Nos cent jours en force locale en 1962 en Algérie

Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie, en lisant celle-ci

lien -- http://www.ina.fr/audio/PHD94017840   sur passation de pouvoirs de la Force Locale 21/04/1962

Audio a écouter de la 8 minute a la 11 minute, ce qu'on peut voir sur www.ina.fr/video/CAF90002960

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Un témoignage de Christian Fouchet  Haut Commissaire en Algérie  de la République Française

Copie extraite du livre - Témoignage de Christian Fouchet Haut Commissaire en Algérie - mars-juillet 1962                Pendant ces cent cinq jours           Algérie 1962

« Le parachutiste français, le plus typé, au visage net et viril, à l’allure martiale dans sa tenue bigarrée, et souvent combattant en Algérie depuis des mois ou même des années, était maintenant affecté au peloton chargé de la sécurité du général commandant supérieur. Il côtoyait le combattant de l’Armée de Libération Nationale algérienne (A.L.N.), venu des maquis du bled, et devenu garde du corps des « chefs historiques » du F.L.N.    (Ou des chefs F.L.N. non « historiques » mais non moins importants, car souvent plus au fait que leurs aînés des problèmes de l’administration moderne que le gouvernement algérien indépendant de demain allait avoir à affronter et à résoudre).

Le brillant sujet frais émoulu de l’E.N.A.  Et maintenant affecté, tout jeune, avec souvent de grosses responsabilités et beaucoup d’initiatives, à des directions où il n’avait jamais envisagé de servir, côtoyait le jeune Algérien, du même âge, dont l’apprentissage s’était fait dans la guerre clandestine ou dans l’action révolutionnaire des maquis et qui se préparait à devenir, presque du jour au lendemain, directeur de Cabinet des ministres. Tout cela avait commencé par se regarder avec curiosité, sinon avec méfiance, puis avait, très vite, fait bon ménage.

21 avril 1962 1

21 avril 1962 3

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Extrait Internet  """ 1961-1962. Après Sciences Po, sous-lieutenant Seillières dans le 2e régiment de spahis en Algérie.  Seillière. En 1961, il part pour l'Algérie. Sous-lieutenant spahi, dans le Sud oranais, avec quarante personnes sous ses ordres, dont trente Algériens: «l'aventure, la piste, la solitude».

  Puis il rejoint le haut-commissaire Christian Fouchet, nommé juste après les accords d'Evian, sur fond d'attentats de l'OAS. L'expérience le change. Un de ses congénères raconte qu'il a «perdu en Algérie sa condescendance», qu'il est devenu «plus simple». «J'ai acquis le sentiment du relatif, la certitude que la dimension intérieure existe indépendamment des circonstances extérieures», résume-t-il."""""

 

.Mes cent jours

Nos cent jours.. ! et... mes cent jours, en force locale Algérienne en 1962 en Algérie

Bonne Lecture,  et, Merci de me dire par un petit mot en fin de page, si vous avez  appris des choses sur cette période de Guerre d'Algérie, en lisant celle-ci

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- Mars 1962, des pourparlers avaient eu lieu en Février, pour un possible cessez le feu en Algérie, ou la constitution de la force locale Algérienne avait été évoqué

Le 3 mars 1962 : Dans l'angoisse, l'auteur de ce site, attendait a Bernagout de Vouneuil sous Biard,  au milieu des bois ou il est né, le départ pour l'Algérie, aprés 12 jours de permission.

 C'était la fin de la  permission (d'AFN)(la seule permission accordée d'algérie aux troupes) et le  retour en Algérie en ayant toujours une pensée pour ce petit village de Tifelfel, où il avait quitté ses camarades de la 3ème compagnie opérationnelle.

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  • www.vitaminedz.com/50.../Articles_249_503631_7_1.html - Algérie
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  • 9 -10 mars 1962  C'était le (voyage)- et le trajet du retour pour  Tifelfel, Ghassira, et les  Aurés 
  •                        -  arrêt a Constantine - gréve des chemins de fer ou  les tous musulmans rencontrés, savaient que la fin de la guerre était  proche.
  •                       - sous la tourmente bataille entre les paras et la légion  dans les rues de Constantine 
  •                       - Explosions étourdissantes de tous côtés,  plastiquages et  des grenades explosées de toute part 
  • 11 Mars 1962 
  •   -   Registre des délibérations du Conseil Municipal de  Vouneuil sous Biard
  • Séance ordinaire le 11 mars 1962 du conseil municipal de Vouneuil sous Biard 86  France
  •              « L’An mille neuf cent soixante deux , le onze mars  à 20 h 30 le conseil municipal légalement convoqué, s’est réuni en session ordinaire à la Mairie sous la présidence de M Hablizig  Marcel  Maire »
  •              «  Le Président ouvre la séance et demande d’approuvé la liste des jeunes gens Morts pour la France en Algérie, pour être inscrit sur la plaque, au Monument aux Morts  -  Demande approuvée »   4 noms figurent sur le monument aux morts   
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  • Il ne pouvait plus avoir de doute, vis a vis,  d'un de mes quatre camarades d'école fait prisonnier du FLN en 1960  -  depuis le 19 février 1962,  l'O.A.S avait utilisé deux avions T 28  français basés à la Senia, prés d'Oran, pour bombarder le cantonnement F.L.N. d'Oujda au Maroc
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  • Que sont devenus les militaires Français métropolitains qui étaient prisonniers du FLN, et qui étaient encore vivants ?  le 19 février 1962  au camp de Oujda au Maroc?
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Photo récupérée sur Vidéo reçu en CCI le 17 Mars 2013

p1010103-1.jpgIl y a eu quand même eu beaucoup de témoins, pour les signatures des accords d'Evian, ce n'était pas seulement la faute a De Gaulle  comme on nous le rappelle depuis des années et des Années !

http://www.ldh.toulon.net/spip?article4395

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Ce n’est qu’au mois de Mai 2001 sur une exposition d'anciens Combattants dans la Vienne,  que j’ai vu pour la prémière fois, les articles 19 / 20 / 21 du titre IV   de la force locale de l’ordre algérienne des Accords d’évian  du Décret N° 62-306 du 19 Mars 1962 portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie 

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  •  Le Président de la République,
  • Sur le rapport du Premier ministre, du ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer, du ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, du garde des sceaux, ministre de la justice, du ministre des armées et du secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer,
  • Vu la Constitution, et notamment ses articles 34 et 72 ;
  • Vu la loi n° 56-258 du 16 mars 1956 sur les pouvoirs spéciaux en Algérie, modifiée et complétée ;
  • Vu la loi n° 61-44 du 14 janvier 1961 concernant l'autodéter­mination des populations algériennes et l'organisation des pou­voirs publics en Algérie avant l'autodétermination ;
  • Le conseil des ministres entendu,
  • Décrète :          TITRE   Ier                                                 Dispositions générales.    
  •   Art. l. — L'organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie entre le cessez-le-feu et la mise en place des ins­titutions issues de l'autodétermination et du suffrage universel est réglée par les dispositions du présent décret.
  • Art. 2. — L'organisation des pouvoirs publics entre le ces­sez-le-feu et la proclamation des résultats de l'autodétermina­tion est aménagée par l'institution d'un haut-commissaire dépo­sitaire des pouvoirs de la République, d'un exécutif provisoire, chargé de la gestion des affaires publiques propres à l'Algé­rie et d'un tribunal chargé de réprimer les attentats à l'ordre public.
  • Art. 3. — Le haut-commissaire et l'exécutif provisoire se concertent en permanence, dans l'exercice de leurs attributions respectives, en vue de réunir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de l'autodétermination et d'assurer la continuité des services publics.
  •                                                                                        TITRE  II
  •                                                                            Du haut-commissaire.
  • Art. 4. — Le Gouvernement de la République est représenté en Algérie par un haut-commissaire.
  • Le haut-commissaire est placé sous l'autorité du ministre d'Etat chargé des affaires algériennes. Il est nommé par décret en conseil des ministres.
  • Art. 5. — Le haut-commissaire est dépositaire des pouvoirs de la République en Algérie. Il a, en Algérie, la charge des intérêts de l'Etat et, concurremment avec l'executif provisoire, celle du respect des lois.
  • Art. 6. — Les services civils sur lesquels le Gouvernement conserve une compétence directe sont placés sous l'autorité du haut-commissaire.
  • Le haut-commissaire devra faciliter l'accès des Algériens aux emplois dans les services soumis à son autorité. Il facilitera également la tâche de l'exécutif provisoire pour permettre l'accès des Algériens aux emplois administratifs de l'Algérie.
  • Les conditions dans lesquelles le haut-commissaire exerce son autorité à l'égard des services de la justice et de l'enseignement sont fixées par décret.
  • Art. 7, — Dans l'exercice de ses responsabilités en matière de défense et de sécurité du territoire ainsi que de maintien de l'ordre, le haut-commissaire est assisté d'un officier général commandant supérieur des forces armées en Algérie.
  • Art. 8. — Le haut-commissaire est assisté d'une administration dont l'organisation est fixée par décret.
  • Le haut-commissaire, absent ou empêché, est suppléé par le secrétaire général du haut-commissariat.
  •                                                          TITRE III
  •                                                 De l'exécutif provisoire.
  • Art. 9. — Les responsabilités relatives à la gestion des affaires publiques propres à l'Algérie sont confiées à un exécutif pro­visoire dont la composition est fixée comme suit :
  • Un président.  Un vice-président.  Dix membres.
  • Sous réserve des pouvoirs que le Gouvernement continue à exercer directement en Algérie et qui sont définis à l'article 11 ci-dessous, l'exécutif provisoire assure la préparation et la mise en œuvre de l'autodétermination en Algérie.
  • A cet effet, il propose les membres de la commission cen­trale de contrôle prévue par le règlement de l'autodétermination.
  • Il assure la gestion des affaires publiques propres à l'Algé­rie Jusqu'à la mise en place des institutions issues du suf­frage universel qui seront établies après l'exercice de l'auto­détermination.
  • Il dirige l'administration et les services civils de l'Algérie sur lesquels il exerce l'autorité hiérarchique.
  • Les présentes dispositions ne modifient pas les conditions d'application en Algérie de l'article 34 de la Constitution.
  • Art. 10. — Le territoire de l'Algérie, sur lequel l'exécutif provisoire exerce ses compétences, comprend les quinze dépar­tements suivants : Alger, Batna, Bône, Constantine, Médéa, Mos-taganem, Oasis, Oran, Orléansville, Saïda, Saoura, Sétif, Tiaret, Tizi-Ouzou, Tlemcen. '
  • Art. 11. — Les affaires publiques relatives à l'Algérie pour les­quelles le Gouvernement conserve une compétence directe sont :
  • La politique étrangère, la défense et la sécurité du territoire, la justice, la monnaie, les relations économiques entre l'Algérie et les autres pays, ainsi que le maintien de l'ordre en dernier ressort en accord avec l'exécutif provisoire, sauf empêchement grave ;
  • Sous réserve des attributions qui seront données par décret à l'exécutif provisoire, l'enseignement, les télécommunications, les ports et les aérodromes.
  • Il sera procédé par décret à la répartition entre les services de l'Etat et ceux de l'Algérie.
  • Il n'est rien modifié aux compétences des départements et des communes de l'Algérie.
  • Art. 12. — La responsabilité de l'exécutif provisoire est collective.
  •            Au sein de l'exécutif : a) Le président, assisté du vice-président, sera chargé notam­ment de la préparation et de la mise en œuvre de l'autodéter­mination ;
  • Délégué aux affaires générales ;  Délégué aux affaires économiques;   Délégué à l'agriculture ;  Délégué aux affaires financières ;  Délégué aux affaires administratives ;
  • Délégué à l'ordre public;          Délégué aux affaires sociales ;  Délégué aux travaux publics ;     Délégué aux affaires culturelles ;  Délégué aux postes.
  • Le décret qui nomme les membres de l'exécutif fixe les attributions de ceux-ci, notamment en ce qui concerne la direc­tion des services placés sous l'autorité de l'exécutif.
  • Art. 13, — Le président et les membres de l'exécutif provisoire constituent leur cabinet et en proposent la liste à l'exécutif pour ratification.
  • Art. 14. — L'exécutif provisoire a le pouvoir réglementaire pour les affaires propres à l'Algérie.
  • Il nomme aux emplois dans l'administration de l'Algérie.
  • II doit accélérer l'application de la politique de promotion des Algériens musulmans et faciliter l'accession de ceux-ci aux postes administratifs, notamment aux postes d'autorité.
  • Art. 15. — L'exécutif assure le maintien de l'ordre. La force de l'ordre visée au titre IV ci-dessous, ainsi que des services de police, sont placés sous son autorité.
  • Art. 16. — Les préfets et les sous-préfets sont placés sous l'autorité de l'exécutif provisoire pour ce qui relève des attribu­tions de celui-ci ; ils sont nommés après consultation de l'exé­cutif.
  • Art. 17. — Dans les conditions fixées par le décret prévu à l'article 1" de la loi du 14 janvier 1961, l'exécutif délibère de la préparation et de la mise en œuvre de l'autodétermination. Il prend à cet effet des décisions réglementaires.
  • Le scrutin d'autodétermination aura lieu dans un délai de trois à six mois à compter de la date de publication du présent texte ; la date en sera fixée sur proposition de l'exécutif provi­soire dans les deux mois qui suivront l'installation de celui-ci.
  • Art. 18. — Le haut-commissaire de la République est tenu préalablement informé des réunions de l'exécutif et de leur ordre du jour. Il reçoit dans les moindres délais les procès-verbaux des délibérations. Il peut assister aux séances et y être entendu.
  • Il peut réclamer une seconde délibération ; celle-ci est alors de droit.
  • Le haut-commissaire de la République et l'exécutif créent ensemble des organes de travail dans les domaines où une prépa­ration commune des décisions est rendue nécessaire par la répar­tition des compétences. Il en est notamment ainsi pour la prépa­ration de l'autodétermination et pour le maintien de l'ordre.
  •  "Texte concernant la force locale"    
  •                                              TITRE  IV
  •                                                       De la force de l'ordre.
  • Art. 19. — Il est créé une force de l'ordre propre à l'Algérie. Cette force do l'ordre est placée sous l'autorité de l'exécutif provisoire, qui décide des conditions de son emploi.
  • Art. 20. — La forcé de l'ordre aura un effectif global de 60.000 hommes. Son effectif initial sera de 40.000 hommes. Il comprendra :
  • Les auxiliaires de la gendarmerie et les groupes mobiles de sécurité actuellement existants ; Des unités constituées par les appelés d'Algérie et, éven­tuellement, par des cadres pris dans les disponibles. L'exécutif provisoire a le pouvoir de compléter la force de l'ordre par rappel de réserves instruites.
  • .Art. 21. — Le directeur de la force de l'ordre est nommé par décret en accord avec l'exécutif provisoire.
  •                                                                               TITRE V
  •                                                                   Du tribunal de l'ordre public.
  • Art. 22. — n est institué un tribunal de l'ordre public qui comprendra un nombre égal de juges de statut civil de droit commun et de juges de statut civil local.
  •                                                                           TITRE VI
  •                                                                  Des mesures de rapatriement.
  • Art. 23. — Des commissions installées en Algérie et hors d'Algérie seront chargées de prendre toutes mesures adminis­tratives et autres utiles en vue du rapatriement en Algérie des Algériens réfugiés notamment en Tunisie et au Maroc
  • Copie : Journal Officiel de la République Française du 20 mars 1962
  • Décret N° 62-306 du 19 mars 1962  portant organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie.
  •                         b) Les membres de l'exécutif provisoire seront respective­ment :
  •  Les commissions comprendront trois membres, l'un désigné par le haut-commissaire, le second par l'exécutif provisoire et le troisième, sous réserve de l'accord do cet organisme inter­national, par le haut-commissariat aux réfugiés.
  • Le contrôle de ces rapatriements sur les points de passage des frontières sera assuré par les services civils compétents.
  •                                                            TITRE VII
  •                                    Les conséquences de l'autodétermination.
  • Art. 24. — Dès l'annonce officielle prévue à l'article 27 du décret n° 62-305 du 19 mars 1962 portant règlement du réfé­rendum d'autodétermination, les actes correspondant à ces résul­tats seront établis :
  •             Si la solution d'indépendance et de coopération est adoptée :
  •             L'indépendance de l'Algérie sera immédiatement reconnue par la France ;
  •             Les transferts de compétence seront aussitôt réalisés ; Les règles énoncées par la déclaration générale et les déclarations jointes entreront en môme temps en.vigueur.
  • L'exécutif provisoire organisera, dans un délai de trois semaines, des élections pour la désignation de l'Assemblée natio­nale algérienne à laquelle il remettra ses pouvoirs.
  • Art. 25. — Le Premier ministre, le ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre­mer, le ministre d'Etat chargé des affaires algériennes, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des armées et le secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
  •                         Fait à Paris, le 19 mars 1962.
  • Par le Président de la République      C. DE GAULLE    Le Premier ministre,   MICHEL DEBRÉ.
  • Le ministre d'Etat chargé des affaires algériennes. LOUIS JOXE.
  • Le ministre d'Etat chargé du Sahara, des départements d'outre-mer et des territoires d'outre-mer,
  • LOUIS JACQUINOT.   Le garde des sceaux, ministre de la justice,  BERNARD CHENOT.
  • Le ministre des armées,  PIERRE MESSMER.
  • Le secrétaire d'Etat au Sahara, aux départements d'outre-mer et aux territoires d'outre-mer,
  • Jean DE BROGLIE.

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 Extrait du message reçu le 23 Mars 2013 de l'historien Guy Pervillé " j'ai eu tort de ne pas parler des soldats du contingent français qui ont été affectés dans ces unités (UFL) et qui ont eu le sentiment  d'y être des sortes d'otages. A ma décharge, je dois dire que ce sujet à fait l'objet d'une véritable conspiration du silence." - Pourquoi ?    (UFL)  (Unités de la Force locale Algérienne)

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Copie extraite d'un message reçu depuis      "A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.

Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques."

