Les assassinats de l'OAS en 1961-1962 recueillis sur le Web

Bonne Lecture,  et, Merci, de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie, en lisant celle-ci

lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minute a la 11 minute, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

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Copie extraite d'un article retrouvé sur le Web, le 12 avril 2015.

" J’ai 88 ans , né en Algérie et je me mords les doigts pour avoir fait confiance aux criminels de l’OAS . Et pourtant , dans cette mascarade qui a duré 7.5 ans , j’ai eu le malheur de perdre 2 de mes enfants qui avaient fait l’ignoble erreur de suivre ceux qui ont ensanglanté l’Algérie en Mars 1962 : l’Organisation des Animaux Sauvages."

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6 octobre

Photo prise sur le site de Michel Dandelot le 7 octobre 2016

 

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Liste nominative et chronologique des noms connus (*) de personnalités et personnes civiles et militaires, disparus aux mains de l'OAS, entre janvier 1961 et juillet 1962, suivis de leur date et lieu de décès ou disparition.

Cette liste ne tient pas compte des victimes encore inconnues ou non encore répertoriées à ce jour. Sur des données établies par la Sureté Nationale et la Préfecture de police d'Alger établissant un total de près de 2200 morts et plus de 5000 blessés, les décès sont causés par assassinats, attentats individuels, attentats collectifs, explosions et plasticages1. Cette liste, non exhaustive, est en cours d'élaboration et peut être appelée à être complétée, par tous contributeurs désireux de partager ses connaissances, ou historiens ayant accès aux Archives Nationales des sites de Fontainebleau, Paris, Pierrefitte-sur-Seine et aux archives du Ministère de la Défense situées àVincennes.

(*) Noms ayant fait l'objet d'une publication ou d'un témoignage public, privé, oral, écrit

1961

Janvier

Mars

  • Camille Blanc 5, maire d'Évian, 31 mars 1961, Évian
  • Barthélémy Rossello, mars 1961, Alger

Mai

  • Roger Gavoury2,3, contrôleur général de la Sureté Nationale, commissaire central d'Alger, 31 mai 1961, Alger

Juin

  • 27 morts, 170 blessés, noms inconnus (contributions ?), attentat par déraillement du train Strasbourg-Paris, 18 juin 1961, Marne

Juillet

  • Michel Schembri6, médecin, maire de Fort-de-l'Eau, 19 juillet 1961, Fort-de-l'Eau
  • André Palacio7, 50 ans, proche ancien maire d'Alger Jacques Chevalier, 21 juillet 1961, Saint-Eugène, Alger
  • Martin Passani, juillet 1961, Alger
  • (Prénom) Khodja, juillet 1961, Fort de l'Eau, Alger

Août

  • Mohamed Ouamri, commissaire de police, 31 août 1961, Alger

Septembre

  • Alexis Goldenberg8, commissaire principal de la Sureté Nationale, 40 ans, 20 septembre 1961, Alger
  • Alfred Fox, attaché commercial au Consulat britannique, 26 septembre 1961, Alger
  • James Mason, attaché commercial au Consulat britannique, septembre 1961, Alger
  • Deux plasticages à la librairie « Rivages » de l'éditeur Edmond Charlot, septembre 1961, Alger (dommages matériels)

Octobre

  • René Poste, Commandant de l'armée de l'air, 23 octobre 1961, Alger
  • Louis Pélissier, officier de police principal des Renseignements Généraux, 30 octobre 1961, Alger.

Information ajoutée par un contributeur :[Cet officier de police aurait été abattu par le lieutenant déserteur Alain Pigert de Grubert, frère de Jean Charles du même nom, plus connu sous le nom de Jean Charles de Fontbrune].

Novembre

  • René Joubert 9, 39 ans, commissaire principal, 9 novembre 1961, Alger
  • André ou René (source INA) Poste9, inspecteur de police, 10 ? novembre 1961 ou 24 octobre 1961, Alger
  • (Prénom ?) Bovis, agent français, 16 novembre 1961, Orléansville
  • William Lévy106, secrétaire général de la fédération SFIO, 20 novembre 1961, Alger
  • Maurice Perrin1112, fonctionnaire au Gouvernement Général, 23 novembre 1961, Alger
  • (Prénom?) Palacio, frère de André Palacio, 28 novembre 1961, Maison Carrée, Alger

Décembre

  • Pierre Rançon13, lieutenant colonel, chef de la Sureté militaire d'Oran, 16 décembre 1961, Oran
  • Jean-Pierre Maurin, commandant de police, successeur de Pierre Rançon, Oran
  • 14 agents français, nom inconnus(contributions?), attentat de la Villa Faidherbe, 31 décembre 1961, Alger
  • Moise Choukroun, vice-président de l'Association culturelle de Maison-Carrée, décembre 1961, Alger
  • (Prénom?) Ramirez1415, cheminot employé au dépôt SNCFA, exécuté chez lui par 2 tueurs OAS, faubourg Delmonte, Oran

           1962

Janvier

  • Me Pierre Garrigues16, avocat au barreau d'Alger, successeur de Me Popie, janvier 1962
  • Alfred Locussol, fonctionnaire, 3 janvier 1962, Alençon (Normandie)
  • Charles Causse, 41 ans, vice-président du Tribunal de grande instance d'Alger, juge d'instruction, 6 janvier 1962, Alger
  • Guerrab Houari17, militant algérien détenu, brulé vif, 13 janvier 1962, Oran  (voir fin de page  mai  2017)
  • Frih Mohamed17, militant algérien détenu, brulé vif, 13 janvier 1962, Oran
  • Hamdani Adda, dit Si Othmane17, militant algérien détenu, brulé vif, 13 janvier 1962, Oran
  • Aoued Bendjebbar dit Si Sabri17, militant algérien détenu, brulé vif, 13 janvier 1962, Oran
  • Séraphin Arsène Cottet18,6, libraire, 19 janvier 1962, Hydra, Alger
  • André Moralès, 26 janvier 1962, Oran
  • (Prénom) Ruiz, 26 janvier 1962, Oran
  • (Prénom) Pratz, 26 janvier 1962, Oran
  • 19 agents français du MPC, nom inconnus (contributions?), attentat de la Villa Andréa, 29 janvier 1962, El Biar, Alger
  • Bernard Vignat19, janvier 1962, Alger
  • (Prénom?) Mr Sadi6, professeur de gymnastique au lycée Bugeaud, janvier 1962, Alger
  • Jean Berthet 20, syndicaliste, président de la mutuelle des PTT, janvier 1962, Oran

Février

  • Moula Hénine6, étudiant du mouvement des libéraux C.E.A.L.D, début février 1962, Ben-Aknoun, Alger
  • Moussa Halali21, chauffeur de taxi, 1er février 1962, Birmandreis, Alger
  • Epoux Fodil Abassia et Mustapha17, 2 février 1962, Oran
  • André Boulle22, 6 février 1962, commandant de gendarmerie, Oran
  • Ahmed Mouissat23, militant algérien, 7 février 1962, route de Badjarah
  • Delphine Renard, (blessée), 7 février 1962, Paris
  • Affaire de la station de métro Charonne24, 9 morts (victimes indirectes, manifestants tués par la police au cours d'une manifestation anti-OAS), 8 février 1962 à Paris

