La Force Locale de l'Ordre Algérienne

La Force locale de l'Ordre Algérienne, pendant la période transitoire en 1962 en Algérie

Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie, en lisant celle-ci

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Il a fallu que je lise le Journal Officiel  en 2012 pour voir  ceci

Copie : Journal Officiel de la République Française du 20 mars 1962

Décret N° 62-306 du 19 mars 1962 portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie.

 Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre, du ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer, du ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre des armées et du secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer,

Vu la Constitution, et notamment ses articles 34 et 72 ;

Vu la loi n° 56-258 du 16 mars 1956 sur les pouvoirs spéciaux en Algérie, modifiée et complétée ;

Vu la loi n° 61-44 du 14 janvier 1961 concernant l'autodéter­mination des populations algériennes et l'organisation des pou­voirs publics en Algérie avant l'autodétermination ;

Le conseil des ministres entendu,

Décrète :                    TITRE   Ier                           Dispositions générales.

Art. l. — L'organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie entre le cessez-le-feu et la mise en place des ins­titutions issues de l'autodétermination et du suffrage universel est réglée par les dispositions du présent décret.

Art. 2. — L'organisation des pouvoirs publics entre le ces­sez-le-feu et la proclamation des résultats de l'autodétermina­tion est aménagée par l'institution d'un haut-commissaire dépo­sitaire des pouvoirs de la République, d'un exécutif provisoire, chargé de la gestion des affaires publiques propres à l'Algé­rie et d'un tribunal chargé de réprimer les attentats à l'ordre public.

Art. 3. — Le haut-commissaire et l'exécutif provisoire se concertent en permanence, dans l'exercice de leurs attributions respectives, en vue de réunir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de l'autodétermination et d'assurer la continuité des services publics.

                                                                                       TITRE  II  

                                                                           Du haut-commissaire.

Art. 4. — Le Gouvernement de la République est représenté en Algérie par un haut-commissaire.

Le haut-commissaire est placé sous l'autorité du ministre d'Etat chargé des affaires algériennes. Il est nommé par décret en conseil des ministres.

Art. 5. — Le haut-commissaire est dépositaire des pouvoirs de la République en Algérie. Il a, en Algérie, la charge des intérêts de l'Etat et, concurremment avec l'executif provisoire, celle du respect des lois.

Art. 6. — Les services civils sur lesquels le Gouvernement conserve une compétence directe sont placés sous l'autorité du haut-commissaire.

Le haut-commissaire devra faciliter l'accès des Algériens aux emplois dans les services soumis à son autorité. Il facilitera également la tâche de l'exécutif provisoire pour permettre l'accès des Algériens aux emplois administratifs de l'Algérie.

Les conditions dans lesquelles le haut-commissaire exerce son autorité à l'égard des services de la justice et de l'enseignement sont fixées par décret.

Art. 7, — Dans l'exercice de ses responsabilités en matière de défense et de sécurité du territoire ainsi que de maintien de l'ordre, le haut-commissaire est assisté d'un officier général commandant supérieur des forces armées en Algérie.

Art. 8. — Le haut-commissaire est assisté d'une administration dont l'organisation est fixée par décret.

Le haut-commissaire, absent ou empêché, est suppléé par le secrétaire général du haut-commissariat.

                                                         TITRE III

                                                De l'exécutif provisoire.

Art. 9. — Les responsabilités relatives à la gestion des affaires publiques propres à l'Algérie sont confiées à un exécutif pro­visoire dont la composition est fixée comme suit :

Un président.   Un vice-président.   Dix membres.

Sous réserve des pouvoirs que le Gouvernement continue à exercer directement en Algérie et qui sont définis à l'article 11 ci-dessous, l'exécutif provisoire assure la préparation et la mise en œuvre de l'autodétermination en Algérie.

A cet effet, il propose les membres de la commission cen­trale de contrôle prévue par le règlement de l'autodétermination.

Il assure la gestion des affaires publiques propres à l'Algé­rie Jusqu'à la mise en place des institutions issues du suf­frage universel qui seront établies après l'exercice de l'auto­détermination.

Il dirige l'administration et les services civils de l'Algérie sur lesquels il exerce l'autorité hiérarchique.

Les présentes dispositions ne modifient pas les conditions d'application en Algérie de l'article 34 de la Constitution.

Art. 10. — Le territoire de l'Algérie, sur lequel l'exécutif provisoire exerce ses compétences, comprend les quinze dépar­tements suivants : Alger, Batna, Bône, Constantine, Médéa, Mos-taganem, Oasis, Oran, Orléansville, Saïda, Saoura, Sétif, Tiaret, Tizi-Ouzou, Tlemcen. '

Art. 11. — Les affaires publiques relatives à l'Algérie pour les­quelles le Gouvernement conserve une compétence directe sont :

La politique étrangère, la défense et la sécurité du territoire, la justice, la monnaie, les relations économiques entre l'Algérie et les autres pays, ainsi que le maintien de l'ordre en dernier ressort en accord avec l'exécutif provisoire, sauf empêchement grave ;

Sous réserve des attributions qui seront données par décret à l'exécutif provisoire, l'enseignement, les télécommunications, les ports et les aérodromes.

Il sera procédé par décret à la répartition entre les services de l'Etat et ceux de l'Algérie.

Il n'est rien modifié aux compétences des départements et des communes de l'Algérie.

Art. 12. — La responsabilité de l'exécutif provisoire est collective.

           Au sein de l'exécutif : a) Le président, assisté du vice-président, sera chargé notam­ment de la préparation et de la mise en œuvre de l'autodéter­mination ;

                        b) Les membres de l'exécutif provisoire seront respective­ment :

Délégué aux affaires générales ; Délégué aux affaires économiques;  Délégué à l'agriculture ; Délégué aux affaires financières ; Délégué aux affaires administratives ;

Délégué à l'ordre public; Délégué aux affaires sociales ; Délégué aux travaux publics ;  Délégué aux affaires culturelles ;     Délégué aux postes.

Le décret qui nomme les membres de l'exécutif fixe les attributions de ceux-ci, notamment en ce qui concerne la direc­tion des services placés sous l'autorité de l'exécutif.

Art. 13, — Le président et les membres de l'exécutif provisoire constituent leur cabinet et en proposent la liste à l'exécutif pour ratification.

Art. 14. — L'exécutif provisoire a le pouvoir réglementaire pour les affaires propres à l'Algérie.

Il nomme aux emplois dans l'administration de l'Algérie.

II doit accélérer l'application de la politique de promotion des Algériens musulmans et faciliter l'accession de ceux-ci aux postes administratifs, notamment aux postes d'autorité.

Art. 15. — L'exécutif assure le maintien de l'ordre. La force de l'ordre visée au titre IV ci-dessous, ainsi que des services de police, sont placés sous son autorité.

Art. 16. — Les préfets et les sous-préfets sont placés sous l'autorité de l'exécutif provisoire pour ce qui relève des attribu­tions de celui-ci ; ils sont nommés après consultation de l'exé­cutif.

Art. 17. — Dans les conditions fixées par le décret prévu à l'article 1" de la loi du 14 janvier 1961, l'exécutif délibère de la préparation et de la mise en œuvre de l'autodétermination. Il prend à cet effet des décisions réglementaires.

Le scrutin d'autodétermination aura lieu dans un délai de trois à six mois à compter de la date de publication du présent texte ; la date en sera fixée sur proposition de l'exécutif provi­soire dans les deux mois qui suivront l'installation de celui-ci.

Art. 18. — Le haut-commissaire de la République est tenu préalablement informé des réunions de l'exécutif et de leur ordre du jour. Il reçoit dans les moindres délais les procès-verbaux des délibérations. Il peut assister aux séances et y être entendu.

Il peut réclamer une seconde délibération ; celle-ci est alors de droit.

Le haut-commissaire de la République et l'exécutif créent ensemble des organes de travail dans les domaines où une prépa­ration commune des décisions est rendue nécessaire par la répar­tition des compétences. Il en est notamment ainsi pour la prépa­ration de l'autodétermination et pour le maintien de l'ordre.

 Texte concernant la force locale dans les Accords d’Evian  et  qui  a concernés les militaires du contingents mutés d'office dans les 114 unités constitués par plus de 91 régiments, pendant la période transitoire  

                                             TITRE  IV

                                                      De la force de l'ordre.

Art. 19. — Il est créé une force de l'ordre propre à l'Algérie. Cette force do l'ordre est placée sous l'autorité de l'exécutif provisoire, qui décide des conditions de son emploi.

Art. 20. — La forcé de l'ordre aura un effectif global de 60.000 hommes. Son effectif initial sera de 40.000 hommes. Il comprendra :

Les auxiliaires de la gendarmerie et les groupes mobiles

de sécurité actuellement existants ; Des unités constituées par les appelés d'Algérie et, éven­tuellement, par des cadres pris dans les disponibles. L'exécutif provisoire a le pouvoir de compléter la force de l'ordre par rappel de réserves instruites.

.Art. 21. — Le directeur de la force de l'ordre est nommé par décret en accord avec l'exécutif provisoire.

                                                                              TITRE V

                                                                  Du tribunal de l'ordre public.

Art. 22. — n est institué un tribunal de l'ordre public qui comprendra un nombre égal de juges de statut civil de droit commun et de juges de statut civil local.

                                                                          TITRE VI

                                                                 Des mesures de rapatriement.

Art. 23. — Des commissions installées en Algérie et hors d'Algérie seront chargées de prendre toutes mesures adminis­tratives et autres utiles en vue du rapatriement en Algérie des Algériens réfugiés notamment en Tunisie et au Maroc

 Les commissions comprendront trois membres, l'un désigné par le haut-commissaire, le second par l'exécutif provisoire et le troisième, sous réserve de l'accord do cet organisme inter­national, par le haut-commissariat aux réfugiés.

Le contrôle de ces rapatriements sur les points de passage des frontières sera assuré par les services civils compétents.

                                                           TITRE VII

                                   Les conséquences de l'autodétermination.

Art. 24. — Dès l'annonce officielle prévue à l'article 27 du décret n° 62-305 du 19 mars 1962 portant règlement du réfé­rendum d'autodétermination, les actes correspondant à ces résul­tats seront établis :

            Si la solution d'indépendance et de coopération est adoptée :

            L'indépendance de l'Algérie sera immédiatement reconnue par la France ;

            Les transferts de compétence seront aussitôt réalisés ; Les règles énoncées par la déclaration générale et les déclarations jointes entreront en môme temps en.vigueur.

L'exécutif provisoire organisera, dans un délai de trois semaines, des élections pour la désignation de l'Assemblée natio­nale algérienne à laquelle il remettra ses pouvoirs.

Art. 25. — Le Premier ministre, le ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre­mer, le ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des armées et le secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

                        Fait à Paris, le 19 mars 1962.