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Copie extraite d'un autre message ""Une note  824 CSFA/EMI/ORG  prévoyait expressément  la désignation d’office des cadres européens militaires Français pour encadrer les musulmans dans les Forces locales. ""

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  • Premier témoignage, comique celui-ci, celui de … Jean Kersco :   1 - Sur son sentiment en tant que chef de SAS en 1962, page 150 de son livre "Quand le merle sifflera" :
  • "… La Force locale est une troupe de bric et de broc créée à titre précaire ( trois mois ) dans la période entre le cessez-le-feu et l'indépendance, pour éviter que l'armée française ne passe  directement les consignes aux bandes du FLN qu'elle vient de décimer ou aux bataillons de l'ALN qui débouleront de Tunisie et du Maroc. On en profite aussi pour essayer de déverser le tout-venant des harkas, des maghzens, forces supplétives de gendarmerie, etc. qui déserte au bout de quelques jours avec son arme afin de donner des gages tardifs au FLN. C'est la démarche du patron qui veut licencier sans respecter ses obligations légales : il crée une structure provisoire dans laquelle il entasse les candidats au licenciement. Un véritable fiasco, un tonneau des Danaïdes qui se vide aussi tôt qu'il se remplit."
  • 2 - Sur son unique contact avec la Force Locale ( venu récupérer les clés de la SAS ), page 170 :   … Le lendemain, donc, arrive l'adjudant de la Force Locale. C'est un jeune con super-fouille-merde, issu de la gendarmerie, et qui s'imagine qu'être d'origine maghrébine lui donne une intelligence supérieure et une espérance de carrière cornecul. Il râle sur tout, l'état des bâtiments, le mobilier, les traces du feu dans la cour - les archives confidentielles - , et manque de défaillir quand il voit le toit du magasin sans tuiles.
  • - Vous vous rendez compte, c'est du sabotage. Je ferai mon rapport au Sous-préfet.
  • - Faites  ce que vous voulez, ce magasin n'est pas en dotation, donc administrativement, il n'existe pas. D'abord, qui vous a dit qu'il avait un toit ?
  • - Je signerai le procès-verbal avec des réserves sur le magasin.
  • - D'accord, on mettra des réserves dans le magasin.
  • Il vaut mieux arrêter la discussion le plus vite possible. Les véhicules sont prêts. François démarre vite fait, en laissant la Force Locale enrager........( et les militaires Français européens  encadrants  cette force locale dans une situation très délicate) qui a été le moindre de ses soucis.
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Déclaration de guerre de l'OAS (19 mars)

En réponse à l'annonce du cessez-le feu, le général Raoul Salan (chef de l'Organisation armée secrète) s'adresse aux anti-indépendantistes d'Algérie qu'il incite à la rébellion contre l'État par le biais d'une allocution radiodiffusée:             « Ici Radio-France, la voix de l'Algérie française. Français, Françaises, un cessez-le feu qui livre à l'ennemi des terres françaises vient d'être consenti. Il s'agit là d'un crime contre l'Histoire de notre nation. Je donne l'ordre à nos combattants de harceler toutes les positions ennemies dans les grandes villes d'Algérie. »

  • Copie du Web : Signature du cessez le feu
  • - Le 19 Mars 1962, l'OAS est arrivée à l'apogée de sa puissance grâce en particulier à la neutralité bienveillante de l'Armée. Les accords d'EVIAN ayant été signés (Krim Belkacem et Joxe), il n'y a plus rien à perdre. SALAN ordonne la guerre totale. Dans les différentes décisions prises certaines vont se révéler néfastes: La création des maquis qui auront une vie éphémère et l'ordre de désarmer les unités de l'armée qui pénètreraient dans Bab El Oued.
  •  - 20 Mars 1962 : Grève générale OAS à ALGER et ORAN.
  • - 21 Mars 1962 : Affrontement à SAINT DENIS du SIG entre Harkis et FLN : 100 morts de part et d'autre.
  • - 22 Mars 1962 : l'OAS tire 6 obus de mortier sur le bas de la CASBAH: 24 morts, 50 blessés. Les condamnés FLN sont amnistiés. Une patrouille blindée de la gendarmerie mobile est attaquée en plein centre d'ALGER : 18 gendarmes tués, 25 blessés.
  • - 23 Mars 1962 : Hold up OAS à ORAN : 2 milliards de francs (anciens) dérobés.
  • BAB EL OUED : Le désarmement de plusieurs patrouilles par l'OAS tourne à l'affrontement faisant plusieurs morts parmi les militaires. A midi bouclage total de BAB EL OUED par l'Armée. Affrontement toute la journée avec intervention des blindés et de l'aviation : 15 tues et 77 blessés chez les forces de l'ordre, 18 tués et 58 blessés chez les civils. BAB el OUED restera bloqué plusieurs jours, les gendarmes dévasteront les appartements sous prétexte de fouille et les arrestations sont nombreuses (15.000). Les commandos réussiront à s'échapper avant le bouclage avec l'aide des Deltas de DEGUELDRE et d'un colonel sympathisant qui tardera à verrouiller le coté de St Eugène.
  • A ORAN les combats entre gendarmes et OAS font 10 morts. le préfet de Police se réfugie à Mers El KEBIR
  • En résumé, un blocus de ce quartier se créa et le 26 Mars, malgré l’interdiction des autorités, plus de 4.000 personnes composées de vieillards, adultes, femmes et enfants, se rassemblèrent et se dirigèrent en cortège pacifiquement, drapeaux Français en tête, et chantant la Marseillaise, vers Bâb-El-Oued dans l’intention évidente d’apporter de la nourriture et des vivres à ce nouveau « Camerone » non pas au Mexique mais chez nous en France Française d’Algérie..Vers 14 heure le cortège se heurta à un barrage militaire de la « force locale » composée entre autres, du 4eme Régiment de Tirailleurs Algériens, 23 hommes sous les ordres du sous-lieutenant Ouchène Daoud (Nom bizarre, vous avez dit bizarre ?  Comme c’est bizarre (Louis Jouvet).           Des coups de feu partis  d'une terrasse, (on ne saura jamais quel provocateur  les avait tiré) déclenchent la réplique des tirailleurs, qui tirent à bout portant sur la foule désarmée. C’est immédiatement la panique, les corps tombent, fauchés par les balles malgré les « halte au feu » hurlés par un jeune officier de la dite « force locale », On comptera près  de 90  morts et plus de 200 blessés civils, dont vingt décèderont des suites de leurs blessures. Avec pour seule arme le drapeau tricolore à la main et la Marseillaise à la bouche. Ils n’étaient surement pas une menace pour cette armée-là,  Fellagho- Française !
  • IL n'y avait pas encore  de force locale constituée
  •  Il existe tant d’informations émouvantes sur « Google, wikipedia » tant de récits hallucinants d’authenticité provenant d’amis dignes de foi et témoins encore vivants de cet évènement déshonorant, qu’il n’y a plus grand-chose à rajouter si ce n’est pour parler du dégoût que nous inspirent ½ siècle après, ces « Eunuques » sans courage  qui ont osé nous considérer comme du bétail dans un souk,  et  probablement adeptes, eux aussi,  du  QBC (pour la plupart).
  • - 25 Mars 1962 : Arrestation (par hasard) à ORAN du général JOUHAUD, du lieutenant de vaisseau GUILLAUME ("Le CRABE TAMBOUR") et du commandant GAMELIN. Des officiers sympathisants, en détournant une opération de bouclage pour saisir l'émetteur pirate de l'OAS, font perquisitionner un immeuble front de mer où se trouvait le numéro 2 de l'OAS. JOUHAUD qui disposait de papiers en règle est néanmoins reconnu in extrémis par un policier.
  • - 25 Mars 1962 : Création du maquis OAS de "l'OUARSENIS". Une centaine d'hommes embarque dans un train "affrété" par l'OAS, avec à leur tête le capitaine POUILLOUX et accompagnée par le colonel GARDES. L'objectif est de contrôler un territoire qui semble propice avec à l'intérieur les 15.000 hommes du bachaga Boualem, un bataillon de Tirailleurs commandés par la commandant BAZIN et de nombreux officiers SAS acquis au mouvement. Les soutiens espérés se manifestent parcicieusement, l'aviation réagit vigoureusement, l'Armée Française s'allie au FLN pour combattre les maquisards ... Le Commandant BAZIN, blessé, sera exécuté par le FLN, une dizaine de maquisards tués et 91 faits prisonniers. Cette opération se solde par une hémorragie de cadres : Parmi les personnes arrétées : les capitaines POUILLOUX, MONTAGNON, les lieutenants DELHOMME, BERNARD, "MADAOUI",

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50 ans

Il y  avait bien été prévue queque chose  en Algérie pour ce cinquantenaire ? Témoin - cette construction !

19 Mars 2012 - Algérie

Les Algérois regrettent la non-commémoration du 19 Mars

Au grand dam des Algérois, aucune cérémonie officielle de grande ampleur n'a été prévue pour commémorer le 50e anniversaire du cessez-le-feu décrété le 19 mars 1962 en Algérie, au lendemain de la signature des accords d'Évian.

Reportage       "Le 19-Mars ? C'est la fête de la victoire, non ?

". Malgré sa légère hésitation, Nabil, un jeune étudiant algérois âgé de 22 ans est conscient de l'importance de cette date dans l'histoire de son pays. En effet, il y a cinquante ans, jour pour jour, un cessez-le-feu était décrété en Algérie, au lendemain de la signature des accords d'Évian entre la France et le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Un événement qui mit fin à la Guerre d'Algérie, et qui entraîna quelques mois plus tard l'indépendance du pays, colonisé par les Français depuis 1830.

"Vu l'importance de cette date-clé, il aurait fallu organiser des festivités, des conférences et des débats pour rendre hommage aux anciens combattants, dont mon grand-père et surtout mon oncle, qui lui est mort en martyr pour libérer l'Algérie", regrette Nabil avec l'approbation d'Adel, son camarade de cours de génie civil à l'université de Bab Ezzouar. Or comme le laissent entendre ces deux étudiants, et au grand dam des Algérois, aucune cérémonie officielle de grande ampleur n'a été prévue par les autorités locales à cette occasion. Et rien dans les rues ensoleillées d'Alger ne vient rappeler que le pays marque un anniversaire historique, exceptés les dizaines de drapeaux algériens hissés le long du front de mer ces derniers jours.

"La première étape vers l'indépendance"

Adossé sur un kiosque à journaux, à quelques pas de l'imposant édifice de la Grande Poste d'Alger, Hussein, moustache broussailleuse et costumes trois pièces, se dit lui aussi déçu par l'indifférence autour du cinquantenaire du 19-Mars. "J'avais 12 ans en 1962, et je me souviens parfaitement de ce jour-là, explique cet universitaire algérois. Car malgré mon jeune âge j'avais pris conscience, en analysant les réactions des adultes, qu'il s'agissait bel et bien de la première étape vers la fin de la guerre et l'indépendance". Tout en réajustant ses lunettes de soleil vintage, il rappelle que le 19-Mars était un jour férié en Algérie, jusqu'en 1988. La preuve, selon lui, que "certains dans le pays font du lobbying au profit de la France pour effacer un pan de l'histoire algérienne".

La cinquantaine élégante, Salima se souvient elle aussi de cette journée de 1962, bien qu'elle n'était âgée que de 4 ans à l'époque. "Alger était en fête, nous sommes sortis dans la rue, ma mère et moi, pour exprimer notre joie d'être libres aux côtés de nos compatriotes", raconte-elle d'une voix troublée par l'émotion. Cette mère de famille et professeur d'allemand affirme qu"il est nécessaire de célébrer le 19 mars 1962 pour que "la jeune génération n'oublie pas tout le mal qui a été fait par le colonialisme et qu'elle soit fière de son identité". Tournée vers l'avenir, elle ne souhaite pas rester l'otage de l'histoire. "Malgré cette mémoire douloureuse, aujourd'hui je ne regarde plus la France comme une ennemie", précise Salima, dont le prénom signifie paisible en arabe.

Ménager l’ancienne puissance coloniale

Dans les locaux de la rédaction d'Al Watan, quotidien francophone fondé en 1990 et référence de la presse algérienne, la déception est également de mise.

"Le cinquantenaire des accords d'Évian aurait mérité d'être célébré car ils constituent une victoire politique pour les Algériens qui avaient obtenu ce jour-là des concessions importantes du colon français", note Fayçal Metaoui, salarié du quotidien depuis 22 ans. Il explique que les autorités algériennes ont toujours préfèré commémorer le 5 juillet 1962, soit la date officielle de la fête de l'indépendance du pays, ou encore le 1er Novembre 1954 qui marque le déclenchement de la Guerre d'Algérie . "Le pouvoir ne considère pas le 19-Mars comme une grande fête, mais comme une simple étape du processus de libération car le débat n'est pas tranché en son sein sur les accords d'Évian, que certains responsables de l'époque avaient considéré comme insuffisants voire comme une trahison", analyse-t-il.

L'éditorialiste Hassan Moali estime lui que l’Algérie officielle occulte ce cinquantenaire symbolique afin d'éviter d'avoir à faire le bilan de l’indépendance, et par conséquent celui du pouvoir actuel. Pis, en cette période de campagne électorale pour les deux pays (présidentielle en France et législatives en Algérie, NDLR), il soupçonne les autorités locales de ménager l’ancienne puissance coloniale en célébrant "sans tambour ni trompette" ce qui devrait l'être.

Résultat, nous avons la pathétique impression que c'est la France qui commémore toute seule, notamment à travers les médias, le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, c'est le monde à l'envers", peste-t-il.

Nabila Amir, journaliste politique pour Al Watan depuis 13 ans, confie quant à elle ressentir un pincement au cœur en pensant "aux victimes du colonialisme et de la guerre qui ne seront pas honorées dignement", ce 19-Mars. "Normalement, dans un pays qui se respecte, on aurait préparé plusieurs mois à l'avance un tel anniversaire, ne serait ce que pour rafraîchir les mémoires", regrette Nabila qui pense que la banalisation de ce cinquantenaire résonne comme un manque de reconnaissance des dirigeants de l'État. "Comment reprocher ensuite à la majorité des jeunes de ce pays de ne pas connaître leur histoire quand on les prive, pour des raisons politiques, d'une telle fête", conclut-elle.

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 Extrait d’écrits copiés sur Internet sur la période transitoire

 www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/07/18/article.php?sid...cid

 Copie;  Article de   Ouali Aït-Ahmed, Ancien officier de l’ALN

 Seule la vérité est révolutionnaire.

  J’ai vécu la période transitoire, à partir  du cessez-le-feu du 19 mars à midi. Cela m’amène à en parler puisque peu d’écrits existent sur la composition et le rôle des commissions mixtes de cessez-le-feu.

  Après notre sortie, le 22 mars 1962, du PC Wilaya, installé à Bounamane (commune de Zekri) face au poste militaire de Azouza (Aït-Chafaâ), nous nous dirigeâmes, sous la conduite du colonel Si Mohand Oulhadj, vers deux destinations différentes. Le colonel, chef de la Wilaya III, qui venait de perdre son épouse, se dirigeant avec un détachement, vers son village natal Bouzeguen. Le deuxième détachement, dont je faisais partie, prit le chemin de Tigoutine (Ath Fliq). Une semaine après, les deux détachements se ressoudaient au village Ait Bouadda (Azazga). Nous ne tarderons pas à transplanter le PC de Wilaya, au hameau de Tinqicht, village de Cheurfa N’bahloul (Azazga).

  Le 2 avril 1962, notre colonel nous invita à accueillir le commandant Mohammed Allahoum qui devait arriver par hélicoptère à Aït-Bouhini (Yakouren). Là, se tint une réunion pour définir le rôle et les attributions des commissions mixtes de cessez-le- feu, instituées à trois niveaux (national, wilaya historique et départementale). Ces commissions mixtes étaient composées, à nombre égal, d’officiers de l’armée française et d’officiers de l’ALN. Si le commandant Ahcène Mahiouz et le capitaine Hamel étaient installés le jour même, au niveau de la Wilaya III historique, nous le serons à notre tour – Izri Mohand Oubelkacem, Aït-Ahmed Ouali et Siagh Saïd — au niveau du département de la Grande- Kabylie (wilayas actuelles de Tizi-Ouzou, Bouïra et une grande partie de Boumerdès)). Il en sera de même pour ceux du département de Sétif, Béjaïa et Bordj-Bou-Arréridj (Hadi Ali Boubekeur, Ferhani Abdennour, Adjaoud Rachid, Atoumi Djoudi qui seront rejoints, par la suite, par Mouloud Ben Moufok).

 Du fait des réunions à tenir avec nos vis-à-vis français, le colonel nous a acheté des costumes, chemises, cravates et chaussures. Si nous avons installé notre PC chez Timsiline Mohamed au village Ath-Ziri (Aïn-El-Hammam) avec une section de protection, celle de l’est de la Wilaya III historique l’a été au niveau d’Igrane, chez Arezki Hmimi.

 En accord avec les trois officiers français, dont un capitaine, nous avons convenu de nous réunir, une fois par semaine, à l’école d’Aït-Hichem, récemment libérée par la SAS.

  En outre, les délégations seront renforcées une fois tous les quinze jours par deux officiers supérieurs du côté français (un commandant et un colonel :

 Le colonel Derienic) et deux officiers (le commandant Ahcène Mahiouz et le capitaine Lamara Hamel), de notre côté. Nos réunions portaient sur les solutions à mettre en application pour résoudre d’éventuels incidents entre nos combattants et les soldats français. Bien entendu, pour en éviter, des instructions étaient données de part et d’autre pour réduire les contacts entre les adversaires d’hier : en aucun cas les soldats ne devaient sortir de leurs postes, si ce n’était en convoi pour se ravitailler. De notre côté, aucun maquisard en tenue militaire ne devait rentrer dans un village doté d’un camp militaire. Il est à préciser qu’entre deux réunions successives, nous parcourions le territoire de la Grande-Kabylie, M’Barek N’Ath Atelli (Larbaa-Nath- Irathen) mettait à notre disposition sa Peugeot 404. Et dans nos déplacements, toujours armés de PA, la vigilance était de rigueur, car l’OAS (Organisation de l’armée secrète), créée en 1961 à Madrid, ne cessait d’activer, en mitraillant ou en posant des bombes. Ce climat de tension baissa d’un cran, lors de la signature le 17 juin de l’accord entre cette organisation terroriste et le président Abderrahmane Fares de l’exécutif provisoire chargé de la gestion de la période transitoire.

  En outre, dans nos tournées, nous contactions les responsables municipaux pour suivre l’évolution dans l’établissement de listes électorales. Lors des réunions hebdomadaires avec les officiers français, nous nous retenions pour éviter de nous serrer les mains. Ce n’était qu’à la dernière réunion, tenue le 30 juin 1962, que des amabilités ont été échangées de part et d’autre.

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Le rôle des commissions mixtes du cessez-le-feu, installées au lendemain des accords d’Evian (mars 1962) jusqu’à la veille du referendum pour l’autodétermination (30 juin 1962), a constitué le thème d’une conférence animée samedi au musée régional du Moudjahid de Tizi-Ouzou, dans le cadre des festivités du 50ème anniversaire de l’indépendance de l'Algérie.

Des officiers, cadres de l’Armée de libération nationale (ALN), membres, à l’époque, de la commission de la wilaya III historique et des commissions locales de Tizi-Ouzou et de Bejaia (appelées alors Grande et Petite Kabylie), dont Ait Ahmed Ouali, Siagh Said et Adjaoud Rachid, ont exposé tour à tour, les clauses et dispositions de l’accord de cessez le feu signé par les deux parties (algérienne et française), comprenant notamment le rôle des commissions mixtes (franco- algérienne) de cessez-le-feu. Celles-ci avaient pour rôle de "veiller à l’application des dispositions du dit accord et d’apporter des solutions à tout éventuel incident entre l’ALN et l’armée française, à partir du 19 mars 1962 jusqu’au 1er juillet de la même année", ont indiqué les intervenants. "Hormis des actes isolés de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) (française, NDLR), et des réactions de vengeance de certains citoyens contre des harkis, les clauses de l’accord de cessez-le- feu ont été globalement respectées", ont-ils, par ailleurs, souligné.

Selon les témoignages rapportés, les commissions mixtes qui siégeaient, une fois par semaine, ont, par ailleurs, contribué à la libération de nombreux prisonniers algériens, intégrés par la suite dans les premiers bataillons armés de l’ALN, outre des dizaines de collaborateurs avec la Révolution, relevant de la Force spéciale.

Les participants à cette conférence historique ont recommandé, à l’occasion, la nécessité de la création d’une Fondation pour la wilaya III historique.

Aussi, ont-ils souligné l’impératif du recueil des témoignages des moudjahidine encore vivants, afin de constituer une base solide pour les historiens et autres chercheurs universitaires versés dans l’histoire du mouvement national, et partant de restituer à certains faits leur vérité historique.

