unités -le 19° bataillon de chasseurs portés par exemple- ou versés à la 488° unité de la force locale à Nesmoth). Je peux donner des renseignements complémentaires aux personnes intéressées.

  • 489 UFO Néant

    490 UFO 6ème RCA

    490 ufo

    491- 492 UFO 31 BCP

    En ce qui concerne la 492° UFL-UFO Il suffit d'aller aux  Services Historiques de la Défense  Chateau de Vincennes

    Des documents de la serie 1H contiennent des informations permettant d'avoir un aperçu de la situation de ces unités.

  • 493 UFO 5ème BCP

     Gabriel Esnault (né en 1932) est issue d’une famille de militaire. Il rentre à l’école des sousofficiers d’active de Strasbourg en août 1952

  • repart en Algérie en tant qu’adjudant au 5e BCP basé à Dominique Luciani [auj. Tahemaret] en février 1962.

    En avril de la même année, il prend le commandement de la (293e ??) unité de force local (UFL) à Frenda.(493 UFL)

    Pour bon nombre de capitaine mis en charge de ce type d'unités parfois à leur corps défendant, l'ordre était " Pas de vagues"!

    En effet ces UFL ont été composées de cadres et d'hommes qui, pour la plupart, du moins dans mon secteur, venaient des Corps de France ou d'Allemagne et donc, contrairement à ceux ayant fait la guerre comme les RTA ou les Harkis, arrivaient avec la ferme intention de pactiser avec les fells, ne serait-ce que pour tenter de faire oublier leur " planque" pendant toutes ces années au lieu de rejoindre la rébellion!  En outre, comme tous les accords d'Evian systématiquement violés immédiatement par le FLN (???FAUX) cette idée de Force d'interposition entre l'ALN et nous était complètement utopique car jamais l'ALN n'aurait accepté une autre force que la leur car, il fallait à cette armée, tenter de prouver qu'ils étaient seuls parce que Vainqueurs  alors que nombre de musulmans, entre autres des responsables, savaient que de Gaulle leur avait fait cadeau d'un Pays alors qu'ils avaient perdu militairement. C'est pourquoi, ces UFL ont eu une vie éphémère et donc sans traces écrites...???? d'autant plus qu'aucun patron d'UFL n'a jugé utile de constituer des archives que PERSONNE ne lui demandait d'ailleurs... et pour raconter quoi ??? Les manifs pro fells pour se dédouaner voir des rebellions ou des désertions......!  Ce silence n'etait pas une première! Certains commandos Muongs ou Thaïs en Indo ont connu ce même oubli alors que eux.. avaient combattu souvent héroïquement!!

    Voilà.... ceci dirt, cela fait partie d'une vie de soldat, la vôtre comme la mienne et on fait avec !!!

    << Sauf que certains etaient militaires de métier et nous  nous étions militaires du contingent>>

    Copie) Livre  TEMOIGNAGES        F.N.A.C.A           Pierre DAVID ……  Loire-Atlantique        PAGE  681

    …Le 20  Mars , nous apprenions que des classes étaient rapatriées, et, en même temps que nous allions former la nouvelle armée algérienne en devenant la 493ème  Unité de la Force Locale.

      Pour ma part j’ai été libéré le 9 juillet 1962 après 24  mois et 5 jours de service militaire

            PAGE  682  683 684  --C’est pourquoi nous prendrons contact avec des gens de l’A.L.N pour nous indiquer mutuellement les emplacements des champs de mines.  Page    685  686  …la dernière rencontre a eu lieu quelques jours après début Avril 1962 au cours d’une patrouille de blindés cette fois

    494 UFO Néant

  •  

    495 UFO 28ème RI

    Merci a l'Ancien  Radio de cette ex-495°UFO pour son appel téléphonique  "rassurant".

    Ci-joint le petit article paru dans notre journal local (Paris-Normandie), relatant la blessure de notre capitaine (Massé) dans un accrochage avec la légion.

    Cet événement a eu lieu le jour de la Pentecôte 1962, en début d'après-midi, j'étais radio dans la jeep derrière le capitaine. C'est effectivement un détachement de l'A.L.N. qui nous a dégagé.

    Notre unité de force locale (U.F.L. 495) était stationnée dans une école primaire de Sidi-Bel-Abbès, en limite des quartiers européens et mulsumans.

    Nous intervenions ce jour là contre une unité de la légion étrangère, passée à l'O.A.S., et qui tirait sur notre école à la mitrailleuse lourde depuis le milieu de la matinée.

