L'Exécutif Provisoire Algérien

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L'Exécutif Provisoire Algérien et le

Gouvernement Provisoire de la République Algérienne

Le Comité de coordination et d'exécution, créé par le congrès de la Soummam du , est le premier organe exécutif de la révolution algérienne, précurseur du Gouvernement provisoire de la République algérienne. Il est politiquement responsable devant le Conseil national de la Révolution algérienne, qui constitue un embryon de parlement dont les membres sont désignés par cooptation, faute de pouvoir organiser des élections en raison de l'état de guerre en Algérie.

Le , le CNRA vote une résolution donnant délégation au CCE pour former un gouvernement provisoire algérien.

L'annonce officielle de la constitution du « Gouvernement provisoire de la République algérienne » (GPRA) eut lieu au Caire le . Le même jour, la première déclaration du président du GPRA, Ferhat Abbas, fut rendue publique, définissant les circonstances de la naissance de ce gouvernement et les objectifs visés par sa création.

Ce gouvernement est intervenu en exécution des décisions prises par le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) lors de sa réunion tenue au Caire du 22 au au cours de laquelle le Comité de coordination et d'exécution (CCE) fut chargé d'annoncer la création d'un gouvernement provisoire pour parachever la mise en place des institutions de la « Révolution » et la reconstruction d'un État algérien moderne.

Le Gouvernement provisoire avait mis les autorités françaises devant le fait accompli alors que celles-ci prétendaient ne pas avoir d'interlocuteur pour négocier.

Entre 1958 et 1962, il y eut trois formations du Gouvernement provisoire de la République algérienne.

Composition des gouvernements

 

Premier gouvernement ( - )

Le premier gouvernement était composé de[1],[2] :





Deuxième gouvernement ( - )

Le deuxième gouvernement[4] était composé de :




Troisième gouvernement ( - )

Le troisième et dernier gouvernement était composé de :




 

Exécutif Provisoire Algérien

 

L'Exécutif provisoire1 est une structure provisoire chargée de gérer les affaires publiques en Algérie durant la période transitoire entre le cessez-le-feu à la suite des accords d'Évian du 19 mars 1962 (entre le Gouvernement provisoire de la République algérienne et le Gouvernement de la République française) et l'installation définitive du nouvel État algérien le 15 octobre 1962.

L'Exécutif provisoire est installé le 28 mars 1962, après la publication dans le Journal officiel de la République française des décrets qui organisent la période de transition entre la signature des accords d'Évian et l'installation d'un nouveau pouvoir issu du référendum d'autodétermination qu'il a la charge d'organiser. Les autres prérogatives de l'Exécutif provisoire sont principalement le maintien de l'ordre et l'administration intérieure.

Abderrahmane Farès est nommé président de l'Exécutif et Roger Roth vice-président. La composition finale, après négociations, est nommée par le décret du 6 avril 1962. Le siège de l'Exécutif est fixé à Rocher Noir (actuellement Boumerdès). Il transmet ses pouvoirs à l'assemblée constituante le 25 septembre 1962 et au 1er gouvernement algérien, nommé par Ben Bella le 15 octobre 1962.

Composition de l'Exécutif provisoire


  • Secrétaire général de l'exécutif provisoire : Saïd Hocine
  • 8 avril 1962

 

Force locale de l'Ordre de l'Exécutif Provisoire Algérien

Force locale jpg

 

La force locale est une force mixte de maintien de l'ordre en Algérie, créée le 30 mars 1962 dans le cadre des accords d'Évian du 18 mars 1962 et placée sous les ordres de l'Exécutif provisoire et du Haut Commissaire de la République française en Algérie, Christian Fouchet. Elle est organisée en unités de forces locales (UFL) et compte à sa création un effectif de 40 000 hommes répartis en 114 unités. Les UFL sont des formations mixtes, composées majoritairement de « Musulmans » (90 %) et commandées par des Européens (10 % des effectifs). Inefficace et travaillant dans l'improvisation, elle est rapidement confrontée aux désertions massives des Algériens incorporés dans ses rangs, partis rejoindre les rangs de l'Armée de libération nationale algérienne (??). Elle perd petit à petit de son utilité et elle est dissoute à partir du 17 juillet 1962.