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Monsieur le Ministre en France est vraiment mal renseigné.!   ainsi que toutes les associations d'anciens combattants, qui n'ont pas put me répondre a ce jour 

 Copie prise sur Internet

19 mars : pas de commémoration nationale

 A l'occasion du 50e anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d'Algérie, le lundi 19 mars, Marc Laffineur, secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense et des anciens combattants, a tenu à préciser que l'Etat n'a organisé aucune commémoration nationale.

 « Si le 19 mars évoque la joie du retour des militaires français dans leurs familles (?), il marque également l'amorce d'un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d'une tragédie pour les Harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d'Evian. Loin de réconcilier les mémoires, le 19 mars est une date qui les divise et ravive les plaies profondes d'une page douloureuse de l'histoire récente de la France. Par respect pour ces victimes et leurs familles encore en vie aujourd'hui, la Nation ne peut et ne doit se rassembler en ce jour anniversaire. La date officielle de l'Hommage aux morts pour la France durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie reste fixée au 5 décembre. Cette date résulte d'un large consensus obtenu en 2003 par la commission Favier, réunissant l'historien Jean Favier et les principales associations d'anciens combattants »,

 a rappelé le secrétaire d'Etat.

Par respect pour les victimes et leurs familles encore en vie aujourd'hui, je continuerais a écrire sur ce site !

voir ci-dessous  ******************************************

*ce n'était pas le retour pour tout le monde !

 et combien étions nous  de soldats  non gradés ? (volontaires ? - versés d'office)

 et de gradés *²  dans la situation inconfortable de militaires qui ont obtenu comme réponse, des autorités Françaises, des responsables des Anciens Combattants, et de plusieurs ministères 

 " - ont été versés  dans  la Force locale de l'ordre Algérienne

- ont été détachés  dans la Force locale de l'ordre Algérienne

- ont servis  dans  la Force locale de l'ordre Algérienne

- ont été affectés  dans la Force locale de l'ordre Algérienne

- ont été mutés   dans la force  locale de l'ordre Algérienne   muté le  1-4-1962 dans la 470 UFL comme Rousseau Jean Claude libérable le 1-5-62 maintenu sous les drapeaux comme tous les militaires (décret 61-316 du   6-12-61 J.O 7-12-1961.(Inscription Livret Militaire)

- ou - les services accomplis .... - dans la Force locale de l'ordre Algérienne ? et,

 -  combien ont-ils disparus?  Gradés ou non gradés?

 *²   Nous savons maintenant,  grace a Internet qu'il y avait  456 Officiers FS E de notre armée qui encadraient ces unités.

et  798 sous-officiers F.S.E qui ont été enrôlés dans cette Force Locale Algérienne sous leurs ordres,

 et aux ordres de l'Exécutif Provisoire Algérien du 15 Avril 1962 à l'indépendance de l'Algérie            (FSE) Français de souche européenne

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Quelques commentaires d'un ancien militaire du contingent  FSE de la 457 UFL-UFO qui ne dût la vie, qu'au dévouement de plusieurs de ses camarades qui l'ont transportès a l'Hopital et qui se sont fait assassinés au retour. Voir  un exemple  ( Mémoires des Hommes  MPF "Gonzalez Paul 29/06/1962 )

 <<  Mais de toute manière, depuis cette tragique histoire, je garde une dent contre tous  « ceux de l’époque » qui ont laissé  de pauvres appelés entre les mains des fellaghas  pour prétexter du maintien de l’ordre contre l’OAS.

            J’ai déploré surtout leur dégagement, leur manque de responsabilité, leur abstention (sous diverses prétextes) d’être a nos côtés dans le pire.

           Pouvait-on blâmer un pauvre sous –lieutenant appelé pour mener avec expérience, mais en toute responsabilité une telle « mission (..) »  

            Merci  à vous  «messieurs de l’époque » de vous être tous dérobés à votre devoir, merci pour l’exemple à ne pas suivre  que vous avez transmis bon mal gré aux générations futures.

 Cet exemple qui fait « messieurs » que vous ayez terni l’image de ceux, vos pairs qui ont essayé et essaieront d’assumer dignement en toute responsabilité vos erreurs du moment et qui a fait de vous des pauvres types planqués »

 Voir sur site  ceux qui se considérent  comme des (Justes)   ???

Liste des JUSTES de l'Armée Française en Algérie 1962 ...

www.harkisdordogne.com/.../liste-des-justes-de-l-armee-francaise-en-alg...

Il y a 7 jours - Liste des Justes de l'Armée Française en Algérie 1962 Lt Bénéssis de ...  Lieutenant François MEYER du 23ème Spahis

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Copie extraite d'un message   ""Une note  824 CSFA/EMI/ORG  prévoyait expressément  la désignation d’office des cadres européens militaires Français pour encadrer les musulmans dans les Forces locales. ""

51 ans aprés nous remercions la personne qui nous a fait parvenir ce message ci-dessous

(copie extraite de celui-ci)   " - A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies."

- "Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques."

   "En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous-officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous-officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi-totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement."

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photo-epca-livre-vitalis-cros.png

 

Ci-dessus capture de la cérémonie pour la prise du pouvoir de l'exécutif provisoire Algérien

7-avril-1962.png

Ci-dessous - réponses du Ministére  "regrettant" de ne pas pouvoir  nous faire "une réponse plus conforme a notre attente".

 -   " Par ailleurs je vous précise que les dfficultés auxquelles ont été confrontés  les militaires des unités de la force locale ne sont pas niées"

  Nous attendons simplement que la Nation Française, reconnaisse qu'a l'issue du cessez le feu du 19 Mars 1962 elle a confié a des militaires métroplolitains du contingent, une misssion périlleusse par la mutation d'office dans des unités militaires algériennes pendant la périoode transitoire  en Algérie, en 1962

ministere-1.png

Pour y 006

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 www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/07/18/article.

 Copie   Ouali Aït-Ahmed, Ancien officier de l’ALN

Nous venons d'apprendre par  Internet  a la date du 18/07/2012

 Le soir d'Algérie

Qu'il y avait au moins, cinq officiers français par Willayas de désignés pour les commissions mixe du cessez le feu et ceux-ci étaient bien au courant qu'il y avait des militaires français de souche européenne dans les forces locales algériennes? 

 (""donc qu'il y avait au minimum 30 autres officiers au courant""  que la guerre était finie )

   -  Au total cela représente + 500 officiers FSE qui ont appliqués le Cessez le Feu, et le Décret 62-306 du 19 Mars 1962 parut au Journal Officiel de la République Française,  comme il le fallait et.... qui..... n'ont rien dit ensuite?

Par contre compte-tenu des témoignages recus, et des articles lus sur le Web tous les Officiers, et Officiers supérieurs présents en Algérie avaient eu connaissances de ces dispositions prises.

Dont un vient de m'envoyer un texte  (copie extraite de ce texte)

""A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.""  ""Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques.""

Autre copie extraite de ce message

-  "En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous-officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous-officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi-totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement."

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  • Liste des Justes de l'Armée Française en Algérie 1962                 
  •                         Lt Bénéssis de Rotrou     Lt Rabah Kheliff     Colonel Lallemand
  • « SAUVER UNE VIE C'EST SAUVER L'HUMANITE» (Talmud)
  • Source : Guy Amand 2015
  •     Lieutenant RABAH KHELIFF commandant la 4ème Cie du 30éme BPC, à emmené sans ordres ses hommes en camion jusqu'à la Préfecture d'Oran, le 5 juillet 1962 et libéré des centaines de civils européens prisonniers du FLN, promis à une mort certaine. (devenu Capitaine).(source Web)
  • Colonel LALLEMAND commandant le 22éme R.I à TENES, en juin 1962, a pris sous sa responsabilité de faire embarquer tous ses harkis (qui ne voulaient pas rester en Algérie) avec femmes et enfants, sur un navire affrété à ses frais. Un de ses fils, Lieutenant a menacé et fait mettre en joue avec les F.M de sa Cie, les gendarmes mobiles qui ne voulaient pas que les harkis prennent le bateau (Source Tenes info)
  • Sous Lieutenant Maurice de KERVONAËL du 28ème Dragons, avait 108 hommes sous ses ordres, dont 78 musulmans, en a rapatrié 30 avec leurs familles (volontaires) transportés par taxis d'AFFREVILLE vers ALGER (Interdit de se servir de moyens militaires) « à ALGER, les gendarmes ont été formidables et nous ont aidé à mettre tout le monde dans un bateau ».Sa sœur et son beau-frère, propriétaires d'un domaine dans le Minervois ont accueilli tous ces rescapés. (livre Harkis, soldats abandonnés)
  • Lieutenant François MEYER du 23ème Spahis, a rapatrié environ 350 harkis, familles comprises, en France et il s'est occupé de leur insertion (devenu Général).(source : idem ci-haut)
  • Lieutenant Armand BENESSIS de ROTROU,* ancien du Commando Georges, puis au 81ème RIA à Djidjelli, avec l'aide du Capitaine Georges MARCE, rapatrié 250 harkis + leurs familles par bateau. Se sont occupés de leur hébergement dans l'Est de la France. (* devenu Lt-Colonel) (Source : livre Commando Georges et l'Algérie d'après)
  • Capitaine Maurice FAIVRE, cdt escadron du 20ème Dragons s'est occupé de rapatrier 53 familles et fait des démarches en France pour l'insertion de ses harkis (devenu général).(idem)
  • Le général Maurice Faivre, qui dans son livre "Les archives inédites de la politique algérienne" a rassemblé entre autres les documents concernant la Force Locale, rapporte le texte fondateur de la Force Locale : "Considérée comme un atout majeur de notre politique, elle participera au maintien de l'ordre afin de représenter effectivement une force de sécurité proprement algérienne, sans laquelle le pouvoir algérien serait une fiction. Elle pourra constituer la structure de base d'une force algérienne si l'existence de celle-ci s'avérait rapidement nécessaire."   Et il rajoute "in petto", page 71 : "On se demande comment des officiers expérimentés et intelligents ont pu élaborer ce projet."
  • André WORMSER, banquier de profession, officier de réserve en poste à SAÏDA, a tout fait pour faire rapatrier des harkis du commando Georges (une partie seulement), ensuite il s'est occupé de les recaser en France dans des propriétés familiales.(idem)
  • Général CASENAVE cdt la 9ème D.I en 1960 (Orléansville) à fait tout ce qu'il a pu pour évacuer ses commandos de chasse en liaison avec le Colonel Lallemand, par bateau à partir de TENES. (Livre Harkis, soldats abandonnés) «J'ai suivant les ordres que je recevais, multiplié les efforts pour engager les éléments musulmans à nos côtés et leur donner les garanties touchant la protection que leur assurerait, en toute hypothèse, La France. Le 3 juillet, tout ce que j'avais ainsi dit s'est trouvé définitivement bafoué ou renié. Il m'en reste une blessure qui m'a enlevé le repos.» Général Casenave. Marine Nationale Vice Amiral d'Escadre Jean BARTHELEMY Cdt la base de MERSEL-KEBIR, a mobilisé le Porte-avions LAFAYETTE et les BDC « Cheliff, Trieux, Blavet et Argens » pour évacuer tous les harkis (qui le désiraient) de la DBFM, avec femmes, enfants et bagages, voitures.....> 1000 personnes également des civils européens et musulmans (19300 personnes entre le 1er juin et le 31 juillet 62). Il a eu un entretien téléphonique orageux avec le Général KATZ Cdt la place d'ORAN le 5 juillet, ce dernier laissant faire les massacres de français par le FLN, il a envoyé des fusiliers-marins en camion à ORAN pour sauver ce qui pouvait encore l'être. 
  • Marine Nationale – suite Tous ces officiers DBFM ont contribué à la protection, le transfert vers la base aéronavale de MERS-EL-KEBIR, l'embarquement pour la France et l'installation sur place et en particulier à LARGENTIERE. (Grades en 1962).
  • Chefs de Corps Capitaine de Vaisseau PONCHARDIER  « « VIVIER  Capitaine de Frégate DE JOYBERT Capitaine de Vaisseau GUILLON « « MERLET « « ROURE « « FLICHY « « CAZALIS de Fondouce
  • Sur le terrain (frontière Algéro-Marocaine) 1er, 2ème et 3ème Bataillons
  • Capitaine de Corvette COULONDRES « « SERVEN « « FRAIN de la Gaulayrie
  • Capitaine de Vaisseau DELAYEN, Chef du Commando « Yatagan »
  • Lieutenant de Vaisseau RUYNEAU de St Georges, Chef du Commando « Tempête »
  • Capitaine de Frégate SANGUINETTI, Chef du Bataillon d'intervention.
  • Capitaine de Corvette DEMAY
  • Enseigne de Vaisseau Dominique ROSE
  • (Source site DBFM)     Nb : tous ces officiers avaient déjà prévu le repli de leurs supplétifs avant le 19 mars 62 et fondé une association....!
  • Lieutenant-colonel Michel MANY * Commandant le 159ème BIA
  • (1961-62) Bataillon d'Infanterie Alpine, issu du 159ème RIA de Briançon et créé spécialement pour la guerre d'Algérie. Composé de 10% d'européens et de 90% de musulmans, basé à BOGHNI en Grande Kabylie.  Après le 19 mars 62, a rapatrié un certain nombre de ses supplétifs désirant partir en métropole. * devenu Général. (Source : famille du JUSTE avec l'aide du Médecin Gal. HC Guénoun))
  • Lieutenant Yves DURAND, Chef de la SAS de THIERS près de Palestro en mars 1959, son épouse crée un foyer féminin. Il crée ensuite 2 autres SAS : Maala El Isseri et Ouled Gassam. Au début de 1962, rassemble tous ses harkis et leurs familles et le fait transporté par camions à la ferme Begenen près d'Alger. Il fait partir par bateau plus de 2500 personnes et attendit que tout le monde soit embarqué pour en faire autant le 30 juin avec sa femme et sa fille.
  • De 1962 à 1968, il devient inspecteur du service des français musulmans au sein du Ministère des Rapatriés et reclasse tout son monde dans différents villages construits près d'Antibes, Cannes et Manosque ; également à Onglet (Alpes de Haute Provence) et Sallerans (Hautes Alpes). (Source : Miages et Djebels)
  • Lieutenant Daniel ABOVILIER Chef de SAS en Kabylie * Président National de l'Association des anciens SAS. « En mars 62, pour moi abandonner mes hommes, c'était impensable, il me fallait les sauver à tout prix, ma seule question c'était comment ? » « Avec l'aide de fonctionnaires, le Sous-Préfet d'Akbou * a été très bien et m'a fourni de vrais faux-papiers et mon ancienne entreprise des certificats de travail, j'ai donc pu rapatrier en métropole mes 50 moghzanis et leurs familles » (source site harki Ajir) nb : il faut savoir qu'après le 19 mars tous les harkis devaient êtres désarmés. * à confirmer
  • Clara LANZI, Présidente fondatrice de SECOURS de France, le 15.08.61.   OBJECTIF : secourir toutes les victimes de leur foi en la patrie et particulièrement les harkis rescapés des massacres, parqués au début dans des camps insalubres ; Clara s'est occupé d'eux sans relâche avec l'aide et le soutien entre-autres du Bachaga Boualam des maitres Tixier et Isorni, Georges Bidault, Jacques Soutelle, le colonel ChâteauJobert, Hélie Denoix de St Marc etc.......c'est une femme d'honneur...... (Source AJIR)
  • Capitaine Léopold AYGUEPARSE, Commandant la SAS de TOUDJA, il a désobéi aux ordres officiels pour obéir à l'impulsion de son cœur et rapatrié 196 personnes (harkis et leurs familles) en juin 62. Ce capitaine de SAS s'inscrit parmi les hommes d'exception et poursuivi son idéal humaniste. (Source AJIR).
  • Lieutenant Bernard MOINET, Cdt de SAS, muté comme beaucoup d'entre eux, en métropole avant le 19 mars 1962.« Lorsque j'ai appris la liquidation de ma harka, j'étais furieux et écœuré par la lâcheté criminelle du gouvernement et des officiers disciplinés. Je ne voulais plus porter l'uniforme, j'ai donc renvoyé ma Légion d'Honneur et démissionné de l'armée le même jour. » Depuis, il n'a cessé de se battre contre la falsification de l'histoire des harkis, pour lui comme beaucoup d'autres, il était possible de faire respecter les accords d'Evian, de rapatrier les supplétifs menacés. Il aurait suffi de faire sortir des casernes des commandos et des blindés, l'ALN ne faisant pas le poids. Il a œuvré pour aider à l'installation des harkis en France. (Source AJIR)
  • Lieutenant SENAT, officier SAS près d'AFFREVILLE, a aidé le Sous- Lieutenant Kervonaël à évacuer ses harkis jusqu'au port d'Alger, en France devenu Capitaine, il œuvre pour recaser et loger les harkis en Auvergne (tout le monde ne pouvait être accueilli dans le domaine familial de la sœur de Kervonaël ). (Source livre Harkis soldats abandonnés)
  • Lieutenant d'AGESCY a aidé le Lieutenant Meyer à évacuer ses harkis de GERYVILLE à ORAN le 9 juillet 62, par la route. Le Colonel FRESSON Cdt le 23 ème Spahis a fourni une escorte blindée commandée par le Chef d'Escadron de COLSTOUN, avec consigne d'ouverture de feu sur l'ALN en cas de barrage routier ! Les commandos Marine avaient dit à Meyer « on ne te laissera pas tomber », effectivement tout le monde a été hébergé puis embarqué à MERS EL KEBIR, le 13 juillet. Nb : à l'arrivée à ORAN, les autorités militaires voulaient bien héberger les Spahis mais pas leurs femmes et enfants.  (Source idem)
  • Sous- Lieutenant Alain de la MORANDAIS , chef de la SAS de BOUALAM a rapatrié ses hommes et s'est occupé de les recaser en France, il a aidé MEYER a recaser les siens. (Source idem)
  • Capitaine CROGUENNEC, Cdt la 2ème Cie du 2ème Zouaves à ORAN, le 5 juillet 62, il porte secours et fait libérer 400 civils retenus au Commissariat Central par les fells; Il les accueille dans son cantonnement sis à l'école Jules Ferry, les sauvant d'une mort certaine......(Source web)
  • Capitaine Roger-Pierre MENARDAIS (lettre de son neveu)  « Comme promis je vous envoie les deux dernières citations de mon Oncle qui permettent de déterminer les régiments d'appartenance des deux commandos de chasse qu'il a commandés. Jusqu'en août 1961 son commando 292, relevait du 3 RIA (régiment d'infanterie alpine) puis le commando qu'il a ramené en métropole devait être rattaché au 93° régiment d'infanterie et correspondait au commando en charge de la zone Nord Oranie (ZNO). Ce commando a pu être ramené légalement, car en une nuit mon Oncle a transformé illégalement les contrats de supplétifs en contrats d'engagés de l'armée régulière. La ventilation de ces faux et nouveaux soldats dans d'autres régiments dès leur arrivée en France a permis de limiter la supercherie à seulement quelques chefs traumatisés par le massacre en cours des Harkis. De même, il a réussi à sauver quelques Harkis du commando Georges abandonnés par son chef et à récupérer en France ADDA (dit le docteur) toujours en relation avec lui (2014). » (Source : Neveu du Juste)
  • Colonel Guy LEBORGNE Commandant le 3ème RPIMa (ex 3ème RPC de Bigeard jusqu'en 58. C'est le seul régiment para de la 10ème DP, resté légaliste pendant le Putsch d'avril 61. Après le 19 mars 1962, le 3ème RPIMa fait du maintien de l'ordre dans la plaine de la Mitidja et ALGER.
  • Rappel : Selon les accords d'Evian, il était interdit à l'armée française de faire usage de ses armes, de fouiller les individus et les maisons.
  • Le 15 juin 62, la Cie du SERGENT Alain SAICHE de passage à DAOUDA en convoi perçoit des voix plaintives, provenant d'une mechta au bord de la route, les paras investissent le bâtiment et trouvent deux civils européens pieds et poings liés, prisonniers des fells et promis à une mort certaine, ils sont libérés sans coups de feu. Sur renseignements, la Cie portée du Capitaine LANGLOIS reçoit pour mission de voler au secours de civils européens, enlevés et maintenus prisonniers dans une villa proche de STAOUELI, sous pression l'ALN libère les prisonniers.........
  • L'honneur du Colonel Guy LEBORGNE et de son régiment, fut à l'heure du départ de la base de SIDI-FERRUCH, le 20 juillet, de ramener en France sa « Katiba » (tous les harkis de la 5ème Cie). Harkis courageux qui avaient fait le choix de rester français (environ une centaine, pas de précision pour les familles).
  • (Sources : Médecin Général Germain Dupeyron, Médecin Général. Henri-Claude Guénoun et livre « 3ème RPIMa Contre-Insurrection Algérie 1960-62 »du Gal D.ROUDEILLAC)
  • Cette liste n'est pas terminée et ne le sera jamais.....
  • Un grand merci à Mohamed, Paul, et Guy d'avoir relayé cette information
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  • Cette article a été copié sur le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux
  • l'Association Départementale Harkis Dordogne Veuves et Orphelins, et le site http://www.harkisdordogne.com/ Périgueux
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Par contre des Militaires Français de métropole ont été oubliés ! Voir rapports a la date du 21/09/1962.