    Grosse frayeur rétrospectivement !....

    Notre capitaine fut soigné dans un centre de soins de l'A.L.N.

     Radio de l'UFL 495 (U.F.L. du 128e BI) de début mai 1962 à début juillet 1962, je fus auparavant radio du commando de chasse 294 pendant 20 mois.

    Article paru dans le journal local (Paris-Normandie), relatant la blessure du Capitaine Massé Commandant l'unité 495 de la Force Locale, dans un accrochage avec la légion, le 10 juin 1962.

    Force locale 2 1

  • La Force locale à Sidi bel Abbes

    A Sidi bel Abbes, les unités de la Force locale sont  constituées de jeunes recrues 
    de la région encadrés par des officiers et des sous-officiers français.
     Des sources avancent  que Ali Tounsi, celui qui sera plus tard directeur de la DGSN de l’Algérie indépendante ,
     alors sous-lieutenant de l’ALN dans la zone 5 (Sidi-Bel-Abbès) de la Wilaya V ,
     après avoir été détenu successivement dans les services psychologiques et d'internement de Misserghin, Baudens, Boukanéfis et  a la Maison d'Arrêt d'Oran
     est nomme sous-officier de la Force locale à Sidi Bel Abbés.

     Le 30 Mars 1962, l’OAS attaque  la base de l’ALAT, Le lieutenant Gavaldon  est tué.
    10 juin 1962, l’ALN porte aide à une unité de la Force locale

    A Sidi-Bel-Abbès, berceau et quartier général de la Légion étrangère, les incidents se multiplient entre légionnaires,
     force locale et éléments de l'ALN.. les maquisards de l’ALN ont ces mars 1962 investit la ville et s’était installé
     dans le quartier arabe des Grabas. Ils tentèrent tant bien que mal d’assurer la défense         

    Un sous officier français de Force locale se rappelle d’un événement qui a eu lieu en juin 1962 à Sidi bel Abbes :
     «  en début d'après-midi, notre unité de force locale (U.F.L. 495) était stationnée dans une école primaire de Sidi-Bel-Abbès,
     en limite des quartiers européens et musulmans . Elle est attaquée par une unité de la légion étrangère, passée à l'O.A.S.,
     et qui tirait sur notre école à la mitrailleuse lourde depuis le milieu de la matinée.
     Il reconnu que mis en difficulté par cette attaque il ne purent s’en sortir que grace à des elements de l’ALN en uniforme 
    qui survinrent pour nous  preter main forte .
     « Notre capitaine blessé  fut soigné dans un centre de soins de l'A.L.N. 

  • ************************************************************

    je faisais partie du 128e Ri base a Boutin au Pc de compagnie dirigee par le capitaine Quema ai participe a un groupe d animation encadre par Guy Sarrazin (Grosso)avec jean claude Marlet et pierre Valheux cordialement.marcel
    parissemarcel@aol.com Parisse
  •  

Copie prise sur Journal l'ancien d'algérie   

Marceau panchout recherche -  Aimé Pitois affecté 128ème BI  ( SP87743)

Baudens d'oct 1960 à mai 1962 -Unité Force Locale 495 jusqu'au O5/08/1962

496 UFO  8ème Zouaves

Par le biais des anciens que je cotoie à ce jour ( une trentaine du 8ème zouave et 21ème RI ) j'ai su que des gars du commando 295 du 8ème avaient été nommés pour la force locale 496 de la ferme Baujon du Télahg.

497 et 498 UFO Néant

499 et 500 UFO 2ème R T

samedi 24 septembre 2016  Algérie la "Force locale"

Issu du 2°RT devenu 2°BT, j’ai eu le « plaisir » de me retrouver dans la 5° Unité de Force Locale sans rien voir arriver. Le« plaisir » a surtout été d’en partir au 30 juin 62 ! ! Ma mémoire est peut-être mauvaise mais il me semble que nous étions 5 métropolitains pour une bonne centaine d’algériens musulmans au début. Ce qui correspondait en fait aux effectifs habituels de ma compagnie. Rapidement nous sommes passés à environ 200 (mais toujours 5 métro). Affecté au bureau j’allais chaque jour de l’autre côté de la rue rendre compte de notre activité au bureau FLN. Les réjouissances que nos collègues arabes nous promettaient n’eurent pas lieu car nous avons envoyé une lettre à notre ancien capitaine pour le mettre au courant et en le prévenant de notre détermination à déserter si on ne nous récupérait pas avant le 1° Juillet

501 UFO 2ème Zouaves

  • Dès le début de la guerre d'Algérie, les zouaves, majoritairement composés d’appelés et de rappelés de Métropole ou des départements d’Algérie, sont affectés à la mission de maintien de l'ordre.

    Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 marquant la fin de la guerre d'Algérie, les unités de zouaves en activité sont:

    - le 8ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 496°UFL-UFO, composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à la Ferme Baujon et qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie,

    - le 2ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 501°UFL-UFO, composé de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans et qui, pendant la période transitoire devait être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie,

    - le 3ème régiment de zouaves, qui forme une unité de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 403°UFL-UFO, composée de 10% de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, à la Cheffia et qui, pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

    Ces unités forment, avec un total de 91 régiments, les 114 unités de la Force Locale prévues aux accords d'Evian ratifiés le 18 Mars 1962

 

502 UFO 21 RT

Sur la Vidéo,  M Jean Monneret signale, a la date du 17 septembre 2018, qu'il y avait bien deux force locale a ORAN  la 502 UFO  et la 430 UFO le 5 juillet 1962 dont le Commandement était le lieutenant Khelif Rabah pour la 430 UFL-UFO  et  BECHOUCHE pour la 502 UFO-UFL  Un lieutenant de la 502 UFO fut tué et il y a eu  un blessé

503 UFO Néant

504 UFO 519 BT

Lieutenant-colonel Michel MANY * Commandant le 159ème BIA

(1961-62) Bataillon d'Infanterie Alpine, issu du 159ème RIA de Briançon et créé spécialement pour la guerre d'Algérie. Composé de 10% d'européens et de 90% de musulmans, basé à BOGHNI en Grande Kabylie,après le 19 mars 62.

 La force locale 504° (UFO)  créé par le 519 B.T.avant son départ,  constituée a la Senia, est prise en charge ensuite par le 3°RIA

505 UFO 454 GAAL

Voir Archives de  Vincennes pour la force locale 505

GR IH 4069. Rapport du Commandant le 454° groupe d’artillerie antiaérienne, sur le déplacement de la 505° unité de la force de l’ordre ……..avril 1962

506 UFO 1/8ème RI

Le 8 avril 1962: Les gradés et spahis "Français de Souche Nord Africaine" (FSNA) quittent le régiment pour former  la 508e Unité des Forces de l'Ordre (UFO)qui sera dissoute le 10 juillet pour être répartie entre le 1er régiment de chasseurs à cheval et le 8e régiment d'infanterie.

Donc, mutés  dans cette unité de la Force Locale 506 ?....

507 UFO 1er RCC

 En avril 1962, le gradés et spahis de souche nord-africaine sont répartis entre le 1er Régiment de Chasseurs à Cheval (RCC) et le 8e Régiment d'Infanterie (RI),

 

509 510 UFO Néant

Donc...... mutés dans cette unité 507 de la force locale du 1er RCC

511-512 UFO 6ème RT

AUTRE TEMOIGNAGE DE DISPARITION D’UNE UNITE ENTIERE DE LA FORCE LOCALE LA 511 UFO COMPAGNIE ISSUE DU 6Em RTA DE TLEMCEN BASEE A ORAN DEPUIS FIN MARS 62 ((QUARTIER DE LA MARINE )

2 Officiers rescapés de justésse ;évacués en catimini vers la métropole par le général Katz aprés les massacres du 5 Juillet à Oran

“Dans la nuit du 4 juillet 1962, vers 3h du matin, notre compagnie a été investie par un détachement de l’ALN arrivant du Maroc. Nous avons été désarmés manu militari et, sans explications aucune mais avec des regards menaçants, emmenés les mains en l’air dans une banlieue lointaine du quartier arabe. Nous nous sommes arrêtés vers 5h du matin dans un endroit désert. Le capitaine et moi même avons été séparés de nos hommes et tout laissait présager que nous allions être éxécutés car les conciliabules entre les chefs de l’ALN de notre groupe semblaient ne faire aucun doute sur leur issue.