* Fanny Dewerpe, 31 ans, secrétaire, 8 février 1962

* Anne-Claude Godeau, 24 ans, employée des PTT, 8 février 1962

* Suzanne Martorell, 36 ans, employée à L'Humanité, 8 février 1962

* Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur, 8 février 1962

* Daniel Fery, 16 ans, apprenti,8 février 1962

* Édouard Lemarchand, 41 ans, menuisier, 8 février 1962

* Hyppolite Pina, 58 ans, maçon, 8 février 1962

* Raymond Wintgens, 44 ans, typographe,8 février 1962

* Maurice Pochard, 48 ans, décédé à l'hôpital, 9 février 1962

  • 25 agents français, noms inconnus (contributions?), attentat de l'Hôtel Rajah, 12 février 1962, Alger
  • David Serfaty25, entrepreneur de menuiserie, 15 février 1962, Oran
  • (Prénom Nom?), directeur des PTT Oran17, 15 février 1962, Oran
  • William Hassan26, directeur d'école, 16 février 1962, Oran
  • 4 agents français, noms inconnus (contributions?), 16 février 1962, Alger
  • Henri Quiévreux de Quiévrain27, maire de Télagh, 22 février 1962, Oran
  • Mohamed Djennadi28, chauffeur de taxi, 23 février 1962,Hydra, Alger
  • (Prénom) Péclet29, 23 février 1962, Birmandreis, Alger
  • Ouali Chaouch17, conseiller général, 23 février 1962, Oran
  • 20 morts musulmans, noms inconnus (contributions?), 24 février 1962, Alger
  • Joseph Impagliazzo29, 24 février 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Abdelhamid Benazouz29, militant PCA, 25 février 1962, Kouba, Alger
  • Hocine Drid29, infirmier, 26 février 1962, Kouba, Alger
  • Yahia Cherchour29,responsable de cellule F.L.N., 26 février, Champ de Manœuvres, Alger
  • Mohamed Hadadi29, 27 février 1962, Kouba, Alger
  • Abdelkader Badaoui29, chauffeur de taxi, 27 février 1962, Birmandreis, Alger
  • Areski Moussoui29, 28 février 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Rabah Habib29, 28 février 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Adab Moktar29, 28 février 1962, Hussein-Dey, Alger
  • 2 jeunes soldats français (rue d'Arzew), 28 février 1962, Oran
  • 78 morts musulmans30 et 150 blessés, noms inconnus (contributions?), 28 février 1962, Oran
  • Aïcha Djiari17, 10 ans, 28 février 1962, Oran

Mars

  • Brahim Benhacoub23, 2 mars 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Said Hadj Hamou29, 2 mars 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Youcef Beztout29, 2 mars 1962, Hussein-Dey, Alger
  • Pierre Garrigues31, avocat, successeur de Me Popie, 3 mars 1962, Alger
  • 130 explosions/attentats32, noms et nombre exact de victimes inconnus, parmi eux (tués par balle), le 5 mars 1962, Alger :
    • René Zittel, Alger
    • Abdelkhader Khédine, Alger
    • Mohand Yousfi, Alger
    • Mahmoud Laïmeche, Alger
    • Djafer Djemaï, Alger
    • Mohamed Medan, Alger
    • Salah Chebata, Alger
    • Belmo Bendeba, Oran
    • André Ruiz, Oran
    • Antoine Espinosa, Ras-el-Aïn
    • Léon Horbajd, Dar-el-Askri
  • 2 morts et dizaines de blessés, attentat prison civile17, 5 mars 1962, Oran
  • Michel Leroy et René Villard, : assassiné par le Capitaine déserteur Philippe Le Pivain, sur ordre de Jean-Jacques Susini

(information ajoutée par un contributeur externe).

  • Assassinat de Château Royal33:
    • Mouloud Feraoun34, écrivain, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
    • Salah Ould Aoudia33, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
    • Marcel Basset, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
    • Robert Eymard, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
    • Ali Hammoutène, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
    • Max Marchand, inspecteur des Centres Sociaux Éducatifs, 15 mars 1962, Ben-Aknoun, Alger
  • Assassinat du Tunnel des Facultés, 18 gendarmes tués, 22 mars 1962, Alger
    • (noms inconnus)
  • 23 marsAssassinat de 7 jeunes soldats appelés, 23 mars 1962, Alger35
    • Roger Oudin16 (né le 19 avril 1942 à St Etienne. Une rue à Maurice-de-Lignon porte son nom)
    • Robert Nogrette
    • Jean Grasset
    • Philippe François
    • Daniel Doutre
    • Messaoud Secouh
    • Saïd Benmiloud
    • ) Les Zouaves blessés le 23 mars 1962 par les commandos de l’OAS, avenue de la Bouzareah :André GALLIENNE - Charles FROHN - Paul CANARD - Jean HAUGUEL - Marcel EURAR - Stanis KUCHNA - Abdelkader SEMMOUDI - Michel HEREL - Louis BERGER          En mémoire du Sergent Yves LEFEVRE qui ne survivra pas.  (Alfred LEFÈBRE. "Le Sergent-chef Alfred Lefèbre, originaire de Chatou, fut un militant OAS, bien protégé par son appartenance au 9ème Zouaves. Il transportait les armes et les explosifs. Il trouva la mort dans la bataille de Bab El Oued, à la sortie de la rue Léon Roche, le 23 mars 1962, tué par les forces d'abandon gaullistes". Nous ne l'oublierons pas )
  • Léon Bardy36, chef de bataillon des groupes mobiles de sécurité, 27 mars 1962, Oran
  • 100 morts environ37, (noms inconnus), explosion immeuble Quartier Lauriers Roses, mars 1962, Bône
  • Baptiste Pastor, responsable P.C.A. Bab-el-Oued, mars 1962, Bab-el-Oued, Alger
  • Noël Linarès, directeur d'école au Clos Salembier, mars 1962, Alger
  •  

Avril

  • Raymond Ferrer38, 26 ans, lieutenant, 2 avril 1962, Oran
  • Marcel Bourgogne36, 39 ans, chef d'escadrons, 11 avril 1962, Alger
  • 24 musulmans morts9, noms inconnus (contributions?), 20 avril 1962, Alger
  • Mohamed Bentayeb dit Si Abdelkrim39, 36 ans, lieutenant, combattant algérien, 21 avril 1962, au douar autochtone Hnaichia à Sidi Bel Abbès
  • (Prénom?) Moutardier38, sous-lieutenant, avril 1962, Oran
  • Gabriel Delage, 37 ans, Ingénieur des travaux publics de l'état, 27 avril 1962, Alger
  • Déclaration de Mostefai  le 28 avril 1962

    vidéo a voir sur INA.FR

Mai

  • 60-200 dockers musulmans morts - selon versions, 135 blessés , 2 mai 1962, port d'Alger
  • 15 femmes de ménages algériennes, 11 mai 1962, Oran
  • Conférence de Presse télévisée du 11 Mai 1962
  • Ii mai 1962 6eme r i jpg
  • Abdelkader Khaled40, jeune intellectuel, 15 mai 1962, Tlemcen
  • Baba Ahmed Abdelaziz40, 15 mai 1962, Tlemcen
  • 56 musulmans morts - 37 blessés, noms inconnus (contributions?) 15 mai 1962, Alger
  • René Sintès4142, 29 ans, artiste peintre, instituteur, 25 mai 1962, El Biar, Alger