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Voir ci dessous - une découverte par hasard fin  2011 dans un livre de Jean Yves Jaffrés

  • Transcription d'un jugement déclaratif de décès n° 20, de Albert Moreau. .., le T.G.I.de la circonscription judiciaire de Châteauroux, séant au Palais de justice de la dite ville, a rendu en audience publique le jugement dont la teneur suit :  Requête ... Le Procureur de la République près le tribunal a l'honneur d'exposer que Moreau Albert, né le 20-01-1941 à Aigurande de Marcel Silvain Joseph et de Pingaud Aline, son épouse, ayant demeuré en dernier lieu à Vivier, Commune d'Aigurande, ayant son appel sous les drapeaux, a disparu le 02-07-1962, alors que militaire au 3/6e R.I., devenu 470e unité des forces de l'ordre, il effectuait son service à Reibell (Algérie).
  •  Qu'il résulte des rapports en date des 21-09-1962 du Chef de bataillon Millerini et de Lieutenant Feral que le lre classe Moreau a
  •  été tué au cours d'un accrochage avec ces éléments de la wilaya 4 venus pour désarmerla section de la 470 UFO.
  • Que les recherches entreprises en vue de retrouver la tombe du lre classe Moreau Albert sont demeurées vaines ; pourquoi, il vous demande qu'il vous plaise, vu la dépêche en date du 29-05-1963... de Monsieur le Ministre des Armées ten­dant à la déclaration judiciaire du décès du soldat Moreau Albert, soldat de lre classe du 3/6e R.I., ...célibataire, domicilié en dernier lieu à Vivier, commune d'Aigurande, a disparu en service commandé le 02-07-1962 à
  •  Reibell, département de Médéa... et ordonner la trans­cription du dit jugement déclaratif de décès sur les registres de l'Etat civil de la commune d'Aigurande (36), dernier domicile du défunt, en marge des registres à la date du décès.
  • Châteauroux le 05-06-1963, pour le Procureur de la République. Ordonnance. Nous Président du T.G.I. de Châteauroux, vu la requête qui précède... et après en avoir délibéré, conformément à la loi, Attendu que le sieur Moreau Albert, né le 20- 01-1941 à Aigurande (36)..., ayant demeuré en dernier lieu à Vivier, commune d'Aigurande, avant son appel sous les drapeaux, a disparu le 02-07-1962 alors que militaire au 3/6e R.I...., il effectuait son service à Reibell. Attendu qu'il résulte
  • des rapports en date des 21-09-1962 du chef de Bataillon Milleliri et du Lieutenant Féral, que le lre classe Moreau a été tué au cours d'un
  •  accrochage avec des éléments de la willaya 4... Attendu que les recherches entreprises en vue de retrouver la tombe du lre classe Moreau Albert sont demeu­rées veines...(  2  juillet 1962- 21 septembre 1962)
  •  Le Tribunal vidant son délibéré, jugeant publiquement en matière ordinaire, en premier ressort... Dit que Moreau Albert, soldat de lre classe du
  •  3/6e R.I.... a disparu en ser­vice commandé le 02-07-1962 à Reibell. Ordonne la transcription du dit jugement déclaratif de décès
  •  sur les registres de l'Etat civil de la commune d'Aigurande (36) dernier domicile du défunt, en marge des registres à la date du décès. Ainsi fait, jugé et prononcé à l'audience ordi­naire et Publique du T.G.I. de Châteauroux, tenue le 06-06-1963... En marge est inscrit la mention : enregistré à Châteauroux. Actes judiciaires le 26-06-1963. Bordereau 305-7 Volume 377 folio 9. Case 305 ; Reçu gratis. Le Procureur...
  • En conséquence, la République Française mande et ordonne. A tous huissiers de justice, sur ce requis... Le Greffier en chef, signé... Transcription faite par nous Roger Rault, offi­cier de l'Etat civil, Maire d'Aigurande, le 10-07-1963. Le Maire, suit la signature.

470-003.jpg

Une des dernières lettres reçues par la famille de Moreau Albert 470 UFO  Reibell dep Médéa AFN 

On peut remarquer, que le numéro du secteur postal (propre aux armées) n'est plus mentionné, pour les adresses du courrier  a envoyer de France

  • Extrait du Livret militaire de son camarade Rousseau  Jean Claude de la 470 UFL-UFO
  • Rousseau Jean Claude (86)  libéré de ses obligations légales le 1-5-62  Maintenu sous les drapeaux le 1-5-62
  • Muté à  la 470 UFL à compter 1-4-62     Porté disparu   depuis le  2-7-62
  • Muté  CAR     101          23- 8- 62
  • Pris en compte   CAR  101 a/c   le 1-9-62   D.M  N°17903/ES CA/CH/ (illisible) en  date du 23-8-62
  • Affecté   CAR  4 Bordeaux  a/c du  1-9-62                                                       
  • Rectificatif à l’OM N° 18903/23 CA CH /p en date du 23- 8-62 a l’affectation à la CAR 101
  • Affecté  CAR/1   a/compter  du 26 -9-62   A.M 9105  ( illisible)  du 26-9-62
  • Déclaré décédé le 2- 7-62   Par jugement rendu le  18-6-63 par le TGI de Poitiers
  •  Jeune soldat courageux et dynamique de la 470ème compagnie de la force locale stationnée à Reibell  (Algérie)  Le 2 juillet son unité ayant été encerclée par des éléments rebelles, a fait preuve d'abnégation et d'un mépris total du danger enrefusant de se laisser désarmer. A éte tué aucours du combat qui s'est engagé  
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 15 avril 1962 il y a 50 ans aujourd'hui

Détachés   pour une incroyable mission 

Au service   de notre nation 

Une force locale de l’ordre Algérienne*, fut crée à Challain en France 

                                                                                                   où, il y avait trois ministres et quatre délégués pour  la France 

Et  sept délégués du F.L.N*², dans le Jura le 12 février 1962 

Cela devint par la  suite, les accords d’Evian du 18 mars 1962 

                                               * des crédits furent votés par les parlementaires français, en novembre 1961  

                               *²  F.L.N. Front de libération Nationale 

 

Simple troufion, après le 19 mars 1962, pour la période de transition 

Dans la force locale de l’ordre Algérienne, j’ai donc été mis aussi à la disposition 

Et aux ordres de l’Exécutif Provisoire Algérien, comme d’autres européens 

Sur décision, pour l’encadrement militaire algérien.

 Décret  62-306 du 19 mars 1962

Journal Officiel du 20 Mars 1962

Contrairement à  Michel Debré, qui,  avec le gouvernement, 

En France, le 12 Avril  1962, était   démissionnaire 

Nous, Européens, Militaires du contingent, 

Il n’y a pas  eu d’objection à faire 

Tout citoyen a le devoir, pour mourir pour sa patrie, mais nul n’est tenu de mentir pour elle           « Montesquieu» 

En Algérie, pendant cette période  il fallait se taire 

Plaire, et être continuellement  exemplaire 

Malgré notre situation toujours précaire 

Nous  étions, que de simples MILITAIRES 

Nous n’avions jamais été VOLONTAIRES. 

Et nous n’étions pas « des mercenaires ! » 

 

Et après avoir serrer la main le 19 Mars 1962, a quelques-uns de nos adversaires 

Il a fallu ensuite, pendant 85 jours, « que moi j’accueilles » au poste, « un émissaire » 

Nous devions représenter correctement notre NATION,  «  sous  la bénédiction », 

De l’armée nationale de libération  (A.L.N*)  « SANS     MEDIATISATION »

Pour servir  notre patrie, la France, comme cela avait été décidé 

A Challain, aux Rousses et à Evian par les plus hautes autorités 

 

Au début, nous étions que 25 Militaires Français européens 

Dans cette nouvelle unité de l’armée Algérienne, au service du peuple Algérien 

Dans la force locale de l’ordre 434, il a fallu beaucoup de patiences 

Avec le rassemblement  de tous ces militaires musulmans, de toutes tendances 

Au milieu de ce djebel des Aurès, à Tkout entre Arris et Biskra 

Ou, pendant de trop nombreuses années, nous avions combattu les fellagas

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Inter actualités de 19H15 du 17 avril 1962

Inter actualités de 19H15 - 17/04/1962 - 31min31s 

 BONS RAPPORTS ENTRE MR FOUCHET ET L'EXECUTIF PROVISOIRE. - GRAVES INCIDENTS A ORAN. - LE MAINTIEN DE L'ORDRE RESTE L'INQUIETUDE DE L'EXECUTIF PROVISOIRE (2'). - LAURENT MOSSU : MR JOXE ENVISAGE UN VOYAGE EN ALGERIE. L'EXECUTIF A PRIS CONTACT AVEC LES PREFETS. SITUATION ECONOMIQUE TRES CRITIQUE, LA FAIM S'INSTALLE DANS LES GRANDES VILLES.

- REUNION A TUNIS DE L'EXECUTIF FLN AU COMPLET :

 PROBLEME DE LA RENTREE DE L'ALN AU SEIN DES FORCES LOCALES

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Voir ou écouter plutôt sur- INA Force locale   - Inter actualités de 19H30 du 21 avril 1962  ou 

- . MR CHRISTIAN FOUCHET A REMIS LE COMMANDEMENT DE LA FORCE LOCALE

 A MESSIEURS FARES ET AU PREFET Mokdad  QUI EN EST LE DIRECTEUR (1'45"). 

   Inter actualités de 19H30 - 21/04/1962 - 27min46s,  qui a été réécouté que par 60 personnes !

21 avril 1962 3

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Quelques lignes de mon livre - en particulier, pour ceux qui ont crapahutés comme moi,  a la limite des forces humaines, autour de Tkout dans les Aurés

Le 15 mai 1962,  dans l’après-midi sur l’Hamard Kraddou, dans les Aurès  à 1550 m d’altitude,

j'avais eu droit a une balade.

Au bord de ces nombreuses falaises pleines de rudesse  où un Nord Atlas pendant la guerre avait été  abattu ou s’était écrasé, quelle merveilleuse sortie dans le djebel, j'ais  effectué, en service commandé,  incroyable ! Mais vrai !     

Avant, sur ces sommets de l’Hamard Kraddou, cette montagne tant redoutée, il fallait y aller, toujours très nombreux, plus de 5000 hommes au moins,   un bataillon au minimum très bien armé, souvent et même toujours avec l’aviation au dessus de nous. 

En  jeep ce jour-là, j' étais  seul,  avec le chauffeur M….  jacques,  avec mon régime de faveur de Planton du Capitaine Goetz Lucien pour cette promenade « non organisée ».

Quelle sensation ?  De se retrouver dans un lieu ou s’étaient déroulés des durs combats   

  J'étais dans « les nuages » ! Dans cette nouvelle circonstance. 

       je repensais a tout, dans cette situation-là, inespérée !. 

Le capitaine Commandant de la Force locale voulait voir avec ses jumelles si des mouvements de troupe ou de foule, avait lieu autour du village de Tifelfel 

rien ne pouvait empêcher par la suite, que je m’en souvienne

Inimaginable presque seul,  au milieu de cet immense djebel

bien sûr, avec le chauffeur de la jeep  M…. originaire de la Vienne

a contempler, quelques   minutes la vallée de « Rhassira »,  sur  Tifelfel

dans la jeep immobilisée,  en réfléchissant

pendant l’espace de  quelques instants

il m'est venu en cette circonstance,  en mémoire

tout ceux qui de France, dans les Aurés, ici,

sur cette montagne, y avaient laissé leur vie

pour une période de guerre, et, un  moment d’histoire 

Force-locale-Algrienne-002.jpg 

 

Un départ  en opération sur l'l’Hamard Kraddou janvier 1962, pour l'aureur de ces lignes

avec ses camarades de Tifelfel, pendant cette guerre impitoyable,  avant le 19 mars 1962

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 Le 5 juin 1962 de Tkout Aurés  l'unité UFL 434 arrivait a Guyotville Alger, par la route,  en convois d'une vingtaine

de camions, et se faisait accueillir par la population rassemblée sur le bord des routes, pour s'installer dans l'ancien Centre de moniteurs de la jeunesse Algérienne qui avait été  plastiqué par l'OAS

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Incendie à la faculté d'Alger

JT 20H - 08/06/1962 - 04min37s

visible  aussi dans le documentaire  - La Guerre d'Algérie de Peter Batty 1984. Documentaire couleur d'un ancien envoyé de la BBC pendant la guerre. Diffusé par la chaîne britanique Channel 4 en septembre 1984, il fandra attendre 1990 pour être programmé sur FR3, une chaîne du service public en France 
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 Quelques lignes encore  de mon livre 

Mission spéciale en diplomate  pour la Pentecôte

 Le 10 juin 1962  à l’infirmerie du cantonnement de le 434,  à Guyotville le capitaine G…. commandant la compagnie, vient me trouver moi qui était avec  Jacques C……. l’infirmier qui logeaient ensemble dans la même pièce. On couchaient dans la même salle,  avec le Sergent G….., responsable de l’armement pour surveiller le râtelier d’armes.            Il nous confit la mission  d’aller a l’infirmeriee  de la ville, pour leur faire une offre de médicaments, que la compagnie pouvait se procurer où avait en surplus.  J'avais emprunté le ceinturon et le P.A du Capitaine comme armement, qui m'allait à merveille.

 Pour ma tenue, cela faisait mieux que le P.M. Mais, s’il avait fallut que je m’en serve cela aurait été laborieux sans doute

En ce jour de Pentecôte,  avec mon camarade nous prenions donc la direction de la ville ou été installé une infirmerie,  au pied d’un  H.L.M de la citée.       A cette occasion nous avions enfilé le brassard,  de la croix rouge des armées dans le bras

A leur arrivée, nous  furent reçu en « diplomate », par un détachement de l’ALN  armait, et qui nous  firent une haie d’honneur. Et c’est avec une grande émotion que nous firent une dizaine de pas, pour rejoindre l’entrée d’un bâtiment d’un H.L.M.

 Ce détachement de l'ALN, était en possession, d’armes automatiques éblouissantes qui brillaient, que j'aurais bien  aimé posséder de mon côté, pendant la guerre. Au regard des vieux Mas 36 et les P.M. que nous avions a notre disposition, pour faire la guerre et ensuite.... car  nous les avions « récupérés » en force locale.

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Le 10  juin 1962 j’ai toujours encore en ….mémorisation

Avec l’infirmier d’avoir été mis  à contribution

Brassard de la croix rouge des armées aux bras, sur recommandation

Visite à l’infirmerie de l’ALN,*  où,  ce fut…..  L’improvisation

ALN (armé de libération nationale algérienne)

Devant une garde richement armée,  qui à l’entrée,  était de faction

On fut invité à entrer, pour les informer…. de notre mission

Avec des responsables de l’ALN autour d’une table on nous fit asseoir,

Dans la pièce d’à côté, était installée  une infirmerie provisoire -,

 

Autour de nous,  nous étions surveillé par une dizaine d’hommes toujours bien  armés

Après quelques discussions,  nous avions eu droit,  à une tasse de café

Qui nous a été servi par….. Deux infirmières et  j’étais un peu troublé

Comme, elles, …. Les événements… récents et anciens,  furent aussi évoqués

 

Ce 10 juin 1962 jour de la Pentecôte, à Guyotville  ils nous revenaient en mémoire,

De chaque côté,  tout ce que nous avions dû endurer de déboires

Ces infirmières au bord des larmes par moment

Dans mes  yeux,  resteront gravés éternellement

 

De notre visite diplomatique,  il nous restera que l'honneur

D’avoir été de notre nation, un ambassadeur avant " l'heure"

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Une demande pour recherche,( pour retrouvailles) a été faite  a la    Fondation de la Willaya IV a Alger par Mail,  sans réponse a ce jour...?

Entente Française et Algérienne pour ne pas répondre sans doute ?

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Copie pris sur le Web Les 9 et 14 juin 1962 « La Dernière heure de  Bruxelles »  ouvre se colonnes

"Quant aux officiers français qui sont censés encadrer la force locale, ils sont invisibles et ont peur pour leur peau.»

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Ce n'était pas vrai pour les officiers de la 434  UFO

   Incroyable mais vrai !    IL y a 50 ans !

Le 15 juin 1962 en Algérie un Militaire de 2ème classe se faisait conduire en jeep par un Capitaine (Commandant de  la 434ème UFO de Guyotville)  de Guyotville - a Alger pour une mission  (secrète) qui est  resté secrète  en ce qui concerne la participation d'un membre FSE de la Force locale a cette réunion ( FLN-OAS)...... Bernard Tricot et autres.

    Aucun chauffeur n'étant disponible au cantonnement. J'étais donc seul a garder la jeep, a la Mairie d"Alger avec une frousse énorme (qu'une grenade me soit balancé dans les jambes, ou de me faire tirer dessus). D'autres militaires (de différents bords ?) étaient bien comme moi de faction, devant d'autres véhicules, mais personne n'avait ouvert la bouche....... IL fallait resté calme......! 

juste-avant-la-bas-j-y-etais-seul-seul-avec-le-capitainegoetz.jpgJe ne sais plus bien l'heure du retour  sur Guyotville,(18h ?)  et mais c'est a 20 heure que cela est arrivé

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(Copie)  du Magazine retrouvé (par Internet le 16 juin 2012)  aux  EDITIONS GANDINI

copie) Témoignage de Jacques Macé   dans  Guerre d’Algérie Magazine  N°6  Novembre-décembre 2002 

Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves  

 Publication malheureusement interrompue fin 2002 après ce n° 6 ?