Nous avons été sauvés par l’intervention in extremis des chefs locaux du FLN que nous connaissions bien pour avoir été en contact quotidien avec eux.aprés le cessez le feux

Le jour même le général Katz nous a fait tous deux embarquer définitivement pour la métropole .Que sont devenus les 200 tirailleurs algériens ? J’aimerais bien le savoir. Si quelqu’un peut me renseigner sur ce point, j’en serais ravi car j’avais de très bons amis parmi tous ces hommes placés sous mon commandement.” 

Force locale 0ran juillet 62

J'avais 21 ans, sous- lieutenant du contingent détaché depuis le 6è RTA de Tlemcen à la Force Locale à ORAN de mars à juillet 1962.

Ma compagnie commandée par le capitaine NEVEU, dont j'étais le seul officier adjoint, était basée dans une école désaffectée, dont j'ai oublié le nom, située près du ravin dit de "Ras El Ain", au sud de la ville

Nous avons passé trois mois avec nos 200 hommes, tous algériens recrutés d'office dans les régiments de tirailleurs, à faire le tampon et la police entre les deux communautés arabe et européenne ( la seconde, animés par de très jeunes gens de l'OAS surexités pratiquant une politique aveugle de terreur et d'assassinats, tirant au bazooka la nuit sur les bidonvilles arabes et les chefs de la première s'efforçant, avec succès, de contenir l'envie légitime de vengeance de leur population afin de ne pas compromettre l'indépendance).

Dans la nuit du 4 juillet 1962, vers 3h du matin, notre compagnie a été investie par un détachement de l'ALN arrivant du Maroc. Nous avons été désarmés manu militari et, sans explications aucune mais avec des regards menaçants, emmenés les mains en l'air dans une banlieue lointaine du quartier arabe. Nous nous sommes arrêtés vers 5h du matin dans un endroit désert. Le capitaine et moi même avons été séparés de nos hommes et tout laissait présager que nous allions être éxécutés car les conciliabules entre les chefs de l'ALN de notre groupe semblaient ne faire aucun doute sur leur issue.

Nous avons été sauvés par l'intervention in extremis des chefs locaux du FLN que nous connaissions bien pour avoir été en contact quotidien avec eux. Ils ont pu témoigner de notre travail de trois mois pour contenir les débordements de l'OAS ainsi que de notre parti pris pour l'indépendance  de l'Algérie.

 Le jour même le général Katz nous a fait tous deux embarquer définitivement pour la métropole .Que sont devenus les 200 tirailleurs algériens ? J'aimerais bien le savoir. Si quelqu'un peut me renseigner sur ce point, j'en serais ravi car j'avais de très bons amis parmi tous ces hommes placés sous mon commandement.

Posté par margolis gerard,

513 UFO  RICM

Monsieur

Je vous retransmets le message que vient de m'envoyer un de mes camarades

Début du message transféré :

Objet: Rép : AFN

Bonjour mon Général

 En mars 1962 le 4è escadron a été transféré de Ben Kérama (barrage marocain) à Nédroma où il a pris le cantonnement du 8è. On y a regroupé nos appelés FSNA et après un apport extérieur, surtout en cadres, il a donné naissance à la 513è UFO. Cette unité a connu un destin tragique puisque les fells l'ont capturée avant même le référendum sans que le régiment intervienne. Quelques cadres ont réussi à s'évader (j'en ai récupéré deux  à Nemours que j'ai ramenés à Hammam Bou Hadjar) dont le CDU, un LTT. La 513è a été dissoute officiellement fin juillet 62.

  NB : Ayant beaucoup souffert de cette affaire car 4 jeunes de mon peloton dont un excellent caporal étaient du lot je ne souhaite pas "témoigner".

514 UFO 2ème RCA

2 rca force locale

Avec tous mes remerciements à Daniel, je mets sur cette page des informations reçus sur la 514  UFL-UFO en 2016, que je viens de retrouver en 2017 dans mes archives

 

Img yvon ufl mp038

 

Img yvon ufl mp039

Capitaine de la 514 ufl

Toutes les autorités civiles et militaires y étaient invités le 22 Avril 1962

 

                               Camille Renaud

Ce que j’écrivais en 1973 :