Juin

  • André Mariot36, 53 ans, lieutenant-colonel, 13 juin 1962, Oran
  • Philippe Ginestet36,général, 57 ans, commandant du corps d'armée d'Oran, 14 juin 1962, Oran
  • Etienne Mabille36, 55 ans, médecin-colonel, 14 juin 1962, Oran
  • 40 "victimes", noms inconnus (contributions ?), 15 juin 1962, attentat de la Mairie d'Alger, Alger   
  •     Attentat de l’Hôtel de Ville d’Alger, le 15 Juin 1962 à 20h15, perpétré par l’OAS contre la 5e Compagnie. de Zouaves Seront tués : Michel MAHU 15-06 -1962 - Bernard MOUCHEL- CAUCO 16-06-1962 - Francis KOCINBA 28-06- 1962 -  Francis ANDRIEU 30-06-1962 Les blessés : Robert UHART - Jacques SALHI - Jacques FRANCOIS - Jean AUVRAY - Marcel DROUANT - Jacques MICHEL - Roger BERGER - Georges CHEZ - Ruffin KAMATCHY - René BOIDRON - Hubert CHABENET - Jacques POIRSON - Albert MALACARNE - Michel DEVIENNE - René MASSON - Jean-Jacques BOSC - Michel SAVIN - Mohamed LABDI - Roger VENDEUR - André FERROUDJI - Pierre LE PETIT - Pierre MOUGEL - Claude BOGAERT - Gérard VILMINOT - Jean-André DESPREZ - Serge VIGUIER - Marcel CHAIGNON -  Marcel PINOT - Henri BENASSIS - Robert GRATALOUP - Robert THAURY - René HAETEL - André BESSE - Jacques BOYRDERONNET - Louis ZINCK
  • Joseph Kubasiak4344, commandant de la base militaire de Blida, 24 juin 1962, Aix-en-Provence
  • 7 femmes de ménages algériennes9,1, (contributions ? )mai-juin 1962, Alger
  • Facteurs morts assassinés, (contributions ?), mai-juin 1962, Alger
  • Pharmaciens morts assassinés,(contributions ?) mai-juin 1962, Alger
  • Cheminots morts assassinés, (contributions ?) mai-juin 1962, Alger

(*) Noms ayant fait l'objet d'une publication ou d'un témoignage public, privé, oral ou écrit

 

Bibliographie

Références

1.     ↑ a etb Sylvie Thénault, Raphaelle Branche http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4570 [archive]

2.     ↑ a etb Vitalis Cros, Le temps de la violence, chronologie succincte des évènements vus d'Alger, 1ernovembre 1954 - 5 juillet 1962, Éditions Presses de la cité, 1971

3.     ↑ a etb Anne-Marie Duranton-Crabol, Le temps de l'OAS, p. 175, Éditions Complexe, 1995

4.      Note : l'OAS s'étant manifestée pour la première fois sous ce sigle le 11 février 1961, il convient de rattacher ce crime de même matrice aux appellations antérieures d'« ultras » ou « poujadistes », utilisées de 1955 à 1961

5.      Yves Courrière, La guerre d'Algérie, 1958-1962, Tome II, p. 884, Robert Laffont 1990

6.     ↑ a,b,c,d ete Jean Sprecher, À contre-courant, Étudiants libéraux et progressistes à Alger, 1954-1962, p. 136, Éditions Bouchène, 2000

7.      Coupures de journaux du 21 et 22 juillet 1961

8.      Yves Courrière, La guerre d'Algérie 1958-1962 Tome II, p.970, Robert Laffont, 1990

9.     ↑ a,b,c etd Alexander Harrison, Le défi à de Gaulle, 1954-1962, p. 21, L'Harmattan, 2007

10.  Benjamin Stora, Mohammed Harbi, La guerre d'Algérie p. 438, Robert Laffont/Pluriel 2010

11.  Jean-Pierre Bénisti, le blog : http://www.aurelia-myrtho.com/article-il-y-a-cinquante-ans-maurice-perrin-89604234.html [archive]

12.  Benjamin Stora, Mohammed Harbi, La guerre d'Algérie p. 884, Robert Laffont/Pluriel 2010

13.  Anne-Marie Duranton-Crabol, Le temps de l'OAS, Éditions Complexe 1995

14.  Témoignage du 28-05-2013 de Bernard Zimmermann, écrivain

15.  Bernard Zimmermann, Michel Laxenaire, Retours de mémoires sur l'Algérie, Éditions Bouchène, 2003

16. ↑ a etb Source Mémoire Algériennehttp://memoire.xooit.fr/search.php [archive]

17.↑ a,b,c,d,e,f,g,h eti http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4880 [archive]

18.  T.O. Témoignages oraux 3 et 4 mars 2013, frère et fille de Séraphin Cottet

19.  T.O. Témoignage oral famille Vignat, 4 mars 2013

20.  Boualem Bourouiba, Les syndicalistes algériens. Leur combat, de l'éveil à la libération. p.137

21.  Nom provenant d'un tract OAS, intitulé Bulletin opérationnel, no 41, CAL/14, Secteur Hussein-Dey, comprenant une liste de noms à la suite de la phrase « Nous frappons fort mais juste. Ont été condamnés à mort par un tribunal de l'OAS et exécutés pour trahison envers le pays »

22.  Sadek Benkada,historien, Ligue des Droits de l'Homme de Toulon, http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4880 [archive]

23. ↑ a etb Nom provenant d'un tract OAS, intitulé Bulletin opérationnel, no 41, CAL/14, Secteur Hussein-Dey, comprenant une liste de noms à la suite de la phrase "Nous frappons fort mais juste. Ont été condamnés à mort par un tribunal de l'OAS et exécutés pour trahison envers le pays"

24.  Jean-Paul Brunet, Charonne, lumière sur une tragédie, Flammarion, 2003

25.  Mensuel Droit et libertén°218, 15 février-15 mars 1963

26.  Fouad Soufi, Une guerre de trois, armée française, OAS et FLNhttp://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1827 [archive]

27. Sadek Benkada,historien, http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4880 [archive]

28.  Nom provenant d'un tract OAS, intitulé Bulletin opérationnel, no 41, CAL/14, Secteur Hussein-Dey, comprenant une liste de noms à la suite de la phrase « Nous frappons fort mais juste. Ont été condamnés à mort par un tribunal de l'OAS et exécutés pour trahison envers le pays »

29. ↑ a,b,c,d,e,f,g,h,i,j,k etl Nom provenant d'un tract OAS, intitulé Bulletin opérationnel, no 41, CAL/14, Secteur Hussein-Dey, comprenant une liste de noms à la suite de la phrase « Nous frappons fort mais juste. Ont été condamnés à mort par un tribunal de l'OAS et exécutés pour trahison envers le pays »

30.  Sadek Benkada, historien, http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4880 [archive]

31.  Alistair Horne, A savage war of peace : Algeria 1954-1962 Pan MacMillan, 2012

32.  Coupures de journaux, mars 1962

33. ↑ a etb Jean-Philippe Ould Aoudia, L'assassinat de Château-Royal - Alger: 15 mars 1962, Éditions Tirésias- Michel Reynaud-Paris 1992

34.  Mohammed Harbi, Benjamin Stora, La guerre d'Algérie, Robert Laffont, 2004, p.330

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35.                     http://www.dandelotmije.com/article-roger-oudin-a-ete-tue-par-l-oas-quatre-jours-apres-le-cessez-le-feu-117524061.html [archive]