Relevé sur  Internet - Guerre d'Algérie-Magazine, Publication  en reprise avec le N°8 juillet 2007

 Mes cent jours dans la Force locale      21  mars – 30 juin 1962  (copie)

  •  Par leur titre « De l’organisation des pouvoirs publics pendant la période transitoire »  (C’est à dire du cessez le feu au scrutin d’autodétermination), les accords d’Evian instituaient un Exécutif provisoire chargé « d’assurer la gestion des affaires publiques propres à l’Algérie……de maintenir l’ordre public. Il disposera, à cet effet, de services de police et d’une force de l’ordre placée sous son autorité » 
  • L’Exécutif provisoire fut présidé par Abderrahmane Farés. 
  • La force de l’ordre, dite locale et forte d’environ 50000 hommes, fut essentiellement constitué par le regroupement des militaires réguliers d’origine algérienne : appelés du contingent et engagés volontaires.
  •  Des forces supplétives (8500GMS, 4500 auxiliaires  de gendarmerie) furent également versées dans la force de l’ordre
  • Jacques Macé    Historien et ex-sergent au 3ème bataillon de Zouaves
  •  LES ZOUAVES
  •  On me dit souvent, avec amusement: «Ah.' Vous avez été Zouave?», ou pire: «Vous avez fait le Zouave en Algérie ?» et on me demande si j'ai porté le célèbre uniforme de pion confrère du Pont de l'Aima, avec sa chéchia, son spencer brodé et sa culotte bouffante de laine rouge (dans laquelle une certaine main se serait égarée). En fait, le bataillon ne possédait plus que quelques dizaines de tenues de tradition, arborées lors de solennelles prises d'armes. Nous portions l'uniforme habituel de (infanterie, à l'exception du béret, remplacé par un calot rouge à croissant or. 
  •  Au tout début de la conquête de l'Algérie, furent recrutés localement des bataillons de Zouaves, du nom de la tribu berbère des Zouaoua, tôt ralliée à l'armée française. Ils furent mis à rude épreuve durant la conquête du territoire algérien - la prise de Constantine en 1837 sous le commandement de Lamoricière. Par exemple*. 
  •  Par la suite, leurs régiments ne furent plus constitués que de soldats d"origine européenne (fronçais, mais aussi espagnols, italiens, maltais), leurs méthodes de combat leur valurent le surnom de «chacals». 
  •  Les Zouaves s'illustrèrent particulièrement durant fa guerre de Crimée, sous le commandement du général de Mac Manon. Le 3ème Zouaves adopta pour devise la célèbre formule de Mac Mahon à Malakoff: « J'y suis, j'y reste »**. 
  • En Algérie, des appelés irrévérencieux l'avaient transformée en: «J'y suis... par erreur, j'y reste... par force».
  •   On retrouve pendant un siècle les Zouaves sur tous les champs de bataille: Italie. Mexique, guerres de 1870-71. 1914-1918 et 1939-1945. Leurs exploits ont fait l'objet de récits épiques et de pittoresques gravures. Ils ont donné leur nom aux Zouaves pontificaux et même à des régiments de l’armée américaine, notamment lors de la guerre de Sécession.
  •  Durant la guerre d'Algérie, les bataillons de Zouaves retrouvèrent leur champ de bataille d'origine et présents dans les trois corps d'Armée, ils se signalèrent brillamment tout ou long du conflit La fin de la colonisation mit fin à (existence des Zouaves. Il n'existe plus d'unité de Zouaves dons l'armée française. J'ai été l'un des derniers, tel un Mohican.
  •      * Tous ceux qui aiment la ville de Constantine connaissent la place de la Brèche, brèche par laquelle les Zouaves s'engouffrèrent dans la citadelle
  •   .** Phrase qui ne fut sans doute pas prononcée sous cette forme, comme la plupart des formules « historiques »
  •  Témoignage                                 La force locale
  •  
  • La création de la Force locale s’effectua par la conversion d’unités de l’armée française, sous le commandement d’officiers français.
  •  Le 26 mars, un détachement  du 4ème régiment de tirailleurs algériens – déployés à Alger au titre de la force locale, a-t-on   un temps prétendu - se trouva en première ligne face aune manifestation des Européens de Bab-el-Oued : ce fut le massacre de la rue d’Isly, qui fit quarante six morts et deux cents blessés
  •                  Le non de Force locale  fut dé lors honni par la population pied noir, à Alger et à Oran notamment. Dans le bled la Force locale prit la relève des unités de secteur chargées du maintien de l’ordre
  •  Cent trente- deux ans, après la conquête de l’algérien, l’armée française comprenait dans ses rangs de nombreux sous-officiers musulmans (sergents, sergents-chefs, quelques adjudants) combattants de valeur, mais les sous-officiers ou caporaux algériens susceptibles d'assurer la logistique d'unités en campagne faisaient cruellement défaut.
  •   Des militaires métropolitains, engagés et appelés du contingent, furent donc maintenus dans les unités de la Force locale pour y assurer les f o n c t i o n s indispensables à la vie sur le terrain. Ce fut mon cas, dans les monts du Constantinois.
  •  En fait, l'Exécutif provisoire restait soumis au contrôle du haut-commissaire de la République, responsable de « la sécurité et du maintien de f ordre en dernier ressort »
  •                   Les unités de la Force locale ne coupèrent donc pas le cordon ombilical avec les régiments français dont elles étaient issues et leur rôle ne fut jamais bien défini ni bien compris, en pleine période d'exactions de l'OAS. Les ouvrages sur la Guerre d'Algérie n'y consacrent généralement que quelques lignes. Pourtant, ces cent jours dans la Force locale *3 constituent une phase importante de mon existence, dont je conserve le vif souvenir. Je remercie Guerre d'Algérie magazine de m'offrir la possi-bilité de faire partager cette expérience, en simple témoignage d'une aventure vécue
  •  Mes débuts d'appelé
  •       Titulaire de deux diplômes d'ingénieur, incorporé en septembre 1961, je ne fus pas admis aux EOR*4 car jugé de constitution trop fragile et fus classé "asthmatique". Après des classes au centre d'instruction du 60ème ré¬giment d'Infanterie a Lons- le Saunier, je fus affecté début janvier 1962 tu .V bataillon de Zouaves dans le Constantinois où, rapidement, je fus nommé caporal, puis sergent afin que l'Armée puisse utiliser mes capacités supposées. En effet, si le commandement du 3ème Zouaves se trouvait à Constantine, ses compagnies étaient dispersées de Bône à Souk-Ahras et Tébessa, chargées en particulier de l'ouverture matinale des voies ferrées et de l'escorte des trains. Les compagnies étaient autonomes et devaient gérer elles-mêmes leur logistique, leur effectif, leur solde, etc. Elles avaient donc besoin de gestionnaires compétents ou débrouillards. Je fus affecté dans ce but à la 3ème  compagnie du 3ème Zouaves.
  •  Cette compagnie, précédem¬ment en charge de la protection des voies ferrées du secteur de Souk-Ahras, venait d'être envoyée à Constantine pour assurer le maintien de l’ordre dans les rues de la ville, à l'approche de décisions politiques importantes. Je m'initiai aux méthodes administratives de l'Armée prés de l'adjudant comptable dont je dépendais et je fus chargé de la tenue des effectifs, de l'établissement de la solde, du paiement des indemnités de maintien de l'ordre, etc. L'effectif de la compagnie incluait une demi-douzaine d’ex-chasseurs parachutistes, qui contaient leur aventure. Leurs régiments avaient été envoyés de Bône et Philippeville en direction d'Alger pour soutenir le putsch d'avril 1961. Mais, en route, des appelés - instituteurs, étudiants, syndicalistes ouvriers et paysans- avaient entendu sur leurs transistors l'appel du général de Gaulle à s'opposer au quarteron de généraux factieux. Tenant des forums de discussion, désorganisant les convois et les transmissions, ils avaient obligé leurs officiers à faire demi-tour. Les plus actifs de ces acteurs de la "révolution des transistors" avaient été mutés dans diverses unités pour y terminer leur temps de service. Idéalisant leur action et faisant d'eux des victimes, la mesure avait eu l'effet inverse de celui attendu.
  •  Le capitaine E... . commandant la compagnie, était un fervent amateur de bridge. Il avait sous ordres un lieute¬nant et deux aspirants dont l'un ne bridgeait pas. Interrogé dés mon arrivée, j'avouai que je bridgeais et je fus appelé a faire "le quatrième", bénéficiant ainsi d'une position privilégiée pour suivre les événements. Car nous allions bientôt avoir d'autres cartes à jouer.
  •  Création de la Force locale
  • Le 19 mars 1962 arriva. Toute la journée du 18, l'atmosphère fut tendue dans les rues de Constantine. Le soir, nous avons distribué aux patrouilles nocturnes des paquets d'une affiche à coller sur les murs de la ville: elle représentait deux enfants, l'un au teint clair, l'autre de type maghrébin, se tenant par le cou avec la légende « 19 mars 1962 - Pour nos enfants,  la paix en Algérie». Des centaines d'exemplaires sont passés entre mes mains et je n'ai pas pensé a en conserver un seul; je m'en veux encore.
  •  Le 21 mars, nous apprenions que la 3ème compagnie du 3ème Zouaves avait été choisie pour constituer le support administratif et logistique d'une unité de Force locale et prenait le nom de 403 UFL*5
  •  Le capitaine E.. en charge de l'opération, conserva les officiers et sous-officiers chefs de section. ainsi, que la vingtaine d'appelés FSE *6 constituant la section de commandement et de services: administration, radio, fourriers, infirmier, cuisiniers, chauffeurs, etc., tandis que les autres appelés FSE étaient mutés dans différentes compagnies. Tous les Algériens servant dans les différentes compagnies du 3ème Zouaves, soit comme engagés soit comme appelés FSNA *7 furent affectés à notre unité. Ils furent bientôt rejoints par des Algériens en provenance d'autres régiments du Constantinois, lesquels avaient reçu l'ordre de transférer leurs effectifs FSNA à la 403 UFL.
  • Chargé de tenir les tableaux d'effectif (sans ordinateur!), je ne manquais pas de travail: en trois semaines, plus de quatre cents Algériens furent affectés à la 403 UFL et, du fait des libérations d'appelés et des désertions, près de trois cents y demeurèrent jusqu'au bout. Début avril, la 403 UFL, rassemblée à Ouled Rahmoun - important nœud ferroviaire au sud de Constantine - était transféré en plein bled, à la Cheffia à une quarantaine de kilomètres au sud de Bône. Sa mission - nous allions l'apprendre progressivement - était triple: - protéger le chantier d'un important barrage hydraulique, en construction dans le cadre du Plan de Constantine;
  •  - assurer la sécurité d'un regroupement de population situé près de notre camp;
  • - ouvrir le barrage de la frontière tunisienne (la Ligne Morice) pour permettre l'entrée en Algérie des unités de l'ALN stationnées de l'autre coté de la frontière.
  •  Dans la situation délicate où nous nous trouvions, engagés sous contrat et appelés FSE associés en cette aventure, nous allions rapidement constituer un petit groupe très soudé et vivre une expérience extrêmement enrichissante. Quarante ans plus tard, il m'arrive encore d'y penser avec émotion. L'histoire s'intéresse surtout aux drames et Dieu sait s'il y en eut à Alger et à Oran en ce printemps 1962! Au fond de notre Constantinois, la situation, bien que tendue, fut moins tragique et une succession de scènes remonte à ma mémoire.
  • Mon quotidien à La Cheffia       La mission     
  • Dans cette nouvelle implantation, je devins un peu l’homme a tout faire du capitaine (enregistrement et diffusion du courrier, des notes de service, tenue des effectifs, solde, etc.) car l'adjudant dont je dépendais, peu satisfait d'être entraîné dans cette affaire, avait utilisé son droit à une longue permission. Les Européens reçurent instruction de sélectionner parmi les Algériens, des hommes capables d'être formés aux fonctions qu'ils assumaient et de prendre leur relève. Pour montrer que nous n étions la qu'en transition, nous ne portions pas d'arme ni ne prenions de garde. Je considère aujour-d'hui avoir été ainsi l'un des premiers à faire de la coopération militaire en Algérie. Je me retrouvai donc avec deux assistants kabyles, pleins de bonne volonté, mais avant à peine le niveau du certificat d'études et auxquels je dus apprendre à présenter et classer le courrier, à tenir les effectifs à faire la solde, etc..  Avec toute la rigueur de la réglementation militaire*8
  •  . Je désespérais un peu de parvenir au but avant l'échéance fatidique du 1er juillet *9.
  •  Pour éviter un drame toujours possible, le Corps d'Armée de Constantine mit en place près de nous, en protection, une demi- section (15 hommes) de la célèbre 13ème demi-brigade de La Légion Étrangère (13ème DBLE). Nous avons familiarisé avec eux et nous admirions leur professionnalisme. Si je dus devenir écrivain public - mettant en forme les lettres des légionnaires à leurs petites amies pieds-noirs ou leur expliquant les courriers de leur avocat concernant leur divorce-, je ne pouvais ensuite tenir leur cadence au bar !
  •  L'ordinaire        - Pour la nourriture, nous n'avions pas à nous plaindre. Dans le no man's land de La Ligne Morice le gibier (cerfs, sangliers et lièvres) avait pullulé. Les officiers prirent l'habitude d'aller le dimanche a la chasse en hélicoptère. Je me souviens encore du regard de jouissance de l'un de nos cuisiniers, boucher de profession, lorsqu'on lui apportait un cerf de quelques centaines de kilos à dépouiller ! Jamais je n'ai mangé autant de gibier et, aujourd'hui lorsque cela m'arrive, je repense à La Cheffia. Après un premier incident, nous avons cependant refusé les sangliers par respect pour nos amis musulmans. Pour les autres produits, nous devions nous approvisionner auprès de l'intendance militaire de Bône ou des commerçants de la ville. Le nom de la Force locale n'y était pas en odeur de sainteté et mes camarades de la cuisine constataient que, lorsque le camion de la 403 UFL se présentait, les stocks étaient généralement épuisés. Heureusement, nous avions conservé les tampons au nom de la 3ème compagnie du 3ème Zouaves et nous les avons réutilisés astucieusement sur les bons de commandes, surcharges UFL ensuite. Les livraisons reprirent comme par enchantement.
  •  La population    -      Le lotissement situe a coté de notre camp regroupait des populations qui avaient été déplacées lors de la mise en place de la Ligne Morice. Le moins que l'on puisse dire est qu'une grande misère y régnait.    Notre infirmier appelé qui n'avait subi que quelques semaines de formation - fût autorisé à y donner des soins et, d'ailleurs, se débrouillait plutôt mieux que les infirmiers de l'ambulance du Croissant Rouge qui passait dans le village. En revanche, ces "infirmiers" semblaient particulièrement formés à tenir des discours à la popu¬lation. Il est vrai que le scrutin d'autodétermination, même si on évitait de l'évoquer directement, occupait tous les esprits. Vite, nous avons observé des prises de contact entre nos sous-officiers musulmans engages, certains appelés algériens - en particulier nos assistants!-, les responsables du village et les gens du Croissant Rouge...
  •   Un drôle d'air -     En dehors des missions de protection qui leur étaient confiées, les chefs de section occupaient leurs hommes par des exercices et des marches. Pour maintenir La cadence, ils tentaient de leur apprendre, sans grand succès, des chants militaires. Un jour, une section rentra au camp en chantant avec ardeur en arabe. L'aspirant qui la commandait en était tout  fier. Nous étions cependant quelques-uns à écouter la radio et à nous tenir informés des événements. Le dialogue suivant s'engagea:
  •  - Vous avez entendu comme ils chantent bien mes gars quand ils veulent ?
  •  - Ce sont eux qui vous ont propose cet air, mon lieutenant ?
  •  - Affirmatif.
  •  - Vous savez ce que c’est ?
  •  - Non. Mais ils mont  dit que c'était un chant très connu.
  •  - C'est l’hymne du FLN futur hymne national de la République algérienne:
  •   Chaque fois que, lors d'une visite de chef d'Etat, j entends l'hymne algérien, je repense à Ia Cheffia.
  •   Un dilemme difficile  -Pour certains, l'avenir était plein de ténèbres. Un lieutenant   d'origine algérienne, formé   a  l'École militaire inter Armes de Coêtquidan, avait été nommé adjoint du capitaine. Quelques échanges avec lui m'avaient montré sa grande culture et sa parfaite intégration. Il avait la possibi¬lité de demander sa mutation en France avant   fin juin mais cette décision signifiait sa rupture définitive avec son pays natal. Il était partagé entre cette solution et celle de parier sur l'application honnête des accords d'Évian qui lui garantissaient son intégration dans la future armée algérienne. Il hésitait et, à travers la mince cloison qui séparait mon bureau de celui du capitaine, j'entendais leurs longues discussions...
  •                  Pour ma part, j'avais tous les 15 jours la possibilité de replonger dans l'atmosphère de Constantine. je devais en effet verser, en argent liquide, la maigre solde des soldats mais aussi les indemnités plus conséquentes de maintien de l'ordre et de séparation familiale des engagés.   En  raison de notre effectif,  ces indemnités représentaient plusieurs milliers de francs (nouveaux) à retirer à la Banque d'Algérie. Pour cette opération, je me faisais accompagner d'une escorte armée, car je devais également retirer à l'intendance une marchandise précieuse et convoitée, les fameux cartons des cigarettes attribuées à tous les militaires. Je profitais aussi de ces sorties pour acheter, discrètement. L'Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Françoise Giroud et François Mauriac ou, sacrilège. Le Canard enchaîné. 
  • Le faux départ     -  Nous manquâmes certainement de peu d'être mêlés aux tragiques événements d'Alger. Un après-midi - dont je n'ai pas noté la date-, nous reçûmes l'ordre de démonter notre camp, de mettre nos équipements en caisse et de partir en camions à Constantine pour embaquer en train a destination d'Alger. C'était au moment de l'une des plus fortes offensives de l'OAS et l'État Major avait décidé de nous jeter dans le chaudron algérois. Le contre-ordre arriva au petit matin, quelques minutes avant les premiers départs. Jusqu'à la fin, nous allions rester à La Cheffia.
  •  Les désertions  -  Des décisions politiques eurent pour effet de diminuer nos effectifs. Alors que le service militaire était alors de 27 mois, nous reçûmes en mai l’instruction de libérer les appelés FSNA ayant effectué 24 mois de service. Il fut également décidé d'accorder des permissions a tous les engagés FSNA qui le souhai¬taient. Certains, ne sachant comment   ils seraient accueillis dans leur village, refusèrent,  mais beaucoup profitèrent de cette possibilité. La plupart d'entre eux ne rejoignirent pas à l'issue de leur permission - préférant sans doute attendre chez eux la suite des événements -et furent considérés comme déserteurs.  Il y eut aussi quelques désertions directes. L'établissement des dossiers de désertion, tache complexe et fastidieuse, m'occupa de longues heures. Le délai légal écoulé, il  convenait d'inventorier le paquetage du déserteur pour déterminer les uniformes et équipements manquants et calculer le montant du « préjudice causé à l’Etat ».
  •                   Magnifique occasion pour le fourrier qui effectuait cet inventaire avec moi de remettre a jour ses stocks. Bien qu'il y ait prescription, je ne m'étendrai pas davantage sur le sujet! 
  •  La fin de la Force locale          
  •  La dernière opération effectuée par la 403 UFL eut lieu dans la seconde quinzaine de juin 1962. Des coupures de la Ligne Morice avaient été effectuées, des routes remises en service entre l'Algérie et la Tunisie. Nos sections assurèrent le dégagement et la protection des voies tandis que défilaient sur des camions neufs et dans des tenues de combat rutilantes les unités de l’ALN stationnées en Tunisie et qui se précipitaient vers Alger. La fin n'était plus loin. Apres avoir préparé les listes électorales pour le référendum d'autodétermination du 1er juillet, les Européens, a l'exception des officiers et de quelques sous-officiers de carrière, reçurent l'ordre de se replier à Bône jusqu'au résultat du vote. Nous passâmes précipitamment les consignes à nos assistants, leur souhaitâmes bonne chance, et le samedi 30 juin quittâmes La Cheffia.
  •                   Hébergés à la compagnie de Zouaves de Bône, nous sommes restés cloîtrés les jours suivants pendant que la foule célébrait bruyamment le résultat du vote. Nous n'apprîmes qu'indirectement ce qui s'était passé à La Cheffia.
  •                   Le 5 juillet, au lendemain  de l'Indépendance, une unité de l'ALN avait encerclé le camp. Les contacts turent froids mais corrects. Les officiers français se retirèrent sous la protection de la Légion.
  •   Les appelés algériens furent libérés et renvoyés dans leurs foyers. En ce qui concerne les engagés, sans doute y eut-il quelques règlements de compte... Une partie d'entre eux fut affectée aux travaux de déminage de la Ligne Morice et je doute que beaucoup en soient revenus. Mais certains, qui avaient sans doute préparé leur conversion de longue date, furent incorporés dans l'armée nationale ou l'administration algérienne. J'appris quelques mois plus tard que l'un de nos anciens sergents-chefs était commissaire de police à Bône.....Ainsi va le monde
  •  Je n’en avais pas fini avec la Force locale. En effet la plupart des appelés FSNA étaient soutiens de famille et leurs proches bénéficiaient d’allocations accordées par les municipalités -ce qui incitait les jeunes gens à faire leur service militaire plutôt qu’à prendre le maquis. Les dossiers du personnel avaient été laissés à La Cheffia. Je fus chargé de les reconstituer à partir des archives disponibles a Constantine et d'écrire aux maires concernés que les attributaires avaient été libérés plus tôt que prévu.
  •  Ce travail, dans lequel je ne fis pas preuve d'une énergie débordante, m'occupa l'été 1962, me laissant le temps de suivre le» événements (d'Oran au Petit-Clamart). En octobre, dans le cadre des réductions d'effectifs de l'armée française, les bataillons de Zouaves furent dissous. Je participai aux opérations de liquidation du 3ème  Zouaves (mutation des effectifs, destruction ou reversement des matériels et équipements), jusqu'à l'embarquement pour Mourmelon de l'échelon liquidateur, mettant fin à cent trente-deux ans d'histoire.
  •  Versé dans une autre unité pour une fin de service beaucoup plus banale, je fus libéré en février 1963, avec le contingent 61-2B, le premier à n'effectuer que dix-huit mois de service.
  •   Dans les années 1970. Je formulai le projet de partir en vacances dans le Constantinois, puis je le reportai à plus tard. Les événements l'ont rendu impossible. Aujourd'hui, j'ai 65 ans. Ai-je une chance de pouvoir un jour, retourner  La  Cheffia ? ■
  •   *2) l’ouverture des archives en 1992 a permis d’éclairer l’affaire.  Le 26 mars 1962 la Force locale était en phase   de constitution. Les tirailleurs, s’ils avaient vocation à devenir Force locale ne l’étaient pas encore
  •  *3) l’exécutif provisoire et la force locale ont duré cent jours, comme le retour au pouvoir de Napoléon 1er en 1815. Curieusement, aux mêmes dates du 20 mars à fin juin
  •  *4) Peloton de formation, des élèves-officiers de réserve.
  •  *5) Le chiffre 3 indiquait le rattachement au 3ème Corps d'Armée, celui de Constantine, suivi d’ un   numéro d'ordre.
  •  *6) Français de souche européenne.
  •  *7) Français de souche nord-africaine.
  •  *8) Nous ne l’avions pas fait exprés mais nous nous aperçûmes après coup que nous avions presque  tous choisi des assistants kabyles.