 

Historique

 

Création

L'idée de la mise en place d'une « force locale », chargée du maintien de l'ordre en Algérie, remonte au 20 janvier 1961, bien avant la conclusion des accords d'Évian et émane du Comité des affaires algériennes (CAA). À terme et le cas échéant, cette force devait passer sous le ordres d'« un organisme algérien chargé de préparer l'autodétermination ». Ses effectifs, hybrides algéro-français, devaient compter entre 30 000 à 35 000 hommes[1]. Elle devait servir, dans l'esprit des Français, l'embryon d'une future armée algérienne, à la place de l'ALN[2].

La proposition de créer une force locale présentée par les négociateurs français au cours des discussions d'Évian a été vivement discutée pendant les négociations. Outre la crainte que cette force fasse concurrence à l'ALN, la partie algérienne s'opposait aussi à la présence des supplétifs dans les rangs de la force, comme le propose la partie française : des unités de sécurité à base de GMS, de maghzens et de pelotons de gendarmes auxiliaires[3].

En fin de compte, la force locale est créée par l'arrêté interministériel du 30 mars 1962. La solution retenue est d'utiliser les unités existantes, en gardant leurs cadres européens et en y versant des appelés « musulmans ».

Elle est officiellement mise sous l'autorité de l'Exécutif provisoire, mais dans les faits elle relève de l'autorité du haut-commissaire en Algérie Christian Fouchet[4].

Radio- Extrait de l'AUDIO  de 27 minutes INA.Fr « Inter actualité de 19h 30 du 21 avril 1962 »

Extrait  - "Algérie- Rocher Noir 21 avril 1962 il est 11 heures et c’est l’installation officielle de la force locale en présence de Monsieur Fouchet Haut- Commissaire,Monsieur Farès Président de l'exécutif Provisoire; Monsieur le Préfet Mokdad Directeur de cette force locale, ainsi que tous les membres de l’exécutif provisoire.

21 avril 1962 3

                  Accords d'EVIAN du 18 Mars 1962

 

Décret N° 62-306 du 19 mars 1962 portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie

TITRE  IV                                                      De la force de l'ordre. 

Art. 19. — Il est créé une force de l'ordre propre à l'Algérie. Cette force de l'ordre est placée sous l'autorité de l'exécutif provisoire, qui décide des conditions de son emploi.

Art. 20. — La forcé de l'ordre aura un effectif global de 60.000 hommes. Son effectif initial sera de 40.000 hommes. Il comprendra :

Les auxiliaires de la gendarmerie et les groupes mobiles de sécurité actuellement existants ; Des unités constituées par les appelés d'Algérie et, éven­tuellement, par des cadres pris dans les disponibles. L'exécutif provisoire a le pouvoir de compléter la force de l'ordre par rappel de réserves instruites. 

.Art. 21. — Le directeur de la force de l'ordre est nommé par décret en accord avec l'exécutif provisoire

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Arrêté  Interministériel du 30 Mars 1962 

pour

L application du decret capture

Composition de l'Exécutif provisoire Algérien

Président : Abderrahmane Farès, notaire.
Vice-président : Roger Roth, avoué.
Délégué aux affaires Générales : Chawki Mostefai, docteur en ophtalmologie, représentant le GPRA.
Délégué aux affaires économiques : Belaid Abdesslam, étudiant, représentant le GPRA.
Délégué à l’agriculture : M’hamed Cheikh, agriculteur et éleveur.
Délégué aux affaires financières : Jean Mannoni, docteur en médecine.
Délégué aux affaires administratives : Abderrazak Chentouf, avocat représentant le GPRA.
Délégué à l’ordre public : Abdelkader El Hassar, avocat. (force locale)
Délégué aux affaires sociales Hamidou Boumediène, docteur en radiologie représentant le GPRA.
Délégué aux travaux publics : Charles Koenig, professeur de CEG.
Délégué aux affaires culturelles : El Hadj Bayoud Brahim, chef religieux du Mzab.
Délégué aux postes : Mohammed Benteftifa, pharmacien, représentant du GPRA.