J’avais été incorporé directement en Algérie, le 5 janvier 1961. Le Lido, un camp d’instruction de la cavalerie, situé à Fort-de-l’Eau, près d’Alger, abritait cinq à six milles soldats fraîchement incorporés. Après la période des « classes », j’avais fait un peu de maintien d’ordre à Alger. Nous avions suivi le putsch des généraux sur nos transistors, les paquetages alignés dans la cour. Le colonel commandant le camp avait jugé préférable de barrer les trois entrées du camp avec de vieux chars en panne. Muté début mai, au 2ème régiment de chasseurs d’Afrique, j’avais été versé au 2e escadron, à Sebdou, près de la frontière marocaine, au sud de Tlemcen. Je conduisais un G.M.C. et transportais une vingtaine de soldats du commando 127. Nous attendions les rebelles franchissant le barrage électrifié. Au mois d’avril 1962, je partis en permission en France. Aucun rebelle n’avait franchi le barrage depuis huit mois et les derniers « fells » accrochés dans la région, l’avaient été trois mois auparavant. Après trois semaines passées en France, je regagnais Sebdou. Mes premiers camarades me saluèrent avec une visible compassion. J’appris ainsi, par bribes, ma mutation à la « force locale ». Je découvrais ce terme : j’allais découvrir ce qu’il signifiait. Je me présentai aux bureaux de la force locale, qui étaient installés dans le casernement de mon ancien escadron. Nous avions le même capitaine, le même bureau, les mêmes cuisines et les mêmes radios. Je fus affecté au 2e peloton et fis mon entrée dans la chambrée. J’avais, à cette époque, 16 mois de service militaire, dont 12 à Sebdou. Je n’étais donc pas un « bleu ». Pourtant, j’eus l’impression de rentrer dans une chambrée de bagne. La chambrée, baraque préfabriquée en fibrociment de 15 m sur 5, contenait auparavant vingt personnes. Quarante lits superposés s’y entassaient à présent. Partout des soldats musulmans, aucun visage français. Des dizaines de transistors clamaient de la musique arabe. Des drapeaux de papier vert et blanc étaient épinglés sur tous les murs et partout des visages arabes qui me scrutaient. Et soudain, une frénésie sembla s’emparer d’eux. Les transistors hurlèrent à plein régime, un chant que j’entendis souvent ensuite : l’hymne F.L.N. chanté par « Farid-el-Atrach ». Les Arabes tapaient dans leurs mains, riaient, exultaient, au comble de l’excitation. J’étais pétrifié. Je rentrais dans un autre pays, salué par son hymne. Un visage connu s’avança. L’un de mes camarades du commando, un Charentais, me salua et je revins sur terre. Il était là depuis quinze jours. J’avais été muté durant ma permission. Le commandement avait choisi des éléments peu hostiles aux Arabes. J’étais chauffeur, je n’avais jamais eu l’occasion de manifester de l’hostilité aux Arabes. Nous étions dans la force locale pour apporter notre exemple et notre soutien moral à nos frères musulmans. Cette force locale, fruit des accords d’Evian, avait été formée avec les musulmans servant dans l’armée française. L’encadrement était mixte et chaque peloton avait un ou deux 2e classe. Notre escadron avait 3 pelotons de 90 hommes et cinq Français dans ces 3 pelotons. Je fus atterré. Le repas du soir m’apporta un peu de réconfort. Nos camarades des cuisines confectionnaient une gamelle pour les cinq Français avec parfois du cochon et toujours du vin. Je fis connaissance avec mes quatre camarades, ou plutôt, je les retrouvais, car ils étaient tous issus du commando 127. La faveur de nous réunir pour les repas nous fut retirée deux jours plus tard. Les musulmans s’étaient plaints de nos réunions de « comploteurs ». L’adjudant de quartier, arabe également, vint nous prévenir que nous déjeunerions dorénavant dans nos chambrées, avec les autres. Cela nous supprimait nos réunions, le cochon, le vin. Nous étions complètement isolés. Ce fut le désespoir dans notre petit groupe. Le lendemain soir, ce fut l’explosion. Nous avions décidé de solliciter du capitaine, la faveur de nous réunir entre Français, afin de partager les colis envoyés par nos familles. Le seul gradé du groupe, un caporal, se chargea de la démarche. Nous avions profité de la promenade du soir que les principaux officiers et sous-officiers faisaient ensemble dans la cour, pour présenter notre requête. Très vite, nous avons compris qu’elle n’éveillait qu’un mince intérêt. Au comble de l’énervement, je me suis précipité vers le groupe. Je m’adressai au capitaine qui me connaissait :

 - Je n’ai pas demandé cette affectation ! Je ne les considère pas comme mes frères ! Je n’en ai rien à faire de la force locale ! Dès les premiers mots, le capitaine m’arrêta :