C. DE GAULLE.

Par le Président de la République

 Le Premier ministre,

MICHEL DEBRÉ.

Le ministre d'Etat chargé des affaires algériennes.

LOUIS JOXE.

Le ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer,

LOUIS JACQUINOT.

Le garde des sceaux, ministre de la justice,

BERNARD CHENOT.

Le ministre des armées,

PIERRE MESSMER.

Le secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer,

JEAN DE BROGLIE.

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On a put lire et on peut lire encore sur des livres  des commentaires comme celui-ci

"On se demande comment des officiers expérimentés et intelligents ont pu élaborer ce projet."
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A voir sur Wikipédia Force Locale  Avril 2017

Historique

Création

L'idée de la mise en place d'une « force locale », chargée du maintien de l'ordre en Algérie, remonte au 20 

janvier 1961, bien avant la conclusion des accords d'Évian et émane du Comité des affaires algériennes (CAA).

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Personnes civiles et Militaires  ayant élaborés ce projet

 

Un comité des Affaires Algériennes est créé par décret du 13 février 1960

Article 1 - Est institué auprès et sous la présidence du Chef de l’Etat un comité des Affaires algériennes.
     Le Comité des Affaires Algériennes comprend
              Le Premier Ministre, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre des Armées
Article 2 - Assistent aux séances du Comité ; Le Délégué Général du Gouvernement en Algérie,
              le Secrétaire Général pour les Affaires Algériennes,
            le Général Chef d’état Major Général de la Défense nationale, ainsi que chaque fois que cela
             sera possible,le Général Commandant en chef en Algérie
       D’autre ministres ou secrétaire d’Etat peuvent prendre part aux travaux du Comité pour les questions
              les concernant
Article 3 - Le Comité des Affaires Algériennes arrête les décisions concernant, l’Algérie
         pour autant que celles-ci ne sont pas prises en conseil des ministres
Article 4 - Le Secrétaire Général de la Présidence de la République et le Secrétaire Général
           pour les Affaires Algériennes assurent conjointement le Secrétariat du comité
Article 5 - le premier ministre est chargé de l’exécution du présent décret
 
Un décret du 23 mars 1962 modifiera ce décret
            Le Comité des Affaires algériennes comprendra ; Le Premier Ministre, le Ministre d’Etat
chargé des Affaires algériennes et le Haut Commissaire
D’autres Ministres ou Secrétaire d’Etat ainsi que des fonctionnaires civils et militaires peuvent prendre
part aux séances
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Renseignements  précis concernant une unité de la force locale la 514  avec mes remerciementsImg yvon ufl mp038

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Mes cent jours

Force locale 2

Uflet aln

  J'ai mis cette photo (dessin) récupérée sur le Web, qui indique la  présence de cinq formations distinctes pour la Periode Transitoire, pour faire comprendre, a ceux qui n'étaient plus en Algérie en 1962, et a ceux qui ont voulu nous oublier ou ne pas savoir notre dessaroi, que notre position dans la force locale n'était pas des plus réjouissantes.  Comme les cheminots  sur le dessin,  nous,  FSE dans la force Locale Algérienne, il n'y avait plus qu'a attendre...... notre dernière heure

Sur le dessin,  il manque  l'incription l'ALN,  qui aurait du ëtre incrite avec la "locomotive" force locale

Les Forces militaires présentes sur le terrain en Algérie après le Cessez le Feu du 19 Mars 1962 à midi,  suite aux accords d’Evian du 18 Mars 1962 du 5 Avril 1962  au   1 juillet 1962

Militaires  de l’Armée Française

Encadrement  de métiers et Militaires du contingent maintenus

O.A.S   organisation de l’armée secrète       

  Civils Pieds Noir  + déserteurs Militaires Gradés de métiers ou engagés

A.L.N    Armée de Libération Nationale    

responsables  et représentants militaires envoyés de Tunis,  aux ordres de l’exécutif provisoire Algérien du Rocher Noir et le G.P.R.A

F.L.N   Front de Libération Nationale   

 Militaires des six Wilayas (Fellagas) renforcées par  les Militaires Musulmans déserteurs, des Harkis et   des maquisards (marsoins) +les militaires de la Zone autonome d’Alger

U.F.L   Union des Forces locales

Militaires Musulmans de l’armée Française  Harkis et anciens de S.A.S   90% +  10%  Militaires Français européens du contingent  (dont des maintenus)  pour l’encadrement de cette future armée Algérienne, prévue par les accords d’Evian et aux ordres de l’Exécutif Provisoire Algérien du Rocher Noir

U.F.O  Unions des Forces de l’Ordre  (dénominations  des Forces  locales envoyés dans les villes)

3 juillet 1962

Mais avant cet événement du 1er juillet 1962, à la réunion du CNRA qui débuta le 27 mai 1962, la crise du FLN éclate au grand jour. Et, de nouveau, Ben Khedda va se retrouver au centre d’un autre conflit dressant, celui-là, l’état-major général (EMG), soutenu par Ben Bella, contre l’autorité du GPRA. En fait, c’est la lutte pour le pouvoir qui s’exacerbe à l’approche du référendum d’indépendance.

Lorsque le 30 juin 1962, Ben Khedda destitue les membres de l’EMG, la marche vers l’affrontement fratricide est déjà irréversible.

Totalement impuissant devant l’accélération dramatique des événements, il s’efface peu à peu du devant de la scène. Le GPRA s’étant complétement éffiloché (démission d’Aït Ahmed et de Dahlab, arrestation puis libération de Bentobal et de Boudiaf, ralliement des autres ministres à Ben Bella ou à Krim), ce sont désormais deux groupes qui se disputent l’Algérie sans merci : e groupe de Tlemcen (Ben Bella, l’EMG, Ferhat Abbas et les wilaya I, V et VI) et le groupe de Tizi Ouzou (Krim, Boudiaf, les wilaya II et III, plus la Zone Autonome d’Alger et la Fédération de France), qui se sont constitués respectivement les 11 et 25 juillet 1962.

Profondément affecté par les confrontations sanglantes qui se produisent les 3, 4 et 5 septembre 1962, Ben Khedda se retire discrètement de la vie publique

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Liberation de 4 militaires

Liberation de 4 militaires

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  90 % de Militaires  FSNA - 10% Militaires FSE ( désignés ci dessus dans le message par l'administration - cadres européens d'unités de la force locale

Une réponse du Ministère  " Les services accomplis dans la situation que vous décrivez  ne relèvent pas de dispositions spéciales autre que celles applicables, a tous les services effectués en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 3 juillet 1962" 

Alors, pourquoi les camarades militaires FSE de la 446 UFO ont eu droit a  une reconnaissance le 14 juillet 1962 ?

Copie extraite d'un message  Web     ""Une note  824 CSFA/EMI/ORG  prévoyait expressément  la désignation d’office des cadres européens militaires Français pour encadrer les musulmans dans les Forces locales. ""

 "Extrait du message reçu de l'historien Guy Pervillé le  23 mars2013". " j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans les unités( Unités de la Force locale Algérienne) et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages.

A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence."

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J'avais passé 2 jours au SHAT de Vincennes.

   - Une note intéressante

     Cote I H 1334 :

  Note du 22 février 1962 du Général AILLERET au Ministre des Armées

  Il propose une solution pour la participation de l'Armée de Terre à la Force Locale

   Il propose 17 appelés FSE par compagnie.

   -  Une  note de service avec le tampon Secret du 3 mars 1962

   Cote 3040 D2

à l'adresse du corps d'armée d'Oran de EM 1er Bureau Alger sur la composition de la Force Locale

Concernant les unités à base d'appelés musulmans avec un pourcentage d'Européens:

Composition de l'Unité type:

Effectifs : 202

Officiers : 3 dont 1 FNSA

S/officiers : 22 dont 6 FSE ( 4 sous contrat et 2 appelés)

Troupe : 177 soit 160 FNSA appelés et 17 FSE

Soit 1 section de commandement à 22 et 4 sections à 45

Mise sur pieds confiée au commandement de zone.

Les personnels FSE d'active et sous contrat devront, dans la mesure du possible, être volontaires, à défaut, ils seront désignés d'office parmi les personnels des corps supports ayant encore 5 mois de séjour à accomplir. (Rectification collée)

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manifeste des 521 - guerre d'algerie jour par jour

guerredalgerie.pagesperso-orange.fr/manifeste_des_521.htm
 
Manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie.  " Officiers ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, en notre nom et au nom de ....."

....Aprés avoir lu cet article  de 2002 sur le web, et avoir constater, que,  pas un mot ne figure sur le rôle de l'Armée, pendant la période transitoire et sur le rôle de l'armée pour la constitution de la force locale de l'ordre Algérienne après le 19 mars 1962,  je me permets de vous signaler, qu'une longue liste de signataires de militaires, arrêtée au lundi 18 mars 2002 y est inscrite.

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 Le 19  juin 1995 ......Monsieur Philippe Mestre, Ministre des anciens combattants et victimes de guerre a bien reçu la lettre par laquelle vous vous plaignez, notamment du fait que les services que vous avez effectués en Algérie après le 19 mars 1962 ne soient pas mentionnés sur votre livret militaire     le 19 juin 1995

                « En effet, ne figurent sur ses documents  que les dates d’entrée et de fin de service, avec mention succincte des unités dans lesquelles vous avez servis

  Toutefois à toutes fin utiles je vous confirme  que vous avez bien été affectés à la 434ème  unité de force de l’ordre »   

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 Par l' Union Nationale des Combattants   le    9 février 2006,  je recevais cette réponse !

« En l’absence d’éléments plus précis je pense qu’il faut vous référer  au relevé de vos états de service »   - Il n'y a rien !

Il est vrai que dans  le Journal de la FNACA, l’Ancien d’Algérie  N° 264  du 1/01/1996 rendait compte d'une  Réunion Limousin -Cantal  ayant eu lieu le  8 Octobre1995 a Dournazac.

 Le compte rendu mentionné  qu'au cours de cette réunion, dans un exposé Libre élaboré par J P G  (Haute Vienne) dont le sujet portait sur les harkis-

 ""- il est écrit, (au 3ème paragraphe)  au sujet  "de la  force militaire. Les Accords d’Evian prévoient - L’armée française restera dans son cantonnement à l’écart des problèmes de l’Algérie

-  Une force locale de 40 000 hommes armés par la France et composés de soldats d’origine algérienne assurera l’ordre public."" ???? 

  Aucun doute, les militaires métropolitains du contingent mutés dans les 114 unités de la forces locale algérienne, sans leurs demander leurs avis, étaient passés sous silence.

" Pourquoi en parler, cela n'interresse personne"    

    Il est évident que comme personne voulait en parler, personne n'était interessé.