 *9) On nous demandait de faire en trois mois, ce qui n'avait pu l’être en cent trente ans

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Video Inter actualités de 19H15 du 2 juillet 1962 notice archives ...

www.ina.fr/video/PHD94018595

inter actualités de 07H15 du 3 juillet 1962

Inter actualités de 07H15 - 03/07/1962 - 23min28s
 
 C
 
 
Ci-dessous copie de la page "" des Documents écrits"  de mon site qui avait  été supprimée
 

1er-juillet-1962-2.jpg

 

 

  1er juillet 1962

                                (Copie )         A   S.P 86934 le, 05 Juillet 1962               

L’Adjudant-Chef ……..         de la 434ème U.F.O du 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

                                                                                                             A Monsieur le Lieutenant-Colonel Mairal Bernard                                                                                                            Commandant      le 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

                Rapport concernant la désertion de la 434ème U.F.O avec la participation d’éléments extérieurs  (A. L.N. et civils en armes) et, l’enlèvement de plusieurs Sous-Officiers et Chasseurs métropolitains dans la nuit du 1er au 2 juillet 1962 vers 23 heures.

                Après le scrutin sur l’autodétermination qui aboutit le 1er juillet à l’indépendance de l’Algérie, nous étions le Sergent-Chef …..les radios…………. et moi même occupés à jouer aux cartes au foyer du soldat. Il était approximativement 22h50, quand soudain deux individus firent irruption dans la salle nous menaçant de leurs armes approvisionnées et armées, nous intimant de nous lever et de nous ranger le dos au mur les bras en l’air. Nous n’avons pu obtenir d’explications sur leurs motivations, les intervenants étant trop excités.

                Néanmoins, j’ai personnellement reconnu dans l’un deux le Chasseur Musulman …….  accompagné d’un individu extérieur à l’Unité, puis en cours de déroulement du Chasseur ….  ainsi que de plusieurs soldats de la 434ème  U.F.0 gardant toutes les issues.

                Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, nous fûmes rejoints par les autres Chasseurs Métropolitains capturés en plein sommeil par les mutins, ils furent conduits sans discussion vers le foyer. Dès cet instant, tout le monde étant réuni, le Chasseur …….toujours très menaçant nous demanda de lui remettre tous les fonds dont nous disposions, il mit cet argent dans la poche de sa veste.

                Plus tard dans la soirée on nous dirigea deux par deux vers les véhicules de l’Unité pour notre embarquement, les uns dans la camionnette du C.F.J.A, les autres dont moi même dans le 4X2 de la Compagnie puis, départ vers une destination inconnue dans la nuit noire escorté de véhicules ayant à leur bord des hommes armés (un mélange de civils et de membres de l’A.L.N ) dès cet instant le convoi de deux véhicules pris des directions sensiblement différentes et nous fûmes séparés en deux groupes.

                En ce qui concerne notre voiture la direction suivie est approximativement la suivante, Guyotville, Chéraga, Déli-Ibrahim, Les Quatre Chemins, Boufarik, itinéraire jalonné par des hommes en armes. Lieu de stationnement pour cette première nuit, région de l’est de Blida installation pour la nuit dans une petite Mechta, un café nous à été servi des couvertures ainsi que de l’habillement pour les Chasseurs qui avaient été pris en slip.         Le lendemain matin 2 Juillet vers 7 h 00 un petit déjeuner nous à été donné,   repas à midi et dans l’après midi à  14 h OO environ un responsable de l’A.L.N  nous à fait embarqué dans un 4X2 civil et, nous avons rejoint l’autre .groupe qui se trouvait dans un moulin à environ un kilomètre de la souma (à noter que pendant toute cette période nous avons été gardé par un civil en arme)

                A cet endroit, j’entre en contact avec le Lieutenant ….. ainsi qu’avec un cadre responsable de l’A.L.N, il me dit que nous allons être libères le lendemain 3 Juillet 1962 dans la matinée ou la soirée de ce même jour. Nous sommes donc au complet en ce lieu et heureux (?) de nous retrouvés en assez bonne forme malgré les événements de la veille.

Les Chasseurs et cadres Musulmans de la 434ème U.F.0 sont également cantonnés au moulin dans un bâtiment annexe situé sur le coté mais, nous n’avons pu entrer en contact avec eux. 

                Dans la soirée le responsable de la Zone 1 de l’A.L.N  nous déclare  que nous sommes libres et que des éléments de la commission mixte du cessez le feu viendrons nous chercher, je lui demande alors de bien vouloir faire restituer les sommes volés lors de l’enlèvement. Il convoqua sur le champs le Chasseur …… qui ne nia pas les fait et restitua cet argent immédiatement  (A la fin de cet épisode j’ai dû écouter une diatribe révolutionnaire).

                Vers 19 h 00 nous sommes rassemblés pour assister aux couleurs Algériennes et ensuite repas du soir, après une deuxième nuit passée dans des conditions d’anxiété bien compréhensibles la libération promise ne s’étant pas produite ce jour.

                Le 3 juillet 1962, petit déjeuner et à 7 h 00 rassemblement pour la levée des couleurs Algériennes, le Lieutenant …. ayant reçu l’ordre de présider cette cérémonie.

                Aux alentours de midi deux responsables de l’A.L.N de la commission mixte de contrôle nous emmènent. en camionnette et nous remettent à la Gendarmerie de Boufarik après nous avoir demandé si nous avions été bien traités.

                Cette affaire s’est heureusement terminée le même jour par la visite de notre Chef de Corps qui nous à fait le plus grand plaisir, en fin de soirée le 3 juillet 1962 nous avions rejoint notre unité.                                                                                                                                              Signature ; Illisible

 Nota

1 °- A  signaler que la  totalité des européens n’a pas été retenues, que quelques uns ont réussis miraculeusement à échappés aux mutins et de ce fait ont rejoint la Base du 4ème B.C. P.

 ( " Comme l'auteur de ces lignes, qui connaissait un portillon, par où,  il recevait le Lt de l'ALN  l'émissaire de Tunis.                                         Sous les rafales de mitrailleuses, avec son capitaine qu'il venait de réveiller et ses trois camarades qui jouaient aux cartes ce soir là.               Tous en slip  a " la Permanence Téléphonique du poste",  un peu  a l'écart dans le camp, il doit la vie qu'a la fuite  "d'un commun accord "dans un champ de pommes de terre en rampant sur 300m dans les fanes de celles-ci, sous les tirs de fusils mitrailleurs")

2°- En  marge de cet enlèvement, après notre retour au cantonnement du 4ème B.C.P , quelques Chasseurs ont signalés la disparition de certains objets tels que postés radios, Appareils photos et divers objets personnels.      (nous n'avions plus rien)

 3°-   La Gendarmerie de Boufarik nous à pris sous son contrôle avec circonspection ne sachant exactement à qui elle avait à faire, vu les évènements troublants qui s’étaient produits dans l’Armée.

Commentaire: d'un ancien

 "Rapport bref et incomplet. Responsable par son grade le plus élevé, il semble ignorer une partie de son effectif (6 chasseurs) qui n'était pas au moulin situé près de la Souma. En effet, nous sommes arrivés à cet endroit que le 2 juillet à la tombée de la nuit, escortés d'une compagnie de l'ALN. Ce fait n'est signalé à aucun passage de ce rapport." 

 

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""Il y a 49 ans aujourd'hui .............Les prises d'otages !     qu'on ne parlait pas""            c'était des desertions !

Ce récit pourra être modifié,  car,  ce n'étais pas tout a fait cela. ""Avoir le canon du fusil sur la poitrine et la culasse engagée  lorsque l'aviation française passée au dessus   de nous""  fut raconté par un camarade traumatisé, à l'auteur de ces lignes, qui était "responsable" de la recherche effectuée par l'aviation.

Normalement le 1er juillet, les cadres européens auraient dus être de retour dans leurs unités de support

  "Un lieutenant de l'ALN , en fit la remarque a un sergent européen de la 434 (UFO) des forces locales  prit en otage a Guyotville"

........Et la dernière phrase du rappport n'est pas exactement ce qui c'est produit a  Boufarik  

 -  avec l'arrivée du chef de Corqs,qui avait trouvé la mauvaise tenue des soldats français avec l'habillement que l'armée de l'ALN leurs avaient procurés  !

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Suite  a plusieurs courriers à Paris en 1994, rien n’étant inscrit sur notre livret Militaire, (pour deux lignes qui n'ont pas été inscrites sur mon Etat de Services a l'Armée un Site Web a été constitué.........! 

 le  Ministère  de la Défense, m’a enfin  répondu  le 19 juin 1995 

  -   « Je vous confirme que vous aviez bien été affecté à la 434ème unité de force de l'ordre, au sein du  4ème  Bataillon de

 Chasseurs à Pied du 18 Mars 1962 au 30 juin 1962 »    - erreur,  - au 1er juillet 1962 (c'était difficile de l'inscrire  sur le livret militaite)

 -   Comme l'auteur de ces lignes et le rapport ci-dessus, le confirme pour la  434ème UFO 

"" - le 1er juillet les militaires français européens étaient bien toujours en place dans l'unité 434""

   et ils auraient dû être enlevés  et renvoyés a leurs unités supports d'origine comme l'a  signalé un Lt de l'ALN a mes camarades pris en otage et prisonniers

Il n'y aurait  pas eu deux Morts pour la France de plus, si les Camarades Moreau et Rousseau avaient réintégrés le 6ème Régiment infanterie dou ils avaient été détachés voir sur le site                                                                                    

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Article de Centre Presse 86 du 19 Mars 2007

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Au dossier de l’Ecran  Joseph Pasteur annonce dans son commentaire préalable

 «  que mille deux cents hommes militaires de la force locale encadrés par 19 officiers et sous officiers Français ont déserté le 30 juin 1962 avec toutes leurs armes que l’armée Française avait laissé à leurs disposition pour combattre les terroristes »  ? avec des Mas 36 ? sans munitions adéquates

 (Commentaires))  -  ils étaient 28 (voir la presse et écouter la  radio)  donc,  les 9 hommes de troupes FSE n'étaient pas pris en compte.........!

                           - c'était le 1er juillet 1962 aprés les élections, voir le rapport ci-dessus

                           - et - les armes mis a leurs dispositions étaient obsolétes ( Mas 36 )

Pourquoi ces erreurs ?  a la TV  et  au Dossier de l'Ecran ?    Qui avaient-ils a cacher ?

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Video Inter actualités de 19H15 du 2 juillet 1962 notice archives ...

 136 Personnes seulement ont écouté cette vidéo de la radio qui raconte bien les évenements de l'Algérie  dans les 5 première Minutes

www.ina.fr/video/PHD94018595

 Inter – Actualité du 2 juillet 1962  Journal de Jean Lanzi 19 heures 15

 Copies extraites                               « Premières minutes des actualités »      

C’est demain par un message officiel que le chef de l’Etat prendra publiquement acte du désir des Algériens d’accéder à l’indépendance……..

      Quelques heures après le message du général de Gaulle, les membres du G.P.R.A arriveront à Alger ……    

      Les leaders  du F.L.N doivent ce soir offert une réception d’adieu à Tunis ……

Demain ils seront au contact de la réalité ……

            La dissidence avec Ben Bella a eu, des suites ces dernières 24 heures …

.avec la désertion d’un millier de membres de la force locale dans l’Algérois

                Des nouvelles alarmantes ont même été diffusés cet après midi. Des mouvements de troupe ont été signalés dans l’Algérois au sud de Rocher Noir

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Extraits et copies  des informations       Radio 

Inter – Actualité du 3 juillet 1962  Journal de Jean Lanzi 7 heures 15

- Les péripéties Algériennes ; pour reprendre les termes du Chef de l’Etat le Général De Gaulle les péripéties en Algérie passe dans les rubriques de la politique étrangère

                Car on se pose bien des questions, alors que le G.P.R.A va arriver à Alger, il engage une course poursuite contre la montre avec les partisans de Ben Bella

                Après les  désertions dans les rangs de la force locale, on se compte de part et d’autres, les hommes de  la Willaya de l’ouest semblent partisans des chefs de  l’A.L.N, à l’est de l’Algérie on est contre l’idée d’un  putsch, la Zone Autonome d’Alger aussi, tient pour le G.P.R.A. 

                Diplomatiquement, les atouts les meilleurs sont du côté de ce dernier, avec  les appuis de  Bourguiba, et la  médiation de Naser 

                Mais examinons sur place, les Unités du F.L.N ont fait leurs entrées hier soir dans Alger, elles étaient stationnées auparavant en Kabylie, elles seront maintenant chargées de prévenir toutes tentatives de coup d’état militaire,  contre le G.P.R.A  qui arrive et qui fait le point de ses sympathisants et de ennemis

                -  Eh bien, 4 Willayas  de l’intérieur sur 6 et la Zone autonome d’Alger  seraient considéré comme des fidèles du G.P.R.A  de Monsieur Ben Khedda, d’ailleurs le colonel  Taïbi  porte parole du GPRA  a déclarer « que le peuple mystique de l’unité, et quiconque la troublé, doit être éliminé

Mais à Alger les réactions du FLN  aux mouvements séditieux commencent à se faire sentir

C’est ainsi que  plusieurs éléments du F.L.N pro-Bella ont été internés

-……..  concernant  ces internements…….…………………………….

.............qui est considéré comme une héroïque  de la révolution

Evidemment, ces arrestations entre dans le cadre de l’offensive  déclenchée contre le culte de la personnalité, autrement dit,  contre  Ben- Bella    

           A Tunis, pour l’instant, on semble optimiste, en ce qui concerne la répartition des forces en   présence sur le terrain

                Cependant, en Algérie on pense que la Wilaya 5 autrement dit, celle de l’Oranais est pratiquement entré en dissidence dimanche soir,   

             Quand a la Willaya 4 celle de L’Algérois elle est hésitante,  elle est pratiquement tiraillait en évidence, par les  Ben-Belliste et les inconditionnels du G.P.R.A

                En effet  hier soir a Rocher noir, on disait que des éléments de la Wilaya IV continuaient d’exercés des fortes pressions sur les unités de la force de l’ordre de la région d’Alger pour les pousser à déserter et à rejoindre les rangs de l’A.L.N

                On a même parlé  d’un ultimatum qui devait expiré cette nuit, a minuit, au cas ou  les unités  ne suivrait pas les consignes de désertion, les hommes de la Willaya IV, les ont averti qu’ils  useraient de la force

Suite a ces commentaires  -  Jean Lanzi poursuit a la radio

            « 28 militaires européens, sous-officiersou gendarmes appartenaient pour la plupart, a des unités de la

 force locale de l’ordre Algérienne qui ont désertés dans la nuit de dimanche a lundi.

 Ces militaires étaient manquants, hier soir.  

            Ces militaires appartenaient pour la plupart, à une unité stationnée à Guyotville, dans la banlieue, à l’ouest d’Alger.

 Explication de ces disparitions,- Ces sous-officiers ont été fait prisonnier par leurs troupes »

Vidéo Ina - Inter actualités de 07H15 du 3 juillet 1962, vidéo Inter ...