36. ↑ a,b,c,d ete Source Anpromevo

37.  Quotidien Liberté, témoignage lecteur du 08-03-2013

38. ↑ a etb Georges Fleury, Histoire secrète de l'OAS p.1020-1032, Grasset 2002

39.  Quotidien Reflexion http://www.reflexiondz.net/L-OAS-ou-les-crimes-impunis_a14696.html [archive]

40. ↑ a etb Sadek Benkadda , article Les crimes de l'OAS, dans El Ayam-2

41.  Jean de Maisonseul, catalogue exposition 1967 Centre Culturel Français d'Alger

42.  Benjamin Stora, Mohammed Harbi, La guerre d'Algérie, Robert Laffont/Pluriel 2010, p.772,776

43.  Assassinat raconté par son auteur Gilles Buscia dans ses mémoires "Au nom de l' OAS" parues en 1981

44.  http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5038 [archive]

45.  Sylvie Thénault, http://www.cairn.info/revue-annales-2008-5-page-77.htm [archive]

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Chronologie des événements

De la création de l'OAS au putsch des généraux[modifier | modifier le code]

25 janvier 1961 : assassinat de Pierre Popie, avocat à Alger, commandité par André Canal, futur membre de l'OAS19 ;

11 février 1961 : création de l'OAS ;

15 février 1961 : tentative de création d'un maquis Algérie française près de Mostaganem par le capitaine comte André Brousse de Montpeyroux, et par le capitaine Jean Souètre. Neuf membres dont les deux chefs sont capturés par les gendarmes mobiles le 23 février 1961 ;

31 mars 1961 : assassinat par l'OAS de Camille Blanc, maire d'Évian, qui avait accepté que sa ville reçoive des délégués FLN en négociation avec le gouvernement français ;

22 avril 1961 : putsch des généraux à Alger. L'OAS et les civils sont écartés par les généraux. Le Mouvement France Résurrection est à la tête de l'organisation. Il agit en contact permanent avec les officiers des Commandos de l'Air qui s'assurent des points stratégiques à Alger, arrêtant les tenants du Gouvernement. Le 1er REP sous les ordres du Commandant Hélie de Saint Marc assure la sécurité du Gouvernement général où se trouvent les putschistes et quadrille la ville. Mais ni l'Oranie ni le Constantinois ne rejoignent le mouvement.

23 avril 1961 : arrivée à Alger du général Raoul Salan en provenance de Madrid lequel se joint aux généraux Maurice Challe, André Zeller et Edmond Jouhaud ;

26 avril 1961 : échec du putsch .

28 avril 1961 : en une semaine 200 officiers et 400 civils sont arrêtés par le pouvoir gaulliste en France, trois régiments sont dissous. Mise en place du Haut Tribunal Militaire.

Du putsch aux accords d'Évian[modifier | modifier le code]

C'est entre la mi-mai et la fin août 1961 que l'OAS d'Alger se structure, principalement sous la directive du colonel Godard pour les militaires, et Jean-Jacques Susini pour les civils. À Oran, l'OAS est chapeauté par le général Jouhaud. Le général Salan accepte de prendre la tête de l'organisation début septembre, à laquelle se rallie l'OAS de Madrid fin novembre. En métropole, se crée en juin 1961 un réseau créé par le capitaine Sergent, lié à l'OAS d'Alger, mais également d'autres groupes indépendants, l'un créé par Jeune Nation, l'autre par le Maquis Résurrection Patrie de Marcel Bouyer. André Canal arrive également en métropole à la mi-décembre 1961 et mène ses propres actions indépendamment de celles de Pierre Sergent. De septembre à décembre 1961, l'OAS est en phase de montée en puissance. Mais l'État français est soutenu par l'opinion publique métropolitaine et la majorité des musulmans algériens, l'armée reste légitimiste et l'OAS ne parvient pas à obtenir de nouveaux ralliements. À partir de janvier 1962, elle se radicalise et se lance dans une insurrection armée20.

 

11 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade dans un café : 1 mort, 18 blessés.

19 mai 1961 : Attentat FLN à la grenade au boulodrome : 1 enfant de 10 ans tué, 11 blessés.

22 mai 1961 : Dix attentats FLN font 5 morts et 12 blessés, attaque d'un convoi à Miliana, 7 morts et 5 blessés, à Sidi Aïch, 8 soldats tués.

23 mai 1961 : Embuscade FLN, 11 soldats tués, 10 blessés.

31 mai 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Roger Gavoury, chargé de la lutte anti OAS.

18 juin 1961 : Blacy, entre Vitry-le-François (Marne) et Loisy-sur-Marne : déraillement dans une courbe du Strasbourg – Paris, 27 morts et 170 blessés. La cause de l'accident serait éventuellement un attentat au plastic de l'OAS, mais le gouvernement refuse de l'attribuer à cette organisation qui n'existe pas officiellement à cette époque21. La Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 10 juillet 1996, 94-15.189, précise "déraillement d'un train sur la cause duquel n'existe aucune certitude" et parle de catastrophe et non d'attentat 22. Il [Qui ?] sera indemnisé en 1966 à ce titre. C'est l'attentat le plus meurtrier en France depuis la Seconde Guerre mondiale23 jusqu'aux événements de novembre 2015 à Paris.

5 août 1961 : Première émission radiophonique pirate de l'OAS.

été 1961 : L'OAS interdit aux Français d'Algérie de partir en vacances. Une trentaine de plasticages punitifs frappe les récalcitrants24.

7 septembre 1961 : Arrestation de Maurice Gingembre, intermédiaire entre les trois branches de l'OAS.

8 septembre 1961 : Attentat de Pont-sur-Seine visant à faire sauter la DS du général De Gaulle.

11 septembre 1961 : à la suite d'un attentat FLN dans le quartier juif d'Oran, affrontements entre communautés juive et musulmane25.

21 septembre 1961 : Assassinat par l'OAS du commissaire Goldenberg26, successeur de Roger Gavoury.

23 septembre 1961 : Attentat à la bombe de l'OAS contre les locaux de Témoignage chrétien, à Paris. Journée des casseroles à Alger.

25 septembre 1961 : Évasion du colonel Vaudrey et du capitaine De Saint Rémy de l'hôpital Bégin.

6 octobre 1961 : Arrestation par les autorités espagnoles d'une quinzaine de membres du groupe OAS de Madrid (dont Pierre Lagaillarde, Joseph Ortiz, Charles Lacheroy et Antoine Argoud).

11 octobre 1961 : Arrestation d'Albert Dovecar.

17 octobre 1961 : Manifestation organisée par le FLN à Paris, violemment réprimée.

24 octobre 1961 : Arrestation à Nice de Claude Piegts.

31 octobre 1961 : Assassinat du commissaire Pellisier par l'OAS.

octobre 1961 : Yves le Tac, président du MPC chargé de la lutte anti OAS, est grièvement blessé par balle, il est évacué sur Paris. Une nouvelle tentative de l'OAS pour le tuer aura lieu le 18 février 1962 au Val-de-Grâce, causant la mort d'un gendarme27.

9 novembre 1961 : Un amendement déposé à l'Assemblée Nationale par le député Jean Valentin vise à recréer les unités territoriales dissoutes à la suite de la semaine des barricades et est mis en discussion. Qualifié d'amendement OAS par ses opposants, il est rejeté par la majorité de l'Assemblée28.