Gràce a ce premier site + de 78 613 visiteurs +187 365 pages vues

Et , sur l'autre site Yvon Priou,  +46 262 visiteurs +139 060 pages vues

124 875 visiteurs ont appris, et, d'autres vont encore savoir aussi ? "Nos Cent jours en Force locale !

Livre retrouvé à Paris Romainville 93, reçu le 7/12/2015

1er juillet 1962

ou, l'auteur en 1972 a écris 19 fois  les mots   force locale sur ce livre

 

Copie ci-dessous extraite sur le Web le 9 decembre 2015, qui coincite les (19 force locale) écrits sur ce livre

Force locale 434 ****************************************************************************************

 « Quand la vérité est remplacée par le silence, le silence est un mensonge »(ce n'est pas de moi !)

  ‘‘Un peuple qui n’a plus de mémoire n’a pas d’avenir’’

p1010103.jpg Photo capturée sur une vidéo de diaporamas, envoyée par CCI "Guerre d'Algérie en images" ou on peut se rendre compte du nombre de témoins du monde entier,  présents ce jour là a Evian pour la signature des Accords d'Evian, et dont il a fallu attendre 2013 pour commémorer officielement cet événement 

http://www.ldh.toulon.net/spip?article4395

 

Création de la Force Locale Algérienne le 19 mars 1962. J.O.R.F.

 

Le général de Gaulle, président de la République, annonce le cessez-le-feu le 19 mars 1962 à Paris. (AFP)

Le général de Gaulle, président de la République, annonce le cessez-le-feu le 18 Mars 1962 à Paris. (AFP)

 

Heureusement le 14 juillet 1962, les responsables d'un régiment, le 13 R.A, a l'issue d'une prise d'armes, avaient tenu a témoigner leurs reconnaissance aux militaires Français de souche européenne (FSE) de la 446 UFL de retour parmi eux 

document-de-reconnaissace-du-regiment.png

 

Merci a notre ami Bernard Landry ancien  FSE  de la 446 UFL pour l'envoie de ce document explicite.

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4 000 Soldats Français Métropolitains Sacrifiés dans la Force Locale Algérienne ! 

Ou, peu-être moins ? rien de sérieux n'a été transcrit par des chiffres

Tableau visible a la page 76 dans le livre de Maurice Faivre " les Archives Inédites de la politique Algériennes 1958-1962"

Tableau concernant les 114 Unités de la  Force locale où figurent plusieurs erreurs où omissions malheureuses, ou volontaires ?

capt-tabl-force-locale-page-76-dans-le-livre-de-maurice-faivre-archives-inedites-de-la-politique-algerienne-1958-1962.png

51 ans aprés, nous remercions chaleureusement la personne qui nous a fait parvenir un message (copie extraite de celui-ci)

" - A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies."

- "Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques." 

"En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnes, seulement 2 officiers, 6 sous-officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous-officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi-totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement." 

Copies extraite de deux autres messages

""Une note  824 CSFA/EMI/ORG  prévoyait expressément  la désignation d’office des cadres européens militaires Français pour encadrer les musulmans dans les Forces locales. ""

"""J'ai trouvé une décision du  Général  Fourquet  Commandant en chef en Algérie du 4 juin rappellant que tous les Européens de la FO aient une "doublure FSNA" dans leur tâche ( car ils devaient être tous des spécialistes administratifs ou techniques) et demandant qu'ils soient rapatriés dans leurs unités " au plus tard le 5 juillet". Mais il semble, dans le bordel ambiant, que cette décision ait eu du mal à redescendre sur le terrain !"""

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 Les images ci-dessous viennent  du documentaire La guerre d'Algérie de Peter Batty, 1984. Documentaire couleur d'un ancien envoyé de la BBC pendant la guerre. Diffusé par la chaîne britanique Channel 4 en septembre 1984, il faudra attendre 1990 pour être programmé sur FR3, une chaîne du service public en France

Capturées sur  You Tube - La guerre d'Algérie 5- La valise où le cerceuil  mais ou le mot Force Locale n'est jamais prononcée ?capture-force-locale-0.png

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force-locale et OAS en 1962.png

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C'était aprés le cessez le feu  du 19 mars 1962.................

Beaucoup de militaires FSE - Anciens Combattants n'ont pas su que nous avions été "sacrifiés"

Et, pourtant il y a eu des photos.!   ou, il est bien écrit ......Force Locale   a certains endroits, il était même écrit Mort a la Force Locale ! comme le témoigne ces images

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Les appelés en Algérie et le putsch d’avril 1961

article de la rubrique les deux rives de la Méditerranéeface à la guerre 

  date de publication : mardi 12 avril 2011
  LDH; Section de Toulon de la LDH

   

 contingent-et-oas-1.png

Copie du Web ) pour comprendre         "- Le 19 Mars 1962, l'OAS est arrivée à l'apogée de sa puissance grâce en particulier à la neutralité bienveillante de l'Armée. Les accords d'EVIAN ayant été signés (Krim Belkacem et Joxe), il n'y a plus rien à perdre. SALAN ordonne la guerre totale. Dans les différentes décisions prises certaines vont se révéler néfastes: La création des maquis qui auront une vie éphémère et l'ordre de désarmer les unités de l'armée qui pénètreraient dans Bab El Oued.

Signature du Cessez-le feu

- 20 Mars 1962 : Grève générale OAS à ALGER et ORAN.

- 21 Mars 1962 : Affrontement à SAINT DENIS du SIG entre Harkis et FLN : 100 morts de part et d'autre.

- 22 Mars 1962 : l'OAS tire 6 obus de mortier sur le bas de la CASBAH: 24 morts, 50 blessés. Les condamnés FLN sont amnistiés. Une patrouille blindée de la gendarmerie mobile est attaquée en plein centre d'ALGER : 18 gendarmes tués, 25 blessés.

- 23 Mars 1962 : Hold up OAS à ORAN : 2 milliards de francs (anciens) dérobés. BAB EL OUED :

Le désarmement de plusieurs patrouilles par l'OAS tourne à l'affrontement faisant plusieurs morts parmi les militaires. A midi bouclage total de BAB EL OUED par l'Armée. Affrontement toute la journée avec intervention des blindés et de l'aviation : 15 tues et 77 blessés chez les forces de l'ordre, 18 tués et 58 blessés chez les civils. BAB el OUED restera bloqué plusieurs jours, les gendarmes dévasteront les appartements sous prétexte de fouille et les arrestations sont nombreuses (15.000). Les commandos réussiront à s'échapper avant le bouclage avec l'aide des Deltas de DEGUELDRE et d'un colonel sympathisant qui tardera à verrouiller le coté de St Eugène. A ORAN les combats entre gendarmes et OAS font 10 morts. le préfet de Police se réfugie à Mers El KEBIR

- 25 Mars 1962 : Arrestation (par hasard) à ORAN du général JOUHAUD, du lieutenant de vaisseau GUILLAUME ("Le CRABE TAMBOUR") et du commandant GAMELIN. Des officiers sympathisants, en détournant une opération de bouclage pour saisir l'émetteur pirate de l'OAS, font perquisitionner un immeuble front de mer où se trouvait le numéro 2 de l'OAS. JOUHAUD qui disposait de papiers en règle est néanmoins reconnu in extrémis par un policier.

- 25 Mars 1962 : Création du maquis OAS de "l'OUARSENIS". Une centaine d'hommes embarque dans un train "affrété" par l'OAS, avec à leur tête le capitaine POUILLOUX et accompagnée par le colonel GARDES. L'objectif est de contrôler un territoire qui semble propice avec à l'intérieur les 15.000 hommes du bachaga Boualem, un bataillon de Tirailleurs commandés par la commandant BAZIN et de nombreux officiers SAS acquis au mouvement. Les soutiens espérés se manifestent parcicieusement, l'aviation réagit vigoureusement, l'Armée Française s'allie au FLN pour combattre les maquisards ... Le Commandant BAZIN, blessé, sera exécuté par le FLN, une dizaine de maquisards tués et 91 faits prisonniers. Cette opération se solde par une hémorragie de cadres : Parmi les personnes arrétées : les capitaines POUILLOUX, MONTAGNON, les lieutenants DELHOMME, BERNARD, "MADAOUI",""

Vu sur le Web aussi)    L’Organisation d’une Armée Secrète (OAS) a proclamée la stratégie de la «terre brûlée», et visent la destruction de tout ce qui peut « handicaper économiquement le jeune Etat pour des années à venir» . L’OAS a ainsi ordonnée que des « exploitations agricoles, des bâtiments publics, des magasins et entrepôts, et même certaines cultures dans les domaines agricoles doivent être détruites plutôt que de tomber entre les mains de musulmans»   (J'ai été témoins de ces destructions, encore, au mois de juin1962 aux environs de Guyotville)

Le lien ne fonctionne plus, pour aller sur un site  sur ce sujet,   je vais faire    Copié-Collé de cet autre site

Alger, fin mars 1962, l’OAS fait la guerre à l’armée française

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Article de la rubrique les deux rives de la Méditerranéejours de guerre date de publication : jeudi 7 avril 2011

Dans un article de l’édition du 25 mars 1972 du journal Le Monde [1], Jean Lacouture rapporte que le 22 mars 1962, un responsable du service d’ordre à Alger avait montré à Alain Jacob, envoyé spécial du Monde à Alger, « un tract qui lui avait paru invraisemblable [...] : les chefs de l’OAS y proclamaient que les forces françaises devaient dorénavant être considérées comme des troupes étrangères d’occupation... »

C’est bien ainsi que les chefs de l’OAS ont réagi au cessez-le-feu du 19 mars 1962 : en mettant en oeuvre l’instruction 29, la  feuille de route que le général Salan, chef suprême de l’OAS, avait rendu publique le 23 février 1962 et  qui devait empêcher « l’abandon de l’Algérie française ».

Dans cette instruction, Salan avait donné l’ordre d’« ouvrir systématiquement le feu sur les unités de gendarmerie mobile et de CRS ».  En ce qui concerne les autres forces de maintien de l’ordre, il leur  accorde un délai pour rallier l’OAS.  Au lendemain de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu conclu à Evian entre le gouvernement français et le GPRA, estimant que ce délai est écoulé, il déclare  que les officiers, sous-officiers et soldats qui ne l’ont pas ralliée seront « considérés comme des troupes étrangères d’occupation ». En fait, depuis l’échec du putsch d’avril 1961, l’OAS considérait les militaires du contingent comme des adversaires de sa cause – un tract daté de la fin de l’année 1961 en témoigne. 

La Dépêche du 24 mars 1962.

Le 19 mars, dans l’une de ces émissions-pirates dont l’organisation clandestine qu’il dirige est coutumière, Salan donne « ordre de commencer immédiatement les opérations de harcèlement dans les villes des forces ennemies » [2].