 - Puisque vous le prenez sur ce ton, Renaud, je refuse de vous écouter. Il me tourna le dos. Fou de rage, je continuai à lui crier mon désespoir. Le lieutenant Ghazzi, un Arabe, militaire de carrière, me prit le bras et m’entraîna à l’écart :

- Qu’est-ce qu’il y a, Renaud ? Qu’est-ce qui ne ca pas ? J’étais incapable de parler, les larmes me brouillaient les yeux. Et je me dégageai sans douceur. Notre désarroi était total. Nous étions livrés aux ordres d’une armée arabe, commandés par des Arabes que nous venions de combattre un mois auparavant. Certes, les gradés étaient de bons militaires français. Mais tous étaient arabes. Ils étaient contents de leur indépendance et nous le faisaient sentir. Au milieu de tout cela, un Français pour porter le poste radio et un autre pour le fusil mitrailleur. Ces deux postes sont mal tenus par des musulmans. Nous partions en patrouille, 2 Français parmi 80 Arabes. Notre angoisse était telle que nous étions prêts à frapper, un officier de préférence, afin d’aller en prison. Le lendemain, un camion G.M.C. et une Jeep furent affectés au peloton. Je repris le volant et changeai de chambre. Huit jours plus tard, le peloton déménagea pour un poste situé 30 kilomètres plus haut : Bou-Hallou. Nous gardions une centrale électrique. Notre capitaine était resté en route et le lieutenant Ghazzi commandait le peloton. L’échéance fatidique approchait : le 1er juillet 1962, l’indépendance fut officielle. Nous sentions qu’il allait se passer quelque chose. Les bruits les plus alarmants circulaient : 3 « gus » avaient été égorgés par leur peloton à El- Arricha ou ailleurs. Nous étions une quinzaine de Français, y compris les gradés, perdus en plein djebel. Ce qui nous rassurait, c’est que les gradés étaient à la même enseigne que nous. Effectivement, le 30 juin au soir, un camion du régiment vint nous chercher. Le paquetage fut vite bouclé. Le soupir de soulagement qui souleva nos poitrines à la sortie du camp reste, dix ans plus tard, présent à ma mémoire. L’aventure « force locale » était terminée. Dans la nuit, le drapeau F.L.N. remplaça le tricolore. L’épuration commença aussitôt. Tel sergent assomma un autre sergent farouchement francophile, lui. Depuis dix ans, ils mangeaient au mess l’un en face de l’autre. Notre lieutenant- colonel responsable de l’intendance du régiment voulut récupérer le matériel : camion, Jeep, radio, chambre froide, etc... On lui barra l’entrée, baïonnette sur l’estomac. Cette période reste pour moi le plus mauvais souvenir des deux années passées là-bas. Nous avons été livrés à une force locale préfigurant la nouvelle armée algérienne. Pour nous, elle l’était déjà. Nous venions de combattre le F.L.N., depuis seize mois pour ma part. Du jour au lendemain, nous devions le servir. Nous avions la nette impression d’avoir été livrés aux vaincus comme prisonniers de guerre. Nous n’étions pas volontaires. Pour respecter je ne sais quelle clause d’armistice, nous devions servir cette armée au drapeau incertain.

M.C.R...

Nos lecteurs nous ecrivent

 Quelques compléments d’explications de texte :

 - Les indications sur l’absence de faits de guerre depuis plusieurs mois sont là pour montrer que le F.L.N. était vaincu dans la région de Sebdou. C’est bien l’impression que nous avions alors. Les cinq derniers « fells » accrochés trois mois auparavant étaient, paraît-il, au bout du rouleau, avec un vieux revolver pour cinq.

 - La compassion des premiers camarades rencontrés à mon retour de permission : je l’avais ressentie tout de suite mais sans en comprendre la cause. J’ignorais tout de la force locale mais eux savaient déjà que c’était un guêpier.