10 novembre 1961 : Assassinat de l'inspecteur René Joubert par l'OAS.

16 novembre 1961 : un meeting organisé à la Mutualité par le Comité de Vincennes (créé par Jacques Soustelle et Georges Bidault) rassemble à Paris plusieurs milliers de personnes qui acclament le général Salan. Le Comité est dissous la semaine suivante29.

20 novembre 1961 : Assassinat par l'OAS de William Lévy, secrétaire général de la SFIO à Alger.

Décembre 1961 : Création dans le Constantinois à proximité de Guelma, du maquis Bonaparte, par Roger Holeindre, intégrant entre autres une douzaine d'évadés OAS des prisons françaises en Algérie et l'ex capitaine André Troise. Ce maquis sera arrêté par l'armée française le 6 février 1962. Création dans l'Algérois du commando Albert qui comptera jusqu'à 42 membres par l'adjudant de la légion Giorgio Adamo Muzzati, et dont le commandant Paul Bazin prendra la tête fin mars 1962. Il sera détruit le 10 avril 1962 par l'ALN, une quinzaine de membres seront massacrés. Seul un corps sera identifiable, celui du commandant Bazin. Il y aura 14 rescapés qui ont réussi à s'échapper pendant la bataille.

12 décembre 1961 : Mitraillage de la Mercedes des barbouzes, quartier la Redoute, blessant Lucien Bitterlin et l'un de ses adjoints.

14 décembre 1961 : Attentat contre le navire de la marine "la Laïta" chargé de contrer les émissions pirates de l'OAS. Désertion du lieutenant Bernard à Lille, emportant avec lui plusieurs armes.

16 décembre 1961 : Assassinat par l'OAS à Oran du lieutenant-colonel Rançon, chef de la sécurité militaire, chargé de la lutte anti OAS au sein des officiers de l'armée30.

19 décembre 1961 ; journée unitaire de la gauche syndicale et politique, contre l'OAS et pour la paix en Algérie.

22 décembre 1961 : attentat par les barbouzes contre le restaurant "Le Grand Rocher", fréquenté par l'OAS : 12 morts.

31 décembre 1961 : attaque de la villa occupée par les barbouzes, rue Faidherbe : 14[réf. nécessaire] barbouzes tués et 2 blessés.

1er janvier 1962 : Michel Massenet, adjoint de Degueldre est tué à mains nues par un barbouze vietnamien.

 

Alger, 1er janvier 1962 : Explosion d'une bombe de l'OAS dans le quartier Bab-el-Oued

3 janvier 1962 : assassinat à Alençon d'Alfred Locussol, fonctionnaire réputé pro-FLN, par un commando OAS venu d'Algérie.

4 janvier 1962 : attaque à Paris par l'OAS du siège du Parti communiste.

12 janvier 1962 : Michel Liévin des commandos Delta est capturé par les barbouzes.

17 janvier 1962 : nuit bleue à Paris. L'OAS fait sauter une vingtaine de bombes. L'une d'elles vise l'immeuble du vice-président du Sénat Geoffroy de Montalembert . Une quinzaine d'attentats seront également commis une semaine plus tard.

19-20 janvier 1962 : sur ordre de Jean-Jacques Susini, Michel Leroy, responsable de Jeune Nation et René Villard, chef de France Résurrection, sont assassinés par Roger Degueldre et Philippe Le Pivain31. Proche du Colonel Rémy, par le biais du Marquis de Montpeyrous et du Comte de Charbonnière, et de certains réseaux de la Résistance, René Villard était en liaison avec Jacques Chaban-Delmas et Alain Peyrefitte. Leroy et Villard voulaient négocier avec le gouvernement une solution permettant aux Pieds-Noirs de rester en Algérie et de conserver des liens avec la France, basée sur un possible partage du territoire. Un troisième comparse, Jean Sarradet, est épargné par l'OAS32.

23 janvier 1962 : enlèvement par les barbouzes de José Salord et Albert Coronal soupçonnés d'appartenir à l'OAS.

27 janvier 1962 : enlèvement par les barbouzes de Henri Vinant (G.Fleury, Histoire secréte de l'OAS, Grasset, 2002, page ?).

29 janvier 1962 : piégeage par 92 kg de plastic et explosion du colis contenant la machine d'imprimerie à la villa d'El Biar occupée par les barbouzes. 19 barbouzes sont tués33 et 3 prisonniers OAS sont libérés, Vinant, Tislenkoff (technicien radio des émissions pirates de l'OAS) et Gosselin.

31 janvier 1962 : arrestation de Marcel Bouyer et Philippe Castille.

6 février 1962 : arrestation des membres du maquis Bonaparte par l'armée française.

7 février 1962 : plusieurs attentats à la bombe par l'OAS sont menés en région parisienne. Celui visant l'appartement d'André Malraux à Boulogne-sur-Seine blesse grièvement une fillette, nommée Delphine Renard âgée de quatre ans, ce qui choque profondément l'opinion publique. Le lendemain, une manifestation visant à dénoncer les actions de l'OAS débouche sur le drame de la station de métro Charonne.

7 février 1962 : le capitaine Philippe Le Pivain, chef de l'OAS du secteur de Maison Carrée, banlieue d'Alger, est abattu à un barrage par les gendarmes mobiles. À la suite de sa mort, le général Salan autorise le 23 février l'ouverture automatique du feu contre les gendarmes mobiles et les CRS34.

12 et 18 février 1962 : Attaque de l'hôtel Radjah où se sont réfugiés environ 25 barbouzes par les commandos Delta. Les barbouzes sont décimés. 4 deltas tués.

16 février 1962 : 4 barbouzes tués dans leur voiture.

18 février 1962 : Mitraillage d'un camp du FLN au Maroc par 2 chasseurs T6 "empruntés" à l'Armée de l'air.

19 février 1962 : Nomination du général Katz à Oran. Il mènera une campagne vigoureuse contre l'OAS et sera surnommé Gauleiter Katz par cette dernière.

22 février 1962 : Attentat FLN à Alger, 23 morts.

24 février 1962 : 20 morts dans une ratonnade à Alger34, à la suite de l'assassinat par le FLN d'un chauffeur de taxi très populaire de Bab El Oued, Angélo Victori.

25 février 1962 : Attaque au bazooka par l'OAS d'une caserne de gendarmes mobiles34 de Maison Carrée, les stocks d'essence et de munitions explosent. Création par le capitaine Roger Gaston du maquis Lyautey dans la région de Bouira. Ils seront capturés par l'armée française le 10 mai 1962.

26 février 1962 : Vague d'attentats de l'OAS contre les musulmans algérois. L'affrontement des communautés est engagé. Les attentats OAS ne sont plus seulement sélectifs.

27 février 1962 : Enlèvement par les barbouzes de l'ingénieur Petitjean, soupçonné d'appartenir à l'OAS. Il sera retrouvé coupé en morceaux.

28 février : Explosion d'une voiture piégée par l'OAS à Oran. Une trentaine de victimes musulmanes. Affrontements inter-communautaires.

1er mars 1962 : Massacre par le FLN de la famille Ortéga, gardiens du stade de la Marsa.

4 mars 1962 : Dans la nuit du 4 au 5, opération Rock and Roll à Alger, plus de cent explosions au plastic.