« Je donne l’ordre à nos combattants de harceler toutes les positions ennemies dans les grandes villes d’Algérie. Je donne l’ordre à nos camarades des Forces Armées, Musulmans et Européens, de nous rejoindre dans l’intérieur de ce pays qu’il leur appartiendra de rendre immédiatement à la seule souveraineté légitime ; celle de la France. [3] »

Yves Courrière  précise que « le 20 mars  ceux qui n’avaient pas entendu la déclaration de guerre de Salan en prirent connaissance par tracts ou de bouche à oreille. [4] » Il poursuit : « le lendemain du cessez-le-feu l’O.A.S. adressa un “ultimatum” aux forces de l’ordre. C’est le secteur Orléans-Marine — commandé par l’ex-sous-préfet Jacques Achard — qui le rendit public sous le tract n° 35 C.E.I./12/0.A.P.P./X.I. L’O.A.S. adorait ces sigles mystérieux qui donnaient à la moindre de ses déclarations l’apparence sérieuse d’une note d’Etat-Major. [5] »

Et Yves Courrière cite le texte du tract reproduit ci-dessous :

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Reproduction du tract de l’OAS du 20 mars 1962.

Voici la transcription de ce véritable appel à l’insurrection armée pour empêcher l’application des accords d’Evian :

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 On connaît la suite :  le 22 mars au soir, des commandos de l’OAS attaquent une patrouille de la gendarmerie mobile qui sortait du tunnel  des facultés – bilan : 18 gendarmes tués. Le lendemain ils ouvrent le feu sur un véhicule de transport de troupes tuant 7 soldats appelés du contingent :  Roger Oudin, Robert Nogrette, Jean Grasset, Philippe François, Daniel Doutre, Messaoud Secuh et Saïd Belmiloud, tous 2ème classe [6].

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La Une du Figaro du 24-25 mars 1962.

Par ailleurs, conformément à l’instruction donnée le 23 février de « pousser la foule dans les rues » sur ordre des commandements régionaux de l’OAS, cette organisation a appelé les civils désarmés à manifester le 26 mars  vers le quartier de Bab-el-Oued dont ses commandos armés avaient pris le contrôle, mais qui était bouclé par l’armée française.

Des milliers d’Algérois ont trouvé dans leur boîte à lettres un tract émanant de la zone Alger-Sahel de l’OAS, commandée par le colonel Vaudrey, dont voici la partie finale :

« Il faut aller plus loin : en une manifestation de masse pacifique et unanime, tous les habitants de Maison-Carrée, de Hussein-Dey et d’El-Biar rejoindront, ceux du centre pour gagner ensemble et en cortège, drapeaux en tête, sans aucune arme, sans cri, par les grandes artères, le périmètre du bouclage de Bab-el-Oued.

« Non, les Algérois ne laisseront pas mourir de faim les enfants de Bab-el-Oued. Ils s’opposeront jusqu’au bout à l’oppression sanguinaire du pouvoir fasciste.

« Il va de soi que la grève sera générale à partir de 14 heures.

« Faites pavoiser. [7] »

D’après Yves Courrière [8] et divers autres témoignages, ce sont des tirs de pistolets-mitrailleurs installés sur les toits par des commandos OAS en direction des militaires français barrant le passage à la foule qui ont provoqué la fusillade meurtrière de la rue d’Isly. En particulier l’avocat Jean-Pierre Gonon, qui habitait près de la Grande Poste, a rapporté la présence de serveurs des fusils mitrailleurs embusqués aux étages supérieurs de deux immeubles bordant la rue d’Isly (aujourd’hui rue Ben M’hidi), notamment celui du 64 rue d’Isly, qui ont ouvert le feu sur les militaires du barrage.

Notes

[1] Article repris dans cette page.

[2] Rémi Kauffer, « OAS : la guerre franco-française d’Algérie » dans Mohammed Harbi et Benjamin Stora, La Guerre d’Algérie. 1954-2004. La fin de l’amnésie, page 454  (repris dans http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...).

[3] Yves Courrière, La Guerre d’Algérie, tome 4, « Les feux du désespoir » (édition du 1er mars 1972,  Arthème Fayard, p. 562 (cité dans http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...).

[4] Id.

[5] Id page 564.

[6] Yves Courrière, op. cit. p. 566.

[7] Yves Courrière, op. cit. p. 572, repris dans cette page.

[8] Yves Courrière, op. cit. p. 578, repris dans cette

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         La  Force locale de l’ordre Algérienne 

Un ancien Combattant, militaire du contingent de 2ème Classe

Détaché   pour une incroyable mission, au  service   de la  Nation Française 

Dans  la 434ème (union des forces locales)  434ème U.F.L  a  Tkout

 puis dans la  434ème U.F.O (Unité de force de l'ordre) a  Guyotville en 1962  

 

Une force locale de l’ordre Algérienne*, fut créé  à Challain en France

Où, il y avait trois ministres et quatre délégués pour  la France

Et  sept délégués du F.L.N*², dans le Jura le 12 février 1962

Cela devint par la  suite, les accords d’Evian du 18 mars 1962

                                                                              *******

  * des crédits furent votés par les parlementaires français, en novembre 1961

   Voir sur le site  - journal officiel du 1er décembre 1961

  *²  F.L.N. Front de libération Nationale

                                                                              *****

Simple troufion, après le 19 mars 1962, pour la période de transition

Dans la force locale de l’ordre Algérienne, j’ai donc été mis aussi à la disposition

Et aux ordres de l’Exécutif Provisoire Algérien, comme d’autres européens

Sur décision, pour l’encadrement militaire algérien.

Décret  62-306 du 19 mars 1962 Journal Officiel du 20 Mars 1962 

Contrairement à  Michel Debré, qui,  avec le gouvernement,

En France, le 12 Avril  1962, était   démissionnaire

Nous, Européens, Militaires du contingent,

Il n’y a pas  eu d’objection à faire

                        ***

Tout citoyen a le devoir,  pour mourir pour sa patrie,

Mais nul n’est tenu de mentir pour elle  « Montesquieu»

                      ***

En Algérie, pendant cette période  il fallait se taire

Plaire, et être continuellement  exemplaire

Malgré notre situation toujours précaire

Nous  étions, que de simples MILITAIRES

Nous n’avions jamais été VOLONTAIRES.

Nous n’étions pas « des mercenaires ! »

 

Et après avoir serrés  la main le 19 Mars 1962,à quelques-uns de nos adversaires

Il a fallu ensuite, pendant 85 jours, « que moi j’accueille » au poste, « un émissaire »

Nous devions représenter correctement notre NATION,  «  sous  la bénédiction »,

De l’armée nationale de libération  (A.L.N*)  « SANS     MEDIATISATION »

Pour servir  notre patrie, la France, comme cela avait été décidé

A Challain, aux Rousses et à Evian par les plus hautes autorités

 

Au début, nous étions que 25 Militaires Français européens

Dans cette nouvelle unité de l’armée Algérienne, au service du peuple Algérien

Dans la force locale de l’ordre 434, il a fallu beaucoup de patiences

Avec le rassemblement  de tous ces militaires musulmans, de toutes tendances

 

Au milieu de ce djebel des Aurès, à T’Kout entre Arris et Biskra

Ou, pendant de trop nombreuses années, nous avions combattu les fellagas

Sous la surveillance du G.P.R.A, Gouvernement  Provisoire Algérien

Renforcé, depuis peu, par les anciens de l’A.L.N*,  anciens prisonniers

Qui, de France, avaient été libérés, au service de l’Exécutif Provisoire Algérien

Sous la Présidence de, Aderhamane Farés, ancien prisonnier, lui aussi, libéré

Depuis le cessez le feu, dans ce milieu qui nous devenait étranger

Sur toutes les mechtas des Aurès, des drapeaux verts et blancs flottaient

Dans la force locale de l’ordre Algérienne, pour notre coopération

Nous, européens du contingent, nous avions eu droit, à aucune gratification

 

Personne aussi  n’avait songé, ensuite à nous rapatrier  ( erreur,? reconnue le 4 octobre 2012

voir  Alerte « Zoulou » dans la Revue Historique de l'Armée N° 268 PLan Carrousel

Septembre 2012  ( Merci Soraya Laribi )

 De T’kout, pour nous protéger, pendant cette période troublée

Comme  cela a été fait,  avec des avions de l’armée

Pour certains harkis, en particulier, « les amis d’un député »

 

Bien informer, pourtant ceux-ci, avaient   bien eu le temps de choisir

En prenant l’argent du licenciement de l’armée,  et  de déguerpir

Car dans  l’armée Française les harkis étaient aussi, déjà  bien payés

Et avec le  F.L.N, tous,  un jour  ils avaient bien  dû collaborer ?

http://www.afrik.com/article26785.html 

 De temps en temps, on parle  de la guerre  l’Algérie et de  la… torture

Moi, je suis sûr,  que  pour "nous" en  (force locale) il y eu… la   « censure »

Nous, les  Militaires Français européens du contingent, qui étaient détachés

Dans cette troublante  période transitoire, personne n’en a parlé* ?

 * Sauf - nos lecteurs nous écrivent dans Historia Magazine du numéro 369)

*  depuis le 19 Mars 2007, -  le Journal  Centre Presse  de la Vienne

* Un ancien FSE de la force locale Algérienne dans un livre en 2010

- Sur Internet  "Des Vies et des Guerres 1946-1962" 

 et maintenant septembre 2012 R H A Plan Carrousel

 "Extrait du message reçu de l'historien Guy Pervillé le  23 mars2013". " j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans les unités( Unités de la Force locale Algérienne)et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages. A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence." - Pourquoi ?

Source - l’Histoire N°140  - Entretien avec le Colonel Aziz Méliani  Officier de l’armée française en Algérie 1959-1962  L’ancien  Colonel Azziz  Méliani qui a été Maire adjoint de Strabourg

( copie ) « J’ai choisi la France »  «  Choix définitif par l’assassinat de son père  Bachaga   le 31 Mars 1959 » « Je croyais et j’ai longtemps cru à l’émancipation de l’Algérie en association avec la France. A l’appui de cette conviction je vous rappellerais que les accords d’Evian prévoyaient l’encadrement de la future armée Algérienne par des officiers français Musulmans  - J’ai été moi-même désigné pour cette tâche»

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On apprend aussi qu'au 1er de Mai 1962

 Copie-copier Internet
Transmission un message NR 1458/60 Secret Urgent

Exécutif provisoire algérien – délégation à l’ordre public –
Direction de la force de l’ordre.