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Dans un rapport en ma possession,  du  Capitaine   P…Commandant l’unité 413 U.F.L,  a la date  du 7 Juillet 1962, il est écrit      Copie  Extraits  -  « Tous les hommes et cadres français (F.S.E) (deux ou trois par véhicules) et moi-même avons fait tout notre possible pour conserver l’armement, le matériel et les 18 véhicules (véhicules que l’A.L.N voulait s’approprier, en face  de trois cent soldats de l’A.L.N et Officiers de la willaya 1 et d’une population déchaînée et excitée par le pillage, soutenus, par les cadres et hommes de troupes FSNA*  de la 413° U F L      (  *Français musulmans de Souche Nord Africaine)

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Reportage de France Bleu Poitou du 29/06/2012 "Cinquante ans aprés" 

Ouverture du journal  d’information de 8h de Radio  France Bleu Poitou du 5 juillet 2012 

 

              «  Il y 50 ans,  un poitevin vivait l’indépendance de  Algérie  son nom,   Yvon Priou, Il témoigne dans ce journal » 

                               «  Il y a cinquante ans  l’Algérie célébré son  indépendance, un événement  vécu par un poitevin   Yvon Priou  71ans.  A l’époque cet habitant de Vouneuil sous Biard  est  soldat dans l’armée Française, au cessez le feu,  il va participer à la pacification du pays,  une pacification marquée toutefois  par la mort de plusieurs de  ces camarades  

             Aujourd’hui,  il  demande   la  reconnaissance de tous ces soldats tombés  à cette période » 

Y P        «  Comme on  n’en a pas parlé, jusqu’à maintenant de ces morts  après le cessez le feu, des morts de militaires qui étaient  en mission  pour la  France, (dans les forces locales Algériennes) enfin,  pour la pacification, j’ai des copains malheureusement,  un de la Vienne encore  de Saint Martin la Rivière qui est décédé  disparu ( dans une unité de la force locale algérienne) dont on n’ a pas retrouver le corps, et, on a  jamais parlé, jamais parlé  et disons que  moi, moi , c’est surtout pour ces morts- là, que, surtout  moi,  de la commune de Vouneuil sous Biard ou je suis né, mes quatre camarades d’école sont morts en Algérie, dont un qui a disparu et dont on n’a jamais retrouvé de trace » 

Aujourd’hui vous voudriez quoi ?  Une reconnaissance ? 

Y P « Une reconnaissance  un peu spéciale quand même,  parce que  disons,  que nos morts qui sont morts dans l’armée Française, pendant la guerre, mais ça  c’était la guerre, mais morts  après,  en étant missionner par la France,( dans la force locale Algérienne) pour aider à la pacification, là, je trouve que  c’est un peu gros quand même»

Commentaire: Il est étonnant que  je n'ai pas pronnoncer les mots (force locale algérienne) dans le reportage enregistré.C'est pourquoi sur ce site, en copiant le texte entendu a la radio, j'ai rajouté les mots occultés en les barrant                                                                                  

 Car pourquoi, je n'en aurait pas parlé ? - Sur ce site, - je ne parle que des forces locales Algériennes ?

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Ci-joints pour preuve, les derniéres adresses mises sur son courrier, par notre Camarade Moreau de la 470ème UFO  Mort pour la France le 2 juillet 1962

470-002-1.jpg

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Revue historique des armées N°268 | Septembre 2012 :

OU........Enfin .....   on parle des forces locales !

Insurrection, contre-insurrection

Dossier   Le plan Carrousel

(Copie extraite)     « Zone Nord Constantine »

À l’origine du plan Carrousel, le général Frat, commandant la ZNC, estime que l’emprise de l’ALN est encore importante dans la wilaya II au printemps 1962. Dans un document destiné au général Louis Kegavarat, commandant le corps d’armée de Constantine (CAC), il affirme que le FLN dispose d’une force d’environ 3 000 hommes sur le territoire de la ZNC

Le FLN tente également de rallier les FSNA fidèles à la France. C’est pourquoi les rédacteurs du plan Carrousel redoutent le noyautage des administrations et surtout de la Force de l’ordre algérienne : « Le FLN peut compter sur la quasi-totalité de la population musulmane. Le contrôle de l’administration officielle en parallèle, lui permet de faire agir à son profit les masses urbaines et rurales fortement structurées, aussi bien que les militaires FSNA des forces de l’ordre qui sont noyautés. »

  De fait, dans les rangs de la Force de l’ordre des désertions avec vols d’armes sont nombreuses. L’Exécutif provisoire a obtenu la création d’une force de l’ordre propre à l’Algérie, selon les articles 19 et 20 des accords d’Évian concernant : « L’organisation provisoire des pouvoirs publics en Algérie. » Dirigée par Omar Mokdad  Elle est constituée des unités de force de l’ordre, qui sont soutenues pour la logistique par l’armée française.

 La troupe des UFL est composée de militaires du contingent à forte dominante musulmane (90 % environ).

 L’encadrement est mixte, FSE ou FSNA et comprend des cadres d’active ou des cadres du contingent. De même, la force de l’ordre comprend les groupes mobiles de sécurité (GMS), dont le recrutement est pratiquement exclusivement musulman et l’encadrement est également mixte, FSE et FSNA. Enfin, les supplétifs sont incorporés dans les pelotons de la garde territoriale (PGT) et encadrés par des officiers appartenant à la Gendarmerie nationale. Les auxiliaires sont administrés par l’armée, qui a également à sa charge la fourniture, le soutien et  la gestion de dotation des PGT

De nombreux FSNA sont, par conséquent, transférés de l’armée française à la Force de l’ordre. Toutefois, ces derniers sont victimes d’une : « crise d’identité »

 Ils sont écartelés entre l’armée française dans laquelle ils combattaient auparavant, la Force de l’ordre, nouvelle organisation, et l’ALN qui les incite à déserter et à rejoindre ses rangs.

 En effet, dans un rapport ?sur l’installation des unités de la Force de l’ordre du 18 avril1962, le général Frat souligne que : (rapport a voir en entier) …(ou?)…. Enfin, le général Frat craint que le FLN conjugue les forces de l’ALN intérieure et extérieure : « De toutes les hypothèses envisagées concernant les circonstances qui accompagneraient une éventuelle rupture du cessez-le-feu, la plus vraisemblable, et celle qui a tout simplement retenu notre attention, consisterait en une action brutale et simultanée des forces de l’ALN intérieure et extérieure, étroitement liée à des mouvements subversifs déclenchés par les populations musulmanes dans l’ensemble du pays. »

Cette appréhension est renforcée par l’intense activité de l’OAS qui refuse d’appliquer les accords d’Évian.

 Afin de remédier à cette situation, un plan est préparé secrètement par les autorités militaires. Appelé « Carrousel », il est prévu pour le mois de juin 1962.

Dans la perspective d’une rupture des accords de cessez-le-feu, le général Frat, commandant la ZNC, assigne, ainsi, différentes missions à l’armée française. La mission la plus urgente selon lui serait de mettre en sûreté les FSE et les FSNA qui viendraient se placer sous sa protection.

En outre, conformément à l’article 4 des accords d’Évian qui prévoit que :

« Les forces françaises stationnées aux frontières ne se retireront pas avant la proclamation des résultats de l’autodétermination. » C’est pourquoi l’armée devra maintenir le contrôle des barrages et des voies de communications essentielles pour le développement des actions ultérieures. Il faudra également  contrôler les chemins à emprunter par les réfugiés pour rejoindre les zones de recueil.

Le général commandant la ZNC ajoute que, dans le même temps, les militaires français devront préserver l’intégrité des frontières aériennes et maritimes et assurer les communications entre les différentes zones du dispositif pour lesquelles les liaisons terrestres ne seraient plus possibles ou seraient insuffisantes

               Dans les premières heures de crise, il faudra, d’après le général Frat, se mettre en garde, en prescrivant   l’alerte dite « Zoulou ». Ensuite, il sera nécessaire de garantir un certain nombre de routes de repli et d’évacuation  pour les populations civiles se plaçant sous la protection de l’armée. Il précise  que, dans les régions à faible peuplement européen, des regroupements auraient lieux dans les chefs-lieux d’arrondissement.

Il est aussi prévu de mettre en sûreté l’armement de la Force de l’ordre et celui des unités à base de FSNA, qui paraîtraient peu sûres.

 L’opération de désarmement des unités de force de l’ordre (UFL) revêtira deux aspects différents suivant que des FSE seront encore dans ces unités ou que ces personnels auront été remplacés par du personnel FSNA.

 Dans le premier cas, la présence du personnel européen permettrait, d’une part d’obtenir, à l’avance, des renseignements sur l’état d’esprit des gradés et hommes de troupe FSNA, d’autre part, d’assurer les permanences de sécurité du magasin d’armement. Dans le second cas, selon le général Frat, une opération de force risque d’être nécessaire.

Les UFL seront désarmées sur ordre par les unités régulières les plus proches de leur lieu de rattachement. L’armement récupéré sera dirigé vers Constantine (pour les secteurs d’El Milia, d’Ain Beida et de Constantine), de Philippeville (pour les secteurs de Collo et de Philippeville).

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Il n'y avait pas de plan  a  préparé tout était calme ! 

L'écrivain Jules Roy a vécu les premiers jours du nouvel Etat parmi les Européens qui ont choisi de rester. Il livre à L'Express ses impressions au moment où le référendum sur l'indépendance, organisé sur place le 1er juillet 1962, tourne la page de l'Algérie française.

La surprise colossale du jour, ce fut celle-là : on croyait que les Européens s'abstiendraient. La veille encore, croyant les connaître, j'étais convaincu qu'ils resteraient sagement chez eux et que, s'ils étaient obligés de sortir, ils raseraient les murs pour échapper aux provocations toujours possibles et s'épargner en tout cas l'épreuve de voir l'Algérie basculer, d'un bloc et dans la légalité, du côté opposé à celui pour lequel ils avaient lutté avec l'armée pendant plus de sept ans. Quelle erreur ! En quelques jours, les sept cent mille Européens qui restent encore ici sont tous devenus de ces libéraux qui n'étaient, il y a peu de temps encore, qu'une poignée d'hommes menacés et pourchassés quand ils avaient réussi à ne pas être abattus. 

- Oui, monsieur, nous venons voter, ma femme et moi, parce que c'est une affaire qui nous intéresse directement. Nous vivons en bonne intelligence avec les musulmans. Nous habitons dans leur quartier. Nous partageons leurs préoccupations. S'ils sont heureux, nous le serons, et nous souffrons quand ils sont malheureux. Alors nous venons faire acte civique et je ne vous cache pas que nous voterons oui. 

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 - Voir  -  copie extraite sur le Web -  du témoignage d'un habitant d'Oran  

Témoignage de Pierre Laffont , représentant de la quatrième génération d'une même famille, dirigea L'Echo d'Oran de 1945 à 1963, un journal fondé en 1844, par un son aïeul, un déporté politique.

Extrait de L'expiation, Pion éd. 1968. page 144 agonie d'Oran, tome 2

   Jour de l'Indépendance de l'Algérie

Dimanche 1 er juillet Je suis inscrit dans un petit village à quinze kilomètres d'Oran, Misserghin, où nous avons une propriété. En cette journée de référendum, nous voici donc de bonne heure sur la route, mon beau-frère et moi. D'habitude si fréquentée, cette route est aujourd'hui déserte. A Misserghin, un barrage interdit l'entrée du village. Les militaires FLN, en tenue, le gardent. Nous avançons prudemment «On ne passe pas! C'est interdit. -Mais nous venons voter !» Ces paroles jettent le plus grand trouble. Finalement on soulève la barrière et nous arrivons sur la place de la mairie, envahie de burnous blancs: pas un seul Européen. Environ deux cents Musulmans font la queue pour voter. Nous nous mettons à la suite, attendant notre tour. Nous n'y sommes pas depuis une minute qu'un délégué du FLN vient nous chercher pour nous faire passer devant tous les autres. Colonialisme pas (encore) mort. ...Nous appréhendons le retour en ville... mais nous retrouvons Oran très calme. Dans les quartiers européens il n'y a pratiquement personne. Chacun attend derrière ses volets de voir ce, qui se passe. Vers midi, devant le calme, les Français commenceront à sortir, mais ils hésiteront encore à aller voter.

- Jeudi 5 juillet Les premiers jours de l'Algérie algérienne sont des jours de fête.

 Chacun, Européen et Musulman, savoure la paix retrouvée. Peu à peu les Français reprennent confiance. Le spectre de l'affrontement des communautés s'éloigne. La fête officielle de l'Indépendance est fixée au 5 juillet.

Pendant cinq jours, désoeuvrés, les gens boivent, s'excitent. Brusquement, au matin du 5, vers 11 heures, des coups de feu éclatent à Oran: la chasse à l'Européen commence. Dans toutes les rues du centre-ville, hommes, femmes, enfants sont tués ou enlevés. Situé près de la mairie, l'immeuble de notre journal sert de refuge aux Européens. Dans le hall aux lourdes colonnes, la foule est affolée et pleure.

. La terreur dure jusqu'à 17 heures, c'est-à-dire jusqu'à ce que l'armée française - à la demande des dirigeants du FLN - sorte des casernes. Quant aux «gendarmes rouges» et CRS, dont la vue seule suffisait à mettre en transe les Oranais, ils passent en quelques instants de l'état de bourreaux à celui de sauveurs

INA. Fr  Photo de Pierre Laffont,  dans l'émission de 1979  (25 ans aprés le 1er Novembre 1954

pierre-laffont-2.png

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Heureusement le 14 juillet 1962, les responsables d'un régiment, le 13 R.A, a l'issue d'une prise d'armes, avaient tenu a témoigner leurs reconnaissance aux militaires Français de souche européenne (FSE) de la 446 UFL de retour parmi eux

 

 

document-de-reconnaissace-du-regiment-2.png

 

Merci a notre ami Bernard Landry ancien FSE de la 446 UFL pour l'envoie de ce document explicite, et merci aux anciens responables Militaires du 13 ème R A pour cette (Décision N°19)

 je vais appel aux anciens militaires des 90 autres régiments qui ont constitués aussi  ces114  unitées, pour qu'ils se rappellent ou regardent dans les archives de leurs unités

Ceci, - pour savoir s'ils ont  "complimenter" leurs militaires, qu'ils avaient  (mutés) dans ces UFL-UFO, et...le faire savoir 

 

 

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Une réponse du Ministère  2001  " Les services accomplis dans la situation que vous décrivez  ne relèvent pas de dispositions spéciales autre que celles applicables, a tous les services effectués en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 3 juillet 1962"  Alors, pourquoi les camarades de la 446 UFO ont eu droit aune reconnaissance le 14 juillet 1962

 
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En conclusion, on peut estimer que la Force Locale a livré la dernière et la plus grande bataille de la guerre d'Algérie. Une bataille perdue ( par la France ) sans combat et sans ennemi. Pourquoi ? Les chiffres des pertes matérielles sont éloquents : 25 300 armes de guerre dont 440 armes collectives, 590 véhicules et 995 postes radio volatilisés … sans compter les morts et disparus, "morts pour la France" dixit le sous-directeur des bureaux des cabinets du Cabinet du Ministre de la Défense le 14 juin 2012, mais ne seraient-ils pas plutôt "morts pour le roi de Prusse" ?
Le 10 juillet 1962, le Général de Gaulle prenait enfin acte de son erreur : " Étant donné l'anéantissement de la Force Locale par désertion, il paraît nécessaire de reprendre les cadres français que nous y avons encore " écrit-il à Pierre Messer, Ministre de la Défense.  Qui dit mieux ???

  Jean KERSCO    a 63 - LA FORCE LOCALE

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Arrivé de  BEN BELLA A ORAN le 14 juillet 1962 

Ben Bella a Oran 

JT 20H - 14/07/1962 - 01min16s
1307 vues
Suite  
 Rushes : interview Ben Bella  a Oran
Cinq colonnes à la une - 01/07/1962 - 15min10s
31097 vues
 

ATTENTION : rushes de CINQ COLONNES A LA UNE, sans origine, ni date. ITW Ahmed BEN BELLA après son arrivée à ORAN, en juillet 1962.

(14juillet 1962 ) ?

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Copie Internet

Retour en France, d'un ancien  qui avait été oublié.....  ensuite par l'Armée

 Je me suis retrouvé dans l’enseignement agricole, j’ai repris des formations complémentaires. Un jour que je me déplaçais avec une moto de petite qualité, des gendarmes m’ont arrêté, simple contrôle de routine. Il s’est avéré qu’ils me cherchaient de gendarmerie en gendarmerie pour me remettre une décoration « mais c’est lui ! » 

 Citation à l’ordre du régiment, attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze, à remettre en mains propres. Cette décoration me fut remise par l’un des gendarmes au garde-à-vous, pendant que l’autre tenait la moto, sur la route de Rouen à St Georges sur Fontaine.

Cité à l’ordre du Régiment, le Caporal Poussin Jean, 36° Bataillon d’Infanterie.

« Jeune Caporal du Contingent, modèle de conscience professionnelle et de dévouement. Instituteur militaire depuis le 1er Octobre 1960 à la Section Administrative Spécialisée de Sahari, le Caporal Poussin Jean s’est dévoué entièrement à sa tâche et a rempli dans des conditions souvent difficiles la mission d’instruire et d’éduquer de jeunes musulmans analphabètes. A assuré en outre, le bon fonctionnement d’une cantine scolaire, la direction du foyer de jeunes et le service de l’assistance médicale gratuite avec la même joie de servir. A ainsi grandement aidé à faire apprécier l’action pacificatrice de la France. »   Signé le Général de Brigade Fayard, 4ème D.I.M., le 6 Mars 1962.

C’était ma revanche, moi qui avais refusé la guerre et les galons, d’être décoré avec la médaille jusqu’ici destinée à ceux qui avaient tué des fellaghas.

Cette décoration à titre pacification était accompagnée d’une lettre au ministre de l’éducation nationale, pour une décoration qui n’est jamais venue.         ?

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          -  Comme celles de l'auteur de ce site, qui a retrouver le 19 mars 2012, les décorations qui lui avaient été  promises pour le 19 juin 1992, par un Sénateur .

Ces médailles militaires, n'avaient pas put lui être remises, par le parlementaire ce jour là, pour une cause futile, évoqué par le maire de sa commune

    -  Comme cet élu membre de la commission des Anciens Combattants au Sénat,  les avait achetées, a son décès sa fille les as trouvés

      - elles ont attendues 20 ans  dans un "tiroir" dans une enveloppe a mon adresse................

j'avais espéré quelles me seraient épinglées cette année mais...................Aucune cérémonie n'a eu lieu  le 19 mars dans cette commune cette année, pour appliquer pour la 1ère fois  la loi  1361-2012 de la République Française paru au journal officiel du 7 Décembre 2012.

Les drapeaux bleu blanc rouge,  se seraient peu-être mouillés ?

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carte-d-identite-001.png 

"Aujourd'hui 10 juin 2014, je t'envoie dans un fichier le témoignage de ce que j'ai fait le 10 juin 1962, il y a 52 ans qui était le jour de la Pentecôte, et ma carte de Combattant (car certains me traite de fellagha)

21  mars – 30 juin 1962

Par leur titre " De l’organisation des pouvoirs publics pendant la période transitoire "  (C’est-à-dire du cessez-le-feu au scrutin d’autodétermination), les accords d’Evian instituaient un Exécutif provisoire chargé " d’assurer la gestion des affaires publiques propres à l’Algérie……de maintenir l’ordre public. Il disposera, à cet effet, de services de police et d’une force de l’ordre placée sous son autorité "

L’Exécutif provisoire fut présidé par Abderrahmane Farés.

La force de l’ordre, dite locale et forte d’environ 50000 hommes, fut essentiellement constitué par le regroupement des militaires réguliers d’origine algérienne : appelés du contingent et engagés volontaires.

Des forces supplétives (8500 GMS, 4500 auxiliaires  de gendarmerie) furent également versées dans la force de l’ordre.