5 mars 1962 : Attaque de la prison d'Oran34, l'OAS y exécute 2 tueurs du FLN qui avaient été graciés. Nuit bleue à Alger, 130 explosions de plastic. On découvre également des cadavres de musulmans morts par strangulation dans des sacs marqués OAS35.

8 mars 1962 : Roger Frey, ministre de l'intérieur, donne l'ordre de mettre fin aux opérations des barbouzes et de rapatrier les survivants. Le bilan est d'environ 100 barbouzes tués, soit la moitié des effectifs envoyés.

9 mars 1962 : Fusillade à Oran provoquant neuf morts34. L'hôtel Radjah des barbouzes est rasé par 50 kg de plastic.

15 mars 1962 : Assassinat de six membres des centres sociaux d'Algérie, dont l'écrivain Mouloud Feraoun, suivi par le mitraillage de musulmans pris au hasard dans une file d'attente34.

Dans les mois précédents le cessez-le-feu les attentats du FLN, comme ceux de l'OAS, se monteront à plusieurs centaines par mois. Après le cessez-le-feu, les attentats de l'OAS augmenteront encore en intensité. Le FLN se livrera davantage à l'enlèvement d'européens, suivi de leur disparition27.

Du cessez-le-feu à l'indépendance[modifier | modifier le code]

La signature des accords d'Évian marque pour les Français d'Algérie une période de désillusion, d'abandon et de désespoir. La rupture avec l'armée se produit lors de la Fusillade de la rue d'Isly. L'OAS va tenter d'empêcher l'application des accords et, ne parvenant pas à enrayer le départ de la population européenne d'Algérie, se lance dans une entreprise de destruction36.

 

18 mars 1962 : signature des accords d'Évian. À partir de ce jour, le FLN n'est plus considéré comme une organisation illégale par le gouvernement français.

19 mars 1962 : cessez-le-feu entre l'armée française et l'ALN. Néanmoins, la sécurité des Français d'Algérie, garantie par les accords, n'est pas assurée. Seule la France applique les accords. L'ALN n'est pas désarmée. L'OAS va multiplier les attentats, et les forces de l'ordre françaises et l'armée coopèrent avec l'ALN pour lutter contre elle.

20 mars 1962 : l'OAS tire au mortier sur la casbah d'Alger. Elle lance un ultimatum aux unités françaises pour qu'elles quittent Bab El Oued, fief de l'OAS. Sortie du livre de Soustelle en exil, L'espérance trahie.

21 mars 1962 : attaque de l'émetteur pirate de l'OAS à Oran par les forces de l'ordre. Ce même jour, une harka de 16 hommes et une femme sont torturés et massacrés en public par le FLN à St Denis du Sig, sous les yeux de Jean-Pierre Chevènement, jeune sous-lieutenant français37.

22 mars 1962 : attaque d'une patrouille de half track des gendarmes mobiles par 20 hommes des commandos Z de l'OAS à la sortie du tunnel des facultés, occasionnant 18 victimes parmi les forces de l'ordre38. Tous les prisonniers FLN sont amnistiés.

23 mars 1962 : un camion d'appelés du contingent est attaqué à Bab El Oued. 7 d'entre eux sont tués. L'armée boucle le quartier. Des barrages sont édifiés à l'entrée du quartier par l'OAS. Les affrontements provoquent 20 morts et 60 blessés parmi les insurgés, et 15 morts et 77 blessés parmi les forces de l'ordre39. Les commandos OAS, soutenus par la population et par une partie de l'armée qui tarde à boucler l'encerclement, s'enfuient par les égouts. Le couvre-feu est instauré, avec une heure par jour de sortie autorisée.

24 mars 1962 : arrestation du général Jouhaud, du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume (le crabe tambour), et du commandant Camelin.

25 mars 1962 : bombardement au mortier par l'OAS d'un quartier musulman à Oran, provoquant une quarantaine de morts34. Attaque de la banque d'Algérie par l'OAS rapportant vingt millions de nouveaux francs40.

26 mars 1962 : une manifestation pacifique organisée par l'OAS mobilise des Français d'Algérie et même des musulmans, afin de lever le blocus de Bab El Oued par l'armée. À la suite d'un coup de feu de provenance incertaine41, les tirailleurs ouvrent le feu rue d'Isly, occasionnant la mort de 62 manifestants.

fin mars 1962 : après l'échec du soulèvement de Bab-el-Oued, 15 000 civils sont arrêtés et 7 000 appartements saccagés lors de fouilles. Création du maquis OAS de l'Ouarsenis par le colonel Jean Gardes, fief du Bachaga Boualam et de ses mille harkis soutenant l'Algérie française depuis le début de la guerre. Environ 105 hommes y participent, dont le commando Albert.

29 mars 1962 : le Bachaga Boualam proclame lors d'une émission pirate de radio que l'Ouarsenis est terre française.

30 mars 1962 : arrestation d'Yves Gignac et d'Armand Belvisi.

3 avril 1962 : attaque par l'OAS de la clinique du Beau-Fraisier à Alger, désignée comme un repaire du FLN. Une trentaine de malades sont tués ou blessés36, 4 prisonniers sont délivrés[réf. nécessaire].

7 avril 1962 : arrestation de Roger Degueldre chef des commandos Delta. Le capitaine Raymond Mura lui succède. Mise en place de l'Exécutif provisoire en Algérie.

8 avril 1962 : référendum sur les accords d'Évian, s'adressant uniquement aux électeurs de métropole. 91 % de oui parmi les suffrages exprimés.

9 avril 1962 : Georges Bidault fait une déclaration au nom du CNR.

10 avril 1962 : fin de la tentative de maquis dans l'Ouarsenis. Le maquis a été bombardé par l'aviation française. Un dernier groupe du maquis de l'Ouarsenis, intégrant le commando Albert, affronte des membres de l'ALN, qui y ont été convoyés et ravitaillés par l'armée française42. Les membres du maquis sont finalement arrêtés les uns après les autres ou finissent par se rendre (colonne du capitaine Pierre Montagnon), certains s'échappent mais sont repris comme le lieutenant Pierre Delhomme. Beaucoup sont tués, dont le commandant Paul Bazin. Le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier sont assassinés à Oran par l'OAS en avril 1962 (G. Fleury, Histoire secrète de L'OAS, 2002, Grasset, p. 1020 et 1032.). Le Bachaga Boualem négocie l'envoi en métropole par avion militaire de 200 personnes de ses proches à Mas-Thibert en Camargue, contre l'abandon du maquis.

12 avril 1962 : début des enlèvements d'européens par des groupes FLN, leur nombre ne faisant que croître au cours des mois qui suivent43.

13 avril 1962 : le général Jouhaud est condamné à mort.

15 avril 1962 : l'exode des Français d'Algérie commence, malgré les consignes de l'OAS qui interdit les départs.

19 avril 1962 : le général Katz, à Oran, interdit à toute personne de se trouver sur les balcons et les terrasses sous peine d'ouverture du feu sans sommation. À Paris, le conseil des ministres refuse la proposition de rapatriement des Harkis.

20 avril 1962 : arrestation du général Salan et du capitaine Ferrandi.

Le Procès du Général Raoul Salan. Sténographie complète des ...

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COLLECTIF, Le Procès du Général Raoul Salan. Sténographie complète des audiences, Réquisitoire, Plaidoiries, Verdict. Note liminaire des Avocats., ...

22 avril 1962 : libération à Fresnes de 200 prisonniers FLN, dont Yacef Saâdi qui retournent en Algérie.