A.P.I.G.R Oran – Préfet de police Oran –
Inspecteur G.M.S OPAN (pour exécution)
Préfets : Mostaganem, Saïda, Tiaret, Tlemcen
NR 0034/DF0 du 1er mai 1962
Honneur vous faire connaître que suite à visite effectuée à votre inspection le 30 avril par M. le Lt-colonel Djebaili et M. Lucas, j’ai décidé :
          Primo : d’accepter à compter du 1er mai les démissions de MM Raspail, Audon, Robert, Sabater tous du cadre des personnels supérieurs d’encadrement des G.M.S. Ainsi que celles des personnels subalternes de l’inspection qui en feraient la demande.
         Secundo : de prononcer, également à compter du 1er mai, pour refus d’exécuter les ordres reçus et incitation à la désobéissance, la suspension en attendant leur comparution à la commission paritaire de discipline de leurs corps respectifs de : MM Navarro du GS// GMS 33, Martinez du GMS 81. Tous deux officiers de groupe ainsi que personnel subalterne d’encadrement du GMS 79.
          Tertio : de prononcer, sur la demande de M. le Préfet de Tiaret et pour les mêmes raisons, la suspension en attendant leur comparution devant commission paritaire de discipline de : MM Jubier, Vigneron, Caparos, Pailla, du cadre des personnels subalternes tous du GMS 87.
           Quarto : de prononcer le licenciement immédiat des gardes Fouché, Lopez, Huarte également du GMS 87.
           Quinto : de mettre en route, à destination GMS 33, des personnels actuellement en stage, qui devront être affectés d’urgence dans les groupes mis provisoirement à la disposition préfet police Oran.
          Sexto : de donner immédiatement fonctions s/officiers aux personnels proposés à la commission d’avancement franco-musulmane. Personnel nécessaire à fonctionnement inspection vous sera affecté dans meilleurs délais
              Septimo : un C.R d’exécution sera adressé sous présent timbre dans meilleurs délais.
Signé : El Hassar 1230/01/05

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Dans l’après-midi du 15/05/1962, sur l’Hamard Kraddou dans les Aurès

À 1900 m d’altitude, au bord de ces nombreuses falaises pleines de rudesse

Au sommet où, pendant la guerre les troupes ennemies étaient embusquées

Et où un Nord Atlas  s’était aussi écrasé,  j’ai eu, tout le loisir de contempler

 

Pendant quelques merveilleux instants, la vallée sur Tifelfel.

En  Jeep, avec le chauffeur M…..et le Capitaine Goetz au milieu de ce djebel

Au cours d’une (randonnée) pendant quelques secondes, il m’est venu en mémoire

Tous  ceux, qui, sur ce lieu de combat  mémorable,

 avaient laissé leur vie, pour un moment d’histoire

et pour les survivants, des souvenirs inoubliables 

En fin de journée, en bas du village, sans aucune  protection,

Des véritables parties de football,  étaient organisées,

Par les militaires européens pour ceux qui voulaient  y participés.

En toute « décontraction » devant cette inconfortable situation

 

Un Capitaine Français de métropole, un Lieutenant musulman de l’ALN de  Tunis

Et, deux 2ème  Classes, militaires français européens du contingent P.. et B… se trouvait réunis

Dans la cour de la gendarmerie de Tkout, le 26 avril 1962  un briefing à 4 improvisé !

Suite à une  grève au rassemblement, que les militaires musulmans  avaient décrétée

 

Nous devions   prendre une position irréprochable et exemplaire

Dans la  discussion qui s’était instauré, l’internement du « meneur » fut décidé.

«  Pour contestation et  non- respect de la discipline militaire »

Dix jours de cellule  dans la  « prison de Tkout » lui furent  infligés

 

Mais pour nous européens,  il a fallu se reconvertir en gardiens de prison

A Tkout en 1953 ? Le bâtiment avait bien été construits pour une prison

B… et moi, nous avions accepté de dormir dans l’armurerie

Pour en même temps,  garder  toutes les armes de la compagnie,

Celles-ci n’ont pas pût servir, pendant ces dix jours

Attachés au râtelier, elles n’étaient d’aucuns recours

Pendant toute cette période, sur ordre on s’était bien barricader

À côté de la cellule, le P.M, jour et nuit sous l’oreiller

 

Le  5  juin 1962 ! Sur cette terre d’Algérie, sur la route d’ Alger-Guyotville !

Arrivant des Aurès,  Quel fabuleux  souvenir encore ! En traversant les villes !

Dans les  camions en convois  avec les musulmans de l’unité 434, de la force locale*,

D’être acclamés en triomphateur ! Par toutes  les populations locales.

   *  Il y a eu 114 unités - Arrêté interministériel du 30 Mars 1962

 

Je cherche toujours des photos de cet accueil chaleureux

Pour cela, jusqu’à maintenant, a ce jour je n’ai pas été chanceux

Si, de notre arrivée, toute la population avait été avertie

La presse et la radio,  l’avait bien été aussi ?

 

Deux jours après notre arrivé dans l'Algérois en liesse

 7 juin1962

Heureusement,  nous,  les appelés du contingent

Maintenus sous les drapeaux et en détachement

Nous,  nous ne savions pas que c’était avec des armes substituées

A notre armée, qui avaient servis à  l’O À S* pour  tuer, a Alger

Nos 15 camarades  en mission, sans défense, appelés du contingent

 Le 23 Mars 1962 et aussi les nombreux civils innocents

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  *O.A.S ; (organisation de l’armée secrète

 [3286 militants de  (l’OAS) furent condamnés)  

       Et…… amnistiés ensuite…?

Sauf voir http://www.sfhp.fr/index.php?post/2011/06/04/Notice-biographique-Roger-Gavoury

http://videos.arte.tv/fr/videos/l-oas--6465616.html

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 A  Issoire  en France  dans le département  63, de 1957 a 1961,

Il y avait un Centre d’Entraînement  de Moniteurs de la Jeunesse d’Algérie

- 5000  Elèves, y furent  formés,  dont certains, venaient de  l’ ALN

 (- de Lapeyronnie un ancien cadre du centre) 

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En Algérie, l’ancien centre de formation de la jeunesse Algérienne

Qui avait été  plastiqué par l’O.A.S  à  Guyotville, prés d’Alger

Etait la base du cantonnement de la force locale 434  Algérienne

Le vendredi 15 juin ? En urgence, il fallait rejoindre Alger

 

Dans la jeep, sur la corniche, je m’étais retrouvé à la place du chef

Avec la trouille, à côté du conducteur qui était le Capitaine Goetz,  mon chef

J’étais devenu  accompagnateur, d’un  vénérable et respectable conducteur

La jeep  roulait  trop vite pour  rattraper le retard  pris à la recherche du chauffeur

 

Je n’arrivais pas,  dans les virages à bien  me tenir

Et, je ne pouvais pas dire, au chauffeur avec ses trois barrettes, de ralentir

Je  n’avais pas eu, le temps contempler ce sublime paysage

De la  Méditerranée ( La Grande bleue)  et ses beaux rivages

 

A Alger, au cours de cette mission, s’il nous était arrivé, le moindre accrochage

Personne  nous aurait retrouvés, pour nous rendre un dernier hommage

Ce soir- là, une déflagration mutila l’Hôtel de ville, victime d’un plasticage

Où avaient été réunis  en secret, quelques heures avant, toute sortes de personnages

                                             *******************

 .Enormes dégâts sur les sept niveaux du bâtiment, 17 soldats français y trouvèrent la mort.

  Photo EPC Armées ;  Livre de Vitalis Cros ;  Presses de la Cité    Paris 1971 retrouvé à Colmar en 2009

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Autre photo de ce livre concernant la prise du pouvoir de l'exécutif provisoire Algérien

                      Président de l'Exécutif provisoire Algérien

-Adhéramane  Farés  [journal officiel du 7 avril 1962

Composition de l'Exécutif provisoire

Président : Abderrahmane Farès, notaire.
Vice-président : Roger Roth, avoué.
Délégué aux affaires Générales : Chawki Mostefai, docteur en ophtalmologie, représentant le GPRA.
Délégué aux affaires économiques : Belaid Abdesslam, étudiant, représentant le GPRA.
Délégué à l’agriculture : M’hamed Cheikh, agriculteur et éleveur.
Délégué aux affaires financières : Jean Mannoni, docteur en médecine.
Délégué aux affaires administratives : Abderrazak Chentouf, avocat représentant le GPRA.
Délégué à l’ordre public : Abdelkader El Hassar, avocat. (force locale)
Délégué aux affaires sociales Hamidou Boumediène, docteur en radiologie représentant le GPRA.
Délégué aux travaux publics : Charles Koenig, professeur de CEG.
Délégué aux affaires culturelles : El Hadj Bayoud Brahim, chef religieux du Mzab.
Délégué aux postes : Mohammed Benteftifa, pharmacien, représentant du GPRA.

                                

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 Dans cette guerre d’Algérie, j’ai enduré beaucoup de souffrances

Car,  j’ai   connu  presque toutes les séquences

Au retour, avec mes ennuis de santé, lorsque  j’étais  souffrant

Souvent, j’ai fait ensuite, des cauchemars effrayants

 

De  tout « ces événements d’Algérie »

Qui m’ont poursuivi toute ma vie !

Car en Algérie, après huit ans de guerre

Qui,  pour beaucoup, fut « meurtrière »

 Sur cette terre  Française, qui nous devenez étrangère

-  sur ordre, aller serrer la main de nos adversaires,

À Rhassira le soir du 19 mars 1962, on avait « bonne mine » ?

-   et à pied ensuite, dans les Gorges de Tirhanimine !

 En patrouille,  pour des  séances « photo »

Et en prenant le café, (on) je ne chantais (t) pas  cocorico

-  en côtoyant dans les Aurès, dans le village de Tifelfel,

Après le 19 mars 1962,  les fellagas de retour du djebel.

 

Planton,    « - j’ai accueilli du 15 avril 1962  au 3 juin 1962 !

À Tkout  dans les Aurès,  tout les matin, un Lt de Tunis de  l’A.L.N.

- et  j’ai encore accueilli, à Guyotville ensuite du 5/06/62 au 1/07/1962

Dans les mêmes conditions, le même Lieutenant de L’A.L.N »

 

2ème classe, militaire Français européen (F.S.E)*

« Aux ordres de l’Exécutif provisoire Algérien »

Avec un camarade, nous avons été accueili par un détachement de l’A.L.N

Qui nous ont présenté les armes  à Guyotville,   en ville,   le 10 juin 1962

Lors d’une mission, à l’infirmerie provisoire de l’A.L.N.