Composition

La force locale est composée de :

  • une direction des commandements régionaux et départementaux
  • 114 groupes mobiles de sécurité (GMS)
  • 110 pelotons de garde territoriale (PGT) constitués par des gendarmes et des auxiliaires de gendarmerie
  • 114 compagnies formées d'appelés (dont la numérotation commence à 401)
  • 3 500 hommes de compagnies sahariennes

C'est le général de gendarmerie Corberant qui a la charge de son organisation, remplacé ensuite par le colonel Ghenim et le commandant Yazid, du cabinet d’Abderrahmane Farès.

Le commandement est confié à Omar Mokdad, préfet de Saïda.

Missions

Le décret interministériel du 30 mars 1962 a assigné à la force locale deux missions principales : maintenir l'ordre et assurer le bon déroulement du référendum d'indépendance.

  • Maintien de l'ordre
  • Assurer le bon déroulement du référendum d'indépendance

La force locale assure d'autres missions secondaires :

  • Protection des populations
  • Ouverture de passages dans les lignes Challe et Morice pour permettre l'entrée des unités de l'ALN
  • Formation militaire
  •  

Installation

Radio-Télévision Française Vidéo Audio  INA.Fr « Inter actualité de 19h - 21 avril 1962»

"Algérie- Rocher Noir  21 avril 1962 il est 11 heures et c’est l’installation officielle de la  force locale"

Dans la cité administrative du Rocher noir à Alger, où s'est installé l'exécutif provisoire du GPRA, présidé par Abderrhamane FARÈS, le Haut commissaire de France en Algérie Christian FOUCHET et le responsable des Forces armées françaises à Alger, inspectent les troupes de la force locale

Fourquet et fouchet

M. Fouchet  et le Général de Mendite (Commandant le Secteur d’Alger) inspectent à Rocher Noir la Force Locale

.Capture alger

La naissance de cette Force Locale a Alger", et la prise en main

par le Directeur  Le Préfet Mokdad au cours d'une cérémonie, a Alger. 

 

Extrait des discours des trois principales autorités, représentant les forces de l'ordre en Algérie, a cette cérémonie

Radio-Télévision Française  Extrait de la vidéo INA.Fr « Inter actualité de 19h 30 du 21 avril 1962 »

"Algérie- Rocher Noir  21 avril 1962 il est 11 heures et c’est l’installation officielle de la  force locale

Monsieur Foucher  Haut- Commissaire 

Monsieur Farès   Président de l'exécutif Provisoire

Monsieur le Préfet Mokdad Directeur de cette force locale ainsi que tous les membres de l’exécutif provisoire

Le Haut-commissaire prend maintenant la parole

      -  Je salue vos formations gendarmes, dont la présence en ce lieu est l’émouvant symbole de  la naissance d’une force, dont nous attendons beaucoup de biens pour l’Algérie.

Vous serez avec vos camarades, et, à côté de l’armée française dont vous êtes issus, le garant de la paix et de l’ordre.

 Monsieur le Président – La France, conformément aux accords d’Evian, mets  sous l’autorisé de l’exécutif provisoire  cette force locale,

dont l’exécutif provisoire disposera comme elle l’entend 

Monsieur Farés - Président de l’exécutif provisoire algérien

Monsieur le haut- commissaire – C’est avec émotion, au nom de l’exécutif provisoire dont j’ai l’honneur de présider, que je prends en main cette force locale conformément

aux accords d’Evian Officiers sous- officiers  gardes et soldats, je compte sur vous pour être en effet  en Algérie le garant de l’ordre public et de la paix enfin d’assure sur

cette terre de nos frères, le bonheur de tous les algériens sans exception

Monsieur le Préfet Mokdad <<Ancien Commandant de l'Armée Française>> (ci-dessous)  Directeur de la force locale va lire son premier ordre du jour 

 Officiers, Sous- Officiers, Soldats, Gardes, Gendarmes de la Force de l’ordre,

Je prends aujourd’hui votre commandement

 

Molkad

La force locale de l'ordre algérienne était d’abord organisée par le général de gendarmerie Corberant, à partir du mois d’avril 1962, cette responsabilité est confiée au colonel Ghenim et au commandant Yazid, attachés au cabinet d’Abderrahmane Farès.

Son commandement est quant à lui, assuré par le préfet de Saida, le commandant Omar Mokdad et par son adjoint le lieutenant-colonel Abdelkrim Djebaili, nommés au début du mois d’avril.