23 avril 1962 : le conseil de l'ordre des avocats d'Oran dénonce les attaques de l'OAS.

24 avril 1962 : l'OAS attaque une clinique à Oran.

28 avril 1962 : des attentats attribués à l’OAS sont perpétrés à Étampes contre les locaux du journal communiste La Marseillaise de Seine-et-Oise et contre le commissariat de police44.

2 mai 1962 : attentat OAS à la voiture piégée sur le port d'Alger occasionnant une soixantaine de morts et une centaine de blessés. Le FLN, en réplique, se livre à des enlèvements de pieds-noirs dont beaucoup ne reparaîtront pas. L'absence de sanction des autorités françaises qui semblent minimiser ces enlèvements, favorise leur poursuite45. En mai, à Oran, entre 10 et 50 musulmans sont abattus chaque jour. Ce double terrorisme crée une séparation complète entre quartiers européens et musulmans à Alger et Oran34.

4 mai 1962 : arrestation d'André Canal (dit le Monocle) responsable d'OAS Métropole.

6 mai 1962 : la politique de la terre brûlée est instituée par l'OAS. Durant le mois de mai, des campagnes ciblées d'assassinats visant les musulmans par catégories professionnelles (femmes de ménage, facteurs...) contribue à séparer les deux communautés.

8 mai 1962 : les quelques barbouzes survivants sont ramenés en France.

9 mai 1962 : 41 cadavres égorgés par le FLN trouvés à Oran.

11 mai 1962 : incorporation forcée de 6 000 jeunes pieds-noirs dans l'armée avec mutation immédiate en métropole.

12 mai 1962 : Pierre Messmer et Louis Joxe précisent dans une note ministérielle que les militaires français organisant personnellement le rapatriement de leurs Harkis sont en infraction caractérisée, ces Harkis doivent immédiatement être renvoyés en Algérie.

14 mai 1962 : mitraillage de cafés par le FLN : 17 morts. Dans la même période, des boutiques ou des logements appartenant à des européens sont saisis.

18 mai 1962 : le Bachaga Boualem quitte l'Algérie avec ses Harkis. Première entrevue Farès-Susini pour un projet d'accord FLN-OAS.

20 mai 1962 : création à Rome par Georges Bidault, Jacques Soustelle, Antoine Argoud et Pierre Sergent d'un Conseil national de la Résistance, nommé ainsi par référence au CNR de 1943. Le FLN remet aux autorités une liste nominative de 112 policiers et militaires dont la mutation en métropole est demandée et sera immédiatement obtenue.

23 mai 1962 : le général Salan est condamné à la détention criminelle à perpétuité.

26 mai 1962 : le Haut Tribunal militaire est dissous par de Gaulle car il ne condamne pas à mort le général Salan. Une nouvelle Cour militaire de justice est créée par ordonnance le 1er juin46.

27 mai 1962 : le gouvernement annonce que 14 000 prisonniers FLN ont été libérés depuis les accords d'Évian.

29 mai 1962 : découverte d'un nouveau charnier de 35 cadavres d'européens à la Bouzaréah, abattus par le FLN, après ceux d'Hussein Dey. À partir de la fin mai, 8000 à 10000 Pieds-Noirs quittent quotidiennement l'Algérie.

7 juin 1962 : Albert Dovecar et Claude Piegts, membres de l'OAS, meurtriers du commissaire Gavoury, sont fusillés. L'OAS incendie la bibliothèque universitaire d'Alger. À Oran, elle détruit la mairie, la bibliothèque municipale et quatre écoles à l'explosif.

12 juin 1962 : démantèlement du réseau Est de l'OAS métropole, qui préparait l'assassinat de De Gaulle à Vesoul.

14 juin 1962 : tentative d'assassinat du général Katz à Oran. Son aide de camp, le général Ginestet, est tué à sa place ainsi que le médecin-colonel Mabille, alors qu'ils venaient se recueillir devant le corps du lieutenant-colonel Mariot, assassiné la veille40.

17 juin 1962 : accord de cessez-le-feu entre Jean-Jacques Susini pour l'OAS Alger et le docteur Mostefaï pour le FLN34. Cet accord sera désavoué des deux côtés47.

24 juin 1962 : assassinat à Aix-en-Provence par un commando Delta, du Commandant Joseph Kubiziak qui avait refusé de livrer la base aérienne de Blida lors du putsch du 21 avril 1961

25 juin 1962 : l'OAS fait sauter les citernes d'essence du port d'Oran. L'incendie durera 3 jours.

27 juin 1962 : la direction de l'OAS appelle à déposer les armes. Les commandos Delta quittent Oran pour l'Espagne, avec le butin résultant de l'attaque de six banques les jours précédents.

28 juin 1962 : le lieutenant Degueldre est condamné à mort.

Fin juin 1962 : 328 000 personnes ont quitté l'Algérie en juin, ce qui porte à 690 000 le nombre total de départs.

30 juin 1962 : suicide du général de Larminat qui devait présider la nouvelle Cour de Justice48.

1er juillet 1962 : référendum d'autodétermination en Algérie. Seuls les électeurs d'Algérie sont appelés à voter. Le référendum est approuvé par 99,72 % des votants49, mais 600 000 Pieds-Noirs sur un million ont quitté le pays50.

2 juillet 1962 : les derniers commandos OAS quittent Alger.

3 juillet 1962 : l'Algérie accède à l'indépendance, après le référendum du 1er juillet. Premiers accrochages entre le GPRA et les différentes mouvances du FLN pour l'accès au pouvoir.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

5 juillet 1962 : massacre à Oran, plusieurs centaines d'européens sont tués par l'ALN. L'armée française, commandée par le général Katz n'intervient que très tardivement. Une exception, le lieutenant de l'armée française Rabah Kheliff, désobéissant aux ordres du général Katz, sauve avec ses hommes environ 400 Européens enlevés. Il sera sanctionné pour cette action[réf. nécessaire]. Sur l'ensemble de l'Algérie, environ 3000 européens sont signalés disparus depuis le 19 mars.

6 juillet 1962 : le lieutenant Roger Degueldre, chef des commandos Delta, est fusillé. Les capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501e régiment de cavalerie de Rambouillet, ayant refusé l'ordre de former le peloton d'exécution, sont sanctionnés et mis aux arrêts.

8 juillet 1962 : En Algérie, début des massacres organisés de Harkis, qui feront entre 60 000 et 150 000 morts selon les sources.

18 juillet 1962 : Susini quitte l'Algérie pour l'Italie.

10 août 1962 : mandat d'arrêt international contre Georges Bidault.

22 août 1962 : attentat du Petit Clamart visant à tuer le général De Gaulle.

17 septembre 1962 : arrestation du colonel Jean-Marie Bastien-Thiry.

19 octobre 1962 : à la suite d'un recours déposé par les avocats d'André Canal, le Conseil d'État annule l'ordonnance présidentielle instituant la Cour militaire de justice pour violation d'un principe général du droit51.

28 novembre 1962 : Le général de Gaulle gracie le général Jouhaud.

14 février 1963 : Arrestation du commando projetant de tuer de Gaulle à l'école militaire.

20 février 1963 : Arrestation de 20 personnes du commando OAS de Gilles Buscia. Celui-ci s'évadera de la prison de Fresnes.

25 février 1963 : Enlèvement à Munich d'Antoine Argoud par les services spéciaux français.