 - J’insiste, de nouveau, sur le choc de retrouver, dans des locaux qui m’étaient familiers depuis un an, une structure inconnue. Le Charentais qui m’a accueilli, n’avait pas quitté sa chambrée et sa " baraque Maroc ". Le choix des Français mutés dans cette force locale :

 - J’ai longtemps pensé mon explication exposée ici, juste. Mon ami charentais, par exemple, est un garçon d’une placidité à toute épreuve. Je ne l’ai jamais vu, ni alors, ni depuis, élever la voix et à fortiori, se mettre en colère. Notre caporal, lui, était le type même du petit garçon bien respectueux. Cependant, depuis une conversation avec le capitaine, en 2000, je me demande si un choix quelconque a été effectué et si oui par qui. Le refus de responsabilité de ce capitaine, son absence de souvenir, sa façon de se poser en victime me font penser que ses décisions, du moins celles qu’il osait prendre avaient moins d’importance que les plis du dos de sa chemise. Le sort des soldats qu’il avait versé dans ce merdier équivalait au zéro du bas de l’addition de toutes ses qualités de capitaine. Il m’a indiqué qu’il n’était pas resté longtemps à la force locale et que le colonel l’avait appelé auprès de lui. Mais il était bien là, dans la cour, à faire les cent pas, ce soir-là ! Selon lui, le colonel lui aurait dit : - Dites, votre commando 127, on n’en a plus besoin maintenant. On va transformer ça en force locale.

Le capitaine : « - Après, il arrivait des musulmans de partout. On les mettait là. Puis après mon départ, je ne m’en suis pas occupé ! Je n’avais jamais entendu parler des conditions de vie que vous aviez » Forcément, il avait refusé de m’écouter et m’avait tourné le dos ! L’épisode du lieutenant-colonel allant réclamer son matériel : « - Laperche ne m’avait pas dit ça ! » Je ne suis pas sûr que Laperche était lieutenant-colonel, peut-être n’était-il que commandant. Mais il avait un bon bedon et prenait un malin plaisir à faire mettre la « boule à z’ » aux soldats punis. J’y ai échappé de justesse ! Maintenant, il serait bien embarrassé pour me l’ordonner ; il lui faudrait chercher mes cheveux ! Le capitaine poursuit : « - On ne savait pas comment les occuper. Je leur avais fourni des ballons pour qu’ils jouent au foot. » Magnifique ! Quel hiatus entre ses souvenirs et les miens ! Avions-nous attendus son bon vouloir pour jouer au foot  ? Ou au volley, ou à toute autre occupation du bon bidasse. Par contre, j’ai fait du saut en hauteur. En short réglementaire, nous avons passé un après-midi à jouer au saut en hauteur. Les musulmans ne savaient pas sauter ; moi j’avais appris à sauter, à l’école, en ciseaux. A la fin des éliminations, nous n’étions plus que deux : le chef du peloton et moi. L’élastique qui remplaçait la barre en hauteur devait culminer à 1,15 m. Comme j’en avais marre de ces conneries, je suis parti pisser. Au retour, le chef de peloton m’a interpellé. Il était sergent chef de carrière. C’était un arabe un peu voûté : « - Mettez vous au garde à vous quand je vous parle » Le premier juillet, il a eu une promotion immédiate dans l’A.L.N. : il est devenu lieutenant immédiatement, selon différentes sources. Sa loyauté vis à vis du F.L.N. devait être sans tache. Le lieutenant Ghazzi, lui, un arabe du sud, un peu basané, militaire depuis des années, bon français, qu’est-il devenu ? Cherchez donc son sort dans le journal de marche du 2ème RCA et s’il n’a pas été massacré, venez me le dire ! Par contre, nous avons fait du ratissage autour de Sebdou. Un jour nous sommes partis, le peloton ou le demipeloton à la sortie de Sebdou, dans la plaine nue et plate comme ma main. On nous a déployés en ligne et on nous a fait avancer. Moi, on m’avait mis le poste 300 sur le dos et je devais suivre cet individu. Pendant ce temps, l’autre français portait le F.M. Edifiant ! Le passage sur les arabes qui ne peuvent tenir les deux postes : le fusil mitrailleur et le radio.

 - On nous expliquait que les arabes ne parlaient pas bien le français. Ils leur étaient donc difficile de répondre alors que les ordres étaient toujours en français. Quant au fusil mitrailleur, je n’ai jamais vu un arabe tenir ce poste. Je n’ai jamais vu un arabe avoir de bons résultats au tir, d’ailleurs ! Notre " mission " de français dans la force locale :