Avec le brassard de la Croix Rouge, en  ce printemps de 1962

Et  reçu, ce même jour ensuite, par des responsables de l’A.L.N* »

         *Armée de Libération Nationale 

11 juin 2012  Interview du ministre de l'Information du GPRA du 11 juin 1962 :

http://www.ina.fr/video/CAF89039174/interview-de-monsieur-yazid.fr.html

« -  et, ensuite en ville, nous avions patrouillé,

Avec J…* le chauffeur  aussi de la Vienne,  le 1er juillet

Et le Capitaine* G…dans la jeep de notre armée,

Sous très haute protection de l’A.L.N disciplinée »

             *F.S.E.   Français de souche européenne

062-8-alger-bureau-de-vote-n-c-123-birmandreis-1er-juil-1962-12-1.jpg062-7-alger-bureau-de-vote-n-c-123-birmandreis-1er-juil-1962-la-tv-au-clos-salembier-88-10x15txt-2-1.jpgMerci aux amis des Ex-forces locales pour ces photos

 

 

 civils-et-militaires-fsna-de-la-413-ufl-1-juillet-1962.png 

photo de civils et de militaires FSNA de la 413 UFL le jour du référendum du 1er juillet 1962

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Il fallait  aller à l’ouverture des bureaux de vote, et très peu  l’on fait ?

Ce jour-là, au cantonnement en Algérie,  « nous étions tous consignés ! »

Et ce soir-là, nous étions prit en otages et fait prisonniers !

Par les parlementaires, à l’unanimité  cela  fut décidé !

Le 18 octobre 1999, la  loi  - n  99-882 était promulguée

Et  toute  cette période transitoire  est   occultée ?

En temps de Guerre … !  Encore… ?   C’était *…!

Malgré mes démarches  répétées, aux plus hautes autorités

Depuis 1991, pour mon « devoir de mémoire » justifié**

***********************

*  -  . La  Loi  99- 882 du 18 octobre 1999 - Guerre d’Algérie

  du  1/ 11/ 1954 au  2/ 07/ 1962  fut décidé par le parlement Français

  modifiant,  « la loi 74 - 1117,  opérations de maintien de l’ordre » ..-,«  en  Guerre »,

 -  sans modifier les dates !.

 ** « La Guerre en  Algérie ne concernant, que la période du  01/11/1954  au  19/03/1962, »

 (Ensuite pour certains,c’était presque la même chose, mais, c’était du maintien de l’ordre?)   

 Car,  il est  à signaler    «Que l’intelligence avec l’ennemi  et la collaboration sont, en temps de guerres

considérés comme crimes de guerre  et donc passible de la peine de mort ! »

Voir la photo de début avril 1962, de l’E.C.P A, dans le   Livre de Vitalis Cros ; 

Presses de la Cité    Paris de 1971 retrouvé à Colmar qu’en 2009

 ou, l’Exécutif Provisoire Algérien au grand complet,

 est photographié à Rocher Noir,  devant  des journalistes du monde entier

et une foule rassemblée et où, le drapeau Algérien flottait, 

début Avril 1962,  à  côté du drapeau français 

      **************************

Nous avons tous été traumatisés, de cette période Gaullienne !

Qui n’est pourtant pas encore, de l’histoire ancienne?

Pour tous mes anciens camarades militaires, appelés du contingent,

En 1962 en  Algérie, militaires,  et tous  anciens combattants

 

 Détachés  pendant la période transitoire dans les forces locales algériennes

Il fallait, pour notre  « devoir de mémoire », que par écrit, j’intervienne

Pour rétablir une vérité…, quoiqu’il advienne.

En ayant une pensée pour tous mes anciens camarades de France et de la Vienne

Afin que, nos petits - enfants, lycéens et lycéennes, collégiens ou collégiennes

Au lycée et  au collège aussi,  ils apprennent et plus tard,  se souviennent.

               

« Pour que la jeunesse d’aujourd’hui n’oublie pas celle de d’hier et qu’ensemble, nous oeuvrions chaque jour pour la paix » -

 - De  Ségolène Royal     Inauguration du Mémorial Départemental A.F.N de la Vienne  a la Roseraie de Poitiers  en 2007»

 

Mes camarades sont toujours blessés de ces événements,

Car ensuite, nous avons été oubliés de la Nation, complètement.

Qui à la suite de recherches, j’ai retrouvé maintenant,

Habitent dans 15 départements de France, différents

 Nous étions en majorité, simplement des hommes du contingent ?)

 

Ils ont connu, début juillet 1962, l’humiliation et la grande frayeur

Et  avaient été accusés et considérés, par notre Armée, de déserteurs !

Il est vrai que tous les médias, dans tous  les bulletins d’informations

Et toutes  les heures, sur toutes les radios, annonçaient  notre disparition, en  désertions!

Pourtant physiquement, mes camarades Anciens Combattants,  que j’ai approché

Depuis 1992, eux aussi, autrement,  heureusement, peuvent toujours  témoigner.

 

                             Incroyable !  Et  Inoubliable !

Le souvenir, pour moi, et mon camarade des Deux Sèvres  J…C... infirmier

Le respect, que nos anciens adversaires et les infirmières  nous avaient témoigné

Eux,  qui étaient de l’autre côté, et, nous avaient combattus, dans les Aurès, avant le 19 mars 1962

Avec qui, ensemble, nous prenions le café, à la même  table, à Guyotville,  le 10 juin 1962 !

 

Par ces lignes je voulais en être évocateur !

C’est un peu    provocateur !

Malgré une tenace  rancœur

J’ai toujours voulu être,  pour la paix des cœurs

 

Car je n’ai jamais été un menteur.

C’est pourquoi, je me suis mis, dans la peau d’un auteur

Qui,  pour le moment, fait très bien mon bonheur

Pour calmer mon cœur

 

 Le linot  le 19 Mars 2004

 Modifier le 19 mars 2007 et en 2009

Corrigé le 19/12/2011

 

           Quel gâchis !            

Quelle gabegie !

La Guerre d’Algérie !

«  ON  M’AURAIT MENTI… ?  »

 

« Quiconque écrit l’histoire de son temps

 doit s’attendre à ce qu’on lui reproche tout ce qu’il a dit …

 et tout ce qu’il n’a pas dit. »   Voltaire 

 

« On peut tromper, tout le monde, quelques temps

On peut tromper, tout le temps, quelques-uns uns

On ne peut pas tromper tout le monde, tout le temps »

Heureux celui qui a compris, qu’il ne fallait pas chercher à comprendre

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 - Tifelfel  Aurés Algérie     Le 5 avril 1962

                        – L’auteur de ces lignes  écrivait

                        -    Ici il y a des précisions sur ce que nous allons faire maintenant.  -  des cadres resteront ici, qui, avec les musulmans feront de la force locale.    Il y aura 25 cadres européens, pour 300 musulmans.        

                         -« Je viens d’apprendre que je reste ici, avec une vingtaine d’européens,

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Historia magazine

           

Copie )           HISTORIA  magazine    supplément au numéro   3 6 9  ( paru en 1974)

     LA GUERRE   D’ALGERIE       Edition Tallandier

Force locale                                                       Nos lecteurs nous écrivent……..

J’avais été incorporé directement en Algérie, le 5 janvier 1961. Le lido, un camp d’instruction de la cavalerie, situé à Fort de l’Eau, prés d’Alger, abritait cinq a six mille soldats fraîchement incorporés. Après la période des « classes », j’avais fait un peu de  maintien de l’ordre à  Alger. Nous avions subi le putsch des généraux sur nos transistors, les paquetages alignés dans la cour. Le Colonel  Commandant le camp avait jugé préférable de barrer les trois entrées du camp avec de vieux chars en panne

 Muté début Mai, au 2ème régiment de chasseurs d’Afrique, j’avais été versé au 2ème escadron a Sebdou, prés de la frontière marocaine, au sud de Tlemcen. Je conduisais un G.M.C et transportais une vingtaine de soldats du commando 127.Nous attendions les rebelles franchissant le barrage électrifié.

            Au mois d’Avril 1962 je partis en permission en France. Aucun rebelle n’avait franchi le barrage depuis huit mois  et les derniers « fells » accrochés dans la région, l’avaient été trois mois auparavant.  Apres trois semaines passées en France, je regagnais  Sebdou. Mes premiers camarades me saluèrent avec une véritable compassion.

 J’apprit ainsi, par bribes, ma mutation à la  « force locale »  Je découvrais ce terme : j’allais découvrir ce qu’il signifié

  Je me présentai aux bureaux de la force locale qui étaient installés dans le casernement de mon ancien escadron. Nous avions le même capitaine, le même bureau, les mêmes cuisines et les mêmes radios. Je fus affecté au 2ème peloton et fis mon entrée dans la chambrée.

 J’avais a cette époque, 16 Mois d e service militaire, dont 12 à Sebdou. J’étais donc pas un « bleu », Pourtant, j’eus l’impression de rentrer dans une chambrée de bagne. La Chambrée, baraque préfafriqué en fibro-ciment de 15 m sur 5, contenait auparavant vingt personnes. Quarante lits superposés s’y entassaient à présent. Partout des soldats Musulmans, aucun visage Français. Des dizaines de transistors clamaient de la musique arabe. Des drapeaux de papier vert et blanc étaient épinglés sur tous les murs et partout des visages arables qui me scrutaient ;

            Et soudain, une frénésie sembla s’emparer d’eux. Les transistors hurlèrent à plein régime, un chant que j’entendis souvent ensuite : l’hymne  F.L.N    chanté par «  Farid el Atrach » , Les arabes tapaient dans leurs mains riaient, exultaient, au comble de l’excitation. J’étais pétrifié. Je rentrais dans une autre pays, salué par un autre hymne

            Un visage connu s’avança, l’un de mes camarades du commando, un Charentais, me salua et je revins sur terre. IL était là depuis 15 jours.

 J’avais été muté durant ma permission ; Le commandement avait choisi des éléments peu hostiles aux Arabes.

Nous étions dans la force locale pour apporter notre exemple et notre soutien moral à nos  frères musulmans

   Cette Force locale,  fruit des Accords d’Evian avait  été formée avec des musulmans servant dans l’armé Française l’encadrement était mixte et chaque peloton avait un ou deux 2ème classe. Notre escadron avait 3 pelotons de 90 hommes et cinq Français dans ces trois pelotons.  Je fus atterré.  Le repas du soir m’apporta un peu de réconfort. nos camarades des cuisines confectionnaient une gamelle pour les 5 Français avec parfois du cochon et toujours du vin. Je fis connaissance avec mes quatre camarades, ou plutôt je les retrouvais car ils étaient tous issus du même commando 127

La faveur de nous réunir pour les repas nous fut retirée deux jours plus tard ;  Les musulmans s’étaient plaints de nos réunions de « comploteurs » .L’Adjudant de quartier, arabe également, vint nous prévenir que nous déjeunerions dorénavant dans nos chambres, avec les autres.  Cela nous supprimait nos réunions, le cochon, le vin .Nous étions complètement isolés. Ce fut le désespoir dans notre petit groupe. Le lendemain soir ce fut l’explosion. Nous avions décidé de solliciter du Capitaine, la faveur de nous réunir entre Français afin de partager les colis envoyés par nos familles. Le seul gradé du groupe se chargea de la démarche.    Nous  avions profité de la promenade du soir que les principaux officiers et sous officiers faisaient ensemble dans la cour, pour présenter notre requête ; Très vite nous avons compris qu’elle n’éveillait qu’un mince intérêt .Au comble de l’énervement, je me suis précipité vers le groupe.