Enfin la force locale était  supervisée par  le Délégué à l'ordre public de l'Exéccutif Provisoire Algérien   Abdelkader El Hassar, qui le 1er mai 1962, demande aux préfets de prendre  des sanctions ( voir document plus loin 

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 C’était votre unité    

    <<< Les Unités de la Force Locale UFL-UFO

      Dès le mois de janvier 1961 le Ministère d’Etat chargé des affaires Algériennes engage une réflexion sur la façon dont pourrait être assuré le maintien de l’ordre dans la perspective d’un cessez le feu.

       Plusieurs solutions sont envisagés, dont celle qui sera l’une des conséquences des accords à Evian le 18 mars 1962, et du cessez le feu ordonné le jour suivant

      Une force locale est créée en Algérie par le gouvernement Français dont le principe et la composition sont précités dans le décret 62-306 du 19 mars 1962,publié au J O le jour suivant, et suivi d’un arrêté interministériel daté du 30 mars dont  le titre IV, intitulé  << de la force de l’ordre>>, précise :

     Art. 19. — Il est créé une force de l'ordre propre à l'Algérie. Cette force de l'ordre est placée sous l'autorité de l'exécutif provisoire, qui décide des conditions de son emploi.

Art. 20. — La forcé de l'ordre aura un effectif global de 60.000 hommes. Son effectif initial sera de 40.000 hommes. Il comprendra :

Les auxiliaires de la gendarmerie et les groupes mobiles de sécurité actuellement existants ;  Des unités constituées par les appelés d'Algérie et, éventuellement, par des cadres pris dans les disponibles. L'exécutif provisoire a le pouvoir de compléter la force de l'ordre par rappel de réserves instruites.

.Art. 21. — Le directeur de la force de l'ordre est nommé par décret en accord avec l'exécutif provisoire

    Dans le texte ci-après, notre propos n’est pas d’entrer dans le détail de la répartition des 114 unités  constitués dans des situations particulières rencontrées durant les 100 jours où elles ont eu à assurer une mission vaguement définie, dans un contexte très troublé, (1)  où tout pouvait arriver à ceux qui ont eu la malchance d’y être affectés.

    Nous voulons seulement sortir de l’oubli l’un des aspects de la guerre d’Algérie qui n’a pas été la plus belle page militaire de notre Histoire, et qui reste trop souvent occultée dans les récits officiels écrits sur ce conflit. (2)

     Il parait évident que les autorités militaires françaises avaient des doutes certains sur la façon dont la situation évoluerait après le cessez le feu, jusqu’à l’indépendance et même au-delà.     Nous savons aujourd’hui  que tous les cas de figures avaient sagement envisagés, notamment dans le cas où des Unités de l’ALN auraient repris les armes contre nos forces, en profitant de l’ouverture des frontières.

     Dès le mois de Mai 1962 plusieurs plans militaires sont élaborés très confidentielles, a l’insu des autorités civils dans le cas d’une rupture du cessez le feu par la partie adverse. Ces projets vont évoluer en fonction des constats  faits sur le terrain, et notamment du fait qu’il fallait prendre en compte les actions menés par l’OAS

     Le plan « Carrousel » devait être mis en œuvre dès le mois de juin, et prévoyait notamment qu’en cas de troubles, l’alerte « Zoulou »  serait déclenchée. Cette dernière devait provoquer, entre autre choses, le désarmement des UFL, composés de 90%d’éléments FSNA et 10% d’européens, avec un encadrement mixte.

C’est dire la confiance de ces unités et ce dès leur création

      Le plan carrousel ne sera jamais déclenché, et subira ensuite plusieurs modifications en prenant les noms de « Vautour » «  Goëland »  puis « Bouvreuil ».

    Cependant  son utilité a bien été démontré dans la mesure ou en représailles d’actions menées dans les grandes villes du Nord -Constantinois par certains européens contre les musulmans,  des enlèvements sont perpétrés dans toute la région, comme le prouve entre autres, un charnier découvert dans une mine désaffectés située sur la commune de l’Oued Seguin, près de Télergma.