 - Dès le début, mes camarades m’ont fait part de la formule de notre ordre du jour : « Apporter notre exemple et notre soutien moral à nos frères musulmans » Etant en permission, je n’ai pas entendu cet ordre du jour. Je n’avais jamais entendu jusqu’alors le terme : « Force Locale » . Néanmoins, je comprenais que le nouvel état indépendant ait besoin d’une armée. Je comprenais que tous les arabes appelés qui faisaient leur service militaire dans l’armée française n’aient plus raison d’être dans cette armée devenue étrangère. Mais je ne comprenais pas pourquoi on m’avait livré à l’ennemi. Cinq français dont un caporal parmi 250 à 280 arabes ! Si on avait voulu donner en exemple quelques français à ces arabes, on avait qu’à demander des volontaires ! Je n’ai pas connaissance que dans aucune armée du monde, on ait livré en otages, des membres de cette armée à l’ennemi. C’est pourtant ce qu’on m’a fait ! La Force Locale, fruit des accords d’Evian :

 - Je ne me souviens pas avec certitude si on nous l’avait présentée ainsi. Je pense que oui. Cependant, et très rapidement, personne n’en a parlé. Depuis lors, je n’ai trouvé aucune étude sur ce sujet. J’en étais arrivé à la conclusion que j’avais rêvé une situation extrême, que mon attitude n’était pas rationnelle. Cet épisode était un épiphénomène sans importance dans la guerre d’Algérie qui en a connu bien d’autres. En France, personne ne m’a jamais dit avoir eu connaissance de ce fait. Après mon courrier dans la revue Historia, je n’ai eu aucune réaction. La manière dont la création a été relatée officiellement est différente suivant les deux sources : française et algérienne. L’épisode de l’interdiction de manger ensemble pour les cinq français :

 - C’est quand même paradoxal que ce soit 250 ou 280 arabes qui se soient plaints que 5 français " complotaient " ! Qu’aurions-nous pu faire pour saboter l’unité ? Nous vivions, deux français dans chaque peloton, parmi eux, dans la promiscuité que l’on peut imaginer ; l’un de nous était, lui, seul ! Pour ma part, je n’aurais pas supporté cette situation plus longtemps. J’ai donc lâchement abandonné mes camarades dès que j’ai reçu le volant du G.M.C. Cependant, j’ai toujours accompagné mes quatre camarades et surtout celui qui est venu avec le peloton à Bou-Hallou. Mais je n’étais plus directement dans le chaudron et sous les ordres de ce sergent chef voûté qui me demandait de me mettre au garde-à-vous pour lui parler et que je dominais, alors, de toute une tête. Le camion venu nous chercher au soir du 30 juin 1962 :

 - La psychose du massacre des français était énorme parmi nous, à mesure que le 1er juillet approchait. Comme je l’indique, nous pensions quand même que le régiment ne nous laisserait pas tomber ; essentiellement à cause des gradés qui étaient parmi nous. Dans mes souvenirs, parmi la quinzaine de français qui ont fuit, ce soir-là, le poste où flottait toujours le drapeau français, il y avait : un sous-lieutenant appelé, un sergent-major engagé qui s’occupait de l’intendance. Je n’ai pas souvenir d’autre gradé parmi les secrétaires, radios, cuisiniers ou autres services. Nous laissions, le lieutenant Ghazzi, ( un bon soldat, issu de l’Indochine, mais limité dans ses aptitudes de commandement, dixit le capitaine, en 2000) des sergents arabes, dont le mien. Il avait avec lui, également, un sergent arabe, une tête brûlée, avec peut-être quinze ou vingt ans de service. Je l’ai revu, à Sidi-bel-Abbès, après son évasion d’un camp F.L.N. où il avait été interné pendant l’été. Il avait la marque des fers aux poignets, des marques anciennes persistantes et pas factices. Il avait l’emplacement du mors de cheval dans les mâchoires : on met une barre de fer, en travers de la bouche et les dents sautent. Çà, je l’ai vu ! Encore maintenant, j’ai dans la tête le souvenir de ce soupir en passant la porte de ce poste. Et je n’ai pas rêvé, il n’y a pas que moi qui l’ai poussé. Je nous revois encore à l’endroit précis et je revoie les têtes de mes camarades. C’est bien la preuve que nous savions nous échapper d’un mortel péril !

 

 

Commentaires (1)

1. Force locale 03/05/2019

Yvan Priou / j'ai lu hier , une partie de votre blog avec vos témoignages. . . .je ne connaissais pas ces forces locales . . ..
C'est effarant cet aveuglément des politiques de cet année 62 . . et cet abandon ou presque des quelques appelés mutés de force , dans ces unités de force locale . . .
Et surtout le black-out total des médias français en 1962 et les années après l'indépendance .

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Date de dernière mise à jour : 16/03/2019

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