Je m’adressai au capitaine qui me connaissait ; - je n’ai pas demandé cette affectation !  Je ne les considère pas comme mes frères ! je n’en est rien a faire de la force locale !

Dés les premiers mots, le capitaine, m’arrêta : - puisque vous le prenez sur ce ton, Renaud,  je refuse de vous écouter

IL me tourna le dos. Fou de rage, je continuer a lui crier mon désespoir. Le lieutenant R…un arabe, militaire de carrière, me prit le bras et m’entraîna a l’écart :  - Qu’est-ce qu’il y a Renaud   - Qu’est-ce qui ne va pas ?

J’étais incapable de parler, des larmes me brouillaient les yeux .Et je me dégageai en douceur.

Notre désarroi était total. Nous étions livrés  aux ordres d’une armée arable, commandés par des Arables que nous venions de combattre un mois auparavant. Certes, les gradés étaient de bons militaires français  Mais tous étaient Arables. Ils étaient contents de leurs dépendances et nous le faisaient sentir.

Au milieu de tout cela un Français pour porter le poste radio et un autre pour le fusil mitrailleur. Ces deux postes sont mal tenus par des  musulmans. Nous partions en patrouille, 2 français parmi 80 arables. Notre angoisse était telle que nous étions prêts a frapper, un officier de préférence, afin d’aller en prison.

Le lendemain, un camion G.M.C et une jeep furent affectés au peloton. Je repris le volant et changeai de chambre. Huit jours plus tard, le peloton déménagea pour un poste situé 30 kilomètres plus haut : Bou-hallou  nous gardions une  centrale électrique. Notre capitaine était resté en route et le lieutenant R  commandait le peloton

   L’échéance fatidique approchait : le 1er  juillet  1962, l’indépendance fut officielle.   Nous sentions qu’il allait se passer quelque chose. Les bruits les plus alarmants circulaient ;3 « gus »avaient été égorgés par leurs peloton à EL-Arricha ou ailleurs. Nous étions une quinzaine de Français y compris les gradés, perdus en plein djebel.

 Ce qui nous rassurait, c’est que les gradés étaient à la même enseigne que nous.

Effectivement, le 30 juin au soir, un camion du régiment vint nous chercher. Le paquetage fut vite bouclé. Le soupir de soulagement qui souleva nos poitrines à la sortie du camp reste dix ans plus tard, présent à ma mémoire.

               L’aventure « Force locale » était terminé

Dans la nuit, le drapeau  F.L.N remplaça le tricolore. L’épuration commença  aussitôt. Tel sergent assomma un autre sergent farouchement, franço-phile, lui. Depuis six ans, ils mangeaient au mess l’un en face de l’autre. Notre   Lieutenant-colonel responsable de l’intendance du régiment voulut récupérer le matériel :Camion, jeep ; radio, chambre froide,, ect . On lui barra l’entrée, baïonnette  sur  l’estomac.

            Cette période reste le plus mauvais souvenir des deux années passées là-bas.

Nous avions été livrés à une force locale préfigurant la nouvelle armée Algérienne.. Pour nous elle l’était déjà. Nous venions de combattre le F.L.N, depuis 16  mois pour ma part. Du jour au lendemain, nous devions le servir,

 Nous avions la nette impression d’avoir été livrés aux vaincus comme prisonniers de guerre,  nous n’étions pas volontaires. Pour respecter je ne sais quelle clause d’armistice, nous devions servir  cette armée au drapeau incertain                M.C. R

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     Copie)

 Livre  TEMOIGNAGES        F.N.A.C.A

             Page 678  l’armée française qui vient de terminer la guerre  pour laquelle elle est venue…….. doit, dans des conditions difficiles, servir d’arbitre, dans des unités de la force locale entre les communautés Européennes et Musulmanes  

 Copie ) Livre  TEMOIGNAGES        F.N.A.C.A           Pierre DAVID ……  Loire-Atlantique        PAGE  681

…Le 20  Mars , nous apprenions que des classes étaient rapatriées, et, en même temps que nous allions former la nouvelle armée algérienne en devenant la 493ème  Unité de la Force Locale.

  Pour ma part j’ai été libéré le 9 juillet 1962 après 24  mois et 5 jours de service militaire

        PAGE  682  683 684  --C’est pourquoi nous prendrons contact avec des gens de l’A.L.N pour nous indiquer mutuellement les emplacements des champs de mines.  Page    685  686  …la dernière rencontre a eu lieu quelques jours après début Avril 1962 au cours d’une patrouille de blindés cette fois………….

 

    Historia Magazine

 Copie) Supplément au numéro  379                Nos lecteurs  écrivent……..

            Je voudrais rapporter ici une anecdote assez cocasse qui m'est arrivée en Algérie, alors que j'y effectuais mon service militaire en qualité d'appelé du contingent.

            A la suite du cessez-le-feu de mars 1962, mon bataillon (43eB.I.Ma.) a été dissous en mai et j'ai été affecté dans une unité de force locale (422e U.F.O.) alors en- cours de formation à Lannoy, petite agglomération située à 7 km de Jemmapes.

            Notre unité de force était composée presque exclusivement de musulmans, chaque section ne comptant que deux, trois, voire un seul Européen.

             Le 18 juin 1962, à la suite d'une prise d'armes qui s'était déroulée en présence d'autorités civiles et militaires, un colonel nous annonça qu'il transmettait les pouvoirs à l'autorité civile, c'est-à-dire le préfet, dont nous dépendions maintenant directement.

            Le 21 juin, nous partions pour Philippeville, afin d'y assurer le maintien de l'ordre en remplacement" des C.R.S. et gardes mobiles rapatriés et établissions nos quartiers... au théâtre municipal et dans un collège technique adjacent.

            Le 3 juillet, vers 10 heures, alerte. Le général de Gaulle venait de déclarer l'indépendance de l'Algérie. Une cérémonie se préparait à la mairie; notre présence était demandée pour prévenir tout incident. La place Marquet était noire de monde. Dans un silence religieux, la gorge nouée d'émotion, j'ai vu le drapeau tricolore être amené pour la dernière fois, puis le drapeau algérien fut envoyé dans une extraordinaire explosion de joie. Mes camarades (tous musulmans) se jetèrent alors dans les bras les uns des autres, riant et pleurant à la fois, certains au bord de la crise d'hystérie. Comme par enchantement, chacun retira alors de ses poches une casquette, un brassard ou un drapeau vert et blanc. Puis dans cet équipage il a fallu ensuite sillonner à bord de nos camions les quartiers musulmans  en  délire.  Les chants patriotiques de mes compagnons succédaient aux klaxons scandant le « yahya El-Djezaïr ».Je dois dire que je me sentais mal à l'aise et commençais véritablement à me demander ce que je faisais sur cette galère..

            .Mais ce n'était pas fini. Retour au quartier, où je tombe dans une atmosphère surexcitée. Les Algériens veulent hisser leur drapeau. Les Français s'y refusent. Après quelques bousculades et échanges de   propos   particulièrement vifs, ce drapeau est finalement envoyé. Sur ce arrivent  des officiers de l'A.L.N. qui haranguent notre unité, en arabe, comme il se doit, et dont je ne comprends pas un traître mot. Puis nous sommes réunis par sections. Mon chef, le lieutenant El-Hadj (retrouvé égorgé quelques semaines plus tard), place à son tour sa petite allocution en arabe... Minute de silence à la mémoire des glorieux combattants et martyrs d'El-Djezaïr. Cette situation équivoque a continué ainsi jusqu'au 6 juillet au soir, moment auquel, nous  européens, avons enfin quitté l'unité de force locale. Et le lendemain, 7 juillet au matin, j'assistais dans ma nouvelle affectation à l'envoi des couleurs, celles de la France cette fois.

 

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Pour en savoir davantage sur les Forces Locales de l'Ordre Algérienne

 

 cliquez sur  ;  UFL Force Locale de l'Ordre Algérienne, et

 

                  - allez dans les deux sites de Maurice  Faivre

 

                      (livres de 1995 et de 2000 - Archives officielles)

 

  en partculier -  Archives Inédites de la politique algérienne 1958-1962  

 

 et aller - (pages 73-74-75) visibles sur Internet 

 

Et recherchez  aussi  " Guerre d'algérie Magazine  N°6 de Novembre -Décembre 2002

                                          Témoignage de l'Historien Jacques  Macé

 

                                       "Mes cents jours en Force Locale"

 

ou rester sur mon site et aller a la fin de la page

 

  " Nos cent jours en Force locale"

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De grandes opérations ont été menées pour réduire la pression sur les wilayas, car à une certaine période, elles étaient particulièrement isolées. Beaucoup de responsables qui se trouvaient à l’extérieur du pays après avoir exercé au sein des wilayas, ne sont pas retournés, pour de multiples raisons, vers celles-ci, demeurant aux frontières.
En évoquant la transition de l’ALN à l’ANP, l’orateur souligne que les Français avaient déjà concocté un plan pour noyauter le passage à une armée nationale, avec notamment la constitution, à la veille de l’Indépendance, durant la période de cessez-le-feu, précisément, d’une force locale.

La force locale en tant que colonne vertébrale.  -Tout était prêt pour que ce scénario fonctionne, souligne M. Abderrazak Bouhara. Pour les Français, la force locale devait servir de colonne vertébrale en quelque sorte à la constitution de l’Armée nationale. Ils voulaient reproduire ce qu’ils avaient déjà fait dans d’autres pays qui étaient sous domination coloniale française.                                                        Ce  scénario n’a pas fonctionné

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Voir ;  la Revue historique des armées  N° 268 | 2012   Insurrection, contre-insurrection

Dossier   " Le plan Carrousel "  ou la force locale est évoquée, et ou des géneraux étaient bien au courant de la constitution de la force locale,  car ils évoquaient  dans ce " plan  Carrousel  " les moyens d'intervenir pour venir récupérer les armes et ensuite les militaires FSE et  FSNA dans les forces locales si des problémes  étaient intervenues

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Revue historique des armées N°268 | 2012 :

Insurrection, contre-insurrection

Dossier   Le plan Carrousel

(Copie extraite)     « Zone Nord Constantine »

À l’origine du plan Carrousel, le général Frat, commandant la ZNC, estime que l’emprise de l’ALN est encore importante dans la wilaya II au printemps 1962. Dans un document destiné au général Louis Kegavarat, commandant le corps d’armée de Constantine (CAC), il affirme que le FLN dispose d’une force d’environ 3 000 hommes sur le territoire de la ZNC

Le FLN tente également de rallier les FSNA fidèles à la France. C’est pourquoi les rédacteurs du plan Carrousel redoutent le noyautage des administrations et surtout de la Force de l’ordre algérienne : « Le FLN peut compter sur la quasi-totalité de la population musulmane. Le contrôle de l’administration officielle en parallèle, lui permet de faire agir à son profit les masses urbaines et rurales fortement structurées, aussi bien que les militaires FSNA des forces de l’ordre qui sont noyautés. »

  De fait, dans les rangs de la Force de l’ordre des désertions avec vols d’armes sont nombreuses. L’Exécutif provisoire a obtenu la création d’une force de l’ordre propre à l’Algérie, selon les articles 19 et 20 des accords d’Évian concernant : « L’organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie. » Dirigée par Omar Mokdad  Elle est constituée des unités de force de l’ordre, qui sont soutenues pour la logistique par l’armée française.