Les Oubliés de la République  

                Il est toujours plus facile de commencer une guerre que de la terminer. Si dès septembre 1959, à travers son discours sur l’autodétermination du peuple algérien, le général de Gaulle « comprit » l’inéluctabilité de l’indépendance de l’Algérie, il fallut encore plus de deux ans pour parvenir à la signature des Accords d’Evian. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes Algériens, qui avaient répondu à la conscription, servaient alors dans l’armée française et ils constituèrent le noyau de la Force d’Ordre, dite Force locale, devant assurer le maintien de l’ordre sous les ordres de l’Exécutif provisoire, entre le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et le vote d’autodétermination du 1er juillet 1962 dont le résultat ne faisait guère de doute. Faute de cadres indigènes compétents en nombre suffisant (même après 130 ans de colonisation), des militaires français, engagés et 3 000  à  4000 appelés du contingent, furent affectés à ces unités de Force locale. 

                Cent quatorze de ces unités furent constituées à partir de compagnies de l’armée française ; elles devaient conserver un lien organique avec les régiments dont elles étaient issues. Dans l’exemple que j’ai vécu, celui de la 403e UFL rattachée au 3e Bataillon de Zouaves, les choses se passèrent le plus correctement possible compte-tenu des difficultés présentées par une telle situation et, semble-t-il, il en fut de même pour l’ensemble des UFL du Constantinois. Le lien organique avec le 3e B.Z. ne fut jamais coupé, une section de la Légion étrangère fut placée en protection de l’UFL et, conformément aux ordres reçus, les appelés français furent retirés la veille du scrutin d’autodétermination. La transmission de pouvoir avec l’ALN se passa sans drame. 

                Les témoignages recueillis, notamment sur les sites créés par d’anciens appelés de la Force locale, semblent montrer qu’il n’en fut pas de même dans l’Algérois et l’Oranais où, il est vrai, la situation militaire s’était présentée d’une manière différente durant les sept années de guerre. Tout d’abord, les officiers ne prirent pas soin d’expliquer aux jeunes métropolitains qu’ils versèrent dans ces unités les enjeux nés de la conclusion du cessez-le-feu. Faute d’information, ceux-ci ne faisaient guère de différence entre les soldats des UFL, issus de l’armée française, et ceux de l’armée de libération nationale qu’ils avaient combattu pendant des mois en les considérant comme des terroristes. 

                Nombre de ces officiers eux-mêmes qui, s’ils ne rejoignaient pas l’OAS, en étaient néanmoins proches psychologiquement, n’avaient pas compris la nécessité de mettre fin à cette guerre et encore moins les modalités et la finalité de Accords d’Evian. Ils ne déployèrent donc aucun zèle pour promouvoir l’action de la Force locale d’autant que, dans cette situation de transition politique, une propagande très active en faveur du mouvement indépendantiste se propagea jusqu’au sein des unités de Force locale [1].

                 Mais le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure » [2]. Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais. 

                 Un voile fut jeté sur ces disparitions et, non sans difficulté, l’autorité militaire accepta de considérer ces victimes comme « Morts pour la France », des morts comme les 28 000 autres de la Guerre d’Algérie. Il est même difficile de les dénombrer car il fut décidé de traiter l’appartenance à la Force locale comme un simple détachement et de ne pas la faire figurer sur les états signalétiques de services et les livrets militaires.  Ainsi, aujourd’hui, il est impossible de prouver avoir servi dans les UFL sans une longue vérification dans les archives régimentaires. 

                Les survivants de ce peu glorieux avatar de notre histoire militaire ont un devoir de mémoire envers leurs camarades tués et disparus. Cinquante ans après, le moment semble venu pour que, en-dehors de toute polémique, des historiens exhument les documents existants, éclairent les conditions de ces disparitions et apportent à des familles traumatisées, négligées jusqu’ici, la certitude que le sacrifice de leurs enfants, comme celui des tués du 10 novembre 1918 ou du 7 mai 1945, n’a pas été vain. 

 Jacques Macé, ex-sergent à la 403e UFL

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UNITES DE FORCE LOCALE ! QUI SE SOUVIENT ?

Qui se souvient des 114 UNITES DE LA FORCE LOCALE ALGERIENNE ?

 

 Après avoir effectué, comme la majorité d'entre nous, deux séjours sur le sol algérien, j'ai vécu pendant trois mois, de mars à juillet 1962 c'est à dire entre le "cessez-le-feu" et l'indépendance une expérience qui vaut peut-être la peine d'être contée.

 Je me trouvais à cette époque à la tête de la deuxième compagnie du 1/57 R.I. dont j'avais hérité en juillet de l'année précédente à la suite d'une embuscade meurtrière qui avait coûté 18 morts à cette unité. Inutile de décrire l'ambiance qui régnait à mon arrivée. Ayant obtenu de mon patron de bataillon, lors de ma prise de commandement, le remplacement d'un certain nombre de cadres et un renfort en armes d'appui, cette unité avait rapidement retrouvé moral et combativité.

 A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.

 Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques.

 Dès que mon chef de corps m'eut fait part de sa décision, je lui dis être décidé à lui présenter ma demande de démission s'il maintenait cette désignation. Il me répondit alors prendre acte de ma position mais maintenir sa décision. Rentré à mon PC, j'informais mes cadres de cette désignation et de ma décision non seulement de poser ma démission mais également de refuser de désigner un seul d'entre eux pour entrer dans l'encadrement d'une telle unité.

 C'est alors que mon lieutenant en premier et le président des sous- officiers de la compagnie vinrent me trouver pour me dire en substance: "Vous êtes venu nous retrouver l'an dernier lorsque nous étions dans la m.... , nous sommes aujourd'hui volontaires pour vous suivre dans cette galère ". (Chacun savait que personne ne s'était bousculé pour prendre le commandement de cette unité l'année précédente). Je décidais alors de tenter l'aventure si j'obtenais du commandement un certain nombre d'aménagements et surtout des prises de position fermes et des assurances claires concernant les conditions d'emploi de cette unité.

 En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement.

 Au plan de l'emploi, cette même note précisait:

 "Dans l'éventualité où les pourparlers actuellement en cours aboutiraient à une conclusion, l'Armée serait déchargée.... des problèmes courants de maintien de l'ordre....Ces diverses tâches seront remplies par les polices, la gendarmerie et, au moins dans les campagnes, par des unités de "force locale" mise pour emploi à la disposition de l'autorité préfectorale '.

 Pour ajouter au flou d'une telle mission éventuelle une note émanant du régiment et datée du 17 mars "explicitait" la note précédente en ces termes::

 " ....les ordres donnés sont les conséquences des prescriptions de la note (de référence). Ils comportent des choix établis en fonction de la conjoncture envisagée et deviendraient de ce fait caducs si des variations intervenaient dans l'hypothèses dont ils découlent" Sic! Nous avions de sérieuses raisons d'être inquiets !

 J'adressais alors à mon patron, le 21 mars, une correspondance dans laquelle je lui demandais "fermement" de me préciser les conditions d'emploi de mon unité et surtout de s'engager. Après lui avoir exprimé mes inquiétudes, je lui fixais mes "conditions"

  " La note de service fixant les conditions d'emploi de cette Force Locale stipulant que celle-ci serait mise à la disposition de l'autorité préfectorale donc de l'exécutif provisoire, je demanderai à être relevé immédiatement de mon commandement si :

- Le drapeau français, et le drapeau français seul, ne pouvait flotter sur mes cantonnements.

- Des rebelles ou d'anciens rebelles étaient incorporés au sein de mon unité.

- Je devais recevoir des ordres à caractère politique émanant de toute autorité autre que l'autorité militaire française

- Cette unité devait, après les résultats du scrutin d'autodétermination, passée sous le contrôle du gouvernement algérien".

 Je concluais enfin cette correspondance en ces termes: " Je me crois en droit d'obtenir de telles assurances tant pour moi que pour mes cadres afin de ne pas avoir à refuser d'exécuter des ordres incompatibles avec mon honneur militaire".

 Fait rare en cette triste période, j'avais la chance inouïe d'avoir alors un commandant de régiment couvrant ses subordonnés. Il me répondait :

 "Les observations dont vous rendez compte.......retiennent mon attention. Elles confirment la réalité d'un état d'esprit prévisible apparaissant comme le stade actuel d'une évolution qui constitue un des soucis important du Commandement. ................Je tiens cependant à faire une nouvelle fois le point pour vous aider à tranquilliser vos cadres et à maintenir vôtre autorité sur vos FSNA...................Je vous répète ce que je vous avais dit au moment de la création de votre unité, paroles qui vous ont été formellement confirmées par le Général ...... lors de sa visite du 11 avril : ..........Les ordres d'intervention vous seront transmis par l'Autorité militaire qui n'acceptera jamais de vous demander de conduire des soldats étrangers pour combattre vos compatriotes dans une lutte partisane.........Il ne peut être question de considérer l'unité de force locale comme un embryon d'une future armée algérienne, ni les personnels qui s'y trouvent actuellement comme une première sélection appelée à l'encadrement ultérieur de cette Armée"

 Il me précisait verbalement quelques jours plus tard :

 "J'ai tenu à vous confirmer par écrit ce que je vous avais promis lors de votre désignation. Je risque d'être muté avant la fin de cette affaire et vous pourrez ainsi faire référence à cette lettre pour contester tout engagement de votre unité dans une mission non compatible avec votre honneur de soldat"

Conséquence de ces démarches et de l'action du commandement, mon unité ne fut jamais engagée sur le terrain et - à ma connaissance - il ne fut même jamais envisagé de le faire pendant les trois mois que dura cette situation.

 Pour ne pas laisser cadres et troupe inactifs et désoeuvrés, j'employais le personnel à faire un semblant l'instruction et du sport. En outre, le commandement, toujours probablement pour occuper l'unité, .......me fit changer trois fois de cantonnement. Comme je l'écrivais plus haut, j'avais demandé et obtenu que mon personnel appelé FSNA ne soit pas armé et ce jusqu'au 3 juillet

  J'ai longuement insisté sur l'aspect emploi possible de cette unité car cela a été mon souci permanent. Il était en effet à craindre que, dans l'éventualité d'une confrontation, aussi bien avec des Européens qu'avec des Musulmans, il m'aurait été difficile, voir impossible, de conserver le contrôle de mes hommes. Le camarade que le commandement avait engagé dans une action criminelle rue d’Isly semait là pour le confirmer !!!!

Ma seconde préoccupation au cours de ces trois mois fut d'assurer la sécurité de mon personnel européen et de mon armement. En effet il était à craindre que ces appelés FSNA ayant servis dans l'Armée française jusqu'au cessez-le-feu sinon avec zèle au moins loyalement et n'ayant, par le fait même, pas participé à la rébellion, ne cherchent à se dédouaner en réalisant une "action d'éclat" contre leur encadrement européen. Un sondage régulier du courrier- départ des F.S.N.A me laissait sans illusion en ce qui concernait l'état d'esprit de ces personnels (selon des rumeurs, ni infirmées ni confirmées, de telle actions se seraient produites dans des UFL de l'Oranais). Par l'intermédiaire d'un sous lieutenant musulman en qui j'avais toute confiance et qui avait également l'oreille de ses coreligionnaires, j'avais fait savoir à chacun - et nul n'en doutait- qu'à la moindre menace ma réaction serait instantanée et brutale. Je savais en outre que le FLN avait donné des consignes dans ce sens, étant assuré de récupérer armement, matériel et personnel dès le 3 juillet.

 Les seuls incidents majeurs a signaler durant ces trois mois furent une grève de la faim de 24 heures déclenchée suite à une décision du commandement de suspendre les permissions et l'apposition d'inscriptions pro FLN au pied du mat des couleurs, inscriptions découvertes lors du rassemblement du matin. Était-ce provocation de ma part ou simplement pour montrer à chacun que la France resterait mettre du jeu jusqu'à l'indépendance ? - j'avais imposé le lever des couleurs chaque matin devant l'unité rassemblée au complet. Ces deux incidents furent réglés sans difficulté et sans suite.

 En conclusion, si ces trois mois représentent pour moi une des périodes les plus douloureuses et des plus difficiles de ma vie militaire, ils furent néanmoins riches en satisfactions et en enseignements de tous ordres. En effet, contrairement à mes craintes du départ, le commandement, à tous moment, prit clairement ses responsabilités et respecta pleinement ses engagements nous évitant ainsi de nous trouver dans des situations dramatiques. Les cadres et la troupe FSE, auxquels j'associe une grande partie des cadres musulmans qui restèrent loyaux jusqu'à la fin, malgré des périodes de tension très sévère, conservèrent discipline, calme et bonne humeur. Je leurs dois en grand partie d'avoir pu traverser sans encombre cette douloureuse expérience

 << Mais le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure». Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais  >>

La Nation Française encore en 2013, n’a  pas  voulu, et ne veut pas comprendre, et, elle considère  que tous les militaires ont tous été traités,  avec  une même égalité. Notre situation pendant cette période de transition de trois mois, n’était pourtant  pas la même que celles des militaires musulmans du contingent et gradés,  de toutes tendances, qui étaient chez eux dans leurs pays de naissance, et qui,  avaient tous sans exception  un patriotisme exalté,  jusqu’à leurs discordes de fin juin 1962,  pour la prise du pouvoir.  - -Un survivant de ce peu glorieux avatar de notre histoire militaire qui avait un devoir de mémoire envers ses camarades tués et disparus dans cette situation et, dont nous ne pouvons pas encore avoir la liste et le nombre exact de morts pour la France dans ces circonstances, 52 ans après en... 2014.  Yvon Priou

Yvon-Priou-en-2014.jpgYvon PRIOU en 2014

Yvon-Priou-en-1962.jpgYvon PRIOU en 1962

(Le grand moustachu)

 

EN GUISE DE CONCLUSION

Un témoignage 52 ans après, -  d’un ancien militaire du contingent de métropole  sur  la journée de la Pentecôte  du 10 juin 1962 à Guyotville en Algérie 

              Le 10 juin 1962 à l’infirmerie du cantonnement de le 434 UFO, à Guyotville,  le capitaine Goetz  commandant la compagnie, vient trouver son Planton Yvon Priou.

  J’étais avec Jacques C……. l’infirmier,  nous logions ensemble dans la même pièce avec le Sergent G…, de Tours, responsable de l’armement pour surveiller le râtelier d’armes. Il nous  confit la mission d’aller à l’infirmerie  de ALN de la ville, pour leur faire une offre de médicaments, que notre compagnie pouvait se procurer où avait en surplus.

  J’avais emprunté le ceinturon, et, le P.A. du Capitaine comme armement, qui m’allait à merveille.    Pour ma tenue, cela faisait mieux que le P.M. Mais, s’il avait fallu que je m’en serve  de ce P.A cela aurait été laborieux sans doute.

              En ce jour de Pentecôte 1962, Yvon et son camarade des Deux-Sèvres, prenaient donc la direction de la ville ou été installé une infirmerie, au pied d’un H.L.M de la citée. Pour cette occasion avec mon camarade, j’avais  enfilé le brassard, de la croix rouge des armées dans le bras

           A notre arrivée, on fut reçu en « diplomate », par un détachement de l’ALN armait, et qui nous firent une haie d’honneur. Et c’est avec une grande émotion que nous faisions une dizaine de pas, pour suivre le responsable de l’ALN, et rejoindre l’entrée d’un bâtiment d’un H.L.M.

Ce détachement était en possession, d’armes automatiques éblouissantes qui brillaient, que j’aurai aimé posséder, pendant la guerre.  Au regard des vieux Mas 36  que nous avions à notre disposition, pour faire la guerre et ensuite encore, car nous les avions « récupérés » en force locale.

Un ancien combattant d’Algérie qui a été ensuite, au mois de juillet 1962, comme tous ses camarades militaires  métropolitains de la 434 UFO, oubliés par son régiment et, pris pour des déserteurs par l’Armée Française, ce qui ne lui avait pas fait plaisir du tout ! vis-à-vis de la « mission diplomatique» qu’il avait accomplie  ce 10 juin 1962   

 Le 10 juin 1962 donc j’ai toujours encore en ….mémorisation 

Avec l’infirmier de l’UFO, d’avoir été mis à contribution 

Brassard de la croix rouge des armées aux bras, sur recommandation 

Visite à l’infirmerie de l’ALN,* où, ce fut….. L’improvisation 

ALN (armé de libération nationale algérienne)

Devant une garde richement armée, qui à l’entrée, était de faction

On fut invité à entrer, pour les informer…. de notre mission

Avec des responsables de l’ALN autour d’une table on nous fit asseoir,

Dans la pièce d’à côté, était installée une infirmerie provisoire.

 Autour de nous, nous étions surveillés par une dizaine d’hommes toujours bien armés

Après quelques discussions, nous avions eu droit, à une tasse de café

Qui nous a été servi par….. Deux infirmières et j’étais un peu troublé

Comme, elles, …. Les événements… récents et anciens, furent aussi évoqués

Ce 10 juin 1962 jour de la Pentecôte, à Guyotville ils nous revenaient en mémoire,

De chaque côté, tout ce que nous avions dû endurer de déboires

Ces infirmières au bord des larmes par moment

Dans mes yeux, resteront gravés éternellement

De notre visite diplomatique, il nous restera que l'honneur

D’avoir été de notre nation, un ambassadeur avant « l'heure »

On s’était retrouvé  à prendre un café, avec deux infirmières qui avaient soignés les blessés de leurs camps dans les Aurès et des combattants, qui comme nous avaient combattu dans cette guerre, mais dans l’armée d’en face dans les Aurès.

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Merci pour la visite de mon site   

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N'ayez pas peur de mettre un petit commentaire.

 

 
Commentaires (3)

1. Un ancien militaire du Contingent 13/04/2013

Copie) Source l’histoire N°140
Entretien avec le Colonel Aziz Méliani Officier de l’armée française en Algérie 1959-1962 L’ancien Colonel Azziz Méliani qui a été Maire adjoint de Strabourg et secrétaire général du conseil national des français Musulmans
« J’ai choisi la France »
« Choix définitif par l’assassinat de son père Bachaga le 31 Mars 1959 »
« Je croyais et j’ai longtemps cru à l’émancipation de l’Algérie en association avec la France
A l’appui de cette conviction je vous rappellerais que les accords d’Evian prévoyaient l’encadrement de la future armée Algérienne par des officiers français MusulmansJ’ai été moi-même désigné pour cette tâche»

2. bliard georges 10/06/2012

salut
j'ai vécu à Tkout d'avril 60 à avril 62 et beaucoup de récits relatés ici sont vraiment inconnus pour moi, il est vrai qu'en 60 et en 61 c'était vraiment la bagarre dans le djebel, Tiganimine, les Méliméloud, Banniane et autres secteurs . . . .

3. Un Militaire de la Force Locale Algérienne 21/03/2012

Le ministre, en parlant du 19 mars, évoque le retour des militaires Français dans leurs familles
Que faisait les militaires du contingent dans les 114 Unités des forces locales algériennes aprés cette date
Que pouvez t-il se passer aprés le 19 mars 1962 avec les révélations faites a un tribunal, au Procés du Général Salan 2 mois a peine aprés le 19 mars
Copie de la déposition de M Renucci, à l’audience du 21mai 1962 au Procès du Général Salan.
M Renucci Général de division de réserve, député qui représentait les Aurés à l’Assemblée nationale
"c’est ainsi qu’on a pu recruter, toujours sous les ordres du général Salan, cette Harka qui a eu l’honneur, il y a deux ans, de défiler au 14 juillet à Paris, la seule Harka qui n’a pas eu de déserteurs et qui a, à son tableau de chasse, car c’est un commando de chasse, sept fois son effectif en tués chez les fellaghas".

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Date de dernière mise à jour : 16/07/2017

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