11 mars 1963 : Le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est fusillé.

18 avril 1963 : Jean de Brem est tué par la police à Paris.

avril 1963 : Exil de Georges Bidault.

juillet 1963 : Démantèlement de l'imprimerie de l'OAS.

30 novembre 1963 : Arrestation de Jean-Marie Curutchet à Dakar.

Le Proces Compt rendu steographicque des debat requisistore it ...

https://books.google.fr/books?isbn=2723313956

20 janvier 1964 : Arrestation d'une partie du commando du colonel Pierre Château Jobert à Orléans.

février 1964 : Démantèlement d'un réseau du capitaine Pierre Sergent.

15 août 1964 : Attentat du mont Faron visant à faire exploser une jarre au passage du général De Gaulle.

décembre 1964 : plusieurs prisonniers OAS sont libérés.

8 avril 1965 : Arrestation de Gilles Buscia : c'est la fin des opérations OAS.

18 juin 1966 : Une loi permet la libération d'environ 80 prisonniers politiques.

3 novembre 1967 : Claude Tenne s'évade de la prison de l'ile de Ré. Il ne sera pas repris.

juin 1968 : amnistie et libération des prisonniers OAS par de Gaulle, à la suite des événements de mai 1968 et de son entretien à Baden Baden avec Massu. Il s'agit de faire barrage aux idées révolutionnaires auxquelles n'adhèrent pas les anciens de l'OAS. Les membres de l'OAS vivant dans la clandestinité depuis 1961 réapparaissent, comme le colonel Pierre Chateau-Jobert à Morlaix.

L'amnistie complète est accordée par la loi du 24 juillet 1968.

été 1968 : Autodissolution du CNR.

décembre 1968 : Un disque Messages de Noël 1968 est enregistré par Jean Pax Méfret, regroupant les messages à l'occasion de l'amnistie des généraux Raoul Salan et Edmond Jouhaud, du colonel Antoine Argoud, de Georges Bidault, Jacques Soustelle, Joseph Ortiz, du capitaine Pierre Sergent. L'assassinat le 20 décembre du colonel Raymond Jean Gorel alias Cimeterre, ancien trésorier de l'OAS gracié et libéré en 1966, relance le mystère du trésor de l'OAS52.

Condamnations

L'OAS a elle aussi subi des pertes et officiellement 119 membres ont été tués.

En 1962, 635 membres de l'OAS sont arrêtés. 224 sont ensuite jugés, dont 117 acquittés, cinquante-trois condamnés à une peine de prison avec sursis, trente-huit à une peine de prison ferme, trois sont condamnés à mort et fusillés (Roger Degueldre, Claude Piegts et Albert Dovecar) ; le lieutenant-colonel Bastien-Thiry est également passé par les armes. Son appartenance à l'OAS est sujette à discussion66, mais, selon les membres du commando, il appartenait bien, comme eux, à la dernière formation de l'OAS-Métropole, également appelée OAS-CNR.

Jusqu'en 1965, les arrestations s'élèveront à dix mille personnes, et le nombre de condamnés à 3 680 (décompte de Rémi Kauffer, qui estime par ailleurs que les policiers, gendarmes, militaires et barbouzes ont tué plusieurs centaines de Français d'Algérie durant la guerre)

. Plusieurs membres de l'OAS se sont réfugiés à l'étranger, notamment en Espagne, au Portugal et en Amérique du Sud. Plusieurs sont condamnés à mort par contumace (Joseph Ortiz, le colonel Château-Jobert, André Rossfelder, le colonel Arnaud de Seze, le colonel Yves Godard, les capitaines Pierre Sergent et Jean Biraud). La peine de mort pour motif politique, abolie depuis 1848, ayant été rétablie par ordonnance du 4 juin 1960.

En ce qui concerne les seuls officiers de l'armée française membres ou sympathisants OAS, environ 490 ont été condamnés à de la prison, 530 rayés des cadres, 1300 démissionnent.

Amnistie

La première amnistie date du 17 décembre 1964 et concerne les « événements » d'Algérie.

Le 21 décembre 1964, les prisonniers condamnés à des peines inférieures à quinze ans de détention (soit 173 anciens membres de l'OAS) sont amnistiés par grâce présidentielle, car il s'agit de prisonniers politiques. D'autres mesures de grâce sont prises à Noël 196568.

En mars 1966, une centaine de condamnés sont graciés et, le 17 juin 1966, une seconde loi d'amnistie efface les condamnations des condamnés libérés. Le général Jouhaud, condamné à mort le 13 avril 1962, passe 235 jours dans une cellule de condamné à mort, sa peine est commuée en perpétuité, il est libéré en décembre 1967.

En 1968, des anciens de l'OAS rencontrent Jacques Foccart pour lui proposer leur ralliement au régime gaulliste contre la "chienlit", et demander l'amnistie intégrale des membres de l'organisation encore incarcérés, ce qu'ils obtiendront le 7 juin 68 après les événements de mai 68 : le gouvernement, craignant un coup de force des communistes, efface toutes les sanctions disciplinaires et professionnelles et réintègre les amnistiés dans leurs droits, pensions et décorations69. Cette amnistie est promise par de Gaulle à Massu, lors de sa visite à Baden Baden.

En juillet 1974, une amnistie complémentaire efface d'autres condamnations pénales, autorisant ainsi la réintégration de cadres de l'OAS dans la vie politique française notamment par l'intermédiaire des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, ce qui permet à certains comme Pierre Sergent de devenir députés.

Dans le cadre de l'élection présidentielle française de 1981, des négociations menées par des proches du candidat François Mitterrand aboutissent à l'appel du général Salan à voter Mitterrand et sanctionner Giscard d'Estaing.

Le 3 décembre 1982, les officiers survivants sont réintégrés dans les cadres de l'armée par une nouvelle amnistie (loi du 24 novembre 1982), à l'exclusion des officiers généraux.

En 1987, une loi sur les rapatriés amnistie les dernières condamnations encore effectives.

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Le chahid Hamdani Adda, plus connu sous le nom de guerre de Si Othmane......Brûlé vif .
« A deux mois du cessez-le feu, sous l'égide du général putchiste Edmond Jouhaud, des membres de l'OAS sont venus l'enlever de la prison d'Oran pour mettre fin à ses jours, en le brûlant vif, un certain 12 janvier 1962, avec trois de ses compagnons »
Feu Hamdani Adda a intégré, pour rappel, les rangs de l'ALN en 1957 et a été, en sa qualité de chef de région, le chef du secteur autonome de la ville de Tiaret. Si Othmane était l'organisateur des réseaux urbains FLN et son nom était lié à toutes les actions menées contre l'armée coloniale
Arrêté le 05/12/1959, il sera condamné quatre fois de suite à la peine capitale. Il séjourna dans les prisons de Tiaret et d'Oran où il s'imposa comme porte-parole des 2 000 détenus qui s'y trouvaient et qu'il mobilisa pour la cause.

le combat de ce digne Moudjahid qui, lors de son emprisonnement, a su comment défendre les droits des détenus algériens. Hamdani Adda oeuvrait comme chef de région, dans la wilaya 5. Il avait sous sa coupe, toute la région de Tiaret dans laquelle il avait mené la vie dure à l'armée française...

Par .Amar Belkhodja, historien et journaliste,

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Date de dernière mise à jour : 06/09/2017

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