 La troupe des UFL est composée de militaires du contingent à forte dominante musulmane (90 % environ).

 L’encadrement est mixte, FSE ou FSNA et comprend des cadres d’active ou des cadres du contingent. De même, la force de l’ordre comprend les groupes mobiles de sécurité (GMS), dont le recrutement est pratiquement exclusivement musulman et l’encadrement est également mixte, FSE et FSNA. Enfin, les supplétifs sont incorporés dans les pelotons de la garde territoriale (PGT) et encadrés par des officiers appartenant à la Gendarmerie nationale. Les auxiliaires sont administrés par l’armée, qui a également à sa charge la fourniture, le soutien et  la gestion de dotation des PGT

De nombreux FSNA sont, par conséquent, transférés de l’armée française à la Force de l’ordre. Toutefois, ces derniers sont victimes d’une : « crise d’identité »

 Ils sont écartelés entre l’armée française dans laquelle ils combattaient auparavant, la Force de l’ordre, nouvelle organisation, et l’ALN qui les incite à déserter et à rejoindre ses rangs.

 En effet, dans un rapport ? sur l’installation des unités de la Force de l’ordre du 18 avril1962, le général Frat souligne que : (rapport a voir en entier) …(ou?)…. Enfin, le général Frat craint que le FLN conjugue les forces de l’ALN intérieure et extérieure : « De toutes les hypothèses envisagées concernant les circonstances qui accompagneraient une éventuelle rupture du cessez-le-feu, la plus vraisemblable, et celle qui a tout simplement retenu notre attention, consisterait en une action brutale et simultanée des forces de l’ALN intérieure et extérieure, étroitement liée à des mouvements subversifs déclenchés par les populations musulmanes dans l’ensemble du pays. »

Cette appréhension est renforcée par l’intense activité de l’OAS qui refuse d’appliquer les accords d’Évian.

 Afin de remédier à cette situation, un plan est préparé secrètement par les autorités militaires. Appelé « Carrousel », il est prévu pour le mois de juin 1962.

Dans la perspective d’une rupture des accords de cessez-le-feu, le général Frat, commandant la ZNC, assigne, ainsi, différentes missions à l’armée française. La mission la plus urgente selon lui serait de mettre en sûreté les FSE et les FSNA qui viendraient se placer sous sa protection.

En outre, conformément à l’article 4 des accords d’Évian qui prévoit que :

« Les forces françaises stationnées aux frontières ne se retireront pas avant la proclamation des résultats de l’autodétermination. » C’est pourquoi l’armée devra maintenir le contrôle des barrages et des voies de communications essentielles pour le développement des actions ultérieures. Il faudra également  contrôler les chemins à emprunter par les réfugiés pour rejoindre les zones de recueil.

Le général commandant la ZNC ajoute que, dans le même temps, les militaires français devront préserver l’intégrité des frontières aériennes et maritimes et assurer les communications entre les différentes zones du dispositif pour lesquelles les liaisons terrestres ne seraient plus possibles ou seraient insuffisantes

               Dans les premières heures de crise, il faudra, d’après le général Frat, se mettre en garde, en prescrivant   l’alerte dite « Zoulou ». Ensuite, il sera nécessaire de garantir un certain nombre de routes de repli et d’évacuation  pour les populations civiles se plaçant sous la protection de l’armée. Il précise  que, dans les régions à faible peuplement européen, des regroupements auraient lieux dans les chefs-lieux d’arrondissement.

Il est aussi prévu de mettre en sûreté l’armement de la Force de l’ordre et celui des unités à base de FSNA, qui paraîtraient peu sûres.

 L’opération de désarmement des unités de force de l’ordre (UFL) revêtira deux aspects différents suivant que des FSE seront encore dans ces unités ou que ces personnels auront été remplacés par du personnel FSNA.

 Dans le premier cas, la présence du personnel européen permettrait, d’une part d’obtenir, à l’avance, des renseignements sur l’état d’esprit des gradés et hommes de troupe FSNA, d’autre part, d’assurer les permanences de sécurité du magasin d’armement. Dans le second cas, selon le général Frat, une opération de force risque d’être nécessaire.

 Les UFL seront désarmées sur ordre par les unités régulières les plus proches de leur lieu de rattachement. L’armement récupéré sera dirigé vers Constantine (pour les secteurs d’El Milia, d’Ain Beida et de Constantine), de Philippeville (pour les secteurs de Collo et de Philippeville).    

   Et c'est le contraire qui s'est produit ?

C'est l'ALN  qui  a désarmés les forces locales Algériennes aprés le 1 juillet 1962

Video Inter actualités de 19H15 du 2 juillet 1962 notice archives ...

 

www.ina.fr/video/PHD94018595

 

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A voir les rapports de trois unités UFO. 413- 434- 470 pour comprendre

Et n'ayez pas peur de mettre un petit commentaire, en bas de cette page, vous n'étes pas obliger d'indiquer votre nom !

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Merci pour la visite de mon site  Yvon Priou

 

 

Commentaires (8)

1. marienoelyvonpriouforcelocale19mars1962 (site web) 21/10/2015

Avec beaucoup de retard, je vous remercie de votre commentaire.
En ce qui me concerne, les services historiques des Armées, je n'ais pas put avoir des renseignements sur une embuscade, dont j'avais participer, des quelques personnes qui se sont déplacés sur place aux services historiques.
C'était...... ( le 8 le 9 ou le 10 Août 1961 ???) avec la 3ème compagnie du 4ème BCP du côté du village de Tahamamet (Ghassira) dont la population avait été regroupé.
Seulement un blessé. Mais nous pouvions tous y rester, 4 a 5 chargeurs il m'a fallu pour éloigner les fellagas et protéger la AA52 dont le tireur venait d'être blessé ,
J'ai eu le plaisir de revoir( a ma demande dans google) des photos de ce village en 2013.
Pour notre devoir de mémoire, nous essayons d'en savoir le plus possible, sur les 114 unités de la force locale Algériennes créés, par 91 régiments suite aux accords d'Evian, surtout, depuis que nous savons que certains de nos camarades FSE mutés d'office dans ces unités, ne sont pas revenus vivants, dans leurs régiments a l'indépendance de l'Algérie.
Dans mon autre site - Voir la page de la 470° UFO et la page de la 513° UFO ou le comble de l'histoire, un responsable de ce régiment à l'époque, ne veut pas témoigner, sur la disparition des membres de son unité.
Merci encore votre intervention, du travail et ensuite une blessure ne m'ont pas permit de vous répondre plutôt et je m'en excuse
Yvon Priou

2. viot (site web) 13/10/2015

Bonsoir,

Je m'intéresse à la guerre d'Algérie et ne connaissais pas du tout cette Force Locale. Très intéressant. Je travaille sur la première guerre et milite pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple.
Je vous invite à visiter mon blog : http://les-blessures-de-l-ame.over-blog.com/

Eric viot

3. LEROUX Jean (site web) 04/12/2013

Merçi et un grand Bravo pour l'immense travail accompli. L'histoire des Forces Locales a été complètement occultée et est ignorée par le plus grand nombre. Je suis un ancien de la 422° UFO et sur ton autre site une page y est consacrée. J'invite les
camarades à la consulter. Bien amicalement.

4. Gilbert SOULET 02/09/2013

Bonjour Yvon PRIOU,

Chapeau pour votre site que je viens de découvrir.
Je suis un ancien appelé du contingent débarqué à Alger le 11 janvier 1960 pour Hussein-Dey (CIABCA/4 mois), puis affectation au 3/4e RCA à Batna (Les Aurès), puis pendant les évènements de 1961, déplacement sur la ligne Morice (Porte d'Aïn Zana), réseau électrifié et miné ... jusqu'au 8 mars 1962 pour retourner à Béziers, ma ville natale.
Je suis revenu, MDL et Croix de la valeur militaire;
Cheminot, j'ai adhéré à l'ANCAC et à la FNACA et le suis toujours.
Très amicalement,
Gilbert SOULET
Cadre Honoraire SNCF
84120 PERTUIS, porte du Luberon

5. mdl_252e CCR (site web) 04/07/2012

Bonjour

Je découvre seulement aujourd'hui votre message avec beaucoup de retard.

Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt.

Le 19 mars 1962 paraît un décret de création de la force locale.

Le 30 mars 1962 il y a un arrêté ministériel signé de Pierre Messmer et de Louis Joxe sur la constitution de cette force locale.
Voir à la date de ces deux journées, à la fin de ces articles le contenu de ces deux documents sur mon blog.

En ce qui me concerne j'ai eu à accompagner des Musulmans incorporés dans l'armée française et qui étaient versés dans cette force locale.
Les unités dans lesquelles je les ai accompagnés sont celles citées dans l'article du 15 avril 1962 sur mon blog.

Je ne savais pas qu'il y avait eu des morts de soldats européens dans ces unités après l'indépendance.

6. Mauro Francis (site web) 20/05/2012

Merci de ce site qui ouvre une page inconnue pour beaucoup. félicitations à l'auteur de ce site pas comme les autres et pourtant indispenssable.
Bravo cher ami

7. Un internaude de la Vienne 08/01/2012

Notre ancien camarade de la Vienne, Jean Claude Rousseau dont personne n'a sut la fin Tragique était encore avec Moreau Albert de l'Indre dans l'Unité 470 de la Force de locale de l'ordre Algérienne a la date du 2 juillet 1962

Pourquoi?
l

8. Un ancien camarade de Moreau Albert 06/01/2012

Le 6 novembre 1961, en tant que rapporteur pour avis du budget de l’Algérie pour l’année 1962 au nom de la commission de la défense nationale, Dominique Renucci interpelle le ministre des affaires algériennes Louis Joxe sur la création d’une force locale algérienne, dont le commandement échapperait à l’armée.
Notre ancien camarade ayant été déclaré MORT pour la FRANCE, dans une unité de force locale algérienne aprés le 1er juillet 1962

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Date de dernière mise à jour : 07/05/2017

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