    Dès le mois d’avril 1962,  114 UFL sont constitués par des unités de l’armée française, à partir de regroupement d’éléments Nord-Africains incorporés en qualité d’appelés du contingent ou d’engagés volontaires renforcés par des hommes des groupes de sécurité et des auxiliaires de la gendarmerie.

        Numérotées de 400 à 514, il est prévu que chacune doit compter un effectif de 202 hommes, soit 3 officiers dont un musulman, 22 sous- officiers dont 6 européens,  177 hommes,  dont 17 européens.  Elle est articulé en quatre sections de 45  hommes  chacune et une section de commandement de 22 hommes

      En théorie, les personnels européens doivent être désignés parmi les volontaires, mais a défaut,  sont pris d’office parmi ceux qui ont encore  cinq mois de séjour à effectuer.(3) 

      Le 21 avril 1962 la force locale est mise officiellement à disposition de l’Exécutif provisoire qui doit siéger jusqu’à la date de l’indépendance et présidé par Abderrahmane Farés

      Les éléments européens les plus nombreux sont finalement des appelés, qui prennent leurs nouvelles fonctions sans avoir reçu l’information nécessaire à leur mission, et si la plupart font preuve d’une parfaite neutralité  à l’égard des personnels musulmans, la réciproque n’est pas toujours  aussi évidente  avec ceux qui étaient leurs adversaires de la veille, et les appelés algériens qui attendent impatiemment  l’indépendance du pays.

 L’ambiance est aussi en fonction de la façon dont la guerre s’est déroulée sur chaque secteur de compétence et on peut noter, par exemple,  que les tensions ont été moins fortes dans le Constantinois que dans l’Oranais ou l’Algérois

      Le flou qui entoure l’emploi des UFL vient encore en rajouter à l’incertitude du sort des Européens désignés d’office.  

      En théorie  si la Force Locale est à disposition des préfets  les militaires restent en principe, sous les ordres de leur hiérarchie d’origine.

      A partir du mois de juin 1962 les choses se compliquent encore avec le relatif désintérêt  de plusieurs chefs de corps pour ceux qu’ils ont pourtant eux -mêmes désignés pour servir dans ces UFL.   (4)

     Curieuse amnésie qui nous amène à s’interroger sur le fait que ces appelés aient pu être oubliés au moment des rapatriements de leur unité d’origine vers la métropole.

          D’autre part plusieurs témoignages avérés font état de violences exercées à l’égard de quelques- uns par une foule en délire ou des résistants de la dernière heure au moment de la déclaration d’indépendance, et,  pire encore, de disparitions jamais «élucidées, mais dont la conclusion ne laisse aucun doute lorsqu’on sait que ces malheureux ont été,  des années après, reconnus « Morts pour la France »

          Là encore, il est effarant de constater que des officiers avaient eu l’idée de déclarer comme déserteurs (5)certaines de ces victimes, a une époque où rien n’aurait expliqué un tel comportement de la part de militaires européens, a quelque jours de leur retour en métropole !

          Leurs noms étant confondus avec ceux tombés durant le conflit, leur nombre reste indéterminé puisque curieusement, les périodes de services dans les UFL ne sont pas inscrites sur les livrets militaires, ou les  états signalétiques, car à l’époque elles ne sont considérées que comme simples détachement provisoires.(6)

            On comprend que ceux qui ont été contraints de subir cette triste expérience restent toujours marqués et que plus d’un demi-siècle après la fin de  cette guerre, ils continuent de faire en sorte que leur histoire, qui est sans doute l’un des aspects les plus troubles de la guerre d’Algérie, reste toujours présente dans les mémoires.>>>Jean Louis Cerceau " L'ancien d'Algérie" N°561 page 14 

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Un document qui indique que tout était bien en place le 1er  Mai  1962, qui est signé du Délégué de l'Exécutif Provisoire, (ordre public et force locale )

Copie-copier Internet
Transmission un message NR 1458/60 Secret Urgent

Exécutif provisoire algérien – délégation à l’ordre public –
Direction de la force de l’ordre.


A.P.I.G.R Oran – Préfet de police Oran –
Inspecteur G.M.S OPAN (pour exécution)
Préfets : Mostaganem, Saïda, Tiaret, Tlemcen
NR 0034/DF0 du 1er mai 1962
Honneur vous faire connaître que suite à visite effectuée à votre inspection le 30 avril par M. le Lt-colonel Djebaili et M. Lucas, j’ai décidé :
          Primo : d’accepter à compter du 1er mai les démissions de MM Raspail, Audon, Robert, Sabater tous du cadre des personnels supérieurs d’encadrement des G.M.S. Ainsi que celles des personnels subalternes de l’inspection qui en feraient la demande.
         Secundo : de prononcer, également à compter du 1er mai, pour refus d’exécuter les ordres reçus et incitation à la désobéissance, la suspension en attendant leur comparution à la commission paritaire de discipline de leurs corps respectifs de : MM Navarro du GS// GMS 33, Martinez du GMS 81. Tous deux officiers de groupe ainsi que personnel subalterne d’encadrement du GMS 79.
          Tertio : de prononcer, sur la demande de M. le Préfet de Tiaret et pour les mêmes raisons, la suspension en attendant leur comparution devant commission paritaire de discipline de : MM Jubier, Vigneron, Caparos, Pailla, du cadre des personnels subalternes tous du GMS 87.
           Quarto : de prononcer le licenciement immédiat des gardes Fouché, Lopez, Huarte également du GMS 87.
           Quinto : de mettre en route, à destination GMS 33, des personnels actuellement en stage, qui devront être affectés d’urgence dans les groupes mis provisoirement à la disposition préfet police Oran.
          Sexto : de donner immédiatement fonctions s/officiers aux personnels proposés à la commission d’avancement franco-musulmane. Personnel nécessaire à fonctionnement inspection vous sera affecté dans meilleurs délais
              Septimo : un C.R d’exécution sera adressé sous présent timbre dans meilleurs délais.
Signé : El Hassar 1230/01/05

 

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Discours  du 23 mai 1962 du Président de l’Exécutif Provisoire Algérien M A Farès, a l'issue d'une prise d'Arme de la force locale, à Koléa.

Dépêche A.F.P. du  23 mai 1962 du ROCHER  NOIR   

  •            - L'Algérie indépendante coopérant avec la France, grâce à la volonté et a la détermination de tous les algériens  dignes de ce nom, naîtra dans 38 jours et vivra. a déclaré M. Farés   en conclusion de  l'allocution qu'il a prononcé ce matin à Koléa  à l'issue d'une prise d'armes d'une unité de la force locale                   - Dans l'allocution, qu'il adressa aux officiers, sous-officiers, et soldats, le Président de l’Exécutif Provisoire à  déclaré......des accords signés à Evian au nom du peuple Français par le gouvernement Français, et, au nom du peuple algérien, par le gouvernement provisoire de la République Algérienne, constituent les bases nouvelles, des rapports entre les deux pays.           Nous avons tous, a dit  M  Farés  l’impérieuse mission, de réaliser l’étape de transition, qui nous conduira à partir du 1 juillet, à la constitution d'une Algérie libre, souveraine et indépendante, coopérant avec la France. Le rôle qui nous est assigné, avec toute l'autorité conférée, par le gouvernement  Français, et le GPRA   a  - l’Exécutif Provisoire Algérien est d'une importance historique-

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Extrait du témoignage d'un membre FSE de la 446 UFL

Mais quoiqu'il en soit, tout était possible à tout moment, principalement quand nous avons quitté l'Armée française, par détachement, avec le titre de Conseiller militaire de la 446ème Unité des Forces Locales Algériennes. A tel point que dans cette unité le sous-officier de service dormait toujours avec un PA (Pistolet Automatique) sous l'oreiller et un PM (Pistolet Mitrailleur) sur le ventre, sous la couverture. Alors oui, les manifestations de la guerre sanglante, attendue à chaque instant, ne se concrétisaient pas, mais la guerre intérieure était, elle, implacablement présente et vécue avec intensité, particulièrement dans cette unité musulmane dépendant de l'Exécutif Provisoire Algérien où le danger pouvait aussi venir de son sein. Cela pouvait tout simplement être signifié par le froid d'une lame silencieuse et effilée sous la gorge. Toute situation jugée non conforme, étrange ou bizarre devait être immédiatement analysée comme pouvant être un traquenard mortel.

Nous "ignorions" tout cela, nous l'évoquions à peine et nous n'en étions pas spécialement affectés en apparence. L'humour, la décontraction était notre mode d'échanges au quotidien ; attitudes particulièrement mises en évidence devant des parachutistes français médusés qui, armes pointées, bloquaient le train transportant notre unité ou dans les échanges que le hasard nous a conduit à avoir avec des officiers de l'A.L.N., ou encore dans ce contact ambigu avec un membre de l'OA.S. nous annonçant avec dépit que l'ordre de nous bombarder au mortier avait été rapporté peu de temps avant l'heure H (c'eût été un carnage sanglant). Cependant, il n'y avait aucun laisser-aller et, par opposition à certaines unités, nous nous comportions en professionnels. La rigueur vis à vis des autres et de nous-mêmes était sans faille. Finalement, la source de notre imperméabilité aux pressions psychologiques et à la tension nerveuse n'a été possible que par le respect de nous-mêmes envers et contre tout. C'est sans doute grâce à cet état d'esprit que, pour éviter regorgement subi par les cadres français de certaines UFL, nous avons eu la capacité d'abandonner, un petit matin de juillet à Alger, la 446ème Unité des Forces Locales Algériennes en emportant notre matériel et les armes lourdes de l'unité, en bon ordre, dans la discrétion et la souplesse, sous le regard interdit et vaguement complice des sentinelles musulmanes.

Bernard Landry

Extrait  de la décision  reçue (ci-dessous) par notre camarade Michel Landry

 -  Nos camarades - cadres et troupe française - de l'ex-3° Batterie - UFL 446 sont tous revenus parmi nous à Laglouat le 6 juillet 1962

Cap 14 j

La suite de cette page est censurée sur une page de l'autre site <<tout savoir sur les 114 UFO>>>

voici l'état des sources sur la force locale communiqué par le Service Historique de la Défense

(Copie) ou vous pourrez trouvé des renseignements consignés concernant votre unité de Force Locale (UFL-UFO)

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Voici un hommage  fait aux militaires métropolitains qui avaient été  mutés dans la 446 UFL- UFO.  des  Forces locales Algériennes en Algérie en 1962

Merci a ce 13 ème Régiment  Artillerie pour cette juste reconnaissance, c'est le seul hommage a ma connaissance, fait par un régiment pour ses militaires métropolitains mutés en UFO, sur les 100 régiments qui ont servi de support pour la mise en place de ces  114 UFO.

 Merci a notre ami Bernard Landry qui m'a communiquer cette décision de juillet 1962, qui n'est pas en accord avec le courrier reçu du Ministère.  

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Posté par margolis gerard, lundi 12 mars 2012 à 00:26

Temoignage  Important  force locale oran juillet 62

J'avais 21 ans,sous lieutenant du contingent détaché depuis le 6è RTA de Tlemcen à la Force Locale à ORAN de mars à juillet 1962.

Ma compagnie commandée par le capitaine NEVEU, dont j'étais le seul officier adjoint, était basée dans une école désaffectée, dont j'ai oublié le nom, située près du ravin dit de "Ras El Ain".au sud de la ville

Nous avons passé trois mois avec nos 200 hommes, tous algériens recrutés d'office dans les régiments de tirailleurs, à faire le tampon et la police entre les deux communautés arabe et européenne.

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CORPS D'ARMÉE D'ORAN      30 UFO        de la 484 a la 514

  19 juillet 1962 : Réunion au quartier BUGEAUD du 16 juillet.

-- Toutes les UFO ont déserté ou sont désarmées, sauf :

 - 7 UFO du 24ème CA - soit 5 à ORAN et 2 à SIDI BEL ABBES

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Force locale 30 unitees oran 1

Alger;  Le samedi 6 juillet, à 18 heures, dans la résidence de Rocher Noir, se déroule la cérémonie de présentation des lettres de créance du nouvel ambassadeur de France au président de l’exécutif provisoire, Abderrahmane Farès.  Jean-Marcel Jeanneney passe tout d’abord en revue un détachement de la force locale créée par les accords d’Évian, puis a lieu un bref échange de déclarations d’intentions qui demeurent très vagues, très conventionnelles

 Merci pour la visite de mon site  Yvon Priou

 

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Date de dernière mise à jour : 02/06/2018

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